lundi 21 novembre 2011

Une tour mammouth ressuscite un tracteur et un pas de tir démantelé


Le pas de tir B démantelé revit ! Cette tour attend la future
fusĂ©e habitĂ©e de la NASA, SLS, avec, en son sommet, la capsule Orion !
Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 20th, 2011, © (rke), english below ] –  « C’est quoi lĂ -bas cette drĂ´le de tour Ă  la place de l’ancienne  installation de lancement de la navette ? ». Je pointe du doigt la fun structure pour ĂŞtre sĂ»r de montrer le bon endroit. « C’est la nouvelle plate-forme de la future fusĂ©e habitĂ©e », me raconte un employĂ© du centre spatial Kennedy (KSC) occupĂ© par son job d’accueillir les visiteurs.
  • Ah bon, et c’est pour quand le dĂ©collage ?
  • Oh, pas pour maintenant, dans bien longtemps, me rĂ©pond-il
  • Mais quand ?
  • En tous cas pas avant 2017
  • Quoi ? Autant… de temps
Tout compte fait, c’est juste. Après vĂ©rification, c’est bien LA nouvelle fusĂ©e SLS (destinĂ©e Ă  remplacer la dĂ©funte navette) qui sera Ă©rigĂ©e lĂ -bas. Un lanceur mammouth de la grandeur d’une ancienne Saturne. Mais non, plus haute : 121 mètres ! La nouvelle tour, elle, a donc Ă©tĂ© treuillĂ©e mercredi 16 novembre du VAB au Pas de tir B  Ă  la vitesse d’un escargot (1,8 km/h), sur le cĂ©lèbre tracteur « crawler ». Les tests sont menĂ©s pour voir comment rĂ©agi la tour aux charges brusques lors de son transport, et ce, Ă  des vitesses diffĂ©rentes. Eh, tiens ! Il a fallu manĹ“uvrer sec (Ă  reculons) pour rĂ©ussir Ă  passer le plus gros contour.
Des camĂ©ras 3D ont Ă©tĂ© installĂ©es pour mesurer l’amplitude des mouvements de la tour et pour voir comment elle se tortille. Un montage d’acier qui  va rester nichĂ© lĂ  jusqu’Ă  mi-dĂ©cembre. Puis, la tour sera remisĂ©e dans le VAB.  La NASA va ensuite mandater une sociĂ©tĂ© d’ingĂ©nierie pour adapter le crawler Ă  son nouvel amour de fusĂ©e. Une chenille qui retrouve ainsi une seconde jeunesse !
Quant Ă  moi, je vais guetter un prochain passage de la nouvelle fusĂ©e sur son tracteur-escargot. J’ai le temps… jusqu’en 2017 !

The Pad A no more
shuttle but always
unique.
Photo : rke
A mammoth tower revives a tractor and a launch pad (B) dismantled
« What is there this strange tower in place of the old lauch pad of the shuttle ? ». I target at the fun structure to be sure to show the right site. « That’s the new platform of the future manned rocket », an employee of the Kennedy Space Center (KSC), tells me busy by his job to welcome visitors.
-        Oh, and when id the next takeoff ?
-        Not now, it’s in a long time, he replies
-        But when exactly ?
-        At least not before 2017
-        What ? Much time ...Pffff…
All in all like in the space, it's correct. After verification, it’s the new rocket SLS  (to replace the defunct Shuttle) to be erected there. A launcher mammoth size of an old Saturn. But no, highest: 121 meters ! The new tower has been winched from VAB  Wednesday, November 16 at the shooting range B to a snail's pace (1mile/h) on the famous « crawler ». The tests are conducted to see how the tower response to sudden loads during transport, and at different speeds. Well, well ! We had to maneuver sec (backwards) to successfully pass the largest outline « contour ».
A 3D cameras were installed to measure range of motion of the tower and to see how she squirms. This « montage of steel » will stay tucked there until mid-December. Then the tower will be put away in the VAB. NASA will then appoint an engineering company to adapt the crawler to its lover-rocket. A caterpillar that it found a second life !
As for me, I'll watch the next passage of the new rocket on his tractor-snail. I have time ... up to 2017 !


