vendredi 2 décembre 2011

La baleine orange quitte son repĂšre

Thank you tank ! - Photo : rke
[ Cape Canaveral, December 2, 2011, © (rke), english below ] – J’allais vous parler de la nouvelle capsule Orion de la NASA, bientĂŽt prĂȘte d’ailleurs Ă  ĂȘtre reçue Ă  Cape Canaveral, alors que j’ai Ă©tĂ© surpris, en roulant, de voir un drĂŽle de convoi. Il s’agit de l’ »External Tank » (ET), le rĂ©servoir extĂ©rieur de la navette spatiale qui fut exposĂ© au centre des visiteurs. Je me suis arrĂȘtĂ© en bord de route, comme d’autres conducteurs d’ailleurs, pour capturer ces images. C’est fou ce que ces engins spatiaux attirent l’Ɠil ! L’ET (pas l’ET, l’extraterrestre) en question a dĂ» passer deux feux de croisements.
Oui, ça passe tout juste. - Photo : rke
Il s’agit bien sĂ»r d’une rĂ©plique rĂ©elle du rĂ©servoir de la navette Enterprise (qui n’est jamais allĂ©e dans l’espace). Ce gros machin-lĂ  est installĂ© depuis vingt  ans au KSC. Pour rappel, il fait  46,9 m de long pour 8,4 m de diamĂštre et son poids (Ă  vide) ne fait « que » 26,5 tonnes. Il emmagasine l’Ă©quivalent de 626'000 litres d’oxygĂšne et 104'400 litres d’hydrogĂšne… liquide, Ă©videmment. Normalement, l’Orbiteur (la navette Enterprise) devrait ĂȘtre dĂ©placĂ©e au Centre des visiteurs de Houston. Mais son gros rĂ©servoir ? Je vais me renseigner…

- Photos : click here

Big, but not bang ! - Photo : rke
Missing ! - Photo : rke
The orange whale leaves his foxhole
I was going to talk about the new Orion capsule (also ready as soon to be received in Cape Canaveral), so I was surprised, rolling, seeing a strange convoy. This is the External Tank (ET), the famous tank of Space Shuttle which was exhibited at the KSC Visitor Center. I stopped at the roadside, like other drivers for that matter, to shoot something in my Canon EOS 1D Mark 4. It's amazing what these spacecraft eye-catching ! ET (not the ET, the alien) had to spend two headlights.
It’s of course an actual replica of External Tank  Enterprise, which never fly into space. That big stuff is installed for about twenty years at KSC. As a remember, that piece is so : length, 153.8 ft and diameter, 27.6 ft. Its weight (no load) does « only » 58’500 lb and… 535’000 gallons of liquid hydrogen and oxygen. Normally, the Orbiter (Space Shuttle Enterprise) should be moved to the Visitor Center in Houston. But his big tank ? I'll find out ...

jeudi 1 décembre 2011

C’est dĂ©jĂ  NoĂ«l Ă  la NASA

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[ Cape Canaveral, December 1st, 2011, © (rke), english below ] – Jeudi, 1er dĂ©cembre. C’est dĂ©jĂ  NoĂ«l Ă  la NASA, plus particuliĂšrement au centre des visiteurs du KSC, comme en tĂ©moigne ces images. Mais ce qui attise le plus la curiositĂ©, ce sont les travaux dĂ©mantĂšlement du gros rĂ©servoir grandeur nature de la navette et de ses deux boosters. Ils vont ĂȘtre remplacĂ©s par ceux d’ Atlantis, y compris la navette elle-mĂȘme qui sera-lĂ  ce printemps. Les travaux devraient durer jusqu’en Ă©tĂ© 2013. Pour la petite histoire, c’est une grande empoignade. Le centre spatial de la NASA Ă  Houston (Texas) avait postulĂ© pour obtenir Atlantis Ă  son musĂ©e. Finalement, c’est la Floride qui l’a obtenue. Ça bringue encore dans les arĂšnes politiques texanes, mais c’est comme ça. Atlantis finira lĂ  ! Au KSC. Pour ma part, j’en ai un peu marre de sans cesse vous ressasser les aventures passĂ©es du Shuttle (lire ici). Cela me donne le bourbon. Demain, je vais vous causer d’avenir spatial. Et ça, c’est plus gratifiant, vous verrez !
- Photos : click here


NASA is already for Christmas
Photos : rke
Thursday, December 1st. It's already Christmas at NASA, especially at the KSC Visitor Center, as evidenced by these pictures. But what arouses the most curiosity, it’s the work of dismantling large-size tank of the shuttle and its two boosters. They will be replaced by those of Atlantis, including the shuttle itself is then this spring. Work is expected to last until summer 2013. Small challenge, but great tussle. The NASA Space Center Houston (Texas) had applied to obtain Atlantis in its museum. Finally, it’s Florida who obtained it. The Texas political arena is squabbling yet, but it’s permanently acquired. Atlantis destiny is to KSC.For my part, I have a bit tired of you constantly dwell on the past adventures of the Shuttle (read here). This gives me the bourbon. Tomorrow, I will cause future in space. And that's more rewarding, you'll see !

mercredi 30 novembre 2011

NASA : le LETF du KSC ou 86 éléphants sur une balance

Une partie des installations. - Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 30th, 2011, © (rke), english below ] – Comment savoir si une fusĂ©e va tenir le cap lors de son envol ? Pour ce faire, la NASA dispose du Launch Equipment Test Facility (LETF), un centre qui permet de secouer comme un coquetier toutes les parties de la fusĂ©e. Et de voir ainsi, grĂące Ă  des simulations (depuis un centre de contrĂŽle dĂ©diĂ©) comment l’engin rĂ©agira. Les essais peuvent supporter une charge jusqu’Ă  600 tonnes. Vous vous rendez compte ? Non ? Cela fait l'Ă©quivalent de 86 Ă©lĂ©phants sur une balance ! Petite visite programmĂ©e des lieux.


