lundi 11 juillet 2011

STS 135 : un nouveau système simple pour recycler l’urine en eau

Monica R.Soler et Howard Levine avec un kit
baptisé Osmotic Bag. Simple et pratique, il permet
de sac-à-sac de convertir l'urine en eau. Euhhhh....
Le liquide bleu, c'est pour les besoins de l'expérience.
Photos : rke
[ Cape Canaveral, July 10th 2011, © rke, english below ] – A Cap Canaveral, la NASA nous a présenté, dans la salle TV, un kit manuel qui peut convertir de l’urine en eau potable. Les soldats américains utilisent déjà cette technologie similaire pour filtrer les parasites, les bactéries, les virus et autres contaminants fluides sales, y compris l’urine. De plus, les astronautes de la Station spatiale internationale (ISS) peuvent déjà boire de l’eau d’une machine de recyclage baptisée pee-recycling, mais son approvisionnement est limité. Le kit présenté est d’un fonctionnement beaucoup plus simple, car il n’a pas besoin d’alimentation externe. Le système a été mis au point par la société Bionetics Corporation (www.bionetics.com) et sera utilisé ces prochains jours par les astronautes d’Atlantis.
A lire en détail dans un prochain numéro de Swiss Engineering-RTS.

The Osmotic Bag
The key to NASA's recycler
is a bag-within-bag.
The blue liquid is a
potassium-rich
solution made to test the
experiment's
filtration abilities.
STS 135: a new way to convert urine into drinkable
A textbook-sized kit that can convert urine into drinkable water accompagne NASA's the actually space shuttle mission Atlantis in the space.  Soldiers already use similar technology to filter out parasites, bacteria, viruses and other contaminants from dirty fluids, including urine, but NASA's adapted baggie system has yet to prove itself in space.
« This could be a first step toward recapturing the humidity from our sweat, from our breath, even from our urine, and recycling it and making it drinkable », said NASA project scientist and experiment leader Howard Levine, who made a reference to water-recycling "stillsuits" used on a desert world in the science fiction series Dune.
A Houston, j'ai découvert
les toilettes telles
qu'elles sont dans la
Station spatiale internationale
ISS. Mais je ne les
ai pas essayées. Photos : rke
Astronauts aboard the International Space Station already drink water from a pee-recycling machine delivered several years ago, but it saps power from the orbital laboratory's limited supply. The space-ready water conversion kit, however, won't need an external power source because it relies on a passive property of fluids called forward osmosis.
NASA's recycler will use a sugary solution injected into a semi-permeable inner bag, which is nested inside an outer bag. Dirty fluid that's pumped into the outer bag will slowly pass through the inner bag and into the sugary solution, leaving behind its contaminants. On Earth, the double-sack system makes about a liter of sports drink-like fluid in four to six hours.
One of the four astronauts aboard space shuttle Atlantis will test the recycler — with an experimental fluid, not their own urine.
Following in a next Swiss Engineering-RTS magazine.

dimanche 10 juillet 2011

STS 135 : le forum de la conquête spatiale aux aguets de ce blog

[ Cape Canaveral, July 10th 2011, © rke, english below ] – Enfin un site internet français qui s’intéresse de près à STS 135. Bon, ce n’est pas encore un média officiel et classique, mais je remercie la plate-forme www.forum-conquete-spatiale.fr où ses initiateurs ont vu par hasard mon blog. Cela me gratifie, car d’ici, je mesure mal l’audience que peut avoir un tel événement. Evidemment, le domaine spatial est un sujet peu évoqué côté français et Suisse romand. Surtout par la Radio Télévision Suisse (RTS) épinglée dans ce forum. Je tiens quand même à signaler que j’ai annoncé à tous les médias romands ma présence sur place et je n’ai eu aucune réponse si ce n’est que de la radio jurassienne RFJ-RJB-RTN qui a pris la peine de me contacter. Merci à eux.
Ma foi, que voulez-vous. On s’y fait, surtout que j’y viens totalement à mes frais, à la NASA.

J'étais presque dessous Atlantis.
Photo : rke
The forum of the space conquest on the look of my blog
Finally, a french website is very interested by STS 135. Well, it's not yet an official and classical media, but I thank the platform www.forum-conquest-spatiale.fr when its founders saw my blog by chance. It gratifies me because from here, I measure the wrong audience can have such an event. Obviously, the space a little mention about the French side and Switzerland. Especially by the Swiss Radio Television (RTS) pinned in this forum. I still want to point out that I announced to all media Romand my presence there and I had no answer except the Swiss radio RFJ-RJB-RTN has bothered me contact. Thank you to them.
My goodness, what do you want. Used to it, especially since I am totally at my expense to NASA.