Pour vous divertir, un petit travelig ou un
tour de tours






Transport de luxe pour p’tit suisse


J'ai le badge vert. Ce n'est
pas une green-card, main une couleur
de journaliste étranger:
Les AmĂ©ricains ne seraient-ils pas
verts ? Ah, non, bleu !
[ Cape Canaveral, November 21th, 2011, © (rke), english below ] –  DĂ©cidĂ©ment, ce n’est Ă  plus rien y comprendre. Alors que pour la prĂ©cĂ©dente mission la plus importante (STS 135), un vol habitĂ©, j’ai obtenu deux passes partout (badges) oĂą je pouvais me rendre seul en voiture au centre de presse, voici que pour MRL-Curiosity (une mission moins prestigieuse), je dois me faire escorter. C’est-Ă -dire transporter !  Chouette, on vient me chercher spĂ©cialement en 4x4 pour m’amener au centre de presse, et ce, tous les jours. C’est comme ça pour les Ă©trangers ! Ben oui, on n’a pas le droit de rouler aux abords du VAB. Mais comme (pour le moment) je suis le seul journaliste hors USA accrĂ©ditĂ©, je me suis vite fait repĂ©rer comme p’tit suisse. Si bien que je commence Ă  connaĂ®tre tout le staff et vice-versa. Quelle chance ! D’autant plus qu’une fois sur place, on me considère au mĂŞme titre qu’un AmĂ©ricain, avec les mĂŞmes avantages. Que demander de mieux ? Bref, me voilĂ  officiellement en piste. Restez en ligne ces prochains jours, j’ai des nouvelles exclusives dans ma sacoche et ma camĂ©ra vidĂ©o.

Little-Swiss luxury carry
Really, it's nothing to be understood. As for the previous most important mission (STS 135), a manned flight, I got two passes everywhere (badges) where I could go alone in the car at the press center, here for Curiosity (a less prestigious Mission ), I must be escorted. That’s to say carry on ! Nice, it picks me up especially in 4x4 to take me to the press center and this… every day. It's like that for foreigners! Yeah, it was not allowed to ride the edge of the VAB. But since (at this time) I'm the only accredited journalist outside the United States, I quickly identified as the little-Swiss. So I begin to know all the staff and vice versa. What luck ! Especially once there, I’m considered just as an American, with the same advantages. What could be better ? In short, I am officially on the trip. Stay online in the coming days, I have exclusive news in my bag and my camera.

dimanche 20 novembre 2011

En avant Mars ! Enfin des sous pour le KSC


Les "une" du Floriday Today :
L'argent va booster le KSC
[ Cape Canaveral, November 20th, 2011, © (rke), english below ] –  En avant Mars ! Et ça repart. Certes, cela n’est pas « encore » l’euphorie des grands jours comme le lancement de la navette habitĂ©e Atlantis en juillet dernier, mais ce tir-lĂ  ne laisse personne indiffĂ©rent… dans le coin. « Tu vas voir la « rocket », ouah, elle est haute ! », s’exclame une vendeuse de Titusville. Ah, Atlas ! C’est la fusĂ©e amĂ©ricaine (concurrente de l’EuropĂ©enne Ariane 5, aussi avec des coiffes suisses en son sommet) qui doit lancer le Mars Rover Laboratory (MRL - Curiosity) ce samedi matin Ă  10h02 locale (16h02, heure suisse). DĂ©collage qui a d’ailleurs Ă©tĂ© dĂ©calĂ© d’un jour pour remplacer une batterie Ă©lectrique du système de vol de la fusĂ©e.
Cela dit, l’envol de Curiosity est très attendu en Floride car il s’agit du plus important tir après la navette. Un lancement prestigieux eu Ă©gard aux prĂ©cĂ©dentes missions historiques telles les sondes Mariner (1971), Viking (1976) ou les cĂ©lèbres robots Spirit ou Opportunity (2004). La presse fait d’ailleurs sa « une » depuis plusieurs jours (voir images ci-contre) sur le sujet et ne manque pas de ressasser les problèmes budgĂ©taires, sans cesse Ă  la baisse. Cependant, une bonne nouvelle est venue du cĂ´tĂ© des politiciens qui ont entĂ©rinĂ© un budget de 484 millions de dollars pour moderniser les installations du Centre spatial Kennedy (Kennedy Space Center, KSC) en vue d’accueillir notamment le prochain gros lanceur de vols habitĂ©s. Dans ce dessein, les travaux ont dĂ©jĂ  bien commencĂ© (quelle avance !) avec la mise en place d’une nouvelle tour sur le pas de tir B dĂ©mantelĂ© rĂ©cemment. Je vous en reparle tantĂ´t. Ça va booster !