- Pour les mordus de l’espace, technical datas : click here 

The control center of LETF.
- Photo : rke
NASA LETF of KSC: equal at 86 elephants on a weighing machine
How to know if a rocket will stay the course during its flight ? To do this, NASA owns the Launch Equipment Test Facility (LETF). A test center that can shake it like a coconut all parts of the rocket. And see as well, through simulations (from a dedicated control center), how the machine will respond. The tests can support a load up to 600 tons. Can you imagine? No ? It's like equal at 86 elephants on a balance ! Small scheduled visit «  in situ ».

The video

mardi 29 novembre 2011

Coup de patte : le VAB sera aussi transformé de fond en comble


TĂȘte en l'air : pas de doutes, c'est haut et ça a besoin d'ĂȘtre rafraĂźchi !
Le VAB (Vehicle Assembly Building). Ce vĂ©nĂ©rable bĂątiment construit originellement pour les fusĂ©es Saturn-Apollo dĂšs 1965, va lui aussi ĂȘtre rafraichi et rĂ©novĂ©. Ce building fait tout de mĂȘme 160 mĂštres de haut (525 ft), 218 m (716 ft) de long et 158 m (518 ft) de large, soit le 2Ăšme plus volumineux bĂątiment du monde. Ce qui Ă©quivaut Ă  3,5 fois le volume de l ‘Empire State Building de New York. La navette Endeavour, toute dĂ©nudĂ©e dans un coin, se prĂ©pare Ă  rejoindre le musĂ©e Smithsonian Air & Space Museum in Washington D.C. Pas de doutes, le VAB a bien besoin d’un coup de patte comme j’avais dĂ©jĂ  pu le constater en juillet dernier (lire ici).
Les grandes bayes des deux portes principales, l’unitĂ© Ă©lectrique, le cĂąblage, la grue, les tuyaux de protection incendie, la toiture du bas et bien d’autres choses (voir photo) seront donc rĂ©novĂ©s. Qu’Ă  cela ne tienne, cela nous donnera l’occasion de venir vĂ©rifier tous ça !

- Photos : click here

VAB Upgrades :  wide structural arrange
The VAB (Vehicle Assembly Building). This venerable building, originally built for the Saturn-Apollo rockets in 1965, will also be refreshed and renewed. This building (525 ft tall, 716 ft long and 518 ft wide) is the second largest building in the world. Volume equals 3.5 Empire State Building in New York. Space Shuttle Endeavour, all naked in a corner, is preparing to join the Smithsonian Air & Space Museum in Washington DC. No doubt, the VAB has need of a helping paw as I had already seen in July (read here).
High Bay Doors, Electric Unit, Fire Protection Piping, Low Bay Roof and much more (see photo) will be so renovated. Don’t worry, this will give us the opportunity to come check out all that !
VAB by night - Photos : rke


lundi 28 novembre 2011

Ça va galoper : 2'000 chevaux tous neufs pour retaper le tracteur de fusĂ©es

Vraiment gros ce tracteur de fusées. On sent l'odeur de graisse des roues à ma droite.
- Photo : Chris Haber / www.chrishaber.com
[ Cape Canaveral, November 28th, 11h (locale) 2011, © (rke), english below ] – Mhh, l’odeur de graisse de ses gros boulons me grimpe aux narines m’imaginant bricoler dans une fabrique de mĂ©canique emplie de machines-outils. Je songe en ce moment Ă  mon frĂšre, Dominique Keller, de Movelier (dans le Jura suisse) affairĂ© dans l’atelier de l’usine Delmet donnant des ordres Ă  ses serruriers faiseurs de gros bĂątis. Des socles suisses aux tracteurs US de fusĂ©es, il n’y a qu’un tour de vis que mon frĂ©rot serait fier de donner Ă  ce fameux tracteur de fusĂ©es. T’es fais pas Dom, l’occasion se prĂ©sentera bien un jour, par tous les moyens.
Ce crawler, justement, nous a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© « in situ » sur la cĂ©lĂšbre piste des fusĂ©es tout proche du pas de tir B. Ce vĂ©nĂ©rable monstre qui a transportĂ© des fusĂ©es lunaires Saturne et circumterrestres telles les navettes, sera complĂštement remis Ă  neuf. Pour transporter, cette fois-ci les prochaines fusĂ©es commerciales habitĂ©es, dont notamment et surtout, SLS (lire mes autres news). Ses 16 moteurs Ă©lectriques sont alimentĂ©s par six moteurs diesel de 2'750 KW (2’000 CV, chevaux vapeur) qui consomment quelque 600 litres de benzine Ă  l’heure. La NASA va donc remettre en Ă©tat ces deux tracteurs en service (qui datent de 1965 et rĂ©novĂ©s en 1977) en remplaçant quasiment tout (voir photo), sauf la plate-forme, soit : les gĂ©nĂ©rateurs, les pompes de refroidissements, les suspensions, les systĂšmes de freinage, le tableau de  bord de conduite, etc.
Les travaux ont dĂ©jĂ  commencĂ©. Mais les employĂ©s du KSC ont encore le temps de peaufiner tout ça. Le prochain dĂ©collage de la grosse SLS est prĂ©vu pour 2017 seulement. Eh, les politiciens, ne pouvez-vous pas donner plus de deniers Ă  ses ouvriers ?