De Claude Nicollier à Hermann Dür : un rêve réalisé et l’espace à appréhender

Hermann Dür à Berthoud  : il aime tellement l'espace...
Photo : rke
[ Cape Canaveral, July 10th 2011, © rke, english below ] – Alors qu’un gros coup de tonnerre s’abat sur la tour de lancement du pas de tir B (PAD B) vidée de sa navette, les quatre astronautes d’Atlantis ont depuis belle lurette (deux jours) regagné la Station spatiale internationale (ISS) et s’y sont accrochés. Pendant ce temps, Jérôme et moi, sommes restés au Centre spatial de Cape Canaveral. Et cela ne peut m’empêcher de vous ressasser la même chose au sujet de ce lancement. Pour tirer un parallèle avec les quatre missions vécues par notre astronaute suisse Claude Nicollier, astronaute de l’ESA, qui lui a aussi volé pour la première fois avec Atlantis : STS 46 (12ème vol d’Atlantis, 31 juillet au 8 août 1992), STS 61 (Endeavour, 2 décembre au 13 décembre 1993), STS 75 (Columbia, 22 février au 9 mars 1996) et STS 103 (Discovery, 20 décembre au 28 décembre 1999).
Claude Nicollier lors de sa sortie
dans l'espace en 1999 pour
réparer le télescope orbital
Hubble. Photo : NASA
J’étais d’ailleurs à ce même endroit lors de cette dernière mission pour voir Nicollier s’envoler dans l’espace à une époque ou l’ouragan Lothar ravageait l’Europe. Tout cela pour remercier tous ceux qui me suivent via ce blog, dont notamment, Hermann Dür, un passionné d’espace, habitant Berthoud (Burgdorf) en Suisse allemande. Il possède d’ailleurs le plus important musée privé de Suisse sur l’astronautique. Je vous en reparlerai prochainement. Il m’a ailleurs demandé de lui ramener un morceau de chenille du fameux tracteur de fusées, le crawler, ou un boulon de navette qui se serait détaché de la tour de lancement lors du décollage. Hélas, Hermann, je ne puis le faire (question de garder ces pièces pours les prochains et hypothétiques vols habités), mais je te ramènerai une pièce en bronze frappée à l’effigie de STS 135 et d’Atlantis (en série limitée) ainsi que d’un document-assemblage (en carton) en provenance du possible nouveau véhicule de la NASA, Orion. J’espère que ça te convient. Pour le moment.

A little piece of bronze
for Hermann.
Photos : rke
From Claude Nicollier to Hermann Dür : a dream achieved and space to grasp
While a big clap of thunder fell on the launch tower from the launch pad B (PAD B) stripped of his shuttle, the four Atlantis astronauts long ago (two days) have docked to the International Space Station (ISS). Meanwhile, Jerome and I stayed at the Space Center at Cape Canaveral. And this can not help but rehash the same thing about this launch. To draw a parallel with the four missions experienced by our Swiss astronaut Claude Nicollier, ESA astronaut, who has also stolen for his first time with Atlantis: STS 46 (July 31 to August 8, 1992), STS 61 (Endeavour, December 2 to December 13, 1993), STS 75 (Columbia, February 22 to March 9, 1996) and STS 103 (Discovery, December 20 to December 28, 1999).
Un modèle d'Orion à
construire pour Hermann
dès mon retour en Suisse
I was also at this same press-site during this last mission to see Nicollier fly in space at a time when the hurricane Lothar was ravaging Europe. I’d like to thank all those who follow me via this blog, including Hermann Dür, a very big fan for space, living Berthoud (Burgdorf) in Switzerland. It has also the largest private museum in Switzerland about astronautics. I get back to you shortly and he also asked me to bring him a piece of the famous tractor rocket, the crawler, or a bolt that would shuttle separated from the launch tower during take-off. But, Hermann, I can not do (question retain the documentation for future and hypothetical human spaceflight), but I will bring you back a piece of bronze bearing the likeness of STS 135 and Atlantis (limited edition) and as a document-assembly (cardboard) from the possible new vehicle NASA's Orion. I hope it suits you. For the time being.



STS 135 : chasseurs de fusées aux premières loges

Parmi 2'000 reporters sur le site de presse, nous étions au moins
1'200 photographes. Photos : rke
[ Cape Canaveral, July 10th 2011, © rke, english below ] – Beaucoup d’entre vous me demandent où j’étais posté exactement pour voir le lancement. Eh bien, aux premières loges, c’est-à-dire à 5 km (3 miles) à vol d’oiseau) du pas de tir, sur le site de presse tout près du VAB (Vehicle Assembly Building), le gros bâtiment blanc où sont (étaient) assemblées les navettes.
Voilà une image tirée de ma
" petite " caméra HD.
Malheureusement, je n’avais pas pu prendre mon gros matériel photo que j’ai d’habitude (Canon EOS 1D mark 4 + objectif 28-300 3.5), car j’ai eu une réparation avant de partir aux USA. Je me suis donc équipé sur place d’un trépied et d’une mini caméra HD Sony Carl Zeiss 1,8/2.5 25X pour filmer Atlantis. Voir ma vidéo dans une précédente news.
-  « Elle est bien petite, ta caméra », me fait remarquer un pro des pros de l’image Ã  ma droite, fier de son gros bijou d’appareil à photo.
- Ben oui. Elle est loin d’être bien, mais elle bien loin de mal faire. Elle filme en plein HD à 1080 pixels en rendant les images sur 1900 pixels de large
- Ah, autant ? T’en fais pas, me répond le gars, chasseur de fusées. Il faut filmer au moins huit décollages avant d’avoir la bonne séquence.
- Ouais, c’est vrai. J’en suis à mon onzième, de décollage. Mais seulement au niveau photos.
Patience donc à tous, je reviendrai bientôt vous filmer d’autres fusées.