Florida Today :
already have pages about
MRL - Curiosity
Mars attack ! Go to money for KSC
March attack begins. Well, almost. Of course, this is not « yet » the euphoria of the big day as the launch of the shuttle Atlantis in the last July, but this shoot to space there leaves no one indifferent ... in the Space cost of Florida. « You'll see the «  rocket », wow, it’s a high engine ! » exclaims a saleswoman of Titusville. Ah, Atlas! It's the American rocket (competitor of the European Ariane 5, also with a cap Swiss on the top).  Atlas must launch the Mars Rover Laboratory (MRL - Curiosity) on this Saturday morning (Nov. 26) at 10:02 local (4:02 p.m. Swiss time). A lift-off also been shifted by one day to replace an electric battery system of the rocket.
However, the flight of Curiosity is expected in Florida because it’s the most important shot after the shuttle. It’s a prestigious launch missions with regard to previous history such probes Mariner (1971), Viking (1976) or the famous robots Spirit and Opportunity (2004). The press makes also many « first page » (see below) about MRL and does not fail to dwell on the budget problems, constantly decreasing. However, a good news came from politicians front who have approved a budget of $ 484 million to upgrade facilities at Kennedy Space Center (KSC) to host the next big such launcher manned flights. For this purpose, work has already begun (what feed ! ) with the introduction of a new tower on the launch Pad B dismantled recently. I get back to that subject earlier. It will boost!

samedi 19 novembre 2011

Voler en Rolls-Royce avec Swiss : bof !


En vol avec l'A330-300 de Swiss

[ Miami, November 18th, 2011, © (rke), english below ] –   La compagnie aĂ©rienne Swiss a mis en service rĂ©cemment de nouveaux Airbus sur sa liaison sans escale Zurich-Miami. Le mĂŞme avion en longueur et envergure, mais avec une motorisation qui se voit au premier coup d’Ĺ“il. La version d’avant, l’A340-300,  possède quatre moteurs double flux (CFM56-5C4/P, de General Electric-SNECMA). L’avion actuel sur la ligne, l’A330-300, dispose de « seulement » deux moteurs de type Rolls-Royce Trent 772B EP. Ouah, la classe, on vole en Rolls ! Bof, pas tant que ça. A proportion Ă©quivalente, le cĂ©lèbre fabricant britannique de luxe de moteurs autos vend davantage de « propulseurs des airs » que ne construit d’autos. Donc, il n’est pas rare de planer en Rolls au 7ème ciel que sur la route. Beaucoup d’avionneurs choisissent la marque anglaise par forcĂ©ment au niveau de la fiabilitĂ© mais aussi de sa construction, moteurs plus poussifs et moins gourmands en kĂ©rosène.
L'A330-300 : 236 sièges


Bref, cela ne veut pas forcĂ©ment dire qu’on y est mieux en Rolls-Swiss (A330-300), qu’en Airbus A340(CFM). D’abord, parce que a grandeur Ă©gale les deux jets commerciaux transportent davantage de passagers. Paradoxe, la gamme plus petite A330 comprend 236 sièges (en 3 classes), tandis que l’A340, 219 « fauteuils » ! ForcĂ©ment, on y est donc plus serrĂ©s ! Sans compter la vitesse en vol. La nouvelle version de Swiss atteint 20km/h de moins (880 km/h) en croisière que l’ « ancien » avion en service. Ce qui Ă©videmment peut rallonger le vol. Est-ce pour cela que je me suis senti plus Ă  l’Ă©troit dans ce nouveau jet bourrĂ© Ă  craquer, mĂŞme en basse saison, ce mi-novembre ?

Rolls-Royce flying with Swiss International Airlines : bof !
The A340-300 : 219 sets
The Swiss International Airlines (short : Swiss) has recently operated a new Airbus on its non-stop airline Zurich-Miami. It’s the same aircraft (length/wingspan), but with a different engine which can be seen at first look. The prior version of the A340-300 includes four turbofan engines (CFM56-5C4/P, General Electric and SNECMA). The current plane on this airline ZH-Miami, the A330-300, has « only » two type engines Rolls-Royce Trent 772B EP. Wow, what a class flying ! Bof, well, not so much. A similar proportion, the renowned British manufacturer of luxury motor cars sells more « propellants tunes » that does not build cars. So it’s not uncommon to plane in the 7th sky-Rolls than the road. Many plane-manufacturers choose the English brand, not necessarily by the level of reliability, but also for its construction : engines more sluggish and less greedy in kerosene.
In short, this does not necessarily mean that it’s better with Swiss-Rolls (A330-300), that Airbus A340 (CFM). First, because an equal-size commercial jet embark more passengers. Paradox, the range smaller A330 includes 236 seats (in 3 classes), while the A340, 219 seats ! Inevitably, there is « crowded » ! Besides the speed in flight. The new version airplane of Swiss reached 20km/h less (880 km / h) cruising the « old » aircraft to service. Which of course can extend the flight. Is the reason that why I felt more cramped in the new jet stuffed crack (even in low season), this mid-November ?

