lundi 30 novembre 2015

Le marathon spatial de Cocoa, village de 11'300 habitants

C'est là que s'est déroulé le marathon, avec l'arrivée sur le Cocoa River Front Park. - Photos : rke
L'office du tourisme.
[Cocoa (FLA), Monday, November 30, 2015, rke] – Alors ça, c’est du sport ! Quoi ? Courir sur la CĂ´te spatiale de la Floride, que voilĂ  un truc dont je souhaite rĂ©aliser. Seulement, voilĂ . Comme je ne suis pas un fĂ©ru de course Ă  pied, encore moins de marche, surtout les grosses montĂ©es, Fulvio Pilotti, mon pote et guide de randonnĂ©e chevronnĂ©, me dirait que la chose serait convenable pour ma personne. Oh, n’en doutez pas ! MĂŞme si j’ai de la peine Ă  gravir la cabane du Tracuit, sur Zinal, dans le Valais Ă  3’256 mètres d’altitude, comme ça Ă©tĂ© le cas en septembre 2013, je tiens quand mĂŞme la pĂŞche ces temps !

Au bord de l'Indian River
Des médailles à l'ère spatiale. Photo : Space Coast and Half Marathon.
Bref, tout cela pour vous signaler le Marathon et Demi-marathon de la Space Coast qui s’est tenu hier Ă  Cocoa. Non pas, Cocoa Beach (« coco-bitch ») ni cacao, mais Cocoa, tout simplement. Cette 44e course annuelle le long de l’Indian River a connu un succès fou, soit 7'119 participants ! Il a quand mĂŞme fait chaud, chaud les baskets hier, +30 degrĂ©s C. Ă  tout casser et humide, très humide. Seulement voilĂ . Lorsque j’ai voulu venir voir la chose sur les lieux, la place du vieux village de Cocoa (11’300 d’habitants) Ă©tait dĂ©serte. Savez-vous pourquoi ? Parce que les athlètes en lice avaient une longueur d’avance sur moi. C’Ă©tait la course des lièvres et de la tortue arrivĂ©e le lendemain…

The Cocoa’s Space Coast Marathon in a village of 11’300 people
Florida Today on Monday, November 30, 2015.
No, he did not make the marathon.
Oh, my dears, that’s really sport ! Running on the Space Coast of Florida is something that I dream. But… as I'm not a marathon runner at heart let alone walk, especially the big climbs, Fulvio Pilotti, my runner expert buddy, seems to me that the experience would be suitable for me. Oh, don’t doubt! Although I find it difficult to climb the tot he Tracuit hut on Zinal in Switzerland mountains in Valais (10’682 feet high), as I made in September 2013, I still like physical these days.

7'119 participants !
Well, all this to tell you about the SpaceCoast and Half Marathon, held yesterday in Cocoa (not the beach !). This 44th annual run competition along the Indian River was a wild success or 7'119 participants! It nevertheless hot yesterday +79 F and very humid. But when I wanted to come and see the race, instead of the old village of Cocoa (11’300 people) was deserted. Do you know why ? Because athletes vying had a head start on me. It was the race of the hare and the tortoise (me) arrived too late the next day ...