The better equipment. Two
cameras with a wifi system to
send pictures... to you.
STS 135 : hunters rockets at the forefront
Many of you ask me exactly where I was posted to see the launch. Well, at the front row, 3 miles (as the crow flies) from the launch pad, the press-site near the VAB (Vehicle Assembly Building), the large building white where are (were) assemblies shuttles.
Unfortunately, I could not take my big camera equipment that I usually (Canon EOS 1D Mark 4 lens 28-300 3.5), because I had a repair before leaving the U.S. So I fitted in place of a tripod and a mini HD camera Sony Carl Zeiss 1.8 / 2.5 25X to film Atlantis. See my video in an earlier news.
- « She is very small, your camera », noted to me a professionnal of the pros to my right, proud of his big jewel camera photo.
- Yeah. It’s far from good, but far from doing wrong. File it in full HD at 1080 pixels by making the images 1900 pixels wide
- Ah, so much? Do not worry, the guy replied hunter rockets. We must shoot at least eight take-offs before a good sequence.
- Yeah, right. This is my eleventh take-off. But only for take pictures.
So patience at all, I will return soon you shoot more rockets.

STS 135 : flash-back du décollage ou l’histoire du capuchon

Source : www.enjoyspace.com
[ Cape Canaveral, July 10th 2011, © rke, english below ] – Beaucoup d’entre vous qui ont suivi le lancement via internet ou à la TV se sont sûrement demandés ce qui s’est passé lorsque le compte à rebours s’est soudainement arrêté. Eh, bien, l’explication est aussi simple que surprenante. En fait, le bras au bout duquel est fixé le dispositif « beanie cap» qui évacue l’excès d’oxygène du réservoir externe devait être totalement rétracté. Or, il y avait un doute sur sa position de « parking ». Fort heureusement, la vérification a pu être faite avant la fin de la fenêtre de lancement fixée à 11h31, permettant à Atlantis de partir le jour prévu. Et ce fut fait ! Ouf.

Pendant ce temps, nous, les reporters,
on a pris notre mal en patience
STS 135 : flash-back on a lift-off or an history of a cap
Many people, who have followed the launch via the Internet or on TV, have probably wondered what happened when the countdown has suddenly stopped. Well, the explanation is as simple as surprising. In fact, the arm at which the device is attached « beanie cap » that removes excess oxygen from the external tank had to be fully retracted. However, there was a doubt about its position of « parking ». Fortunately, the audit could be made before the end of the launch window set at 11:31, allowing Atlantis to leave on the day. And it was done! Ouah !

samedi 9 juillet 2011

STS 135 : Godspeed Atlantis, que Dieu te bénisse

Haut là haut Ella !
[Cape Canaveral, July 9th 2011, © rke, english below] – Un jour après ce décollage saisissant, palpitant, enivrant et surtout émouvant, ce qui me touche le plus dans la presse quotidienne de ce samedi, c’est la photo de la foule sur ce pont parue dans le Florida Today. Un public massé comme un troupeau de moutons, tassé comme un paquet de journaux, mais surtout pas oppressé comme on pourrait le croire. C’est aussi l’image de cette petite fille de 4 ans, Ella Harris qui tient sa navette en plastique et qui tente de la faire décoller comme celle qu’elle vient de voir s’envoler. Touchant. Un air innocent, un regard fugace au ciel, qui sait, elle deviendra un jour une astronaute. J’espère alors que le pays du tonton Sam saura lui assouvir son désir.

STS 135: Godspeed Atlantis, God bless starless
A day after the take-off, thrilling, exhilarating and above all emotional, what touches me the most in the daily press of this Saturday is the picture of the crowd on the bridge appeared in the Florida Today. A public mass as a flock of sheep, huddled like a bundle of newspapers, but certainly not oppressed as we might think. It ‘s also an image of this little, Ella Harris, 4, holding his plastic shuttle and tries to take-off like she just fly away. Touching. An innocent, a fleeting glance at the sky, who knows, one day it will become an astronaut. I hope as this country of his uncle Sam will gratify his desire.


vendredi 8 juillet 2011

STS 135 : à 20 km d'Atlantis, Jérôme Hirth palpite d'émotion au coeur d'une foule en liesse