Video : the new GPS computer graphics 
in the Airbus A330-300, for each passenger



dimanche 2 octobre 2011

La NASA pas si nase que ça !

SLS, le nouveau lanceur de la NASA :
un bout de navette, un bout de Sature
et un bout d'Apollo. Mais pas du rafistolage.
- Photos : NASA
[ Paris Nord-Villepinte, October 2th, 2011, © (rke), english below] – Ă€ travers la plume pertinente et compĂ©tente (ce qui est plutĂ´t rare sur le web dans ce domaine) de mon confrère Serge Brunier, celui-ci dĂ©cortique le nouveau projet SLS, en y expliquant les tenants et aboutissants. Surtout, les non-aboutissants, puisque : pas de but ! Voici, en revanche, mon analyse, davantage optimiste et tout aussi rĂ©aliste.
Connaissant bien la NASA et sa philosophie (par mon vĂ©cu « in situ "), je pense qu’elle fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle reçoit, croyant faire au mieux. Disons que l’agence est Ă  l’image de la dĂ©gradation du pays et que, dans ce sens, on ne peut la blâmer. 

Faites de l’espace, pas la guerre 
Les milliards consacrĂ©s au projet navette ? Une peccadille, par rapport au colossal budget militaire annuel de la dĂ©fense US. L’argent investi en cet engin spatial ailĂ© a permis aux ingĂ©nieurs de l’Ă©poque (toujours dans les annĂ©es septante) de doper l’innovation dont le concept de l’engin est tout de mĂŞme rĂ©volutionnaire : dĂ©part comme une fusĂ©e et retour comme un avion, moteurs coupĂ©s. Au contraire, si les budgets avaient Ă©tĂ© plus importants, cela aurait aussi peut-ĂŞtre aidĂ© Ă  concevoir des avions civils (ou militaires) plus efficients en Ă©nergie. Ou une navette toujours plus sĂ»re. C’est sans compter aussi l’extraordinaire polyvalence de la navette : emport de lourdes et diverses charges, maniabilitĂ© dans l’espace, rentrĂ©e sur une piste « at home », dĂ©veloppement de nouveaux concepts aĂ©ro-spatiaux, etc. Certes, il y a eu deux catastrophes shuttle (Challenger en janvier 1986 et Columbia en 2003), mais ses quatorze astronautes ne sont pas morts pour rien. Après coup, la navette a Ă©tĂ© amĂ©liorĂ©e. C’est Ă  ce moment-lĂ  que les instances budgĂ©taires (le gouvernement US) auraient dĂ» allouer encore plus de deniers pour la sĂ©curitĂ©. Et pas seulement colmater la fusĂ©e. En outre, si la navette avait continuĂ© de voler, je reste persuadĂ© que peu d’astronautes (voire pas un) n’auraient refusĂ© d’embarquer, malgrĂ© les risques encourus.

