mardi 19 novembre 2013

De sa Floride bien aimée, un décollage dédié à Jacques Tiziou

Le décollage photographié par
Julian Leek
Dans le Florida Today du
19 novembre 2013
[ Cape Canaveral, November 19th, 2013 © rke, english below ]   A chaque lancement auquel nous sommes conviĂ©s au Centre de presse du Kennedy Space Center (KSC), je ne puis m’empĂȘcher d’avoir une pensĂ©e Ă©mue pour notre collĂšgue et ami français Jacques Tiziou. Son nom est en effet gravĂ© sur un panneau des « chroniqueurs historiques » au-dessus du bureau de livraison des photos. J’ai eu l’occasion de rencontrer en fin mars 2013 ce cĂ©lĂšbre journaliste et chroniqueur spatial notamment pour la presse romande dans les annĂ©es folles de la conquĂȘte spatiale). Comme il habite Ă  Washington, je lui dĂ©die cette news du lancement (et la photo d’Atlas de mon collĂšgue Julian Leek), en espĂ©rant pouvoir un jour l’inviter sur place Ă  Cap Canaveral, euh…, non Merritt Island, ou dans sa Floride bien aimĂ©e. Finalement, par rapport Ă  Mars, ce n’est pas si loin… Washington (41'000 fois moins).
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A dedicated takeoff for Jacques Tiziou of his loved Florida
The chroniclers with Jacques Tiziou name
- Photo : rke
Reporters at work.
- Photo : rke
At each launch which we are nominated to the Kennedy Space Center (KSC) News Center (near the VAB), I can’t prevent others from messing of me a touched thought to our colleague and French friend Jacques Tiziou. His name is embossed
of the historical chroniclers above « delivery office pictures ».  So, in late March 2013, I had the opportunity to meet this famous space writer for the Swiss frech region « Romandie » during the crazy years of the conquest of space).

Since he lives in Washington, I dedicate this post-blog launch (and the Atlas photo of my colleague Julian Leek), hoping to one day invite him at Cape Canaveral, euhh…, no, Merritt Island, or in his loved Florida. Finally, it’s not so far away... Washington. It’s 41’000 fold less far as Mars.


lundi 18 novembre 2013

La fusée décolle et mes photos sont floues : la faute aux dauphins

Le dauphin est net, lui ! - Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 18th, 2013 © rke, english below ] –  Assis au bord de la lagune de la NASA Causeway sur l’US Air Force Base, je poireaute. Mon gros Canon 1D X avec un objectif 300 mm 5,6 vise la fusĂ©e au loin. Nous sommes parmi les plus proches d’Atlas Ă  environ 5 km Ă  vol d’oiseau. Des dauphins viennent montrer le bout de leur aile histoire qu’on les shoot avec la fusĂ©e. Il fait lourd, trĂšs lourd. Un de ces temps orageux oĂč l’on se sent moite du bas en haut du corps. Le soleil frappe la nuque et nos appareils. On suffoquerait presque. Mais voilĂ  que les cumulus s’amĂšnent sur le pas de tir et sur nos tĂȘtes comme si Dame mĂ©tĂ©o voulait nous enquiquiner. Pas un souffle de vent. La fusĂ©e va dĂ©coller c’est sĂ»r. A trois secondes du dĂ©part, je m’Ă©nerve encore sur ces rĂ©glages de mon appareil qui doivent me faire rĂ©ussir les photos. Je n’ai pas de trĂ©pied comme les autres, juste une mono-pied. Cela va-t-il faire l’affaire ?  Il est 1h28 locale et la fusĂ©e commence Ă  s’Ă©lever. Les cliquetis du dĂ©clenchement de mon appareil s’entendent comme une mitraillette de gang de Chicago, lesquels gĂȘnent mon entourage. M’en fiche. Je continue. Mais j’ai de la peine Ă  tenir ma visĂ©e au centre de la fusĂ©e, faisant trop confiance au zoom automatique. A peine trente secondes de shoot (584 photos) et voilĂ  qu’Atlas file dans les nuages. Le bruit du lancement nous reviens seulement. Atlas est bientĂŽt sur orbite, mais mes photos sont floues... la faute aux dauphins qui m’ont troublĂ©.