La foule dans l'attente du décollage.
Photos : jh
[ Cape Canaveral, July 8th 2011, © rke, english below ] – Heure H+3, 14h29 (20h29, heure suisse) – Jérôme Hirth, mon filleul attend impatiemment mon retour du Centre spatial. Toutes les routes sont bloquées. Pas moyen de le rejoindre avant la soirée. Le jeune homme vit aussi des heures intenses depuis le centre orthodoxe de St Stefen Christian Retreat Center de Titusville. Jérôme : « Il y a des gens partout, entre les voies des routes, sur les coins de verdure ou sur les pontons. Bref, sur tous les moindres endroits accessibles. Je me tiens en face du centre orthodoxe avec plein de monde autour de moi. Des plus jeunes aux plus vieux, des plus fans aux plus profanes et aux moins mordus. Des familles installent leurs barbecues. Je ne suis pas assez bien équipé quand à une  caméra ou un appareil photo pour avoir une image nette de la navette, si loin, à 20 km à vol d’oiseau. Mais on la repère très bien à l’Å“il nu, même à une telle distance. Je l’aperçois mieux aux jumelles. Elle s’envole ! C’est impressionnant. Tout le monde applaudi, petits, grands, jeunes, moins jeunes, chauves, à casquettes ou à baskets. C’est quand même extraordinaire d’apercevoir le panache de nuages laissé derrière Atlantis après son décollage. Je n’aurais jamais imaginé que ça aille si vite. La fusée s’est arrachée puis a filé entre les nuages. La tension redescend. Tout le monde paquète ses affaires, tente de partir, mais tout est bouchonné, même dans les moindres recoins. Inoubliable.

Bouchonné de partout
STS 135 : at 12 miles from Atlantis, Jerome Hirth palpitates with emotion at the heart of a crowd in jubilation
Time T+3, 14:29 (8:29 p.m., Swiss time). Jerome Hirth, my godson is anxiously awaiting my return from the Space Center. All roads are blocked. No way to join the evening before. The young man also saw intense hour from downtown St. Stefen Orthodox Christian Retreat Center in Titusville. Jerome: "There are people everywhere, between the railway routes, the corners of green or on the pontoons. In short, all the less accessible areas. I stand in front of the Orthodox center with lots of people around me. The youngest to the oldest, most fans to the most profane and old fans. Families set up their barbecues. I am not so well equipped when a camera or a camera to get a clear picture of the shuttle, so far, 12 miles as the crow flies. But it is very good benchmark to the naked eye, even at such a distance. I see him better with binoculars. It flies! It's impressive. Everyone applauded, small, large, young, old, bald, with caps or sneakers. It's still amazing to see the plume of clouds left behind Atlantis after takeoff. I never imagined that it goes so fast. The rocket was torn and then slipped through the clouds. The tension goes down. Everyone package business, trying to leave, but everything is corked, even in corners. Unforgettable.

Elle tourne déjà comme une toupille autour de nous et je pivote d'émoi

Nostalgie. Ce qu'il reste. Des nuages, comme
les vrais (oxygène+hydrogène).
Photos : rke
[ Cape Canaveral, July 8th 2011, © rke, english following ] – Heure H+1, 12h29 (18h29, heure suisse). Je n’arrive pas à me ressaisir. L’émotion me gagne, mais je dois lutter pour vous écrire, pour vous faire partager ce moment historique. Je n’ai jamais vu autant d’enthousiasme que pour ce vol, même lors du premier lancement d’une navette, Columbia, le 12 avril 1981. Une minute, je m’étais envolé avec eux, ces astronautes. Je retombe sur terre, sur pied ferme. Je reprends mes esprits. Je pense à vous, en Suisse qui ne pouvez être là. Ça y est, à peine d’aplomb, je fonce au centre de presse chevillé de journalistes. Plus de places pour vous écrire, plus d’internet qui fonctionne. J’ai soif. Les moustiques m’aiment trop, ma peau rougit. Je me gratte de partout. Mais c’est gratifiant.

Atlantis running as a routa round us, around the Earth, and I rotate a stir
Time T+1, 12:29 (6:29 p.m., Swiss time). I can not pull myself together. Emotion me win, but I struggle to write to you, for you to share this historic moment. I have never seen such enthusiasm for this flight, but when you first launch of a shuttle, Columbia, April 12, 1981. One minute, I had flown with them, these astronauts. I fall back to earth, up close. I return to my senses. I think of you, in Switzerland who can be there. That's it, just straight, I rush to the press center of journalists pegged. More places to write to you, more internet works. I thirst. Mosquitoes love me too, my skin turns red. I scratch all over. But it is rewarding.

Décollage d’Atlantis : des frissons jusqu’aux méninges. On explose… de joie

Avec trois minutes de retard, elle décolle. Sous nos yeux,
 elle brille. On tremble d'émerveillement. Photos : rke
[ Cape Canaveral, July 8th 2011, © rke, english below ] – Heure H0, décollage, 11h29 (17h29, heure suisse). Soudain, à 31 secondes, le compte à rebours s’arrête. Net comme un couperet. On n’ose y croire. Nos nerfs, déjà en boule, s’emmêlent. Puis, comme un détonateur, les secondes percutent notre émotion. Ça repart ! Des frissons s’emparent de notre émoi, montent aux méninges, stagnent au cÅ“ur et… ça décolle. Lentement, imperturbablement, Atlantis s’arrache du sol, crie et craches ses flammes au loin. Elle trace sa gerbe blanche, illumine un ciel grisâtre. Elle se confond déjà aux nuages. On ne la distingue plus, son tonnerre de feu parvient à nos oreilles, font un peu trembler nos tympans, nous font vibrer aussi. On explose. De joie… Comme les Américains, nous en sommes, un peu.