ILS, c'est un peu le programme Constellation revu
et corrigĂ©. Il va bien falloir retourner la Lune
avant d'atteindre Mars ou un astéroïde.
Incitateur d'innovation 
A mon avis, le domaine spatial ne devrait pas trop s’affranchir de contraintes Ă©conomiques, sachant bien que ce secteur n’est de toute façon pas rentable, surtout avec un engin en aile delta, mĂŞme si, Ă  l’Ă©poque (annĂ©es septante), on y croyait… Ă  cette rentabilitĂ©. Le spatial doit ĂŞtre un incitateur d’innovation, un promoteur de R&D et un moyen de rĂŞver. C’est cela qu’il faut faire comprendre aux AmĂ©ricains. C’est pourquoi, le projet ILS de la NASA, n’est pas si dĂ©nuĂ© de sens qu’il n’y paraĂ®t. Ce nouveau moyen de transport tient compte de technologies Ă©prouvĂ©es (donc plus sĂ»res) avec les moyens du bord, comme on dit. Pas de destination ? Pas de but, vraiment ? Le jour oĂą un astĂ©roĂŻde foncera sur nos tĂŞtes, on se sera bien gardĂ© de critiquer le projet. Parce que si l’on veut aussi poser un homme sur un astĂ©roĂŻde, c’est bien pour essayer hypothĂ©tiquement de sauver l’humanitĂ© d’une catastrophe, en dĂ©viant l’objet.
Conseils de p’tit Suisse Je ne suis pas payĂ© ni sponsorisĂ© par la NASA (au contraire, je dĂ©bourse de ma poche pour mes reportages) pour ainsi accrĂ©diter ses desseins. Mais je suis sĂ»r que je n’aurais aucune difficultĂ©, en tant que petit Suisse, Ă  dĂ©montrer que l’Ă©nergie investie en cet avion-spatial, ne l’a pas Ă©tĂ© Ă  nĂ©ant. Surtout Ă  ce grand ado qu’est l’AmĂ©ricain, toujours un peu naĂŻf pour croire aux rĂŞves les plus fous. Alors, quand est-ce que vous investissez pour le spatial ?
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ILS : a similar launch PAD like shuttle/Apollo reviewed
and corrected. But it's not tinkering !
- NASA Images
NASA is no snub so that
Through a relevant and competent writer-pen (which is rare on the web in this time) of my colleague Serge Brunier,  he dissects the new project of SLS,  explaining the current and perspectives deals. Here, however, my analysis, more optimistic and just as realistic. Familiar with the NASA and philosophy (by my experience « in situ »), I consider it does what it can with what it receives, do our best thinking. The agency is in the image the degradation of the U.S. and in this sense, we can't blame it.

Make space, not war
The billions spent on the project shuttle ? A trifle, compared to the huge annual military budget of Defense. Money invested for this winged spacecraft allowed engineers of the time (always in the seventies) to boost innovation in which the concept of the machine isstill revolutionary departure like a rocket and return as a aircraft engines off. On the contrary, if the budget had been larger, it wouldperhaps also helped to design civil aircraft (or military) than fuel. Or shuttle always safer. Not to mention also the extraordinaryversatility of the shuttle : carrying heavy loads and various, maneuverability in space, back on track « at home », development of new concepts aero-space, etc.. Certainly, there have been two shuttle disasters (Challenger in January 1986 and Columbia in 2003), but its fourteen astronauts did not die for nothing. In retrospect, the shuttle has been improved. It was at that time that the fiscal authorities (the United Statesgovernment) should have allocated even more money for security. And not just fill the rocket. In addition, if the shuttle would have continued to fly, I remain convinced that some astronauts (see no one) would have refused to board, despite the risks. 

Provider for innovation
In my opinion, the space should not be too overcome economic constraints, knowing that this sector is not profitable anyway, especially with a delta wing craft, although at the time (the seventies ), we believed this ... profitability. The space should be an provider for innovation, a promoter of R & D and a means to dream. This is why we must make clear to Americans. Therefore, the ILS project of NASA, is not so meaningless it seems. This new means of transport allows for proven technologies with the meansat hand, as they say. No destination? No purpose, really ? The day an asteroid will darken over our heads, we will be careful not tocriticize the project. Because if you also want to ask a man on an asteroid, it’s hypothetical to try to save humanity from a disaster, deflecting the object.
 
Big advices of a little Switzerland’s boy
I am not paid or sponsored by NASA (on the contrary, I pay out of my pocket for my trips) and to certify his designs. But I'm sure I would have no difficulty to show that the energy invested in this aircraft-space has not been a void. Especially for this great teen what the American is, still a bit naive to believe the crasy dreams. So, when do you invest for the space ?

lundi 22 août 2011

La laborieuse reconversion des vols habités

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SE/RTS - Page 20
Grimentz (VS), August 23th 2011, © rkeenglish below ]  – Le cocorico amĂ©ricain a fini de carillonner ses prouesses après trente annĂ©es de service de ses navettes  spatiales. DĂ©sormais, une nouvelle course est lancĂ©e aux USA, commerciale celle-lĂ , pour dĂ©terminer qui  va transporter les futurs astronautes en orbite, ou, mĂŞme si le projet n’est qu’hypothèse, en des contrĂ©es  sidĂ©rales plus lointaines : sur un astĂ©roĂŻde, la Lune ou Mars. Premier nouveau vol habitĂ© autour de la Terre,  si tout va bien, vers... 2017.


