lundi 2 avril 2018

NASA SpaceX CRS-14 – Lancement de Falcon 9 CRS-14, mes premières images

NASA SpaceX CRS-14 – Launch (April 2, 4:30 pm) of Falcon 9 CRS-14, my first pictures.






NASA SpaceX CRS-14 – À cause d’une vis perdue, tout a bien failli capoter. Mes photos à distance, évidemment, pas la fusée

Bonjour. Finalement, après ma vis perdue,
j'ai quand même pu monter mon équipement.
- photo : Rob van Mackelenbergh
[Cape Canaveral, Florida, April 2, 2018, rke – English below] – Remote, cela veut dire à distance, donc de la photographie à distance. Pour arriver sur site au pied de la fusée et y poser son matériel, c’est déjà toute une aventure. Mis à part être bien préparé, comme, me semble-t-il, je l’ai été, encore faut-il jongler avec les bons réglages et le tempo. Il a fallu que je perde une vis du trépied (un raccord qui permet d’accrocher l’appareil) de l’ancienne lunette astronomique de mon beau-frère, Patric Derivaz (qui me l’a offert) pour j’aie un peu été perturbé par mes réglages. Je suis toujours un peu jaloux des équipements de mes collègues expérimentés, eux. Je ne devrais pas.

Cela va tenir ?
J’ai pris une bonne demi-heure pour régler mon attirail avec le trépied de secours (un deuxième que je devais utiliser pour photographier le décollage au loin). Finalement, j’ai pu fixer le tout (appareil et capteur de sons) dans l’espoir qu’un oiseau ne va pas se poser sur ma boîte qui protège l’équipement. Eh oui, cela ne semble pas tenir solidement. De plus, je viens de voir que mon Hub de cartes photo a subi un choc (voir image ci-contre). Heureusement, ce n’est que ça ! 

Les photographes sur site. – Photo : rke
NASA SpaceX CRS-14 – Because I lost a screw, everything nearly failed. My remote photo, obviously. Not the rocket
Houston, I had a problem.
A better equipment of a colleague.
[Cape Canaveral, Florida, April 2, 2018, rke– In remote photography, to arrive on site at the foot of the rocket and to put his hardware, it is already an adventure. Besides being well prepared, as I seem to have been, it is still necessary to juggle the right settings and the tempo. I had to lose a tripod screw (a fitting that hooks the camera) from my brother-in-law's old telescope, Patric Derivaz (who offered it to me) for a bit been disturbed by my settings. I am always a little jealous of the equipment of my experienced colleagues. I should not. I took a good half hour to adjust my equipment with the emergency tripod (a second one I had to use to photograph the takeoff of Falcon). Finally, I was able to fix everything (camera and sound sensor) in the hope that a bird will not land on my box that protects the equipment. Yes, that does not seem to hold fast. So, I have just seen that my hub of photo cards has suffered a shock (see image opposite). Fortunately, it's only that! 

NASA SpaceX CRS-14 – Dragon va à la pêche aux satellites !

A la pêche, comme on jette un filet, voilà une
manière de capturer un satellite. L'une des quatre expériences
qui seront tentées en réel dans l'espace.
- Photo : NASA
[Cape Canaveral, Florida, April 1, 2018, rkeEnglish below] – Quelle belle fête pascale. Assister « in situ » le jour de Pâques à un briefing habituel avant un décollage sur les expériences scientifiques embarquées dans la capsule Dragon est très appréciable. On a donc eu droit cet après-midi au traditionnel exposé baptisé « What’s on Board » au cours duquel les intervenants ont parlé de biotechnologies, en vue de produire des médicaments plus efficaces et moins chers sur Terre. Le climat a aussi été évoqué avec les orages violents dans la haute atmosphère. Une plateforme multi-usage à capacité variable (MVP) vaservir de nouveau banc d'essai à bord de la station spatiale, capable d'accueillir six modules d'expériences distinctes avec des échantillons tels que des plantes, des cellules, des protéines et des mouches et… des fruits ! Eh, oui… Il y aura même une expérience sur la croissance des aliments dans l’espace.
Bref, il nous a fallu attendre jusqu’à la conférence de presse suivante, celle de SpaceX, pour enfin connaître (à travers une courte vidéo) comment fonctionne le satellite RemoveDEBRIS.

