dimanche 20 novembre 2011

En avant Mars ! Enfin des sous pour le KSC


Les "une" du Floriday Today :
L'argent va booster le KSC
[ Cape Canaveral, November 20th, 2011, © (rke), english below ] –  En avant Mars ! Et ça repart. Certes, cela n’est pas « encore » l’euphorie des grands jours comme le lancement de la navette habitée Atlantis en juillet dernier, mais ce tir-là ne laisse personne indifférent… dans le coin. « Tu vas voir la « rocket », ouah, elle est haute ! », s’exclame une vendeuse de Titusville. Ah, Atlas ! C’est la fusée américaine (concurrente de l’Européenne Ariane 5, aussi avec des coiffes suisses en son sommet) qui doit lancer le Mars Rover Laboratory (MRL - Curiosity) ce samedi matin à 10h02 locale (16h02, heure suisse). Décollage qui a d’ailleurs été décalé d’un jour pour remplacer une batterie électrique du système de vol de la fusée.
Cela dit, l’envol de Curiosity est très attendu en Floride car il s’agit du plus important tir après la navette. Un lancement prestigieux eu égard aux précédentes missions historiques telles les sondes Mariner (1971), Viking (1976) ou les célèbres robots Spirit ou Opportunity (2004). La presse fait d’ailleurs sa « une » depuis plusieurs jours (voir images ci-contre) sur le sujet et ne manque pas de ressasser les problèmes budgétaires, sans cesse à la baisse. Cependant, une bonne nouvelle est venue du côté des politiciens qui ont entériné un budget de 484 millions de dollars pour moderniser les installations du Centre spatial Kennedy (Kennedy Space Center, KSC) en vue d’accueillir notamment le prochain gros lanceur de vols habités. Dans ce dessein, les travaux ont déjà bien commencé (quelle avance !) avec la mise en place d’une nouvelle tour sur le pas de tir B démantelé récemment. Je vous en reparle tantôt. Ça va booster !

Florida Today :
already have pages about
MRL - Curiosity
Mars attack ! Go to money for KSC
March attack begins. Well, almost. Of course, this is not « yet » the euphoria of the big day as the launch of the shuttle Atlantis in the last July, but this shoot to space there leaves no one indifferent ... in the Space cost of Florida. « You'll see the «  rocket », wow, it’s a high engine ! » exclaims a saleswoman of Titusville. Ah, Atlas! It's the American rocket (competitor of the European Ariane 5, also with a cap Swiss on the top).  Atlas must launch the Mars Rover Laboratory (MRL - Curiosity) on this Saturday morning (Nov. 26) at 10:02 local (4:02 p.m. Swiss time). A lift-off also been shifted by one day to replace an electric battery system of the rocket.
However, the flight of Curiosity is expected in Florida because it’s the most important shot after the shuttle. It’s a prestigious launch missions with regard to previous history such probes Mariner (1971), Viking (1976) or the famous robots Spirit and Opportunity (2004). The press makes also many « first page » (see below) about MRL and does not fail to dwell on the budget problems, constantly decreasing. However, a good news came from politicians front who have approved a budget of $ 484 million to upgrade facilities at Kennedy Space Center (KSC) to host the next big such launcher manned flights. For this purpose, work has already begun (what feed ! ) with the introduction of a new tower on the launch Pad B dismantled recently. I get back to that subject earlier. It will boost!

samedi 19 novembre 2011

Voler en Rolls-Royce avec Swiss : bof !


En vol avec l'A330-300 de Swiss

[ Miami, November 18th, 2011, © (rke), english below ] –   La compagnie aérienne Swiss a mis en service récemment de nouveaux Airbus sur sa liaison sans escale Zurich-Miami. Le même avion en longueur et envergure, mais avec une motorisation qui se voit au premier coup d’œil. La version d’avant, l’A340-300,  possède quatre moteurs double flux (CFM56-5C4/P, de General Electric-SNECMA). L’avion actuel sur la ligne, l’A330-300, dispose de « seulement » deux moteurs de type Rolls-Royce Trent 772B EP. Ouah, la classe, on vole en Rolls ! Bof, pas tant que ça. A proportion équivalente, le célèbre fabricant britannique de luxe de moteurs autos vend davantage de « propulseurs des airs » que ne construit d’autos. Donc, il n’est pas rare de planer en Rolls au 7ème ciel que sur la route. Beaucoup d’avionneurs choisissent la marque anglaise par forcément au niveau de la fiabilité mais aussi de sa construction, moteurs plus poussifs et moins gourmands en kérosène.
L'A330-300 : 236 sièges


