jeudi 11 décembre 2014

L’essence baisse Ă  69 centimes le litre et la NASA rĂ©clame des sous

Ah, ah, ah. Trois reporters au centre spatial Kennedy (KSC). Sylvain Belair, Julian Leek et moi.
La NASA veut des sous, moi aussi, pour voir ses fusées. NASA wants money and me, too. To see its rockets.
A la pompe. - Photo : rke
A la pĂŞche au bord de
l'Atlantique.
- Photo : rke
[Titusville, December 11th, 2014 (rke), english below] – Eh bien voilĂ  ! Non, je ne suis pas au bout de mon pĂ©riple amĂ©ricain. D’abord parce que j’avais prĂ©vu assister de la capsule privĂ©e Dragon, ensuite parce que je pars samedi Ă  MontrĂ©al. « Mais tu vas quoi faire lĂ -bas ? », me demande-t-on sans cesse. La mĂŞme chose qu’ici, en Floride. Une chasse aux fusĂ©es ! Eh oui, il y a des fusĂ©es Ă  MontrĂ©al. Après le succès du lancement d’Orion, les nouvelles vont bon train, du cĂ´tĂ© spatial, oĂą plutĂ´t vont bonne fusĂ©e. La NASA, qui rĂ©clame davantage de sous au Congrès amĂ©ricain, son pourvoyeur de fonds, rĂ©clame des sous pour lancer sa future grosse fusĂ©e, sĹ“ur de Saturne, SLS. Le Congrès leur a dit qu’ils n’avaient qu’Ă  demander davantage d’argent avant. Du coup, la SLS pourrait plutĂ´t ĂŞtre lancĂ©e courant 2018, plutĂ´t que 2017. Mais ce que c’est long ! Mon collègue journaliste Jacques Tiziou espère aller voir cette deuxième capsule Orion sur sa fusĂ©e SLS.
Un plein : 29,5 dollars !
- Photo : rke
L'entrée de mon hôtel.
- Photo : rke
Pas de panique s’empresse de dire Washington. En 2015, la loi de financement comprend 18 milliards de dollars pour la NASA. « Les lĂ©gislateurs devraient augmenter le financement pour SLS », indique Florida Today de ce jour.
En attendant, Ă  la pompe, les prix baissent. On est Ă  2,64 dollars le gallon, ce qui fait 2,64 francs suisses les 3,78 litres, donc 69 centimes le litre. A la pompe, ma Ford Escape ecoboost (genre Ford Kuga en Europe) m’a coutĂ© 35 dollars le plein. Cela ne fait donc pas une Ă©norme diffĂ©rence pour nous Suisses par rapport Ă  il y a trois ans, car le dollar remonte: cliquez ici.

Gazoline drop and NASA claiming funds
Technology and nature at
NASA. - Photo : rke
Laissez passer le lynx.
Please pass up the lynx.
- Photo : rke
Well ! No, I'm not out of my American journey. First, because I had planned to attend the private Dragon capsule (updated to December 19th), then because I'm going Saturday to Montreal. « But what will you do there ? », asks is it me constantly. The same thing here in Florida ! A rocket shhoting. Yes, there are rockets in Montreal. After the successful launch of Orion, the news is rife, in the space side. NASA, which calls for more $ in the US Congress, its bottom provider, is seeking more $ again for its future big rocket, SLS, the sister of Saturn. « If you had come to us for additional funding a year or two years ago, would you have been able to mitigate the risk, or buy down the technical risk, or would we be having the same conversation that the test is going to slip to the right regardless of the amount of funding that we may have been able to appropriate to the program? », the Congress said.
J'ai perdu mon chapeau
de roue.
- Photo : Gerard van Haar
Ma nièce Julie Derivaz et sa copine
Jasmine. Non, elles ne sont pas au
Texas, mais en Suisse, Ă  Pully.
Elles pensent Ă  moi, le tonton
"petit loup". 
Suddenly, the SLS could instead be launched during 2018, rather than 2017. But that’s a long time ! My colleague and friend journalist Jacques Tiziou hope to see this second Orion capsule on its SLS rocket. No panic hastens say Washington. In 2015, the Finance Act includes $ 18 billion for NASA. « Legislators should increase funding for SLS » ,said Florida Today that day.