RemoveDEBRIS : le plus grand satellite déployé depuis l'ISS
Il s’agit donc une mission d'enlèvement des débris actifs (ADR) dirigée par le Centre spatial de Surrey à l'Université de Surrey et cofinancée par la Commission européenne et ses partenaires.  Cette plate-forme satellitaire a été conçue et fabriquée par le Surrey Satellite Technology (SSTL) à Guildford (Royaume-Uni). Elle déploiera quatre technologies d'élimination des débris spatiaux et deux CubeSats cibles. RemoveDEBRIS, qui mesure environ un mètre cube, a une masse de vol inférieure à 100 kg et devrait être le plus grand satellite déployé depuis l'ISS à ce jour. Il sera livré dans une boîte à l'ISS où il sera déballé par les astronautes et attaché à un socle pour le déploiement en utilisant le système de manipulateur robotique du module d'expérimentation japonais, qui a été développé par JAXA.
Salutations du centre de presse.
- Photo : Rob van Mackelenbergh
Une fois en orbite, les expériences ADR à bord du vaisseau spatial pourront être entreprises. Dans la première des deux expériences de capture, un filet sera déchargé sur l'un des cubesats cibles déployé pour démontrer la capture nette dans l'espace. La deuxième expérience de capture verra un harpon lancé sur une plaque-cible déployable, faite de matériaux de panneaux satellites représentatifs – ce sera la première capture de harpon en orbite.
La troisième expérience implique une navigation basée sur la vision en déployant le second cubesat et en démontrant la navigation par rendez-vous en utilisant des caméras et un LiDaR. Enfin, le vaisseau spatial RemoveDEBRIS déploiera une grande dragsail (sorte de grosse couverture) pour accélérer la désorbitation, où elle brûlera à mesure qu'elle pénètre dans l'atmosphère terrestre.

Financé par l'UE, mais pas l'ESA
RemoveDebris est une mission à bas coût financée conjointement par la Commission européenne (UE) et 10 partenaires. Le Centre spatial de Surrey (Université de Surrey) dirige le consortium. Le consortium se compose de : Airbus, la deuxième plus grande entreprise spatiale au monde ; le Groupe Ariane (France); Surrey Satellite Technology Ltd, leader mondial des petits satellites (Royaume-Uni); Innovative Solutions In Space (Pays-Bas); CSEM (Suisse); Inria (France); Université de Stellenbosch (Afrique du Sud). Neuchâtel est donc impliqué dans ce projet et je vous en expliquerai les tenants et aboutissants dans une prochaine news.

More info about RemoveDEBRIS : click here
Sur la Station spatiale internationale ISS, la plate-forme satellitaire RemoveDEBRIS (à droite),
va catapulter deux nano-satellites. Le but : essayer de les rattraper ! - La Suisse veille au grain.
On ISS, the RemoveDEBRIS satellite platform (right) will catapult 2 nano-satellites.
Mission : try to catch up !  Photo : NASA TV
Dragon has loaded experiments to harp satellites. Like fishing!
[Cape Canaveral, Florida, April 1, 2018, rke] –What a beautiful Easter holiday. Attend "in situ" on Easter day at a usual briefing before taking off on the scientific experiments embedded in the Dragon capsule is very appreciable. So, this afternoon, we had the traditional "What's on Board" presentation, where speakers talked about biotechnology, with a view to producing more effective and less expensive drugs on Earth. The climate has also been evoked with violent storms in the upper atmosphere. A multi-purpose variable capacity (MVP) platform will serve as a new test bed aboard the space station, capable of accommodating six distinct experiment modules with samples such as plants, cells, proteins and flies and ... fruits! Yeah... There will even be an experiment on the growth of food in space.
My Dutch colleague, Gerard van de Haar is there... Photo : rke
So, we had to wait until the next press conference, briefing of SpaceX, to finally know (through a short video) how the satellite RemoveDEBRIS. It’s is an Active Debris Removal (ADR) mission which is led by the Surrey Space Centre at the University of Surrey and co-funded by the European Commission and partners.
The RemoveDEBRIS satellite platform was designed and manufactured by SSTL in Guildford UK, and it will fly four space debris removal technologies and two target CubeSats. The platform, which is approximately one meter cubed, has a flight mass of less than 100 kg and is due to be the largest satellite deployed from the ISS to date. It will be delivered in a box to the ISS where it will be unpacked by the astronauts and attached to a slide table for deployment using the Japanese Experiment Module Robotic Manipulator System, which has been developed by JAXA.
... and the other one, Rob van Mackelenbergh, too. - Photo : rke
Once in orbit, the ADR experiments on board the spacecraft will be performed.  In the first of two capture experiments, a net will be discharged at one of the deployed target CubeSats to demonstrate net capture in space.  The second capture experiment will see a harpoon launched at a deployable target plate made of representative satellite panel materials – the first harpoon capture in orbit.  The third experiment involves vision-based navigation by deploying the second CubeSat and demonstrating rendezvous navigation using cameras and a LiDaR.  Finally, the RemoveDEBRIS spacecraft will deploy a large drag sail to speed de-orbit, where it will burn up as it enters Earth’s atmosphere.
Et voilà mon 2e badge.
RemoveDebris is a low-cost mission funded jointly by the European Commission (EU) and 10 partners. Surrey Space Centre (University of Surrey) leads the consortium. The consortium consists of: Airbus, the world’s second-largest space company; Ariane Group (France); Surrey Satellite Technology Ltd, the world leader in small satellites (UK); Innovative Solutions In Space (Netherlands); CSEM (Switzerland); Inria (France); Stellenbosch University (South Africa).
Neuchâtel is involved in this project and I will explain the ins and outs in a next news.