- Photos : click here

To gallop ! 2'000 new horsepower to restore the crawler
Uhm ! The smell of its big fat bolts climbing my nostrils. I image myself to tinker in a factory filled of machine tools. I think right now to my brother, Dominique Keller, Movelier (in the Swiss Jura) busy in the workshop Delmet factory giving orders to his wide builts mechanics employees. From bases Swiss builds to US rocket crawler, there is only tightening that my little brother would be proud to give this famous tractor rockets. Don’t worrie Dom, the opportunity comes a day, in every way.
This crawler, precisely, was presented to us « in situ » on the famous trail of the rocket near the launch pad B. This venerable monster that carried the Saturn moon rockets and Space Shuttle will be almost completely refurbished. And this to transport the next manned commercial rockets, including and especially, SLS (read my other news). Its 16 electric motors are powered by six diesel engines of 2,750 kW (2,000 CV), consuming about 158 gallons of gasoline (600 litter) per hour. NASA is going to restore these two tractors in use (dating from 1965 and renovated in 1977) by replacing almost all (see photo), except the platform, including : generators, cooling pumps, suspensions, brake systems, the dashboard, etc..
Work has already begun. But KSC employees still have time to polish everything. The next big launch of SLS is scheduled for 2017 only. Well, politicians, could you please give more money to his workers ?

dimanche 27 novembre 2011

Du Plutonium-238 naturel pour réchauffer Curiosity

[ Cape Canaveral, November 27th, 11h (locale) 2011, © (rke), english below ] – Alors que la presse suisse doit sĂ»rement ignorer le lancement d’un vaisseau spatial amĂ©ricain, le sujet est Ă©videmment, ici en Floride, largement Ă©voquĂ© comme en tĂ©moigne la « une » du Florida Today de ce dimanche. Qui ne manque pas d’ailleurs de ressasser, en page 14A, l’affaire du plutonium embarquĂ© dans Curiosity. Ce prĂ©cieux sĂ©same a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© employĂ© sur les autres sondes interplanĂ©taires amĂ©ricaines Pioneer, Voyager, Cassini, ou encore europĂ©ennes Cassini. Plus prĂ©cisĂ©ment, il s’agit d’un bĂąton de 4,8 kg de dioxyde de plutonium PuO2 enrichi en plutonium 238 qui sert surtout Ă  chauffer les circuits Ă©lectroniques du robot (oĂč il fait – 105 degrĂ©s C durant la nuit glaciale martienne) et Ă  produire de l’Ă©lectricitĂ©.
MĂȘme si les Ă©cologistes ne manquent pas d’Ă©pingler l’affaire Ă  l’instar du site Stop-nucleaire31.org, la population ici, en Floride, n’a pas Ă©tĂ© outre mesure inquiĂ©tĂ©e avant le dĂ©collage. Le site internet P-plu.fr estime pour sa part que ce Plutonium-lĂ  est bien diffĂ©rent de celui pour les bombes atomiques.
En fait, le plutonium est enfermĂ© dans plusieurs couches de matĂ©riaux de protection, dont des capsules de graphite Ă  haute rĂ©sistance. « Et comme le plutonium se dĂ©sintĂšgre naturellement… », explique le site www.enerzine.com, selon moi il n’y a pas de quoi alerter la population… et en imaginer une catastrophe !



Photo : (c) May Chong Chan
Aerospace Engineering
Embra-Riddle Aeronautical University
www.erau.edu - Florida - USA
Plutonium-238 Natural Curiosity to warm
While the Swiss press must certainly ignore the launch of an U.S. spacecraft, this subject is in Florida (of course) generally described.  Like the Florida Today this Sunday wich its « on page ». But that's another question that concerns the journal, like discussed on page 14A : the case of plutonium embedded in Curiosity. This valuable material has already been used on other U.S. interplanetary probes Pioneer, Voyager, Cassini, or European Cassini. Specifically, it’s a stick of 4.8 kg of plutonium dioxide PuO2 enriched into plutonium 238, which is primarily used to heat the electronics of the robot (where it’s - 105 degrees C during the cold Martian night) and generate electricity.
While the ecologists are not lacking to pin the case like the Stop-nucleaire31.org web site, people here in Florida, was not unduly worried before take-off. The P-plu.fr website for its part considers that Plutonium is then very different from that for atomic bombs.
In fact, the plutonium is encased in several layers of protective materials, including graphite capsules high strength. « And as the plutonium decays naturally ... », says the web site www.enerzine.com, I think there is no reasons to alert the population ... and  suppose a catastrophe !