The others photos : click here

Atlas take off and my pictures are blurred : the fault of the dolphins
Décollage, lundi 18 novembre à 1h28. - Photo : rke
C'est le Jour J.  - Photo : rke
Photo : rke
Sitting at the edge of the lagoon from the NASA Causeway on the U.S. Air Force Base, I can’t wait any more.My big Canon 1D X Camera with a 300mm/5.6 lens target the rocket. We are among the closest Atlas approximately 3 miles directly to launch pad. dolphins show their wing to be photographed with the rocket.

It’s an heavy weather, very hot, may be 80 degrees F. One of those stormy days when it feels moist from top to bottom of the body. The sun claps my neck and our equipment. But now the cumulus lead on the launch pad and on us, too, as if Lady weather would annoy us. No breath of wind away. The rocket will take off, sure. Three seconds before the start, I'm still angry about these settings on my camera that I need to pass the pictures. Pffff… I don’t have a tripod like my otherscollegues, but just a mono-pod. That will it do the job ? It’s 1:28 local and rocket begins to move. The rattling of the trigger of my camera be construed as a submachine Chicago gang, which hinder my surroundings. I don’t care. I continue. But I find it hard to keep my target in the center of the rocket , making overconfident automatic zoom. Just thirty seconds of shoot (584 photos) and now Atlas fly in the clouds. Launch noise just back. Atlas is soon into orbit, but my pictures are blurry ... the fault of the dolphins that have troubled me.

NASA Maven Launch

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NASA Maven Launch, un album sur Flickr.




NASA Maven Launch. Cape Canaveral. November 18th, 2013.
Photos : by Roland Keller.

La fusĂ©e Atlas, une demoiselle prĂȘte Ă  conquĂ©rir


Sur la NASA Causeway. - Photo : rke
Le module de service Orion en
phase de préparation. - Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 18th, 2013 © rke, english below ] –  Charles F. Bolden nous attendait (eh, oui, il Ă©tait avant nous) pour parler stratĂ©gie spatiale… et d’Orion. Il nous a reçus comme « papa » de l’espace devant ses fans journalistes-enfants, quoi. Le big-boss de la NASA nous apprĂ©cie, non pas parce qu’on parle de lui, mais parce qu’il a volĂ© quatre fois en navette (STS61C, STS31, STS45, STS60), et que, Ă  la base, c’est un mordu de la conquĂȘte spatiale.
A une dizaine d’heures avant le lancement, on a eu l’occasion de visiter le « KSC's Operations and Checkout Building (O&C) », le bĂątiment qui a servi autrefois Ă  l’assemblage des cabines Apollo et qui a Ă©tĂ© rafraĂźchi pour la circonstance. La circonstance ? L’assemblage du nouveau vĂ©hicule habitable de la NASA, la capsule Orion. De prime abord, l’effet de volume est impressionnant : c’est aussi haut que de long ou en large. Il ne manque plus que l’Ă©tat d’apesanteur et on se croirait dans un colossal hĂŽtel sur orbite. LĂ , le patron de la NASA,
Bref, aprĂšs cette escapade vers Orion, cap, en bus, vers le pas de tir Launch Complex 41 (LC) 41, lĂ  oĂč le patron de la NASA nous attendait encore avec le patron du Kennedy Space Center (KSC), Robert D. Cabana, lui aussi ex-astronaute (4 vols navette : STS41, STS53, STS65 et STS88). Alors que tout ce monde papote devant nous, le soleil « tapant » frappe le premier Ă©tage d’Atlas faisant rejaillir une couleur bronze-dorĂ©e donnant Ă  la fusĂ©e un air de belle demoiselle prĂȘte Ă  conquĂ©rir…