samedi 31 mars 2018

NASA SpaceX CRS-14 – alors Tiangong-1 fonce la Terre, Falcon 9 s’attaque aux débris spatiaux

Tiangong-1 a aussi une chance de tomber sur la tête des Américains. Mais c'est minime. C'est plutôt un
déferlement comme l'indique le Florida Today de ce 31 mars 2018.
Rrrrrr. Après une longue heure d'attente dans ma voiture,
j'ai enfin pu obtenir mon accréditation. Ici au 1er badge office
devant la fusée Mercury Redstone.
After a long wait in my car, I finally got my accreditation like
here in front on the 1st badge office on the parking near
the Mercury Redstone rocket.
Cape Canaveral, Florida, March 31, 2018, rke– English below] – Après un petit couac administratif, j’ai enfin pu obtenir mon 1er badge essentiel pour être accrédité. Le 2e me sera remis demain, jour de Pâques pour assister à la conférence de présentation des missions scientifiques à propos du 14e cargo, truck de l’espace en route pour la Station spatiale internationale (ISS). Ce lancement revêt une importance particulière en marge de la chute de la station chinoise Tiangong-1, dont on ne l’attend pas forcément du côté américain. Mais quand même. Voir Floriday Today ci-contre.
La fusée SpaceX Falcon 9 livrera en effet ce lundi de Pâques 2 avril le satellite RemoveDEBRIS à la Station spatiale internationale, où il sera déployé, via le système NanoRacks Kaber, pour mener une série d'expériences de démonstration des technologies rentables utilisables pour observer et capturer les débris spatiaux. En fait, c’est la raison pour laquelle je me suis rendu à nouveau à Cap Canaveral – je ne pouvais en effet pas laisser passer l’occasion en tant que Suisse de voir un lancement un petit peu made in Switzerland. 
As I wrote on March 16, 1979 (I was 22), the American
laboratory Skylab (a space station, too and 10 times larger
than Tiangong-1) was also unlikely to fall on our heads.
And it fell into the water.
Article by the Newspaper Le Démocrate became
Le Quotidien Jurassien (North of Switzerland, French
side)

Comme je l'avais écrit le 16 mars 1979 (j'avais 22 ans),
le laboratoire américain Skylab (10 fois plus grand que
Tiangong-1) avait aussi peu de chance de nous tomber
sur la tête. Et il est tombé dans l'eau...
Article du Démocrate, devenu Le Quotidien Jurassien en 1998. 