Atlantis liftoff : chills up meninges. It explodes, of joy...
Time H0, take-off, 11:29 (5:29 p.m., Swiss time). Suddenly, at 31 seconds, the countdown stops. Net as a cleaver. We dare not believe it. Our nerves, already in a ball, tangle. Then, as a detonator, the second crash into our emotions. It's off again! Chills captured our emotion, rise to the meninges, and stagnated in the heart ... it takes off. Slowly, unperturbed, Atlantis tears himself the ground, his screams and spit flames in the distance. It traces its white puff, illuminates a gray sky. It merges with the clouds already. We do the most distinguished, his thunder fire reaches our ears, are just shaking our eardrums, we vibrate as well. It explodes. For joy ... As Americans, we are, a little.

- The video : by rke

STS 135 : c’est beau, c’est authentique, c’est intense

[Cape Canaveral, July 8th 2011, © rke, english below] – Heure H – 2. Alors que les quatre astronautes sont installés et sanglés dans leur cockpit, toute la région vit aux heures de gloire de cette dernière mission spatiale. A 3 heures ce matin, lorsque je suis arrivé sur le site de presse, j’étais déjà pris dans des bouchons. D’autres touristes ont déjà afflué sur les côtes le jour d’avant pour être sûr d’avoir un coin pour observer au mieux le décollage. Jérôme est en tout cas l’un des mieux placés après notre longue quête de recherches de sites. Autour de moi, les reporters fourmillent, affûtent leurs objectifs, les journalistes pondent et les réceptionnistes répondent. Les nuages se dissipent gentiment laissant entrevoir de temps à autres quelques rayons de soleil. Chacun est conscient qu’il vit un moment historique. La fièvre monte, la chaleur redevient un peu étouffante à mesure que le soleil pointe son nez et la navette reste toujours aussi paisible, là bas au loin, non loin. On la distingue à la même grandeur que le pouce, le bras tendu. C’est beau, c’est authentique, c’est intense. C’est ça… l’espace !  T minus 2 hours and counting.

STS 135 : it's great, it's true, it's intense
T minus 2 hours and counting - While the four astronauts installed and strapped in their cockpit, the region lives in the glory days of the last space mission. At 3 o'clock this morning when I arrived at the press-site, I was caught in traffic jams. Other tourists have flocked to the coast the day before to be sure to have a corner to watch the best take-off. Jerome is at least one of the best placed after our long quest for research sites. Around me, reporters swarm, sharpen their goals, journalists and lay receptionists answer. The clouds dissipated nicely glimpse from time to time a few rays of sun. Everyone is aware that he saw a historic moment. The fever rises, the heat becomes a bit overwhelming as the sun shows its face and the shuttle is still as quiet out there in the distance, not far. It is distinguished in the same size as the thumb, arm outstretched. It's beautiful, genuine, is intense. That's ... space ! 

Et si la navette explosait au sol ?

Le compte à rebours vient de reprendre.
Photos : rke
[Cape Canaveral, July 8th 2011, © rke, english below] – Heure H – 3. Et si la navette venait à exploser au sol, serions-nous en danger ? Oui, affirme le Florida Today dans son édition de mercredi dernier. Selon un expert interrogé par ce quotidien, des morceaux du gros réservoir (mousse isolante ou pièces) pourraient nous atteindre. Nous sommes à 3 miles (5 km), l’endroit le plus rapproché autorisé. Certes, il s’agit là d’une probabilité qu’on ne peut négliger. Mais à y regarder de plus près, les chances que cela se produise sont tout de même infimes. D’abord, parce que au moindre pépin avant que l’engin ne s’élève, tout le système se bloque. Et une fois lancée, la navette file comme une fusée du premier août, sauf que sa trajectoire est là parfaitement contrôlée. L’explosion, proche du sol, pourrait se produire sur l’eau, donc très très loin d’où je suis installé. Et puis, il faut tenir compte de l’expérience de la NASA quant à la maîtrise de ses fusées. Certes, au début des années cinquante, il y a eu quelques échecs de lancements au décollage et les fusées ont malgré tout été autodétruites avant qu’elles ne filent n’importe où. Pour mémoire, l’explosion de la navette Challenger le 28 janvier 1986, a eu lieu 73 secondes après son décollage. Plus tard, on a même trouvé des débris en bord de plage. Je me souviens que, sur place, on nous avait demandé si nous en avions trouvé.