Article complet sur Swiss Engineering RTS (AoĂ»t 2011) - PDF : cliquez ici



The laborious conversion of spaceflight

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SE/RTS - Page 21
Document *.jpg
SE/RTS - Page 22
The American crow has finished ringing prowess after thirty years of service of its space shuttles. Now a new race is on the United States, commercial this one, to determine who will carry future astronauts in orbit, or even if the project is a hypothesis, in the sidereal regions more distant: on an asteroid, the Moon or Mars. First new manned flight around the Earth, hopefully, to ... 2017.



Editorial : la navette et le savoir-faire helvétique


[ Grimentz (VS), August 22th 2011, © rke, english below ]  – Après trente ans de bons et loyaux ser­vices, la navette spatiale amĂ©ricaine est mise au rancart. Avant de retrouver un moyen de transport national, les spatio­nautes US vont embarquer pendant cinq ans dans des fusĂ©es russes Soyouz. Frustrant. C’est comme si notre pays confiait la fabrication de ses montres haut de gamme aux Japonais, avant d’in­venter une meilleure montre high­tech. Difficile d’imaginer Ă©voluer sainement, car il n’y a pas de repères prĂ©cis et d’objectifs clairs Ă  atteindre. Ce manque d’ambition n’est pas de la nature des AmĂ©ricains. Certes, des projets sont en cours pour remplacer la dĂ©funte navette, puis pour explorer l’espace lointain. Mais ce ne sont que d’anciens concepts issus d’une technologie Ă©prouvĂ©e remise au goĂ»t du jour. Pas de rĂ©volution technologique en vue.
MĂŞme si rien n’est encore vĂ©ritablement dĂ©cidĂ© quant Ă  l’avenir des vols habitĂ©s, la Suisse peut ĂŞtre donneuse de leçons : c’est avec nos montres d’antan et notre savoir ­faire que la Suisse a retrouvĂ© un Ă©lan en horlogerie. Nos amis d’Outre­ Atlantique n’ont qu’Ă  en prendre de la graine. On a toujours besoin d’un plus petit que soi. Pas vrai ?


Editorial : the shuttle and the know-how Helvetic
After thirty years of loyal services, the U.S. space shuttle is mothballed. Before returning to a national transportation, the astronauts US will board for five years in the Russian Soyuz rockets. Frustrating. It is as if our country entrusted the manufacture of its high-end watches to the Japanese prior to invent a better show in high-tech. Hard to imagine a healthy move, because there are no clear benchmarks and clear objectives to achieve. This lack of ambition is not the nature of Americans. Of course, plans are underway to replace the defunct Shuttle, and to explore deep space . But these are old concepts that come from a proven technology back into fashion
the day. No technological revolution in sight.
While nothing is really decided about the future of human spaceflight, Switzerland can be a donor of lessons : it is with watches of yesteryear and our know-how that Switzerland has regained momentum in watchmaking. Our friends across the Atlantic have to take our know-how. We always need a smaller than itself. Right ?

dimanche 14 août 2011

Vol Swiss : éclairs hors du cockpit

[ Bermudes, July 26th, 2011, © (rke), english below ] – Triangle des Bermudes, un beau soir d’Ă©tĂ©, 21h30, heure locale. L’Airbus A340 de Swiss (LX65) vole depuis une heure environ au-dessus de l’Atlantique. Soudain, un gros tas de cumulus s’amoncelle au loin. Loin… de mon hublot, Ă©videmment. Le commandant de bord a pris soin de contourner le gigantesque amas de nuages. Et, de lĂ , un spectacle inoubliable, plutĂ´t rare : les Ă©clairs dans les nuages… Ă  la hauteur des nuages. On y reviendrait. Voici la vidĂ©o.

Photos : rke
Flashes through the cockpit
Bermuda Triangle, a beautiful summer evening, 9:30 p.m. local time. The Airbus A340 (LX65) of Swiss International Airlines flies for about an hour over the Atlantic. Suddenly, a big pile of cumulus piles up in the distance. ... Far from my window, of course. The captain was careful to avoid the giant as clouds. And from there, an unforgettable sight, rather rare : the lightning in the clouds ... the height of clouds. We would come see. Here's the video.

The video