Au pied de la fusée, lundi
Deuxième raison pour laquelle je suis là, c’est pour pouvoir enfin poser mon trépied et mon vieux boîtier Canon 40D (d’il y a dix ans), au pied de la fusée. Comme j’ai oublié mon vieil objectif qui s’adapte avec, je dois utiliser mon EF 16-35 grand-angle presque neuf. Puis j’ai dû trouver une boîte de protection de mon appareil – normal, avec la fusée qui décolle tout près, ça chauffe ! J’ai bidouillé (et éreinté) une boîte en sagex de cuisine achetée chez Publix et je l’ai capitonnée de papier d’aluminium. Oh, ça va, mes collègues photographes américains ! On ne se moque pas. Après tout, je viens de loin, de Suisse, et je n’ai pas la possibilité de m’équiper aussi bien que les résidents. En plus, sur les conseils avisés de mon collègue photographe Daniel Michon de Cornaux, j’ai dû me faire envoyer à mon hôtel floridien un capteur de sons pour le déclenchement des photos (MIOPS). Encore faudra-t-il régler la sensibilité acoustique pour éviter qu’un moustique fasse clic-clac et passant devant l’objectif. Je compte sur un autre collègue (Canadien) Don Hladiuk, pour m’aider. Si je loupe les images, j’aurais de toute façon l’occasion d’en prendre, soit du haut du building VAB, soit le long de la lagune de la NASA Causeway, chemin le plus proche à vue d’œil du décollage de Falcon. C’est déjà ça !
You can follow the trajectory of the Chinese space station Tiangong-1 on: www.aerospace.org
Vous pouvez suivre la trajectoire de la station spatiale chinoise Tiangong-1 sur : www.aerospace.org
NASA SpaceX CRS-14 – As Tiangong-1 falls on Earth, Falcon 9 attacks space debris
L'événement est passé presque inaperçu en Amérique. Pourtant, SpaceX a lancé avec succès le 30 mars une fusée Falcon avec un satellite Iridium, réseau mondial de communication pour suivre des navires et des avions en temps réel.
C'était le 5e satellite de cette constellation, mais lancé de Vandenberg, en Californie. - Photo : SpaceX 
I'm waiting for my badge... with a bird. Below.
[Cape Canaveral, Florida, March 31, 2018, rke] - After a little administrative quack, I finally have my first badge essential to be accredited. The 2nd will be given to me tomorrow, Easter day to attend the « What’s on Board science briefing » conference of scientific missions about the 14th freighter space truck « en route » to the International Space Station (ISS). This launch is of particular importance in the margin of the fall of the Chinese station Tiangong-1, which one does not necessarily expect on the American side. But even. See Florida Today below cons.
The SpaceX Falcon 9 rocket will propel and deliver the RemoveDEBRIS satellite to the International Space Station, where it will be deployed, via the NanoRacks Kaber system, to conduct a series of experiments that will demonstrate cost effective technologies that can be used to observe and capture space debris. So, that's why I went to Cape Canaveral again - I could not miss the opportunity as a Swiss to see a launch a little bit made in Switzerland.

Near Falcon, Monday
The second reason I'm here is to be able to finally put my tripod and my old Canon 40D (from ten years ago), at the foot of the rocket. As I forgot my old lens that fits with, I have to use my almost new EF 16-35 wide-angle lens. Then I had to find a box of protection for my device - normal, with the rocket which takes off nearby, it heats! So, I tinkered a kitchen sagex box bought from Publix and I wrapped it with foil. Oh, don’t laugh at me my American colleagues! After all, I come from far away, from Switzerland, and I do not have the opportunity to equip myself as well as the residents. Moreover, on the advice of my Swiss colleague photographer Daniel Michon, I had to order to my hotel in Florida a sound sensor for triggering photos (MIOPS). It will still be necessary to adjust the acoustic sensitivity to prevent a mosquito “click-clack Kodak” photo and passing in front of the lens. I expect another colleague (Canadian) Don Hladiuk to help me. If I miss my images, I would have the opportunity to take any of them, either on the top of the VAB building, or along the NASA Causeway lagoon, the nearest road at eyesight of Falcon liftoff. It's already that! 

mercredi 28 mars 2018

NASA/SpaceX CRS-14 : pour Pâques, une fusée de Musk part à l’assaut d’objets qui nous tombent sur la tête. Composants suisses à bord