dimanche 29 novembre 2015

Dans l’espace, les snapshots sont Ă©ternels

Snapshot d'aujourd'hui, avec au fond de la lagune,
le VAB et sa tour. - Photo : rke
[Cape Canaveral (FLA), Saturday 28, 2015, rke] – Alors que Cape Canaveral s’apprĂŞte Ă  lancer le cargo ravitailleur privĂ© Cygnus d’Orbital OA-4 jeudi 3 dĂ©cembre, les photographes somment dĂ©jĂ  Ă  l’affĂ»t pour rĂ©gler nos objectifs. Les snapshots (instantanĂ©s) ne sont pas seulement l’apanage du monde numĂ©rique des geeks, devenus d’ailleurs si populaires de nos jours. A l’aube de la conquĂŞte spatiale, Ă  la fin des annĂ©es cinquante, des reporters ont dĂ©jĂ  eu l’occasion de saisir des clichĂ©s avec les bons vieux films analogiques. A l’Ă©poque, d’ailleurs cela se pratique encore, il fallait dĂ©velopper les nĂ©gatifs dans des salles obscures, ce qui ne perdait en rien l’instantanĂ©itĂ© des prises de vues. Si de nos jours, les photographes accrĂ©ditĂ©s Ă  la NASA, et j’en suis heureux d’en faire partie,  ont des moyens plus rapides de sortir les images et de les expĂ©dier rapidement, les procĂ©dures n’ont pas changĂ©es. Transports en bus jusqu’aux lieux des sites de lancements, des halls d’assemblages ou des zones de prises de vues, les plus proches Ă  5 km de distance. C’est dans ces occasions que nous pouvons rĂ©aliser des clichĂ©s en sortant des sentiers battus des images officielles avec notre coup d’Ĺ“il. Ces rares images offrent parfois au public cette part de rĂŞve de la conquĂŞte spatiale.
Snapshot capturé par moi-même sur le toit du VAB le 25 novembre 2011,
lors du lancement du robot Curiosity vers Mars. Cliquez ici 
Deux nouveaux livres sur la conquĂŞte spatiale (eh, oui, encore !) viennent de sortir de presse avec des images parfois inĂ©dites, souvent Ă©vocatrices et toujours passionnantes. Deux bouquins rĂ©alisĂ©s par J.L. Pickering et John Bisney avec l’aide de notre confère et ami Jacques Tiziou, qui a vĂ©cu et travaillĂ© aux portes de l’espace en couvrant les vols Mercury, GĂ©mini, Apollo et les navettes spatiales. Des snapshots qui n’ont pas d’âge.

Eternal Snapshots in the Space
Snapshot taken by Jacques Tiziou in 1969
on Apollo tower. 
Whereas Cape Canaveral is preparing to launch private cargo mothership Cygnus Orbital OA-4 Thursday, December 3, photographers are already on the lookout for setting our goals. Snapshots are not just the preserve of the geeks, also become so popular these days. At the dawn of the space race in the late fifties, reporters have already had the opportunity to capture shots with the old analog film. At that time (in fact it’s still practiced nowadays, too), we had to develop negatives in dark rooms, which lost nothing in the immediacy of our shooting. If nowadays, accredited photographers at NASA (and I'm happy to be a part), have faster ways out images and ship them quickly, the procedures have not changed. Bus transport to the places of launch sites, assembly halls or areas of shots, the nearest 5 km away. It’s on these occasions that we can make « clichĂ©s » in thinking outside the box official images with our glance. These rare images sometimes offer to the public share that dream of space exploration.

Two New Books on Space Exploration
Two new books on space exploration (oh, yes, again!) are now edited with sometimes unpublished images, often evocative and always exciting. Two books written by JL Pickering and John Bisney with the help of our grants and friend Jacques Tiziou, who lived and worked at the gates of space flights covering Mercury, Gemini, Apollo and space shuttles. Eternal Snapshots.

See more : 

samedi 28 novembre 2015

Un « vendredi noir » dans l’espace

Le "Black Friday" vient trop tĂ´t selon
Le Florida Today.
Non, je n'ai pas accroché le
MacDonald's
derrière ma Dodge Journey.
[Titusville (FLA), Friday 27, 2015, rke] – C’est bien connu outre-Atlantique, je veux dire du cĂ´tĂ© des USA. Le « Black Friday », ou « vendredi noir », 1er jour qui marque l’action commerciale des fĂŞtes de NoĂ«l, est cĂ©lĂ©brĂ© au lendemain du repas de Thanksgiving, l’ « Action de Grâce » qui cĂ©lèbre les rĂ©coltes et rend grâce des bonheurs reçus pendant l’annĂ©e. Lorsque j’ai atterri hier jeudi 26 novembre Ă  Miami, j’ai constatĂ© un regain de circulation ce qui ne veut pas dire que cet accroissement de trafic est dĂ» Ă  la fĂŞte amĂ©ricaine.
NĂ©anmoins, les astronautes de la Station spatiale amĂ©ricaine (ISS), ont aussi, eux, cĂ©lĂ©brĂ© l’Ă©vĂ©nement Ă  leur manière. Ils sont actuellement six en orbite : Scott Kelly (NASA), Sergey Volkov (Russie), Mikhail Kornienko (Russie), Kjell Lindgren (Taiwan), Oleg Kononenko (TurkmĂ©mie) et Kimiya Yui (Japon)
Les lecteurs du Florida Today du 26 novembre estiment en effet que le Black Friday intervient bien trop tĂ´t. Je suis tout Ă  fait d’accord avec eux. En tous cas, les actions ne manquent pas…