Curiosity s'en va, alors que la coopération internationale martienne se grippe


Doug McCuistion, Mars programm director.
- Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 26th, 11h (locale) 2011, © (rke), english below ] – La question Ă©tait pour le moins embarrassante, mais je me devais de la poser. Lors de la confĂ©rence de presse qui a suivi le lancement, ce samedi 26 novembre, je me suis presque retenu de lancer ma requĂȘte, car l’affaire est plutĂŽt dĂ©licate stratĂ©giquement et politiquement parlant. Explications, en bref : la NASA, avec qui l’Agence spatiale europĂ©enne (ESA) Ă©tait en pourparlers depuis trois ans pour rĂ©aliser cette annĂ©e une mission commune baptisĂ©e « Joint ExoMars-C » n’a pas pu s’engager tant qu’elle ne connaĂźt pas son budget 2013-2014 (prĂ©vu en automne 2012). CĂŽtĂ© europĂ©en, les politicards (les ministres de l’Espace de La Haye) ne veulent pas dĂ©bourser davantage que 1 milliard d’euros, alors qu’auparavant ils avaient l’intention d’en allonger davantage… des deniers. Du coup, d’un cĂŽtĂ© comme de l’autre de l’Atlantique, chacun se serre la ceinture pour ce programme international trĂšs motivant et trĂšs fĂ©dĂ©rateur. La NASA aurait alors mis en service ses capacitĂ©s de transport du futur vaisseau spatial, les EuropĂ©ens en auraient conçu le robot.
Pensez-vous que ce magnifique vol puisse amĂ©liorer la coopĂ©ration internationale avec l’Europe, notamment ? La rĂ©ponse confirme la position de la NASA qui reste en « stand by », mais qui assure qu’une collaboration a toujours Ă©tĂ© apprĂ©ciĂ©e dans ce domaine de l’exploration. En tous cas, il ne m’a pas semblĂ© que le sujet blesse qui que soit, au contraire. Doug McCuistion, le directeur du programme Mars Ă  la NASA, m’a semblĂ© perplexe de ne pas pouvoir tenir les engagements initiaux envers nous, EuropĂ©ens. Alors, peut-on encore faire confiance en l’Agence spatiale amĂ©ricaine ?

Alors, ça ira mieux la coopération
martienne ?
- Photo : NASA TV
Curiosity goes while the Martian international cooperation waits
The question was embarrassing and troublesome, but I had to ask it. During the press conference that followed the launch, this Saturday, November 26, I almost held to keep my request because the case is rather delicate strategically and politically. In brief: NASA, with whom the European Space Agency (ESA) was in talks for three years to accomplish, this year, a joint mission to Mars « ExoMars-C » could not commit until it does not know its 2013-2014 budget (scheduled for fall 2012). An European side, the politicos (Space La Haye ministers) will not pay more than 1 billion euros, whereas previously they intended to extend the ... more money. So, on one side or the other of the Atlantic, everyone tightens the belt for this international program very motivating and very unifying. NASA would then commissioned its transport capacity of this futre spacecraft, the Europeans would have designed the robot.
Do you think this wonderful flight to improve international cooperation with Europe in particular ? The response confirms the position of NASA is to « stand by », but that ensures that collaboration has always been appreciated in this space exploration of Mars conquest. In any case, it did not seem to hurt the subject matter, however. Doug McCuistion, Mars program director at NASA, seemed perplexed not be able to take the initial commitments to us Europeans. So, can we still trust in the U.S. space agency ?

samedi 26 novembre 2011

Chasseur de fusées : quel boulot, mais ça décolle !


Atlas V fly away on Saturday 26th, 2011 at 10h02 (locale). 16h02 (suisse).
- Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 26th, 11h (locale) 2011, © (rke), english below ] – Une colonne de bus bourrĂ©s de VIP attend de passer au poste de contrĂŽle avant d’atteindre l’un des bĂątiments administratifs du Kennedy Space Center (KSC). Lesquels bus emmĂšnent ce beau monde tout proche du VAB. Pour ma part, je prends mes quartiers au sommet du bloc-mĂ©dia de la TV CBS News. De lĂ -haut, la vue est bien plus saisissante. La fusĂ©e pointe son nez (cape suisse) derriĂšre une lagune et une lignĂ©e d’arbustes. Elle est suffisamment visible et j’en suis fier. Comment faut-il rĂ©gler mon gros boĂźtier-photo (Canon EOS 1D Mark 4) et mon tĂ©lescope miniature blanc en son bout  (un 300 mm, 3.5) ? Le ciel s’assombrit, un peu, le soleil revient et repart. Zut, j’y vais tout en automatique… et sur mitraille. VoilĂ  Atlas qui laisse dĂ©jĂ  s’Ă©chapper ses premiĂšres flammes blanches. Elle dĂ©colle Ă  l’heure pile, 10h02. Eh ! Ce n’est pas le top, il faut rĂ©gler mon matos en manuel… Je perds le contrĂŽle durant une seconde puis retrouve mes esprits, mais la fusĂ©e est dĂ©jĂ  bien haute. J’ai encore le temps de shooter quelques clichĂ©s avant d’ajuster en amont ma camĂ©ra vidĂ©o sur un trĂ©pied juste Ă  cĂŽtĂ©. Je mitraille, je pointe l’engin au centre du viseur. Le bruit du dĂ©collage nous parvient aprĂšs vingt secondes. J’ai juste le temps de jeter un Ɠil hors du viseur pour m’apercevoir que la fusĂ©e a dĂ©jĂ  percĂ© les nuages… de la rĂ©ussite. Bigre, c’est allĂ© vite ce lancement. Pas de doutes, il faut de l’expĂ©rience pour devenir chasseur de fusĂ©es.