Meanwhile, at the pump, gazoline prices fall. It’s 2.64 dollars a gallon, so it’s 2.64 Swiss francs per 3,78 liters, making so 69 cents per liter. At the pump, my Ford ecoboost Escape (like Ford Kuga in Europe) cost me $ 35 to fill up. So, it’s not a really big difference for us, Swiss people, over there three years because the dollar rises : click here.

mercredi 10 décembre 2014

Nouveau monument : la navette rentre dans l’histoire Ă  Titusville

Au musée de Titusville, sur un ancien tableau de commande de lancement de la navette. Cela ne me rajeunit pas.
Le nouveau monument. - Photo : rke
Une salle pleine de dédicaces.
- Photo : rke
[Titusville, December 10th, 2014 (rke), english below] – La petite ville de Titusville (41'000 âmes), vient de rentrer un peu plus dans l’histoire. Le fameux « Space Walk of Fame Museum » vient en effet d’inaugurer un nouveau monument Ă  la navette spatiale. Six blocs de granit noir ont ainsi Ă©tĂ© rajoutĂ©s au « sentier » extĂ©rieur avec les noms des astronautes et de près de mille travailleurs qui ont Ĺ“uvrĂ© au programme navette. Le monument en mĂ©tal en forme de triangle (le shuttle Ă  l’intĂ©rieur), est donc posĂ© sur un granit hexagonal.
Le musĂ©e est situĂ© deux rues plus loin (308 Pine St, Titusville FLA 32796) et comprend plusieurs salles de centaines d’objets originaux de la conquĂŞte spatiale. Pourquoi avoir fait un tel musĂ©e alors qu’il y a dĂ©jĂ  le centre des visiteurs pas loin ? « Ici, Ă  Titusville, on retrace plutĂ´t l’aspect historique avec des objets originaux qui ont appartenu aux astronautes ou autres », explique l’un des responsables du musĂ©e. Effectivement, si au Kennedy Space Center (Visitor Center), il y a bien les reliques des anciennes fusĂ©es, elles sont bien plus grandes et elles n’auraient pas la place Ă  Titusville. Si vous ĂŞtes dans le coin et que vous ĂŞtes fan d’espace, n’hĂ©sitez pas Ă  faire un tour dans cette tranquille citĂ© et voir ce musĂ©e oĂą l’on y est accueilli comme un prince. Pour 5 dollars.
Le musée vu de l'extérieur ne paie pas de mine. A 'intérieur c'est une mine d'or spatiale. - Photo : rke
Florida Today,
 December 9th, 2014
New monument : the shuttle fly into history in Titusville
The small town of Titusville (41,000 people), has just returned a little in history. The famous « U.S. Space Walk of Fame Museum » has opened a new monument to the space shuttle. The U.S. Space Walk of Fame in Titusville led efforts to create a large monument to the shuttle program. The $350,000 structure joins other monuments to NASA programs in Space View Park. Six black granite panels are engraved with images and text describing the shuttle program. An 8-ton steel outline of the shuttle on top of the panels points toward the sky.
The museum is located two streets away (308 Pine St, Titusville FLA 32796) and includes several rooms of hundreds of original objects of space exploration. Why did such a museum when there already the KSC (visitor center) is not far off ? « Here in Titusville, rather traces the historical aspect with original objects that belonged to the astronauts or others », says one of the managers of the museum. Indeed, if the Kennedy Space Center (Visitor Center) has relics of old rockets, they are much larger and they would have no place in Titusville. If you're in the area and you're a fan of space, don’t hesitate to take a walk in this quiet city and see the museum where we are welcomed like a prince. For 5 dollars.
Les armoires informatiques des vieilles fusées Atlas. - Photo : rke