NASA Astronauts Scott Kelly, lef, and Kjell Lindgren show
off Thanksgiving dinner aboard the ISS. Florida Today.
The Black Friday in the Black Space
For us Swiss, Black Friday is not as known as in the US. Although this day is sometimes considered in some commercial stores. When I landed yesterday Thursday, November 26 in Miami, I found a resurgence in circulation which does not mean that this traffic increase is due to the US holiday. Nevertheless, the astronauts of the US Space Station (ISS), also, they celebrated the event. They are currently six in orbit: Scott Kelly (NASA), Sergey Volkov (Russie), Mikhail Kornienko (Russie), Kjell Lindgren (Taiwan), Oleg Kononenko (TurkmĂ©mie) et Kimiya Yui (Japon)

The readers of Florida Today November 26, 2015, believe that the Black Friday comes too soon. I fully agree with them. In any case, the sale actions don’t fail...

vendredi 27 novembre 2015

Ma pomme de la Migros a passĂ© la douane comme les contemporains et l’avion de Fribourg

Un passage sur les Everglades. - Photos : rke
Ils sont dix contemporains dans l'avion de Swiss aux couleurs
du canton de Fribourg.
[Miami, Thursday 26, 2015, rke] – Une tirĂ©e d’aile jusqu’Ă  Miami, depuis Zurich, n’a rien d’extraordinaire de nos jours. N’empĂŞche, me voilĂ  embarquĂ© dans un de mes nouveaux trip. Cap sur la NASA avec le lancement du cargo ravitailleur privĂ© Cygnus d’Orbital Sciences et plus si la logistique le permet. Comme les voyages forment la jeunesse, j’ai eu l’occasion de tomber sur une Ă©quipe de contemporains fribourgeois en route pour une croisière Ă  Miami. Plus prĂ©cisĂ©ment l’Amicale des contemporains de Corpataux-Magnedens des annĂ©es 1954-1955-1956. J’aurais pu y ĂŞtre, vu que je suis nĂ©e en 1956. A mon cĂ´tĂ©, en place assise Ă©conomique, Jean-Pierre Sallin m’a dĂ©voilĂ© son programme sur le Bahamas. Morale de cette histoire : l’avion, Ă  bord duquel nous Ă©tions (LX 66) Ă©tait aux couleurs du canton de Fribourg !
Ă€ propos, les Ă©vĂ©nements actuels n’empĂŞchent guère les touristes de voyager. L’avion de la compagnie Swiss Ă©tait bourrĂ© Ă  craquer et la douane de Miami devient de mieux en mieux organisĂ©e. ContrĂ´les stricts, mais brefs, fichage rapide par camĂ©ra et empreintes digitales. Si l’on reste bien sage bien entendu. En moment, j’ai eu peur qu’on me prenne la pomme de la Migros insĂ©rĂ©e dans ma valise. Après ce que m’a racontĂ© Jean-Pierre Salin, longtemps retenu autrefois Ă  cause d’une pomme, mes craintes Ă©taient justifiĂ©es. Cette fois, on m’a facilement laissĂ© passer parce que j’utilise un ordinateur Apple ?
Allez savoir. Enfin, me voilĂ  posĂ©…