The others images : click here

The Atlas rocket, a miss ready to conquer
La capsule Orion en plein tests. - Photo : rke
Cherles F. Bolden with us. - Photo : rke
Ten hours before the launch. So, we had the opportunity to visit the « KSC 's Operations and Checkout Building ( O&C) » ," the building that once served as the assembly of Apollo capsule and was refreshed for circumstance. The circumstance ? The new space vehicle assembly for NASA, Orion capsule. First off all, the volume effect is impressive : its so high as long or wide. It only needs the zero Gravity and it feels like a huge hotel on orbit. There, the big-boss of NASA, Charles F. Bolden was waiting for us (oh, yes, it was before us) to talk about space strategy ... and Orion. He treated us like a « daddy » of space in front of his fans-journalists-children. The NASA Administrator appreciates us, not because we talk about him, but because he flew four times in shuttle (STS61C, STS31, STS45, STS60), and in his youth, his a space fan conquest.
Well, after this Orion-trip, we set sail, by bus, to the Launch Complex Pad 41 (LC) 41, where the big-boss of NASA still waiting us with the Kennedy Space Center (KSC ) Director, Robert D. Cabana, also an astronaut farme  (4 shuttle flights : STS41, STS53, STS65 and STS88  . While all these people chatting in front of us, the
sunlight knock the first stage of the rocket come out leaving a bronze-gold color giving an air of beautiful young miss ready to conquer ...

dimanche 17 novembre 2013

8'000 alligators attendent le dĂ©collage d’Atlas V

Certains oiseaux ont pris place sur les haut-parleurs du centre spatial. Eux aussi attendent. - Photo . rke
Vous voyez ?
J'ai le numéro : 007
My name is Keller,
Roland Keller
[ Cape Canaveral, November 17th, 2013 © rke, english below ] –  Salut ! Certains lecteurs europĂ©ens de ce blog me demandent quel temps fait-il, ici au Kennedy Space Center (KSC). Tout d’abord, une prĂ©cision. Évidemment, chaud, 24 degrĂ©s Celsius. Mais il ne fait pas beau depuis quelques jours. Nous sommes envahis de nuages  qui se dĂ©gagent certes, mais qui sont insistants. Sauf qu’ici, les quelques gouttes qui tombent sont tellement tempĂ©rĂ©es, autrement chaudes, elles n’arrivent mĂȘme pas Ă  rafraĂźchir le museau. On se promĂšne en courte manche tout en ayant un gilet de secours lorsqu’on rentre dans les chaumiĂšres Ă  air conditionnĂ©. Bref, Ă  un jour du lancement, les huit mille alligators du centre spatial se cachent pour ne pas mourir de chaud. On m’en parle tout le temps, de ces alligators. A croire qu’ils sont aimĂ©s. En tous cas admirĂ©s. Il paraĂźt que, hier, papa alligator s’est un peu montrĂ© aux abords des lagunes du centre spatial. C’est comme ces 300 espĂšces d’oiseaux qui virevoltent autour des tours de lancement. On dirait qu’ils s’ennuient, sans fusĂ©es… Enfin, une est lĂ , Atlas V, prĂȘte au dĂ©collage. Je serai comme l’un de ces oiseaux et alligators… Ă  la regarder partir. Salut !

From my hotel.
- Photo : rke
Encore un jour.
8'000 alligators looks forward to the launch
Hi guys. Some European readers of this blog ask me how the weather is at the Kennedy Space Center (KSC) ? First, a clarification. Obviously, hot, 75 degrees F. It’s to much for me, the little green Swiss. Green, because I have a NASA green-card. But the weather not nice for a few days. We are flooded with clouds certainly emerge, but are insistent.
Except her , the few drops that fall are so temperate, otherwise hot, they do not even manage to refresh the noze.
We can get away with a T-shirt while having a jacket when we enter into air-conditioned houses.
In short, at Day-1 of launch, the 8’000 alligators of Space Center lurk for not die « expression in French like the film - les oiseaux se cachent pour mourir ». Maniy people talk to me about these alligators. I begin to think that Americans love these reptiles. In any case admired. It seems that yesterday , dad alligator has shown on the edge of the lagoons Space Center. It's like those 300 species of birds that fly around launch towers of the Space Cente and looks like they are bored without rockets ... Finally, there is one, Atlas V, ready for takeoff this Monday. I'll be like one of those birds... watching fly Atlas.