dimanche 7 décembre 2014

La fièvre du lancement est retombée

Vu de la côte, c'est pas si mal, aussi. Florida Today du 6 décembre 2014. - Photo : rke
[Titusville, December 7th, 2014 (rke), english below] –  Finalement, les hĂ´tels n’ont pas tant Ă©tĂ© pris autant d’assaut lors du lancement d’Orion. Les rĂ©ceptionnistes ont profitĂ© de moi, en tant que petit Suisse ambassadeur apparent des banques, pour me proposer des tarifs plus Ă©levĂ©s. J’ai logĂ© au Best Western de Cocoa, pas très propre pour un hĂ´tel du genre, Ă  un prix modique, soit en moyenne 80 dollars la nuit.
« Hei, bonjour, vous avez vu Orion dĂ©coller ? ». A peine ais-je foulĂ© la porte d’entrĂ©e du Hampton Inn de Titusville qu’on m’accueille presque les bras ouverts. Aurais-je une tĂŞte de chasseur de fusĂ©es ? Du coup, voilĂ  enfin un endroit tranquille dans lequel je me sens très Ă  l’aise pour bosser.
Orion s'élève titre Florida Today
 du 6 dĂ©cembre 2014.
- Photo : rke
Le lancement d’Orion n’a Ă©videmment laissĂ© personne indiffĂ©rent, chacun racontant de-ci de-lĂ  oĂą il a vu dĂ©coller la fusĂ©e. Mon collègue spatio-temporel et diplomate du spatial hollandais Gerard van Haar est retournĂ© au pays samedi 6 dĂ©cembre. Mon autre collègue journaliste et expert avisĂ© du domaine spatial, Jacques Tiziou, est aussi retournĂ© Ă  Washington après 2'500 miles (4'000 km) en voiture, aller, retour.
La fièvre du lancement (pas trop élevée) est retombée, la vie a repris son train-train quotidien, dans le coin.

Fever launch has dropped
After all, hotel doesn’t have so much taken by storm at the launch of Orion. The receptionists took advantage of me, as a small Swiss ambassador apparent banks to offer me a higher rate. I stayed at the Best Western Cocoa, not very clean for a hotel of its rank at a reasonable price, averaging $ 80 a night.
« Hei, hello, you saw Orion off ? ». As soon as I set foot in the Hampton Inn of Titusville that welcomes me almost open arms. Have I a rocket head hunter ? So, here is finally a quiet place where I feel very comfortable to work.
After the flight, life goes on !
- Photo : rke
The Orion launch has obviously nobody indifferent, each telling of here and where he saw off the rocket. My colleague/friend and space-men diplomat Dutch Gerard van Haar returned to his country Saturday (in Holland), December 6th. My other colleague/friend journalist and expert advised int the space domain, Jacques Tiziou, also returned to Washington after 2,500 miles (4,000 km) by car…. go and back.

The fever of launch (not too high) is fell, life resumed its daily routine in the surroundings.