What would happen if the shuttle exploded on the ground ?
T minus 3 hours and counting. The VIP and us, would we be in danger ? Yes, Florida Today says in its edition of Wednesday. According to one expert interviewed by the paper, pieces of the big tank (foam insulation or parts) could reach us. We are 3 miles to the place nearest authorized. Of course, there is a probability that can not be overlooked. But looking closer, the chances of this happening are still small. First, because the slightest glitch before the machine does not rise, the whole system crashes. And once started, the shuttle flies like a rocket on « August 1 in Switzerland when is the National Fest », except that its trajectory is here perfectly controlled. The explosion, near the ground, could occur on the water, very far from where I installed. And then, one must take into account the NASA experiment on the control of its rockets. Certainly in the early fifties, there were some failures on takeoff and launch rockets and these were self-destructed before they spin anywhere. For the record, the explosion of the shuttle Challenger Jan. 28, 1986, occurred 73 seconds after takeoff. Later, we even found debris on the beach. I remember that place, we were asked if we had found.

Jérôme chez les Orthodoxes, Roland sur le site de presse : on attend, sages comme des images le décollage

[Cape Canaveral, July 8th 2011, © rke, english below] – Heure H – 7. Le décollage, toujours prévu pour 11h26 (17h26, heure suisse), continue paisiblement. Tout est OK, les réservoirs se remplissent de leur oxygène et hydrogène. On craint la météo. Les experts donnent 30% de chance qu’Atlantis s’envole. Jérôme et maintenant stationné à 12 miles de la navette (20 km) au centre orthodoxe St Stefen Christian Retreat Center de Titusville, un centre de retraite catholique orthodoxe qui l’a accepté sur son terrain (je reviendrai prochainement sur ce sujet). Pour ma part, je suis installé le plus près possible d’Atlantis, soit 3 miles (5 km), voir plan. Il fait nuit noire, les nuages semblent se dégager. La navette est illuminée au loin par les projecteurs. On la distingue nettement. Quel beau spectacle. Il est 4 heures du matin. On attend patiemment comme le compte à rebours qui s’égraine.

Voilà où nous sommes installés
en ce moment -
Plan : Florida Today
Jerome among the Orthodox, Roland on the press-site, we wait, expected, as good as gold the launch
Take-off, still scheduled for 11:26 (5:26 p.m., Swiss time), is running. Everything is OK, the tanks filling of oxygen and hydrogen. It’s feared the weather. Experts suggest 30% chance Atlantis flies. Jerome is now stationed at 12 miles from the Shuttle (20 km) at the St Stefen Christian Retreat Center in Titusville, a retreat center orthodox Catholic who accepted it on his site (I'll be back soon on this subject). For my part, I am installed as close as possible to Atlantis, which is 3 miles (5 km), see plan. It’s pitch black, the clouds seem to emerge. The shuttle is illuminated by floodlights in the distance. It is clearly distinguishable. What a great show. It’s 4 o'clock in the morning. We wait patiently the countdown.

jeudi 7 juillet 2011

STS 135 : les contrôles communs et les chiens de policiers


[ Cape Canaveral, July 7th 2011, © rke, english below ] – Heure H – 13. Il pleut des ficelles comme jamais je n’en avais vu en Floride. Une trombe d’eau nous prend par surprise. Alignés le long des six bus qui nous attendent pour nous amener au pas de tir, vers Atlantis, nous attendons impatiemment de partir, lorsqu’un chef d’escorte nous crie tout fort : « Tous de l’autre côté des bus. Nous nous exécutons sans rechigner. Une heure après (une !), alors que la pluie ne cesse de tomber, nous demandons de nous réfugier dans les bus. Normal, avec tout notre attirail. Nous sommes trempés jusqu’aux os. « Pas question, restez dehors ». Rrrrr…. Mais qu’est-ce qu’ils ont à la NASA. On me lèche la main. Tiens ! C’est le chien du garde du contrôle militaire qui vient me faire un câlin, moi qui n’aime pas les dogs. Ah la, la… rur, dur le reportage.

The common Controls and police dogs
T, minus 13 hours.  It's raining ropes like I had never seen Florida. A waterspout takes us by surprise. Aligned along the six bus ahead to bring us to the shooting, to Atlantis, we look forward to starting, when a chief escort us shout out loud : « All the other side of the bus. We execute without complaint. An hour later (one !), While the rain continues to fall, we ask to take refuge in the bus. Normal, with all our gear. We are soaked to the skin. « No way, stay out ». Rrrrr .... But what they have at NASA. I was licking the hand. Hey! It's dog keeps military control just give me a hug, I who does not like dogs. Oh la, la ... it’s hard to be reporter.

STS 135 : on a fait la moue devant Atlantis, la mouette métallique de l’espace

[Cape Canaveral, July 7th 2011, © rke, english following] – Heure H – 18. La navette. Mais qu’est-ce qu’elle a donc cette fusée qu’elle soit si admirée ? La voir si proche, à une centaine de mètres, allez peut-être deux cents, vous donne des sacrés frissons. « C’est parce qu’il est fanatique de l’espace ce Roland », me diriez-vous. Eh bien non ! A voir la mine ardente de celles et ceux venus ce jour tout près du pas de tir photographier cet oiseau posé à la verticale, je puis vous affirmer que cette fusée, aussi métallique qu’elle soit, dégage un sentiment de frénésie. Pensez à tous ceux qui ont mis cet engin au point et ont réussi à le faire voler. On se bousculerait presque hors du bus pour ne pas louper l’unique instant.
Imposante, majestueuse, même trente ans après, la navette fait encore rêver. Il n’y a pas que moi qui étais pantois d’émerveillement. Sinon, nous ne serions pas 280 journalistes venus tout exprès avec six bus faire la moue devant cette mouette de l’espace. « Vous pouvez me prendre en photo ? », me demande un reporter photographe professionnel, pour une fois tout content d’être de l’autre côté de son objectif.