Bref, cela ne veut pas forcément dire qu’on y est mieux en Rolls-Swiss (A330-300), qu’en Airbus A340(CFM). D’abord, parce que a grandeur égale les deux jets commerciaux transportent davantage de passagers. Paradoxe, la gamme plus petite A330 comprend 236 sièges (en 3 classes), tandis que l’A340, 219 « fauteuils » ! Forcément, on y est donc plus serrés ! Sans compter la vitesse en vol. La nouvelle version de Swiss atteint 20km/h de moins (880 km/h) en croisière que l’ « ancien » avion en service. Ce qui évidemment peut rallonger le vol. Est-ce pour cela que je me suis senti plus à l’étroit dans ce nouveau jet bourré à craquer, même en basse saison, ce mi-novembre ?

Rolls-Royce flying with Swiss International Airlines : bof !
The A340-300 : 219 sets
The Swiss International Airlines (short : Swiss) has recently operated a new Airbus on its non-stop airline Zurich-Miami. It’s the same aircraft (length/wingspan), but with a different engine which can be seen at first look. The prior version of the A340-300 includes four turbofan engines (CFM56-5C4/P, General Electric and SNECMA). The current plane on this airline ZH-Miami, the A330-300, has « only » two type engines Rolls-Royce Trent 772B EP. Wow, what a class flying ! Bof, well, not so much. A similar proportion, the renowned British manufacturer of luxury motor cars sells more « propellants tunes » that does not build cars. So it’s not uncommon to plane in the 7th sky-Rolls than the road. Many plane-manufacturers choose the English brand, not necessarily by the level of reliability, but also for its construction : engines more sluggish and less greedy in kerosene.
In short, this does not necessarily mean that it’s better with Swiss-Rolls (A330-300), that Airbus A340 (CFM). First, because an equal-size commercial jet embark more passengers. Paradox, the range smaller A330 includes 236 seats (in 3 classes), while the A340, 219 seats ! Inevitably, there is « crowded » ! Besides the speed in flight. The new version airplane of Swiss reached 20km/h less (880 km / h) cruising the « old » aircraft to service. Which of course can extend the flight. Is the reason that why I felt more cramped in the new jet stuffed crack (even in low season), this mid-November ?

Video : the new GPS computer graphics 
in the Airbus A330-300, for each passenger



dimanche 2 octobre 2011

La NASA pas si nase que ça !

SLS, le nouveau lanceur de la NASA :
un bout de navette, un bout de Sature
et un bout d'Apollo. Mais pas du rafistolage.
- Photos : NASA
[ Paris Nord-Villepinte, October 2th, 2011, © (rke), english below] – À travers la plume pertinente et compétente (ce qui est plutôt rare sur le web dans ce domaine) de mon confrère Serge Brunier, celui-ci décortique le nouveau projet SLS, en y expliquant les tenants et aboutissants. Surtout, les non-aboutissants, puisque : pas de but ! Voici, en revanche, mon analyse, davantage optimiste et tout aussi réaliste.
Connaissant bien la NASA et sa philosophie (par mon vécu « in situ "), je pense qu’elle fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle reçoit, croyant faire au mieux. Disons que l’agence est à l’image de la dégradation du pays et que, dans ce sens, on ne peut la blâmer. 

Faites de l’espace, pas la guerre 
Les milliards consacrés au projet navette ? Une peccadille, par rapport au colossal budget militaire annuel de la défense US. L’argent investi en cet engin spatial ailé a permis aux ingénieurs de l’époque (toujours dans les années septante) de doper l’innovation dont le concept de l’engin est tout de même révolutionnaire : départ comme une fusée et retour comme un avion, moteurs coupés. Au contraire, si les budgets avaient été plus importants, cela aurait aussi peut-être aidé à concevoir des avions civils (ou militaires) plus efficients en énergie. Ou une navette toujours plus sûre. C’est sans compter aussi l’extraordinaire polyvalence de la navette : emport de lourdes et diverses charges, maniabilité dans l’espace, rentrée sur une piste « at home », développement de nouveaux concepts aéro-spatiaux, etc. Certes, il y a eu deux catastrophes shuttle (Challenger en janvier 1986 et Columbia en 2003), mais ses quatorze astronautes ne sont pas morts pour rien. Après coup, la navette a été améliorée. C’est à ce moment-là que les instances budgétaires (le gouvernement US) auraient dû allouer encore plus de deniers pour la sécurité. Et pas seulement colmater la fusée. En outre, si la navette avait continué de voler, je reste persuadé que peu d’astronautes (voire pas un) n’auraient refusé d’embarquer, malgré les risques encourus.