samedi 6 décembre 2014

Sur le toit du VAB : un décollage majestueux qui vibre sous nos pieds


Un dĂ©collage silencieux, puis craquelant après quelques secondes. 
Idem pout Orion ici. - Photo : rke
Non, ce n'est pas la vraie fusée
SLS, mais une marquise en plastique
gonflée sur le tarmac du centre de presse.
- Photo : rke
[Cap Canaveral, December 5th, 2014, NASA VAB (rke), english below] –  Oui, ce fut impressionnant, pour rĂ©pondre Ă  l’un de mes fidèles lecteurs de ce blog, le gĂ©nĂ©ral Marc Alban, prĂ©sident de l’Institut europĂ©en du tourisme spatial (IETS). « Elle est bien partie et elle a attendu que tu sois prĂŞt ! », constate un collègue et ami journaliste, Pierre Schoeffel, de Keyboost Marketing, faisant rĂ©fĂ©rence Ă  mon aventure extravagante dans le VAB.  Je dirais plutĂ´t que le spectacle est plutĂ´t majestueux. Dans le sens que, Ă  160 mètres au-dessus du sol, sur le toit du VAB, on a une vue panoramique saisissante. La fusĂ©e paraĂ®t loin malgrĂ© que nous soyons près, soit 5 km. La nuit, l’engin est nettement visible Ă  l’Ĺ“il nu, mais le jour la fusĂ©e se perd un peu dans la brume, surtout matinale. L’ensemble du panorama, avec les couleurs d’un ciel pourpre, donne la sensation d’admirer un tableau. PerchĂ©s Ă  cette hauteur, nous n’avions pas, cette fois-ci, une vue en face de Delta-Orion, mais de profil sans distinguer les trois boosters.  De plus, les deux tours anti-foudre de l fusĂ©e nous gĂŞnaient un peu. De lĂ -haut, on a l’impression d’ĂŞtre coupĂ© du monde.
Salut à toutes et à tous ! Derrière moi, le compte à rebours...
Photo : Sylvain Belair
Il n’y a pas d’accès Wifi. Seule une connexion GSM est possible, ce qui n’a pas Ă©tĂ© mon cas. J’ai donc Ă©coutĂ© le dĂ©roulement du compte Ă  rebours sur le Natel du voisin… AmĂ©ricain. Cependant, l’attention ne se focalise non pas seulement sur le dĂ©roulement des opĂ©rations, mais aussi, et surtout sur les rĂ©glages de nos appareils photos et nos camĂ©ras vidĂ©o. De sorte que, quelques secondes avant le dĂ©collage, c’est le silence total. Si les flammes sont perceptibles parfaitement Ă  l’Ĺ“il nu trois secondes avant que la fusĂ©e se soulève, il n’est est pas de mĂŞme du son qui nous parvient environ dix secondes plus tard lorsque l’engin est presque sous les nuages, des nuages d’ailleurs bas pour ce vol.
Lorsque la fusĂ©e monte, on se croirait un peu comme dans un rĂŞve… au ralenti. Et lorsque le bruit du dĂ©collage nous parvient, c’est lĂ  qu’on est vraiment impressionnĂ© du vrombissement de la fusĂ©e, une sorte de pĂ©tarades du 1er aoĂ»t condensĂ©es qui crĂ©pitent, mais qui ne gĂŞnent pas du tout l’ouĂŻe. Et le spectacle est d’autant plus saisissant lorsque le sol du toit du VAB vibre, un lĂ©ger tremblement agrĂ©able qui dure une dizaine de secondes. Dommage du peu. MĂŞme si, Ă  l’Ĺ“il nu, le dĂ©collage n’a durĂ© qu’une trentaine de secondes, après tous les dĂ©boires qu’on a eus d’attendre, on en ressent un sentiment de bien-ĂŞtre, sorte de devoir accompli. Pour nous, reporters, ou pour la NASA.
2h31 après le lancement. Photo : Gerard van de Haar

On VAB roof :  a vibrant majestic lift-off under our feet
Under the clouds. - Photo : rke
Yeah, It was an impressive takeoff, to answer one of my faithful readers of this blog, the General Marc Alban, President of the European institute of space tourism (IETS). « The rocket is on a right way, and expected you to be ready ! », says a friend journalist, Pierre Schoeffel of Keyboost Marketing, referring to my extravagant adventure in the VAB. I would say that the show is quite majestic because at 525 feet above ground, on the roof of the VAB was a striking panoramic view. At night, the vehicle is clearly visible directly, but the day the rocket loses a little in the haze, especially in the morning. The entire panorama, with the colors of a purple sky, gives the feeling of admiring a painting. Etablished at this height, we did not an opposite of Delta-Orion, but with a profile side, without distinguishing the three boosters, And so, the two anti-lightning of the rocket bothered us a bit.
So high, we have a feleing of being out of touch. There is no WiFi. Only a GSM connection is possible, which was not my case. So I listened to the progress of the countdown on the « handy phone » neighbor ... an American reporter.
However, our  focus is not  not only concentrated on the conduct of operations, but also and above on all the settings of our lenses and our cameras. So, a few seconds before takeoff, it’s total moment of sileces. If the rocket flames are perfectly visible from our eyes three seconds before the rocket lifts, it’s not the same case with the sound that reaches us about ten seconds later when the machine is almost under the clouds ; clouds besides low for this flight.
When the rocket goes up, it feels like a bit dream... in slow motion. And when the noise reaches us off, that's when we really impressed with the roar of the rocket, a kind of backfires of 1st August, the national holiday of Switzerland.
The noice is condensed crackling don’t interfere at all hearing. And the show is all the more striking when the the floor of the VAB roof vibrates, a light pleasant tremor that lasts about ten seconds.  We sorry that it doesn’t last longer.Although directly seen, the lasted take-off only thirty seconds after all the mishaps we had to wait, we feel a sense of well being, a kind of accomplishment. For us, reporters, or for NASA.
2 hours 33 minutes after the launch. - Photo : Gerard van Haar 

20 hours before lift-off. - Photo : Sylvain Belair