dimanche 17 novembre 2013

8'000 alligators attendent le dĂ©collage d’Atlas V

Certains oiseaux ont pris place sur les haut-parleurs du centre spatial. Eux aussi attendent. - Photo . rke
Vous voyez ?
J'ai le numéro : 007
My name is Keller,
Roland Keller
[ Cape Canaveral, November 17th, 2013 © rke, english below ] –  Salut ! Certains lecteurs europĂ©ens de ce blog me demandent quel temps fait-il, ici au Kennedy Space Center (KSC). Tout d’abord, une prĂ©cision. Évidemment, chaud, 24 degrĂ©s Celsius. Mais il ne fait pas beau depuis quelques jours. Nous sommes envahis de nuages  qui se dĂ©gagent certes, mais qui sont insistants. Sauf qu’ici, les quelques gouttes qui tombent sont tellement tempĂ©rĂ©es, autrement chaudes, elles n’arrivent mĂŞme pas Ă  rafraĂ®chir le museau. On se promène en courte manche tout en ayant un gilet de secours lorsqu’on rentre dans les chaumières Ă  air conditionnĂ©. Bref, Ă  un jour du lancement, les huit mille alligators du centre spatial se cachent pour ne pas mourir de chaud. On m’en parle tout le temps, de ces alligators. A croire qu’ils sont aimĂ©s. En tous cas admirĂ©s. Il paraĂ®t que, hier, papa alligator s’est un peu montrĂ© aux abords des lagunes du centre spatial. C’est comme ces 300 espèces d’oiseaux qui virevoltent autour des tours de lancement. On dirait qu’ils s’ennuient, sans fusĂ©es… Enfin, une est lĂ , Atlas V, prĂŞte au dĂ©collage. Je serai comme l’un de ces oiseaux et alligators… Ă  la regarder partir. Salut !

From my hotel.
- Photo : rke
Encore un jour.
8'000 alligators looks forward to the launch
Hi guys. Some European readers of this blog ask me how the weather is at the Kennedy Space Center (KSC) ? First, a clarification. Obviously, hot, 75 degrees F. It’s to much for me, the little green Swiss. Green, because I have a NASA green-card. But the weather not nice for a few days. We are flooded with clouds certainly emerge, but are insistent.
Except her , the few drops that fall are so temperate, otherwise hot, they do not even manage to refresh the noze.
We can get away with a T-shirt while having a jacket when we enter into air-conditioned houses.
In short, at Day-1 of launch, the 8’000 alligators of Space Center lurk for not die « expression in French like the film - les oiseaux se cachent pour mourir ». Maniy people talk to me about these alligators. I begin to think that Americans love these reptiles. In any case admired. It seems that yesterday , dad alligator has shown on the edge of the lagoons Space Center. It's like those 300 species of birds that fly around launch towers of the Space Cente and looks like they are bored without rockets ... Finally, there is one, Atlas V, ready for takeoff this Monday. I'll be like one of those birds... watching fly Atlas.


Atlas sort de sa tanière

Non, ce n'est pas la cĂ´te. Mais bien la route du pas de tir de l'US Air Force Base. En arrière plan, la tour.  - Photo : rke
Atlas V-401
ou Atlas 5.
- Photo: rke
Roland Keller
photographié
par Marie-Michèle Limoges
[ Cape Canaveral, November 17th, 2013 © rke, english below ] –  La « petite » Atlas V-401 (58,3 m, 191 foot) amĂ©ricaine s’en va lundi loin, très loin vers la planète rouge que MAVEN atteindra le 22 septembre 2014. C’est la cadette des Atlas avec ses 3,8 mètres de diamètre et son propulseur RD-180. La coiffe qui protège le satellite de 4 m de haut est de fabrication suisse, mais ce n’est pas le plus grand capuchon. Bref, l’occasion nous a nouveau Ă©tĂ© donnĂ©e d’assister Ă  la sortie de la fusĂ©e de son hangar, dont voici les images, puis de nous poser au pied de la tour de lancement… Enfin presque.

L'astrophysique vue par une scientifique canadienne :
https://sites.google.com/site/mmlimogesastro

The others images : click here

Atlas shoot !
- Photo : rke
Rollout : photo : rke
Atlas fate of its lair

The « small » rocket Atlas V-401 (191 foot) goes Monday so far away to the red planet. The MAVEN satellite on board should reach Mars on September 22, 2014. This Atlas version is the younger models in the 400 series with the RD-180 engine system. The payload fairing ot MAVEN are made in Switzerland, too. Soo, In short, the opportunity was again given us to look the Atllas rollout of its assembly hall and to be stand at the foot of the launch tower… well, almost. He are the images.