ILS, c'est un peu le programme Constellation revu
et corrigé. Il va bien falloir retourner la Lune
avant d'atteindre Mars ou un astéroïde.
Incitateur d'innovation 
A mon avis, le domaine spatial ne devrait pas trop s’affranchir de contraintes économiques, sachant bien que ce secteur n’est de toute façon pas rentable, surtout avec un engin en aile delta, même si, à l’époque (années septante), on y croyait… à cette rentabilité. Le spatial doit être un incitateur d’innovation, un promoteur de R&D et un moyen de rêver. C’est cela qu’il faut faire comprendre aux Américains. C’est pourquoi, le projet ILS de la NASA, n’est pas si dénué de sens qu’il n’y paraît. Ce nouveau moyen de transport tient compte de technologies éprouvées (donc plus sûres) avec les moyens du bord, comme on dit. Pas de destination ? Pas de but, vraiment ? Le jour où un astéroïde foncera sur nos têtes, on se sera bien gardé de critiquer le projet. Parce que si l’on veut aussi poser un homme sur un astéroïde, c’est bien pour essayer hypothétiquement de sauver l’humanité d’une catastrophe, en déviant l’objet.
Conseils de p’tit Suisse Je ne suis pas payé ni sponsorisé par la NASA (au contraire, je débourse de ma poche pour mes reportages) pour ainsi accréditer ses desseins. Mais je suis sûr que je n’aurais aucune difficulté, en tant que petit Suisse, à démontrer que l’énergie investie en cet avion-spatial, ne l’a pas été à néant. Surtout à ce grand ado qu’est l’Américain, toujours un peu naïf pour croire aux rêves les plus fous. Alors, quand est-ce que vous investissez pour le spatial ?
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ILS : a similar launch PAD like shuttle/Apollo reviewed
and corrected. But it's not tinkering !
- NASA Images
NASA is no snub so that
Through a relevant and competent writer-pen (which is rare on the web in this time) of my colleague Serge Brunier,  he dissects the new project of SLS,  explaining the current and perspectives deals. Here, however, my analysis, more optimistic and just as realistic. Familiar with the NASA and philosophy (by my experience « in situ »), I consider it does what it can with what it receives, do our best thinking. The agency is in the image the degradation of the U.S. and in this sense, we can't blame it.

Make space, not war
The billions spent on the project shuttle ? A trifle, compared to the huge annual military budget of Defense. Money invested for this winged spacecraft allowed engineers of the time (always in the seventies) to boost innovation in which the concept of the machine isstill revolutionary departure like a rocket and return as a aircraft engines off. On the contrary, if the budget had been larger, it wouldperhaps also helped to design civil aircraft (or military) than fuel. Or shuttle always safer. Not to mention also the extraordinaryversatility of the shuttle : carrying heavy loads and various, maneuverability in space, back on track « at home », development of new concepts aero-space, etc.. Certainly, there have been two shuttle disasters (Challenger in January 1986 and Columbia in 2003), but its fourteen astronauts did not die for nothing. In retrospect, the shuttle has been improved. It was at that time that the fiscal authorities (the United Statesgovernment) should have allocated even more money for security. And not just fill the rocket. In addition, if the shuttle would have continued to fly, I remain convinced that some astronauts (see no one) would have refused to board, despite the risks. 

Provider for innovation
In my opinion, the space should not be too overcome economic constraints, knowing that this sector is not profitable anyway, especially with a delta wing craft, although at the time (the seventies ), we believed this ... profitability. The space should be an provider for innovation, a promoter of R & D and a means to dream. This is why we must make clear to Americans. Therefore, the ILS project of NASA, is not so meaningless it seems. This new means of transport allows for proven technologies with the meansat hand, as they say. No destination? No purpose, really ? The day an asteroid will darken over our heads, we will be careful not tocriticize the project. Because if you also want to ask a man on an asteroid, it’s hypothetical to try to save humanity from a disaster, deflecting the object.
 