- Les photos : cliquez ici

Rocket chaser : what a job, but its ruffle on space !

A column of buses full of VIPs expected to pass the checkpoint before reaching one of the administrative buildings of the Kennedy Space Center (KSC). Which vehicules carrys these fine people near the VAB. For me, I take my neighborhood at the top of the block-media TV CBS News. From there, the view is much striking. The rocket's nose tip (payload fairing of Switzerland) and a behind a lagoon and a line of shrubs. It’s enough visible and I'm proud. How should I adjust my case camera (Canon EOS 1D Mark 4) and my white « miniature telescope » on its end (focus, 300 mm, 3.5) ? The sky darkened, a little, the sun comes and goes. Shoot ! I gun in a rafale shot ! This is Atlas already escaped leaving and let out white flames. The roket takes off at a right time, 10:02 am (locale). Eh ! it isn’t the top, I must manually camera set my stuff. I lose control for a second and then found my spirits, but the rocket is already high. I still have time to shoot some photos upstream before adjusting my video camera on a tripod nearby. I target Atlas at the center of my sight. Noise reaches us off after twenty seconds. I just have time to check out the viewfinder and I realize that the rocket has already penetred the clouds ... with success. Gosh ! It went quickly this launch. No doubt, it takes experience to become a rocket chaser.

La vidéo

vendredi 25 novembre 2011

Un capuchon suisse protĂšge le robot Curiosity au sommet d’Atlas V, lors du dĂ©collage


La cape suisse d'Atlas en deux parties. - Photo : NASA
[ Cape Canaveral, November 26th, 2011, © (rke), english below ] – Au fait, saviez-vos que la coquille qui protĂšge le rover au sommet de la fusĂ©e est de fabrication suisse ? L’entreprise zurichoise RUAG (ex. Oerlikon Space) qui s’y connaĂźt en la matiĂšre, puisqu’elle fabrique des capes de fusĂ©es depuis 1974, Ă©quipe non seulement les lanceurs europĂ©ens Ariane, mais aussi les fusĂ©es amĂ©ricaines Atlas V (541).  Depuis le 19 janvier 2006, le savoir-faire helvĂ©tique a donc pris place au bout d’une fusĂ©e amĂ©ricaine avec le lancement du satellite US New Horizons pour une mission vers Pluton oĂč il arrivera d’ailleurs en juillet 2015.
Le bout d'Atlas made
in Suisse.
- Photo : Julian Leek
Bref, c’est donc bel et bien un capuchon (en deux parties et en fibre de carbone, 5 m de diamĂštre et 20 m de haut) de RUAG qui protĂšge le rover Curiosity lors du dĂ©collage. Un chapeau essentiel Ă  la rĂ©ussite du vol. Alors un peu de technique : les deux demi-coiffes suisses devront se sĂ©parer trois minutes et demie aprĂšs le lancement Ă  une altitude de 146 km, alors que la fusĂ©e aura dĂ©jĂ  quittĂ© l’atmosphĂšre terrestre.  La firme suisse a d’ailleurs mis au point un nouveau systĂšme de sĂ©paration de cette cape, en deux phases : l’une verticale (VSS), l’autre horizontale (HSS-3). Ceci afin de les sĂ©parer maniĂšre de façon plus prĂ©cise et plus sĂ»re en vol. Ce dispositif, basĂ© sur la pyrotechnie, a d’ailleurs fait ses preuves, notamment lors du lancement des satellites Herschel-Planck de l’Agence spatiale europĂ©enne (ESA) le 14 mai 2009. Pour qualifier et valider ce nouveau systĂšme d’Ă©jection, les ingĂ©nieurs lui ont d’ailleurs fait subir une batterie de tests, grandeur nature (photo), dans l’immense chambre Ă  vide du « Plum Brook Station Research Center » de la NASA, dans l’Ohio, aux Etats-Unis.
Jusqu’Ă  prĂ©sent, aucun incident n’a Ă©tĂ© signalĂ© en rapport avec le fonctionnement de ces coiffes. Chapeau la Suisse !