Photo: ULA (United Launch Alliance)

Savoir-faire français sur MAVEN : Toulouse Ă  l’assaut des Ă©lectrons martiens !

La maquette MAVEN au Centre de presse du KSC. - Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 16th, 2013 © rke, english below ] –  Bonne nouvelle. Je viens d’apprendre que MAVEN, qui compte huit instruments scientifiques, avec du savoir-faire de nos cousins français (entre autres). C’est-Ă -dire : un magnĂ©tomètre, un spectromètre de masse dĂ©diĂ© Ă  l'analyse des ions et du gaz neutre, une sonde de Langmuir, un spectromètre imageur dans l'ultraviolet, un analyseur d'Ă©lectrons du vent solaire, un analyseur d'ions du vent solaire, un dĂ©tecteur de particules solaires Ă©nergĂ©tiques, un analyseur de la composition d'ions thermiques et suprathermiques. Ces instruments ont Ă©tĂ© conçus par des Ă©quipes de l'UniversitĂ© de Berkeley en Californie, de l'UniversitĂ© de Boulder au Colorado, du NASA Goddard ainsi que de l'IRAP (OMP-CNRS/UniversitĂ© Toulouse III - Paul Sabatier).
Après une sélection par le CNES en 2006, l'IRAP a eu la responsabilité de la réalisation de l'instrument SWEA (pour "Solar Wind Electron Analyser", spectromètre d'électrons du vent solaire) faisant partie de la charge utile dans l'ensemble instrumental PFP ("Particle and Fields Package") comportant 5 instruments parmi les 9 expériences de Maven (PI LASP, Université du Colorado, Boulder). Christian Mavelle, chercheur à l'IRAP, est le responsable scientifique (Lead Co-investigateur) de cet instrument. Les deux autres co-investigateurs scientifiques sont Jean-André Sauvaud et Dominique Toublanc, également chercheurs à l'IRAP.
L'équipe technique de l'IRAP a comporté jusqu'à 10 personnes. L'IRAP a défini le design de l'instrument et de ses sous-systèmes, assuré l'assemblage des pièces mécaniques réalisées par un sous-traitant, réalisé l'intégration et les tests de l'électronique de l'instrument et réalisé toutes les calibrations de celui-ci.

Internet :

French electron sensors to Mars attack !
MAVEN in integration room. - Photo : Julian Leek 
Great news. I just learned that MAVEN has eight scientific instruments and that they are from French expertise (among others). So : a magnetometer, a mass spectrometer dedicated to the analysis of ions and neutral gas, a Langmuir probe, an imaging spectrometer in the ultraviolet, an analyzer of the solar wind electrons, an analyzer of the solar wind ions, a detector of the solar energy particles, an analyzer of the composition of the thermal and suprathermal ions. These instruments were designed by teams from the University of California at Berkeley, the University of Colorado at Boulder, the NASA Goddard and the IRAP (OMP-CNRS/UniversitĂ© Toulouse III - Paul Sabatier).
After being selected by the CNES in 2006, the IRAP has been responsible for the realization of the SWEA instrument (for "Solar Wind Electron Analyzer", spectrometer of the solar wind electrons) as part of the payload in the PFP ensemble ("Particle and Fields Package") with 5 instruments among the 9 Maven experiments (PI LASP, University of Colorado, Boulder). Christian Mavelle, researcher at IRAP, is the scientific leader (Lead Co-Investigator) of the instrument. The two other scientists co-investigators are Jean-André Sauvaud and Dominique Toublanc, also researchers at IRAP.
The Solar Wind Electron Analyzer (SWEA).
- Photo : IRAP
The IRAP technical team featured up to 10 people. IRAP has defined the design of the instrument and of its subsystems, provided the assembly of the mechanical parts made by a subcontractor, performed the integration and the tests of the electronics of the instrument and performed all calibrations thereof.

Christian Mazelle adds: "In particular, our team has been a pioneer in what is called the "planetary protection" for this type of instrument as we had to provide a "clean" instrument devoid as possible not only of dust (detector and electronics) but also of any contamination by micro-organisms (spores, bacteria) in case the probe would crash on Mars. This important effort has greatly complicated the work of the technical team up to sometimes triple the time required for certain tasks. The technical implementation itself took place over a period of two years before the delivery to the U.S. partner (Space Sciences Laboratory, UC Berkeley) in January 2012."