STS 135 : Atlantis, a metallic bird smiles for us
T, minus 18 hours. The shuttle. But what she has this rocket that is so admired? To see so close to a hundred meters (will perhaps two hundred), gives you chills sacred. « It's because he is a fan of space, Roland », you say about me. Well, no ! To see the ardent face those who came that day near the firing photograph the bird sitting upright, I can assure you that this rocket, as it’s metal, emits a sense of frenzy. Think of all those who put this thing developed and managed to make it fly. We elbow each other almost out of the bus not to miss the only moment.
Stately, majestic, even thirty years later, the shuttle is still dreaming. It's not just me who was speechless with wonder. Otherwise, we would not be 280 journalists from six buses with on purpose to pout before this gull space. « Could you please take my a picture ? », asked me a professionnal photographer, just for once happy to be on the other side of his goal.

FLASH - De la pluie bénie tombe sur Atlantis : nous sommes submergés de reporters

Proche du pas de tir :
arrosé, mais heu..reux !
[ Cape Canaveral, July 7th 2011, © rke, english below ] – Jour J-1. C’est de la folie, vraiment. Alors qu’un amoncellement de nuages bien noirâtres déferle sur le centre spatial, avec une pluie fine et chaude pas désagréable pour un petit Suisse comme moi, le centre de presse du site est quasi obstrué de reporters. En trente ans, je n’ai jamais vu ça ! On se marche presque dessus. Je viens de trouver un coin entre une armoire en verre et un panneau d’affichage pour vous écrire, assis par terre, ces quelques lignes. C’est vous dire l’ambiance hyper fébrile qui règne en ce haut lieu de la NASA. Tiens, le tonnerre s’amène, on croirait la navette partir. Je n’ai même pas le temps de vous préparer les images glanées hier en exclusivité sut le site de SpaceX sur la base militaire de Cap Canaveral. Patience… Les experts parlent de l’avenir du programme spatial habité dans la salle d’en face que je dois déjà me préparer à une tournée photos vers Atlantis. La NASA semble dépassée aussi par ces événements. Pas moyen d’avoir une connexion internet rapide pour vous joindre.
Et bien, vous savez quoi ? Je vous jure que, en ce moment, exactement un jour avant le décollage prévu, la navette va partir pile à l’heure. J’ai un bon pressentiment. J’ouvre les paris… A demain, même heure 11h30, avec Atlantis qui s’envole ! 


FLASH - The blessed rain falling on Atlantis : we are flooded with reporters
D-Day-1. It's madness, really. While a pile of black clouds sweeping across much Space Center, with light rain, warm not bad for a small Swiss like me, the press center of the site is blocked of reporters. In thirty years, I've never seen that ! We almost walk on it. I just found a corner between a glass cupboard and a display panel to write to you, sitting on the ground, these few lines. That is to say hyper febrile atmosphere prevailing in this center of NASA. Well, the thunder comes along, you'd think from the shuttle. I did not even have time to prepare the images gleaned yesterday exclusively SpaceX site knew of the military base at Cape Canaveral. Patience ... The experts talk about the future of the manned space program in the room opposite that I have already prepared me for a tour photos to Atlantis. NASA also seems outdated by events. No way to have a fast internet connection to join. Well, guess what ? I swear, right now, just one day before the scheduled takeoff, the shuttle will leave right on time. I have a good feeling. I opening the paris I At tomorrow, same time 11:30, with Atlantis takes off !

mercredi 6 juillet 2011

L’Américain ATK et l’Européen Astrium au secours de la NASA ?

Photos : rke
[ Cape Canaveral, July 5th 2011, © rke, english below this news ] – Le projet est connu depuis quelques mois, mais il revient sur le tapis à Cap Canaveral. L’entreprise américaine ATK (www.atk.com) et Astrium ont annoncé un projet de nouveau lanceur, pour envoyer des astronautes américains vers la Station spatiale internationale (ISS). Baptisé Liberty, celui-ci serait composé d'un premier étage à poudre identique à celui partiellement développé par ATK pour feu le projet Ares 1 et d'un deuxième étage à carburant liquide qui ne serait autre que le corps principal de la fusée européenne Ariane 5, avec son moteur Vulcain. Autrement dit, un bout de booster de navette et un bout d’Ariane.
Avec ce projet, ATK et Astrium entrent dans une compétition déjà engagée par Space X, Boeing et Lockheed Martin. Hélas, la NASA a rejeté la proposition américano-européenne en avril dernier, mais Charles Boden, le big-boss de l’agence spatiale US a annoncé récemment au Bourget que le projet avait des chances d’être remis au goût du jour lors d’un prochain cycle de sélection prévu l’an prochain. En tous cas, ici, à Cap Canaveral ATK y croit encore, si non ils ne seraient pas présents. Ne serait-ce pas là la meilleure solution ?