Test in a huge vacuum chamber, Ohio. - Photo : RUAG
A Swiss hood protects Curiosity on top of Atlas
Eh, did you know that the cap on top of Atlas V is made in Switzerland ? The RUAG Space (formerly Oerlikon Space/Contraves Space) knows the subject, because this firm produces payload fairing of rockets since 1974. So, the Helvetic group designs and adapts not only the European launcher Ariane, but also the American rocket Atlas V (541). And since January 19, 2006, the Helvetic expertise has taken place on top of an Atlas V launch embedded the U.S. spacecraft New Horizons. A mission to go to the planet Pluto who will arrive in July 2015.
So, it’s really a cap (in two parts and carbon fiber) of RUAG, which protects the rover Curiosity during the take-off. A hat essential to the success of the flight. A little technique: the two half-Swiss caps will separate three and half minutes after the launch at an altitude of 146 km, while the rocket has already left Earth's atmosphere. The Swiss firm has also developed a new system of separation in two phases: one vertical (VSS), and other horizontal (HSS-3) . This is to separate them as a more accurate and safer flight.
This device, based on the pyrotechnics, has also proven particularly at the launch of Herschel-Planck satellites of the European Space Agency (ESA), in May 14, 2009. To qualify and validate the new ejection system, the engineers have also inflicted a series of tests, size (photo), in the huge vacuum chamber of the « Plum Brook Station Research Center » of NASA, Ohio.
So far, no incidents have been reported in connection with the operation of these caps. A Swiss know-how on the rocket !

Atlas V se dévoile et rejoint son pas de tir


La pas de tir 41 avec sa fusée et ses quatre tours anti-foudre.
Photo : Julian Leek
[ Cape Canaveral, November 25th, 2011, © (rke), english below ] – Ah, la classe, Atlas ! La « V » autrement dit la version « 5 » est sortie de son gĂźte ce vendredi matin Ă  7h (heure locale) sous les yeux « baba-oh-rhum » d’une trentaine de journalistes, enfin presque tous des photographes. Avec ses 58 mĂštres de haut, elle emporte en son bout de nez le rover Curiosity de 899 kg. La fusĂ©e pĂšse quant Ă  elle pĂšse 531 tonnes et devra dĂ©coller ce samedi Ă  10h02 (16h02 heure suisse). Quelle masse !
Nous attendons donc impatiemment cette mission qui doit booster le moral des troupes spatiales amĂ©ricaines en manque d’exploration. Sans vouloir les vanter, les AmĂ©ricains, il faut reconnaĂźtre qu’ils ont mis le paquet du cĂŽtĂ© de lancements de sondes puisqu’en six mois, ils entament leur sixiĂšme dĂ©collage de sondes lointaines, dont le dernier avec le vĂ©hicule spatial Juno (Jupiter) qui a dĂ©collĂ© le 5 aoĂ»t dernier.
VoilĂ  pourquoi nous attendons impatiemment ce tir. Pour ce faire, nous sommes comme d’habitude installĂ©s en face du VAD, au centre de presse, et c’est de lĂ , aussi, qu’on peut assister au dĂ©collage de la fusĂ©e plantĂ©e sur le Pad 41 de la base militaire de Cape Canaveral. A environ 7 km, soit un peu plus loin que d’habitude.

Atlas is ready !
- Photo : rke
Atlas V revealed its cap of noose and reached its launch pad
Ah, Atlas, the class ! The « V », it’s really the 5th version. The rocket went out of its cocoon on Friday morning at 7 am (local time) under the eyes «  baba-oh-rhum » of about thirty journalists or rather almost all photographers. With its 191 feet high. Atlas carries in its nose the rover Curiosity of 1'982 pound. The rocket weighs 1,17 million pounds and will take-off this Saturday at 10:02 (local). What a crowd !
We therefore look forward to this mission because it’s a good cure to boost the Americain space exploration moral. Without wishing to boast, we must recognize that Americans push the package launches. Because for six months they began their sixth launch of distant spacecraft. The last one is Juno (Jupiter) targeted on the last August 5.
That's why we look forward to this shot. To do this, we are as usual located in front of the VAB, in the press center. From this palce, you can attend the launch of the rocket erected on the pad 41 of the Cape Canaveral Air Force base. About at 7 km of us, slightly far away than usual.

J’ai grimpĂ© sur la tour de la future fusĂ©e de la NASA (SLS) jusqu’en haut, Ă  120 mĂštres !


Me voilĂ  au sommet avec au fond la tour de lancement A et le pas de tir 41 de l'US Air Force.
 - Photo : Chris Haber / www.chrishaber.com