Big advices of a little Switzerland’s boy
I am not paid or sponsored by NASA (on the contrary, I pay out of my pocket for my trips) and to certify his designs. But I'm sure I would have no difficulty to show that the energy invested in this aircraft-space has not been a void. Especially for this great teen what the American is, still a bit naive to believe the crasy dreams. So, when do you invest for the space ?

lundi 22 août 2011

La laborieuse reconversion des vols habités

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SE/RTS - Page 20
Grimentz (VS), August 23th 2011, © rkeenglish below ]  – Le cocorico américain a fini de carillonner ses prouesses après trente années de service de ses navettes  spatiales. Désormais, une nouvelle course est lancée aux USA, commerciale celle-là, pour déterminer qui  va transporter les futurs astronautes en orbite, ou, même si le projet n’est qu’hypothèse, en des contrées  sidérales plus lointaines : sur un astéroïde, la Lune ou Mars. Premier nouveau vol habité autour de la Terre,  si tout va bien, vers... 2017.


Article complet sur Swiss Engineering RTS (Août 2011) - PDF : cliquez ici



The laborious conversion of spaceflight

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SE/RTS - Page 21
Document *.jpg
SE/RTS - Page 22
The American crow has finished ringing prowess after thirty years of service of its space shuttles. Now a new race is on the United States, commercial this one, to determine who will carry future astronauts in orbit, or even if the project is a hypothesis, in the sidereal regions more distant: on an asteroid, the Moon or Mars. First new manned flight around the Earth, hopefully, to ... 2017.



Editorial : la navette et le savoir-faire helvétique


[ Grimentz (VS), August 22th 2011, © rke, english below ]  – Après trente ans de bons et loyaux ser­vices, la navette spatiale américaine est mise au rancart. Avant de retrouver un moyen de transport national, les spatio­nautes US vont embarquer pendant cinq ans dans des fusées russes Soyouz. Frustrant. C’est comme si notre pays confiait la fabrication de ses montres haut de gamme aux Japonais, avant d’in­venter une meilleure montre high­tech. Difficile d’imaginer évoluer sainement, car il n’y a pas de repères précis et d’objectifs clairs à atteindre. Ce manque d’ambition n’est pas de la nature des Américains. Certes, des projets sont en cours pour remplacer la défunte navette, puis pour explorer l’espace lointain. Mais ce ne sont que d’anciens concepts issus d’une technologie éprouvée remise au goût du jour. Pas de révolution technologique en vue.
Même si rien n’est encore véritablement décidé quant à l’avenir des vols habités, la Suisse peut être donneuse de leçons : c’est avec nos montres d’antan et notre savoir ­faire que la Suisse a retrouvé un élan en horlogerie. Nos amis d’Outre­ Atlantique n’ont qu’à en prendre de la graine. On a toujours besoin d’un plus petit que soi. Pas vrai ?


Editorial : the shuttle and the know-how Helvetic
After thirty years of loyal services, the U.S. space shuttle is mothballed. Before returning to a national transportation, the astronauts US will board for five years in the Russian Soyuz rockets. Frustrating. It is as if our country entrusted the manufacture of its high-end watches to the Japanese prior to invent a better show in high-tech. Hard to imagine a healthy move, because there are no clear benchmarks and clear objectives to achieve. This lack of ambition is not the nature of Americans. Of course, plans are underway to replace the defunct Shuttle, and to explore deep space . But these are old concepts that come from a proven technology back into fashion
the day. No technological revolution in sight.
While nothing is really decided about the future of human spaceflight, Switzerland can be a donor of lessons : it is with watches of yesteryear and our know-how that Switzerland has regained momentum in watchmaking. Our friends across the Atlantic have to take our know-how. We always need a smaller than itself. Right ?

dimanche 14 août 2011

Vol Swiss : éclairs hors du cockpit

[ Bermudes, July 26th, 2011, © (rke), english below ] – Triangle des Bermudes, un beau soir d’été, 21h30, heure locale. L’Airbus A340 de Swiss (LX65) vole depuis une heure environ au-dessus de l’Atlantique. Soudain, un gros tas de cumulus s’amoncelle au loin. Loin… de mon hublot, évidemment. Le commandant de bord a pris soin de contourner le gigantesque amas de nuages. Et, de là, un spectacle inoubliable, plutôt rare : les éclairs dans les nuages… à la hauteur des nuages. On y reviendrait. Voici la vidéo.

