mercredi 13 décembre 2017

Trump veut reconquérir la Lune : un saut en avant, deux pas en arrière

Au loin, le PAD 39A, dans l'attente de SpaceX Falcon 9 Zuma. Mais le cargo SpaceX CRS
partira à l'opposé sur le pas de tir 40.
- Photo : rke
Ici, on célèbre le poids des années. Il y a 45 ans déjà
que le derniermodule lunaire LEM (Apollo 17)
s'est posé sur la Lune le 19 décembre 1972.
J'avais 16 ans. Le LEM n'a pas pris une ride.
Moi, si. - Photo taken by Elsa Conesa, Les Echos.fr
[Cape Canaveral, Florida, December 12, 2017, rke] – La nouvelle est tombée alors que nous venions de visiter les installations du pas de tir 39B, celui-là, justement qui servira à réexpédier des hommes dans l’espace lointain…
Le président américain Donald Trump a ainsi confirmé ce lundi 11 décembre 2017, la volonté des États-Unis de renvoyer des astronautes sur la Lune pour la première fois depuis 1972 afin de préparer une mission habitée vers Mars. Au pupitre des responsables de vol de  la mission SpaceX dans la salle de presse du Centre spatial Kennedy (KSC) de la NASA, l’ambiance n’était franchement pas à l’euphorie. Tout au plus, quelques sourires témoignant d’un certain soulagement. Le prédécesseur de Trump, Barack Obama, avait d’ailleurs énoncé « un objectif clair pour le prochain chapitre de l'histoire de l'Amérique dans l'espace : envoyer des humains sur Mars dans la décennie 2030 et les faire revenir sur Terre en sécurité ». Le discours du président actuel s’inscrit donc dans cette lignée stratégique, sauf que Trump choisit d’abord pour l’option d’aller sur la Lune avant d’atteindre la planète rouge. Ce qui va raviver la polémique entre ceux qui il y a 15 ans prônaient l’utilisation de notre satellite naturel comme tremplin martien, de ceux qui préféraient un vol non-stop la planète rouge.
Voilà mon accréditation officielle
pour ce lancement qui ne cesse de
se prolonger.
Hi, I'm Roland J. Keller in NASA KSC News Center,
pending at the launch of SpaceX CRS-13.
- Photo taken by Elsa Conesa, Les Echos.fr
L’intention de Trump est plutôt réjouissante, mais il n’a formulé ni de planning ni de moyens financiers pour y parvenir. Dans le fond, sa décision équivaut à celle de l’ancien président américain Georges W. Bush qui, en janvier 2004, avait initié le programme Constellation avec pour objectif « la Lune, d’abord » qui y prévoyait l’envoi d’astronautes sur en 2020. On est presque en 2018 et la NASA n’a toujours pas de fusées pour lancer ses astronautes. Le Space Launch System (SLS) est en fabrication, mais les retards s’accumulent, et c’est compréhensible puisque l’administration spatiale américaine n’a pas les deniers suffisants pour faire avancer le « schmilblick » comme on dit en France. C’est ce qui s’appelle voir loin, pour mieux reculer...

Video : Click here

Trump Wants a Return to the Moon : 
Step Back Step
Cover of Florida Today of
December 12, 2017.
Roland J. Keller
weight's age.
"et sagesse"
- Photo taken by
Elsa Conesa, Les Echos.fr
[Cape Canaveral, Florida, December 12, 2017, rke] – The news came when we had just visited the facilities of the PAD 39B, that one, which will be used to send men back into deep space... US President Donald Trump has confirmed Monday, December 11, 2017, the desire of the United States to return astronauts to the moon for the first time since 1972 to prepare an manned flight to Mars. At the desk of the SpaceX mission's flight managers in the press room of NASA's Kennedy Space Center (KSC), the atmosphere was not exactly euphoric. At most, a few smiles showing some solace. Trump's predecessor, Barack Obama, had stated "a clear goal for the next chapter in America's history in space: sending humans to Mars in the 2030s and bringing them back to Earth in security ". The speech of the current president is therefore part of this strategic lineage, except that Trump first chooses for the option to go on the moon before reaching the red planet. This will revive the controversy between those who 15 years ago advocated the use of our natural satellite as a martian springboard, those who preferred a non-stop flight the red planet.
Trump's intention is uplifting, but he has not formulated any planning or financial means to achieve it. Basically, his decision is equivalent to that of former US President George W. Bush who, in January 2004, initiated the Constellation program with the objective "the Moon, first" which provided for the sending of astronauts in 2020. On the Moon. It is almost 2018 and NASA still has no rockets to launch its astronauts. The Space Launch System (SLS) is under construction, but the delays are accumulating, and it is understandable since the US space administration does not have enough money to to get things going. It's like I could say : step back step…