Tout lĂ -haut, Ă  pied, puis en
ascenseur. Photo : rke
On y va ! - Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 25th, 2011, © (rke), english below ] – Quoi ? On ne va tout de mĂȘme pas gravir toute cette tour Ă  pied ? 120 mĂštres, ça devrait nous faire trente Ă©tages ! Des escaliers mĂ©talliques bien protĂ©gĂ©s sont fixĂ©s d’un cĂŽtĂ© du socle qui supporte la tour. Ce bĂąti carrĂ© est dĂ©jĂ  si Ă©levĂ© qu’il faut presque obliquer la tĂȘte au ciel sert de support de la grosse infrastructure Ă  escalader. Enfin, je ne dirais pas escalader, mais Ă  monter. Cela me fait une belle jambe. Cela me rassure, la tour est en tous cas bien boulonnĂ©e sur ce socle qui me fait penser, tiens, Ă  une plate-forme pĂ©troliĂšre sans pĂ©trole. On y va ! En grimpant cette brave dame mĂ©tallique, nos pas rĂ©sonnent sur la structure entonnant quelques notes saccadĂ©es agrĂ©ables. Premier escalier, on bifurque, deuxiĂšme, troisiĂšme… quatriĂšme. Je m’essouffle un peu… Ah, il faut que j’y aille en arrivant sans avoir l’air trop Ă©reintĂ©. J’y suis, sur la plate-forme, et en forme. Ouah quelle vue dĂ©jĂ . Tout le centre spatial s’offre Ă  nous avec un panorama enchanteur. L’Atlantique Ă  notre gauche et, au loin, les autres bĂątiments et bases de lancement Ă  perte de vue. AprĂšs quelques minutes dĂ©jĂ , le chef de groupe nous remet Ă  l’ordre en nous appelant pour embarquer dans l’ascenseur. Ah, enfin. On s’y tasse Ă  une dizaine. En trente secondes, nous voilĂ  enfin au sommet, enfin, presque. Il reste Ă  escalader encore deux escaliers mĂ©talliques, soit un Ă©tage pour aboutir au sommet de cette imposante structure mĂ©tallique qui semble toute fraĂźche avec ses poutres gris-pĂąle. Et, Ă©videmment, lĂ , le spectacle est d’autant plus captivant que nous sommes le plus haut. Un vent tiĂšde me gifle la mine et dĂ©sorganise ma chevelure. On se croirait dans un film d’Hitchcock avec le suspense en prime, tellement les instants sont prĂ©cieux. Un regard vers le bas me plonge un peu dans l’ivresse du vertige et me laisse pantois sur cette tour lorsque je songe que, dans six ans, des astronautes la conquerront pour s’engoncer dans leur nouvelle capsule Orion. A ce moment-lĂ , j’aurai  une pensĂ©e Ă©mue pour eux.

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E X C L U S I F  !  les articles aprĂšs le lancement d'Atlas V
- L'odeur de graisse du crawler (tracteur de fusĂ©es)
- Le VAB va retrouver un seconde jeunesse
- Le centre de contrÎle de lancement revu et corrigé

One of the four tower
lightning. - Photo : rke
From above : the corridor
fuel ejection. - Photo : rke
I climbed on the new tower NASA SLS rocket at 395 feet !
Eh, we don’t climb this high tower to walk ? 395 feet, it should give us… thirty floors ! Metal stairways well protected are set on one side of the base that supports the tower. That square structure is already so high that you almost oblique head to the sky. It’s used to support the high tower. Mhhh, I’d like climb it, no, not climb, ascend quietly. It makes me a good leg. That reassures me, the tower is, in any, case well bolted to the foundation and that makes me think, well, an oil-plateform, without petroleum. Here we go ! This brave lady climbing metal, our footsteps echo on the structure jerky pleasant singing a few notes. First step, it bifurcates, second, third, fourth .... I get out of breath little... Ah, I must go on arrival without seeming too tired. I'm on it, and fit ! Wow what a view, already. All the space center available to us with an enchanting panorama with Atlantic on our left and, far away, other buildings and launch bases… out of sight. A few minutes later, the group leader gives us the order by calling us to board the elevator. Ah, ouf ! We pile up there inside as a herd of oxen. In thirty seconds later, we're finally at the summit… well, almost. It remains still to climb two metal staircases, one to reach the top floor of this imposing metal structure that seems fresh with pale gray beams. And obviously there, the show is especially exciting that we are the highest. A tepid wind blow my mine and disrupts my scalps. It's like a Hitchcock movie with suspense as a bonus, so the moments are precious. Looking to immerse myself down a bit in the drunkenness of dizziness.
That left me speechless on this tour when I think that in six years, a new astronauts will guzzle in their Orion capsule conquer the new space horizon. At that time, I shall have a thought moved for them.

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jeudi 24 novembre 2011

La doublure de Curiosity enfin exposée au centre des visiteurs du KSC

BientĂŽt sur la planĂšte rouge. - Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 24th, 2011, © (rke), english below ] – Chose promise, chose due. Le voilĂ  ! Le robot Curiosity vient d’arriver hier mercredi 2 novembre au centre des visiteurs du Kennedy Space Center. Cette doublure grandeur nature a Ă©tĂ© installĂ©e dans le pavillon « exploration » (Ă  gauche en entrant dans le musĂ©e) avec ses deux autres « frĂšres » Pathfinder (1996) de la grandeur d’une grosse boĂźte de chaussures et Opportunity (2004) grand comme une table de nuit. Curiosity, lui, est de la taille d’un meuble de salon. Les trois engins sont exposĂ©s dans un recoin du pavillon dans une ambiance tamisĂ©e, un peu trop rouge tout de mĂȘme, histoire de se mettre dans l’ambiance. Les premiers visiteurs n’avaient pas l’air de se rendre compte de la nouveautĂ©. En tous cas, le rover vous attend pour susciter votre curiositĂ©. Ouvert tous les jours de 9h Ă  18h. Prix du billet : 43 dollars. Plus les taxes, Ă©videmment. Vous venez ?

The first visitors.
- Photo : rke
The lining of Curiosity is now visible to KSC
Promises are made to be kept ! The robot Curiosity has just arrived last Wednesday, November 2 at the visitor center of the KSC. That liner size has been installed in the « exploration » pavillon (left as you enter into the museum) with its two « brothers » Pathfinder (1996) about the size of a big box of shoes and Opportunity (2004) as large as a bedside table. Curiosity, it’s size like a living room furniture. All these three rovers are exposed in a corner flag in a subdued atmosphere, a little too red anyway, just to set the disco-atmosphere. The first visitors did not seem to appreciate the novelty. In any case, the rover is waiting for you to raise your curiosity. KSC is open daily from 9am to 18pm. Ticket price : $ 43. Plus taxes, of course. Are you coming ?