Petits lapins en peluche vu du magasin : Publix
- Photo : rke (Photo volontairement retournée)
Mon départ de Zurich. - Photo : rke
[Cape Canaveral, Florida, March 28, 2018, rke English below] – Mes chers lectrices et lecteurs, surtout lectrices. Après avoir passé Noël, puis le début de l’année (CRS-13, Iridium, Zuma), puis février (Falcon Heavy) au pays des fusées, me revoilà pour Pâques, à nouveau en Floride. C’est la première fois que je passe deux fêtes de suite aux USA. J’ai donc à nouveau pris ma compagnie préférée Edelweiss Air de Zurich et pour la première jusqu’à Orlando. 10 heures de vol non-stop. Mais qu’est-ce que c’est pratique !
Pourquoi je suis là ? Parce que le petit lapin de Pâques va nous tomber sur la tête et que la fusée de Musk va aller à son secours. Non, je plaisante ! En fait, la station céleste chinoise Tiangong-1 doit rentrer dans l’atmosphère, à peu près au moment où la fusée de Musk – lancement lundi de Pâques – envoie un cargo à la station spatiale internationale (ISS) dans lequel il y a d’importants composants suisses. Deux événements de circonstance dont on va beaucoup reparler ! Donc, suivez-moi et merci de votre fidélité.
C'est cette station chinoise, Tiangong-1, un peu plus grande qu'un qui va nous tomber dessus. -
 Photo : Business Insider  (Photo volontairement retournée)
NASA / SpaceX CRS-14: For Easter, a Musk’s rocket goes to storm of objects that fall on our heads. Swiss components on board
First static fire test seen from Titusville. Premier test ce jour du premier étage de Falcon 9. - Photo : rke
Mon arrivée à Orlando.
- Photo : rke
Le Florida Today annonce
le retard d'une année du télescope
James Webb.
Encore !
[Cape Canaveral, Florida, March 28, 2018, rke] - My dear readers, especially female readers. After spending Christmas, then the beginning of the year (CRS-13, Iridium, Zuma), then February (Falcon Heavy) in Cape Canaveral, I'm back for Easter, again in Florida. I spend for the first two Catholic consecutive holidays in the USA. So I took my favorite Edelweiss Air company from Zurich again and for the first time to Orlando. 10 hours non-stop flight. That's something very practical!
Ma Ford Edge pour ce trip.
 Photo : rke
Why am I here? Because the little Easter bunny is going to fall on our heads and Musk's rocket is going to help him. No, I am just kidding! In fact, the Chinese celestial station Tiangong-1 must enter in the atmosphere nearly at the moment when the Falcon 9 rocket - launch Monday Easter - sends a cargo to the International Space Station (ISS) in which there are important Swiss components. Two special events that we will talk about a lot again! So follow me and thank you for your fidelity.

mardi 13 février 2018

Guide suisse au Kennedy Space Center (KSC) : Laura et Pierre, fans d'Atlantis

Laura Kucman et Pierre Barthe devant la vrai navette Atlantis. Cliquez aussi ici - Photo : rke
 Laura et Pierre. - Photo : rke
Mario Kucman
directeur d'Orif.
[Cape Canaveral, Florida, February 13, 2018, rke English below] – Destin croisé de lancements de fusées ou hasard dans le tard ? En vadrouille aux quatre coins du monde, notamment en Asie, deux Jurassiens, Laura Kucman et Pierre Barthe, ont fait escale aux USA et justement en Floride. Or, Laura, la fille de Mario Kucman porte le même nom que ma fille et de surcroit est un copain d’apprentissage, mécano de précision de la Tornos (à la belle époque), devenu le directeur d’une grande entreprise d’intégration professionnelle à Delémont, Orif, pour bien la nommer. De surcroît, nous ne nous serions pas rencontrés si je n’avais pris la décision in extremis de venir ce 4 février à Cap Canaveral assister aux premières loges au lancement de Falcon Heavy. Hélas, Mario n’a pas pu nous rejoindre, mais ce sera chose faite dans un futur proche puisqu’il est aussi un globe-trotter dans l’âme, suite à son tour du monde réalisé en son temps il y a bien longtemps.

Suisses, venez-y, je vous y guide
Du coup, j’ai un peu oublié mes aventures SpaceX et me suis transformé en guide suisse du Kennedy Space Center (KSC) dont la visite n’a pas pu se terminer, faute de temps. Je dois dire que j’ai une sacrée veine d’avoir cette jeune fille et son copain avec moi. L’une éducatrice sociale, l’autre banquier. Les deux ont pu m’obliger à me laisser prendre en photo. Bigre, elle a le coup d’œil la fille, puisqu’elle a même réussi à prendre une image d’Atlantis sans âme qui vive dessus alors qu’il y a avait une foule considérable ce lundi 12 février au KSC. Comme quoi, on a toujours besoin des plus petits que soi. Pas en taille (elle est très grande), mais en âge. Et ce, même à la NASA.
Rien que parce qu’ils étaient là (Laura et Pierre), mon trip en valait la peine.
Roland, Pierre et Laure. Une idée de selfie de Laura. – Photo : Laura Kucman