My apple has cleared customs, the Swiss contemporary and the plane of Fribourg, too
Contrates entre un A380 et un A330-300 oĂą nous Ă©tions. 
Avant l'atterrissage.
Flying away from Zurich until Miami is nothing a special event. Nevertheless, I boarded in one of my new trips. So, let's go to focus on NAS about the private cargo Orbital Sciences Cygnus and its logistics launch from KSC (Kennedy Space Center) Air Force Base to International Space Station (ISS). Maybe I can report more news about another trip if it’s possible.
Well, in my country, we say « travel broadens the mind » and so, I had the opportunity to fly with a contemporary Fribourg team « en route » to a cruise in Miami. It’s an association of a little country, Corpataux-Magnedens ins the canton of Fribourg, at the Midwest of Switzerland. This « friendly association » was created for the years of 1954-1955-1956. Oh, I could be a member because I’m of 1956, too. Ah, la, la, the time runs away like a launch count-down. At my side seat, Jean-Pierre Sallin me unveiled its program in the Bahamas. Moral of this story: the plane, on which we were (LX 66) was in the colors of the canton of Fribourg!
Opportune, current events hardly prevent tourists from traveling. The aircraft of the Swiss company was filled to bursting and it would be seen that the customs of Miami gets better and better organized. Brief but strict controls, fast fichage camera and fingerprints. If we stay quiet, obviously. For a while, I was anxious taking with me an apple of Migros Market  (like WalMart in USA), inserted into my suitcase. After that told me Jean-Pierre Salin, my fears were justified because he had once held at customs about only a forgotten apple. This time, I was easily missed because I use an Apple computer ? Who knows…
So, I’m in States, welcome in USA.



samedi 14 novembre 2015

Swiss Apollo : la race l(ac)unaire


Autour de Lukas Viglietti (au centre), qui sont-ils ? - Photos : rke
Buzz Aldrin explique l'importance de conquérir Mars
plutĂ´t que de retourner sur la Lune. 
[Geneva, Switzerland, November 12, 2015 (rke), english below] –  Salut Ă  toutes et Ă  tous ! Non, je ne suis pas en AmĂ©rique, en tous cas pas encore. Je profite de l’occasion pour prendre la plume, car ce vendredi 13 novembre (tiens, un 13 !), se tient un « Ă©bouriffant » (terme de mon collègue RaphaĂ«l Pomey, du Matin) spectacle sur la conquĂŞte lunaire, The Moon Race, organisĂ© par la sociĂ©tĂ© Swiss Apollo (rĂ©cemment association). L’Ă©vĂ©nement est de taille, effectivement, puisque, d’une part, il se dĂ©roule au SwissTech Convention Center de L’EPFL. D’autre part, trois astronautes y sont invitĂ©s et pas des moindres, puisqu’il s’agit de Buzz Aldrin, 2e homme sur la Lune avec Apollo 11 (21 juillet 1969), Alexei Leonov, premier humain Ă  en sortie extravĂ©hiculaire (hors de sa cabine Voskhod 2, le 18 mars 1965) et bien sĂ»r notre quadruple marathonien suisse circumterrestre, Claude Nicollier (Shuttle STS 46, STS 61, STS 75, STS 103) : Rien que ça !
Seulement voilĂ . Lors de la confĂ©rence de presse de ce jeudi 12 novembre, j’ai Ă©tĂ© frustrĂ©. Oh, non pas que le dĂ©cor fut mĂ©diocre, loin de lĂ . Dans ce somptueux hĂ´tel Le Richemond (qui ne paie pas de mine de l’extĂ©rieur), Ă  la fois riche et convivial, quasi familial, mais un 5 Ă©toiles tout de mĂŞme, je m’attendais d’assister Ă  une confĂ©rence digne d’un grand Ă©vĂ©nement. HĂ©las, rien de tout ça. D’abord, voilĂ  nos hĂ´tes arrivĂ©s Ă  l’improviste dans un recoin de la scène. "Profitez de faire des photos", nous a-t-on dit. Un peu coincĂ©s entre les chaises, le panneau de prĂ©sentation et un modèle de scaphandre lunaire, nous voilĂ  donc, paparazzis bien aimĂ©s, affalĂ©s sur ces invitĂ©s. Bon, d’accord, nous ne sommes pas très avenants, mais quand mĂŞme. Comparaison n’est pas raison. 
Lui a trouvé la combine pour les capturer, ces héros.
Après le long speech de prĂ©sentation de Swiss Apollo, sur les tenants et aboutissants de la soirĂ©e (qu’on connaissait par ailleurs dĂ©jĂ  en gros), Lukas Viglietti, son chef d’orchestre, a prĂ©sentĂ© un film succinct avec des images de la conquĂŞte lunaire la plupart recrĂ©Ă©es en mode numĂ©rique. Et paf ! Pas de son ! Deuxième film, et repaf ! Toujours pas de son. Ou alors, très faible Ă©coute. Bon, nous sommes dans une petite salle.
Finalement, c’est Claude Nicollier qui donne la parle aux hĂ©ros, rappelant, en toute modestie que lui n’est qu’un « exĂ©cutant de l’espace ».
Puis, place aux questions. Une seule question par intervenant. Que l’envie nous tenaille d’en savoir ! Mais on est vite pris de court. Les orateurs doivent partir. Un avion Ă  prendre ? Non, une agape dans une salle juste Ă  cĂ´tĂ©. Les organisateurs nous remercient de bien reporter l’Ă©vĂ©nement dans la presse. Pour la petite histoire, le banquet en question a coĂ»tĂ© la bagatelle de 450 francs par personne en compagnie des hĂ©ros. En compagnie ? C’est Ă  peine si les invitĂ©s ont pu les approcher. Alors, un "Moon Race" pour qui ?