La NASA célÚbre aussi sa Thanksgiving : le pas de tir est désert


Le Pas de tir 41 de l'armée de l'air américaine. A droite, Atlas dans sa tour. A gauche, la tour de lancement
avec ses quatre paratonnerres. - Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 24th, 2011, © (rke), english below ] – La Thanksgiving (action de grĂące) ? Cette sorte de FĂȘte Dieu (en plus ça tombe un jeudi cette annĂ©e), est vraiment un arrĂȘt quasi total des activitĂ©s. MĂȘme la NASA la cĂ©lĂšbre de long en large. Tout est fermĂ©, y compris le centre de presse, la base militaire et l’administration de l’agence spatiale amĂ©ricaine. ExceptĂ© le centre des visiteurs qui ne connaĂźt pas beaucoup d’affluence en ce jour de congĂ©…. Les restaurants sont bien remplis avec des menus judicieusement adaptĂ©s, chacun ne veut en effet pas louper son festin du jour. Et quelques grands magasins sont quand mĂȘme ouverts. Bref, c’est presque NoĂ«l, mais en plus commercial. Que reprĂ©sente pour vous cette fĂȘte ? « C’est simple, manger, manger, manger », considĂšre un opticien diplĂŽmĂ© de Tampa, visiblement heureux d’ĂȘtre bientĂŽt en congĂ©.
Cela dit, la fusĂ©e Atlas fĂȘte aussi son Tanksgiving. Toujours cloĂźtrĂ©e dans son hangar, je l’attends ce vendredi matin poindre le bout de son nez pour aller Ă  son pas de tir (photo) et la voir dĂ©coller aux premiĂšres loges.

Atlas and the rover
Curiosity (left) showed in
KSC Press Center.
- Photo : rke
NASA celebrates its Thanksgiving, too : the launch pad is empty
The Thanksgiving ? This celebration of Corpus Christi (« FĂȘte Dieu » in Switzerland) is really an almost total shutdown of activities. Even NASA's famous widely. Everything is closed, including the press center, the US Air Force base and the NASA administration. Except the KSC Visitor Center that does not know a lot of crowds on that day off.... The restaurants are well filled with carefully tailored menus, in fact everyone does not miss his feast day. And some superstores are still open. In short, it's almost Christmas, but more commercial. What means this holiday for you? « It's simple : eat, eat and eat », consider a professionnal optician from Tampa, obviously happy to be soon leave.
However, the Atlas rocket celebrates its Tanksgiving, too. Always confined in his hangar, I expect it Friday morning point his nose to go to its launch pad (photo) and see its take-off to the front row, naturally !

mercredi 23 novembre 2011

PrĂ©paratifs : curiositĂ© autour d’un rover au 1/3

Promis jurĂ© ! Prochainement, je vous montre le vrai rover !
Photo : Chris Haber : www.chrishaber.com 
[ Cape Canaveral, November 22th, 2011, © (rke), english below ] – Les prĂ©paratifs vont bon train Ă  la base militaire de l’US Air Force de Cap Canaveral. La fusĂ©e Atlas sommeille encore dans sa tour et sera rĂ©veillĂ©e ce vendredi 25 novembre pour « rouler » jusqu’Ă  son pas de tir, le numĂ©ro 41 (juste Ă  droite de celui de la navette, le 39A). DurĂ©e du trajet : 30  minutes. Pendant ce temps, ça bouge du cĂŽtĂ© du centre de presse oĂč le rover est bientĂŽt prĂȘt Ă  ĂȘtre prĂ©sentĂ© aux curieux. Enfin…, la maquette au 1/3, laquelle provient directement du Jet Propulsion Laboratory de Los Angeles :
-        Vous me la prĂȘtez pour prĂ©senter en Suisse ? 
-        Oh que non ! Tiens dur comme fer une collaboratrice de la NASA
Bon j’irai voir le vrai robot martien grandeur nature….Le vrai ? Oui, le deuxiĂšme (soit la doublure) qui n’est pas dans la fusĂ©e, Ă©videmment. Je vous le dĂ©voilerai tantĂŽt.

- ATTENTION : en plus du rover, prochainement une grande et haute nouvelle !

Curiosity around a 1/3 scale model
A little glue and it's ready
- Photo : rke
The preparations are well underway to the US Air Force Station at  Cape Canaveral. The Atlas rocket still sleeps in her lap and be awake this Friday, November 25 to roll to its launch Pad, number 41 (just to the right of the shuttle aAd, 39A). This traveling will run for 30 minutes. Meanwhile, it moves toward the Press Center where the rover is soon ready to be presented to the curious. Finally, the model in scale 1/3, which comes directly from the Jet Propulsion Laboratory of Los Angeles :
-        Do you lend me it ? To show in an exhibition inSwitzerland…
-        Oh no ! Said extremely strong an assistant of NASA
Well, I'll see the real size Mars rover .... The real? Yes, the second robot, naturally, the lining of the one in the rocket. Revelations coming soon.

- ATTENTION : besides the rover, coming soon a big and high news !