  • A lire : Atlantis se prélasse en attendant Hubble : cliquez ici
  • More info : Atlantis basks pending Hubble : click here

Swiss Guide to Kennedy Space Center (KSC): Laura and Pierre, Atlantis Fans
The two young Swiss in front of Atlantis. - Photo : rke
[Cape Canaveral, Florida, February 13, 2018, rke] – Crossed destiny of rocket launches or chance in the late? Travelling all around the world, especially in Asia, Laura Kucman and Pierre Barthe stopped over in the USA and Florida. But Laura, the daughter of Mario Kucman has the same name as my daughter. Moreover he is a learning buddy, precision mechanics of the Tornos firm in Moutier (Nord of Switzerland, Jura bernois), at the beautiful era. Mario became the director of a large social integration professional company in Delémont (Jura, Swiss), Orif. Moreover, we would not have met if I had not made the « in extremis » decision to come this February 4 in Cape Canaveral attend to the front-row seats at the launch of Falcon Heavy (near the VAB).
You can take ticket directly on the spot.
Photo : rke
Unhappily!, Mario could not join us, but it will be done in the near future since he is also a globetrotter in the soul, following his world tour realized formerly.
Suddenly, I forgot my SpaceX adventures and became a Swiss guide to the Kennedy Space Center (KSC) whose visit could not be completed for lack of time. I must say that I have a hell of luck to have this girl and her boyfriend with me. Her social educator, him banker. Both of them may have forced me to take a picture. By Jove, she has the glance this girl, since she even managed to take a picture of Atlantis without people on it and so despite a considerable crowd this Monday, February 12 at KSC. Like what, we always need smaller ones than ourselves. Not in size (she is very tall), but in age. And this, even at NASA.
Just because they were there, my trip was worth it.

Other photos:
Atlantis without people. - Photo : Laura Kucman




 



dimanche 11 février 2018

SpaceX : discriminés, les journalistes étrangers doivent être escortés aussi aux WC / Lettre ouverte à Elon Musk

Le décollage de Falcon Heavy le mardi 6 février 2018 à 21h45 (suisse) – 3:45 PM Est – vu de Centre de presse du KSC.
- Photo : rke
[Cape Canaveral, Florida, February 11, 2018, rke – English below] – Cher Elon Musk. Tout d’abord bravo pour votre exploit avec Falcon Heavy (FH) et merci de nous avoir offert la possibilité de photographier le décollage sur le site "PAD 39A" grâce à nos appareils à distance (Remote Camera). Sans oublier l’autre opportunité que vous nous ayez offert de voir le lancement depuis le site de presse (proche du VAB, bâtiment d’assemblage des véhicules) ou de NASA Causeway (route la plus proche de la fusée).
Un jour avant le lancement, j'ai eu la chance d'être
le seul Suisse sur le Pas de tir 39B. Et aussi pour assister
au décollage.
Les autres journalistes sont-ils alors découragés de venir ?

One day before and during the launch, I was fortunate
 to be the only Swiss reporter on the PAD 39B.
Are other journalists then discouraged to come ?


C’est désormais une tradition. Depuis 2006, la NASA est dans l’obligation de séparer les journalistes étrangers des autres américains. Nous sommes donc, nous étrangers, obligés d’être escortés par un véhicule dédié du Centre spatial Kennedy (KSC) depuis l’un des deux offices des badges jusqu’au site de presse (News Center) qui jouxte le VAB. Nos autres collègues américains peuvent s’y rendre en voiture avec leur seul badge usuel. Pour nous reconnaître, nous étrangers, nous avons une marque supplémentaire, donc un autre badge. Bref, on s’est dès lors accoutumé à cette procédure classique au pays de l’Oncle Sam.
Mais cette fois-ci, pour être accrédités pour le lancement de FH, nous avons dû procéder auparavant à une demande directement chez SpaceX sans passer par le service de presse de la NASA. OK, tout s’est bien déroulé. La prise en charge de l’escorte à l’un des offices des badges a ainsi, cette fois, été opérée par vos services privés, ce qui, pour nous, n’a pas changé grand-chose, du fait que nous étions toujours séparés des journalistes américains.
Cependant, arrivé sur place, sur le site de presse, tout a changé. À la sortie du bus, nous avons de suite été à nouveau séparés de nos collègues US en deux lignes bien distinctes. Ensuite, vos gardes nous ont obligés à poser nos sacs et matériels à terre avec ordre de ne plus y toucher, non pas pour en vérifier le contenu, mais pour nous donner l’occasion d’aller aux toilettes en groupe, et ce, avec des surveillants, contrôlant nos entrées et sorties à la porte des W.C.