Photos : rke
Flashes through the cockpit
Bermuda Triangle, a beautiful summer evening, 9:30 p.m. local time. The Airbus A340 (LX65) of Swiss International Airlines flies for about an hour over the Atlantic. Suddenly, a big pile of cumulus piles up in the distance. ... Far from my window, of course. The captain was careful to avoid the giant as clouds. And from there, an unforgettable sight, rather rare : the lightning in the clouds ... the height of clouds. We would come see. Here's the video.

The video

samedi 13 août 2011

Christophe Keckeis et la navette spatiale : « mes poumons ont vibré comme jamais auparavant »

Christophe Keckeis : " Je n'ai jamais ressenti un effet
aussi poignant que le décollage d'une navette ".
- Photos : rke
[ Payerne, August 10th, 2011, © (rke), english below ] – La navette décoller ? Christophe Keckeis l’a aussi observée et… ressentie. Le premier chef de l’Armée suisse en temps de paix élu en 2002 par le Conseil fédéral (auparavant ce choix s’opérait par le chef du Département militaire, DMF) avait assisté aux premières loges, parmi les invités VIP, au lancement de notre astronaute Claude Nicollier. « J’avais les poumons qui vibraient comme jamais de ma vie je n’avais vécu dans ma vie », se souvient-il encore. Pour moi, c’est un honneur, puisque  Christophe Keckeis est aussi un fidèle lecteur de ce blog et, surtout, qu’il a exercé, de 2003 à 2007 la fonction de Commandant de corps de l’Armée suisse.
Aussi président
d'Espace Passion
Licencié en sciences politiques de l’UNIL, pilote puis chef de l’escadre de surveillance, instructeur, capitaine d’escadrille de Mirage IIIS et même pilote d’évaluation pour un nouvel avion de combat, ce Neuchâtelois d’origine a fait avancer l’Armée suisse vers le futur de manière radicale, notamment dans le cadre du développement du plan Armée 2008/2011. De part sa personnalité communicative, objective, son sens de l’humour et sa loyauté de fer, Christophe Keckeis a aussi redoré le blason de l’aviation militaire. Aujourd’hui en retraite militaire, mais pas avionique, il laisse derrière lui une armée qui est en mesure d’accomplir ce qui est attendu d’elle : la sécurité et la liberté pour notre pays.
- Interview complète dans une prochaine édition de :

Christophe Keckeis, 66 ans, préside aussi
le Centre pour le contrôle démocratique des forces
armées à Genève.
Christophe Keckeis and the space shuttle : « I have lungs rattled like never before »
The shuttle take off ? Christophe Keckeishas also been observed and… felt The first head of the Swiss army in peacetime elected in 2002 by the Federal Council (formerly the election was taking place by the head of the Military Department, DMF) was present in the front row, among the VIP guests at the launch of our Astronaut Claude Nicollier. « I had the lungs, which vibrated like never in my life I had lived my life », he says again. For me it's an honor, since Christophe Keckeis is also a faithful reader of this blog and most importantly, he served from 2003 to 2007 according to the corps commander of the Swiss Army.
Degree in political science from the University of Lausanne, then chief pilot of the fleet monitoring, instructor, Captain Squadron Mirage IIIS and even evaluation pilot for a new fighter plane, this young man was born in April 18th, 1945 in Neuchâtel city has advanced the Swiss Army into the future, especially in the development plan 2008/2011 Army. Due to its communicative personality, objective, sense of humor and loyalty of iron, Christophe Keckeis also boost the image of military aviation. Now retired military, but not in avionics, he leaves behind an army which is able to accomplish what is expected of them : security and freedom for the country of Switzerland.