Swiss Apollo : the « Moon Race » for who ?
Many journalists, but many disappointed. - Photo : rke
AlexeĂŻ Leonov. Encore fringant !
Hey ! How are you ? I'm not in America…. at least not yet. I take this opportunity to write from Switzerland because this Friday, November 13 (oh, a 13 !), an awe-inspiring spectacle is organised by the Swiss Apollo society (formerly an association) at SwissTech Convention Center EPFL in Lausanne. More over, three astronauts are invited : Buzz Aldrin, the second man on the Moon with Apollo 11 (July 21, 1969), Alexei Leonov, the first human spacewalking (EVA over his Voskhod 2 cab, March 18, 1965) and, of course, our four Swiss marathon runner-Earth, Claude Nicollier (Shuttle STS 46, STS 61, STS 75, STS 103). So… but, I’m frustrated about the press conference told this Thursday, November 12. Oh, not because the decor was mediocre. Far from that. In this sumptuous hotel Le Richemond (Who does not look like much from the outside), both rich and friendly, almost family (but still a 5-star), I expected to attend a conference worthy of a great event.
Unfortunately, nothing like that ! First of all, suddenly, our guests arrived unexpectedly in a corner of the scene. « 
Claude Nicollier a su dĂ©clencher les sourires. Lui. 
Enjoy taking photos ! » we did they say. A bit stuck between chairs, the presentation pane and a lunar spacesuit model, here we are, beloved paparazzi sprawled on these guests. Well, okay, we're not very engaging, but still. Comparison is not reason. After the long Swiss Apollo presentation speech about the event (also already knew otherwise roughly), Lukas Viglietti, its president, presented a short film with images of the lunar conquest. Most recreated digitally. And bang ! No sound ! Second film, and re…bang ! Still no sound. Or, listening very low. Well, we are in a small room.
Finally, Claude Nicollier gives voice to our heroes recalling that he is only a « running on space ». Then, come up questions. Only one per journalist. And there, the desire to know more squeezed us. But we quickly caught short. The heros and the organizers should leave. To take a plane ? No, just an agape in another room. The organizers thank us for postpone the event in the media. Between us, the banquet in question has cost a whopping of 450 Swiss francs to be in company with the heroes. In company ? It was hardly the guests could approach them... A "Moon Race" for whom ?
And here, before the conference, how to shoot heroes ?