La NASA ne nous a jamais traités de cette façon
D’habitude, une fois sur le site, nous avions toute liberté de circuler à l’intérieur et à l’extérieur du centre, pour voir le décollage ou participer à la conférence dans le bâtiment d’en face. Mais cette fois-ci, pas question de bouger sans qu’on soit contrôlé, épié et suivi. Pour assister au lancement à l’extérieur, nous avons dû demander l’autorisation de nous positionner à un endroit limité. En cas de besoin d’aller aux toilettes, nous devions aussi être escortés, de même que pour retourner dans le centre. Nous autres avons besoin d’une certaine liberté de mouvement, sans quoi nous nous sentons cadrés, oppressés, réprimés, ce qui peut influencer la qualité de notre travail. 
En 37 ans que je couvre les lancements de fusées (cliquez ici), la NASA ne nous a jamais traités de cette façon. Et je suis sûr que cette autre discrimination à l’extrême provient de SpaceX et non pas de l’administration américaine. Elon Musk, vous qui êtes d’origine sud-africaine, vous êtes un type formidable avec ce que vous entreprenez. Vous auriez davantage d’aura médiatique et populaire si vous nous accordiez, à nous journalistes étrangers, la même confiance que vos compatriotes américains… 

Discriminated, foreign journalists must also be escorted to WC – Open letter to Elon Musk
Pour assister à la conférence d'Elon Musk, nous
avons dû téléphoner à SpaceX alors que le
bâtiment est juste en face. Les chanceux
(avec les étrangers ?) ont donc eu tout loisir de
voir le patron de SpaceX en chair et en os.

To attend the Elon Musk's conference, we had to
phone at SpaceX while the building is right in front.
- Photo : rke





[Cape Canaveral, Florida, February 11, 2018, rke  - Dear Elon Musk. First of all congratulations for your great feat of Falcon Heavy (FH) and thank you for giving us the opportunity to photograph the liftoff on the PAD 39A site through our « Remote Camera.» And about the other opportunity offered to see the launch from the press site (near the VAB) or NASA Causeway.

It's now a tradition. Since 2006, NASA has been required to separate foreign journalists from other Americans. We, foreigners, forced to be escorted by a dedicated Kennedy Space Center (KSC) vehicle from one of the two badges offices to the News Center which adjoins the VAB. Our other American colleagues can get there by their car with their only badge. To recognize us, we strangers, have an extra mark, so another badge. In short, we have since become accustomed to this procedure, which has become classic in the country of Uncle Sam.
But this time, to be accredited for the FH's launch, we had to make a request directly to SpaceX without going through the press service of NASA. OK, everything went well. The support of the escort at one of the two badges offices was thus, now, operated by your private services, which, for us, did not change much, because we were always separated from American journalists.

NASA Has Never Us Badly Considered Like That
However, arrived on the press site, everything changed. On leaving the bus, we were again separated from our US colleagues in two distinct lines. Then your guards forced us to put our bags and materials on the ground with orders not to touch them, not to check the contents, but to give us the opportunity to go to the toilet in the group, and this, with supervisors, controlling our inputs and outputs at the door of the WC.
Usually, once on the site, we had full freedom to move inside and outside the center, to see the take-off or participate in the conference in the building opposite. But this time, no question of moving without being controlled, watched and followed. To attend the launch outside, we had to ask permission to position (photos) ourselves in a limited place. In case of need to go to the toilet, we also had to be escorted, as well as to return to the center. We journalists need a certain freedom of movement, otherwise we feel framed, oppressed, repressed, which can influence the quality of our work.
In 37 years of covering rocket launches (click here), NASA has never us badly considered like that. And I'm sure this discrimination comes from SpaceX and not from the US administration. Elon Musk, you are of South African descent, you are a great guy with what you do. You would have greater media and popular auras still if you grant us, foreign journalists, the same trust (and thrust, too) as your American compatriots ...


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