samedi 6 août 2011

Sur Atlas, Juno s’envole de Cap Canaveral sonder la gazeuse Jupiter

Un lancement suivi sur NASA TV HD - Photos : NASA/ULA
[ english below ] - Salut à toutes et à tous. Je reprends la plume et l’objectif (j’ai retrouvé mon Canon EOS 1D Mark IV + objectif 28-300 3.5), pour vous parler, de Suisse, d’une mission qui vous paraîtra peut-être banale : Juno (contraction du nom de la reine des dieux romains). Une sonde qui vient d’être lancée vers Jupiter. Mission : mieux comprendre (à travers son champ magnétique) comment s'est formée cette énorme planète gazeuse. Durée du voyage : 5 ans avec un petit détour vers la Terre en 2013 (l'occasion de tester ses instruments). Jupiter, avec sa flamboyante tache rouge et une masse dépassant celle de l'ensemble des autres planètes, intrigue les astronomes, car elle pourrait bien être la première à s'être formée dans le système solaire.
Rendez-vous le
5 juillet 2016 
Bref, ce n’est pas pour vous conter son histoire que je vous parle (voir plus d’infos ici), mais pour causer de ce lancement parfait (vendredi 5 août à 12h25, Cape Canaveral Air Force Base. 18h25, Suisse). Non plus pour évoquer les moments forts d’un tel décollage, mais pour causer de cette fameuse Atlas V, la fusée qui a lancé Juno. Grosso modo de la taille de la fusée européenne Ariane V (quoique cette dernière est plus cossue), le lanceur US peut  aussi placer différents satellites sur orbite basse (LEO, jusqu’à 2'000 km d’altitude) ou géostationnaire GTO. Les deux lanceurs peuvent injecter jusqu’à 21 tonnes en LEO et 9,6 tonnes en GTO. Ariane est quand même un peu plus cossue -pour envoyer davantage de masse en orbite géostationnaire que la fusée américaine (+ 1,4 tonne).
Un peu jaloux d’Ariane, les Américains ont remis les bouchées doubles vers 1993 pour retrouver leur place sur le marché du lancement de satellites. Cette bonne vieille fusée, qui leur avait servi notamment à lancer l’astronaute John Glenn avec le programme Mercury, a été retapée au goût du jour… de nos jours. Avec, entre autres, des propulseurs d’appoints plus vigoureux et durée rallongée pour la propulsion du 2ème étage. L’affaire semble juteuse, cette fois-ci, car l’United Lauch alliance (ULA), qui exploite ces missions, a réussi 28 tirs, mais loupé partiellement un lancement avec la mise sur orbite trop basse d’un satellite, en 2007.
Bref, l’important n’est pas tellement de savoir qui a lancé la sonde (Européens ou Américains), mais qu’elle soit bien en route pour suivre son petit bonhomme de chemin. - [ August 6, 2011 ] © (rke)

Juno : with solar panels to move it !
- Photos : NASA
On Atlas, Juno flew from Cape Canaveral Jupiter probe
Hello to you all. I take my plume and my lens (I got my Canon EOS 1D Mark IV + 28-300 lens 3.5), to talk, from Switzerland this time, about a mission that you may seem trivial : Juno (a contraction name of the queen of Roman gods). That probe has been launched to Jupiter. Mission : to better understand (through its magnetic field) was formed how the huge gaseous planet. Travel time: 5 years with a side trip to Earth in 2013 (the opportunity to test its instruments). Jupiter, with its flaming red spot and a mass exceeding that of all other planets, astronomers plot, as it could be the first to have formed in the solar system. In short, this does not tell you his story as we speak (see more info here), but you raise this perfect launch (at 12:25 p.m.on Friday, August 5, Cape Canaveral Air Force Base. 6:25 p.m., Switzerland). Not to mention you the highlights of such a departure, but to cause the famous Atlas V rocket that launched Juno. Roughly the size of the European rocket Ariane V (although the latter is more affluent), the launcher can also place various U.S. low-orbit satellites (LEO, up to 2,000 km above sea level) or geostationary GTO. Both launchers can inject up to 21 tons in LEO and 9.6 tons in GTO. Ariane is still a little more upscale, to send more mass into geostationary orbit the rocket U.S. (+ 1.4 tonne).
Juno before the flight
A little jealous of Ariane, the Americans have handed out all the stops around 1993 to find their place in the market launch of satellites. This good old rocket, which had served to launch including astronaut John Glenn with the Mercury program, has been retyped up to date ... today. With, among other things, the boosters more vigorous and extended duration for propulsion of the second floor. The case seems juicy, this time because the United Lauch Alliance (ULA), which operates these missions, managed 28 shots, but missed a part with the launch into orbit too low of a satellite in 2007.
In brief, what matters is not so much about who launched the probe (Europeans or Americans), but it is well on his way to follow his merry way. Not true ? - [ August 6, 2011 ] © (rke)