ATK et Astrium sont bien là !
The American ATK and the European Astrium in help from NASA ?
The project has been known for some months, but it comes up in Cape Canaveral. The U.S. company ATK (www.atk.com) and Astrium has announced a new launch vehicle to send U.S. astronauts to the International Space Station (ISS). Called Liberty, it would consist of a first floor powder identical to that developed by ATK in part to fire the project Ares 1 and a second stage liquid fuel that none other than the main body of the European rocket Ariane 5's Vulcain engine. In other words, a piece of shuttle booster and a piece of Ariane.
With this project, and Astrium ATK enter a competition already committed by Space X, Boeing and Lockheed Martin. Sorry, NASA has rejected the proposed European-American in April, but Charles Boden, the big-boss of the U.S. space agency announced recently at Le Bourget that this project to be revived during a next round of selection expected next year. In any case, here in Cape Canaveral, ATK believes even if not they would not be present. Would not this the best solution ?

NASA-MPCV : la nouvelle capsule habité Orion présentée à Cap Canaveral

La cabine Orion en arrière plan et
la maquette du cone-protecteur
(en blanc) - Photos : rke

[ Cape Canaveral, July 6th 2011, © rke, english below this news ] – Voilà qui nous fait plaisir. La NASA a présenté au Kennedy Space Center (dans le centre des visiteurs puis sur le site de presse de lancement des navettes), la capsule Orion qui a été testée récemment. Enfin du réel. Pour résumer, disons que ce nouveau vaisseau habité est une descendance du nouveau programme lunaire abandonné par le président Barack Obama l’an passé. Je m’explique. De forme conique, Orion aurait dû constituer le sommet de la fusée Ares I au bout de laquelle six astronautes auraient dû prendre place dans une future mission sur la Lune. Or, au lieu de purement et simplement abandonner le projet (qui au départ s’appelait Constellation), la NASA l’a en quelque sorte ressuscité sous le nom de MPCV (Multi Purpose Crew Vehicle). De sorte que tous les tests qui avaient été réalisés jusque-là avec Orion sont repris pour développer la même capsule, mais, au lieu de filer vers la Lune, elle est utilisée pour atteindre la Station Spatiale Internationale autour de la Terre. En fait, c’est du pareil au même, sauf que la cabine, qui garde le même nom qu’auparavant, est employée à des fins moins gourmandes que d’atteindre la Lune.
De forme conique, disais-je, cette capsule ne paie pas de mine à première vue. Pourtant, elle bénéficie à la fois des retombées technologiques des cabines Apollo, des développements de la navette (bouclier, nouveaux matériaux), d’une avionique (pilotage, commandes) moderne ainsi que d’une structure beaucoup plus fiables que les ex-vaisseaux Apollo. De plus, la sécurité en est grandement améliorée, du fait que la cabine sera « enveloppée » totalement par une sorte de chapeau (Launch Abort System), qui, en cas de pépin éjecte la cabine conique avec davantage de fiabilité en cas de pépins lors du lancement. Des test on déjà été entrepris pour éjecter cette « tour de sauvetage » et pour le parachute d’Orion.

- Aout Orion : click here
- MPCV program : click here

Hello ! Je suis content de voir que
la NASA pense à nous présenter
quelque chose de concret.
- photo : jh
NASA-MPCV : the show of the new Orion manned capsule in Cape Canaveral
Ah, I’m happy. At the Kennedy Space Center NASA (in the Visitor Center and on the Press site), the Orion capsule that has been tested recently. Finally, the genuine. First of all, this new manned spacecraft is a progeny of the new lunar program retired by President Barack Obama last year. Let me explain. Cone-shaped Orion should be the top of the Ares I rocket at the end of which six astronauts should have taken place in a future mission to the Moon. Now, instead of simply abandon the project (originally called Constellation), NASA has somehow risen to as MPCV (Multi Purpose Vehicle Crew). So that all tests that had been made so far with Orion are taken to develop the same capsule, but instead of spinning to the Moon, it is used to reach the International Space Station around the Earth. In fact, it's all the same, except that the cabin, which keeps the same name as before, is used for less intensive than reaching the moon.
Le système de sauvetage d'Orion.
- Photo : rke
Conical in shape, I said, this capsule does not look at first sight. However, it benefits both the spin-off booths Apollo, developments of the shuttle (shield, new materials), avionics (steering commands) and a modern structure much more reliable than the ex-vessel Apollo. In addition, security is greatly improved, because the cabin will be « wrapped » by a kind of totally hat (Launch Abort System), which, if seed cone ejects the cabin with more reliability in case of problems during launch. The test is already under way to eject this "rescue tower" and the Orion parachute.


video : how to go to the KSC Press Site