dimanche 2 octobre 2011

La NASA pas si nase que ça !

SLS, le nouveau lanceur de la NASA :
un bout de navette, un bout de Sature
et un bout d'Apollo. Mais pas du rafistolage.
- Photos : NASA
[ Paris Nord-Villepinte, October 2th, 2011, © (rke), english below] – Ă€ travers la plume pertinente et compĂ©tente (ce qui est plutĂŽt rare sur le web dans ce domaine) de mon confrĂšre Serge Brunier, celui-ci dĂ©cortique le nouveau projet SLS, en y expliquant les tenants et aboutissants. Surtout, les non-aboutissants, puisque : pas de but ! Voici, en revanche, mon analyse, davantage optimiste et tout aussi rĂ©aliste.
Connaissant bien la NASA et sa philosophie (par mon vĂ©cu « in situ "), je pense qu’elle fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle reçoit, croyant faire au mieux. Disons que l’agence est Ă  l’image de la dĂ©gradation du pays et que, dans ce sens, on ne peut la blĂąmer. 

Faites de l’espace, pas la guerre 
Les milliards consacrĂ©s au projet navette ? Une peccadille, par rapport au colossal budget militaire annuel de la dĂ©fense US. L’argent investi en cet engin spatial ailĂ© a permis aux ingĂ©nieurs de l’Ă©poque (toujours dans les annĂ©es septante) de doper l’innovation dont le concept de l’engin est tout de mĂȘme rĂ©volutionnaire : dĂ©part comme une fusĂ©e et retour comme un avion, moteurs coupĂ©s. Au contraire, si les budgets avaient Ă©tĂ© plus importants, cela aurait aussi peut-ĂȘtre aidĂ© Ă  concevoir des avions civils (ou militaires) plus efficients en Ă©nergie. Ou une navette toujours plus sĂ»re. C’est sans compter aussi l’extraordinaire polyvalence de la navette : emport de lourdes et diverses charges, maniabilitĂ© dans l’espace, rentrĂ©e sur une piste « at home », dĂ©veloppement de nouveaux concepts aĂ©ro-spatiaux, etc. Certes, il y a eu deux catastrophes shuttle (Challenger en janvier 1986 et Columbia en 2003), mais ses quatorze astronautes ne sont pas morts pour rien. AprĂšs coup, la navette a Ă©tĂ© amĂ©liorĂ©e. C’est Ă  ce moment-lĂ  que les instances budgĂ©taires (le gouvernement US) auraient dĂ» allouer encore plus de deniers pour la sĂ©curitĂ©. Et pas seulement colmater la fusĂ©e. En outre, si la navette avait continuĂ© de voler, je reste persuadĂ© que peu d’astronautes (voire pas un) n’auraient refusĂ© d’embarquer, malgrĂ© les risques encourus.

ILS, c'est un peu le programme Constellation revu
et corrigĂ©. Il va bien falloir retourner la Lune
avant d'atteindre Mars ou un astéroïde.
Incitateur d'innovation 
A mon avis, le domaine spatial ne devrait pas trop s’affranchir de contraintes Ă©conomiques, sachant bien que ce secteur n’est de toute façon pas rentable, surtout avec un engin en aile delta, mĂȘme si, Ă  l’Ă©poque (annĂ©es septante), on y croyait… Ă  cette rentabilitĂ©. Le spatial doit ĂȘtre un incitateur d’innovation, un promoteur de R&D et un moyen de rĂȘver. C’est cela qu’il faut faire comprendre aux AmĂ©ricains. C’est pourquoi, le projet ILS de la NASA, n’est pas si dĂ©nuĂ© de sens qu’il n’y paraĂźt. Ce nouveau moyen de transport tient compte de technologies Ă©prouvĂ©es (donc plus sĂ»res) avec les moyens du bord, comme on dit. Pas de destination ? Pas de but, vraiment ? Le jour oĂč un astĂ©roĂŻde foncera sur nos tĂȘtes, on se sera bien gardĂ© de critiquer le projet. Parce que si l’on veut aussi poser un homme sur un astĂ©roĂŻde, c’est bien pour essayer hypothĂ©tiquement de sauver l’humanitĂ© d’une catastrophe, en dĂ©viant l’objet.
Conseils de p’tit Suisse Je ne suis pas payĂ© ni sponsorisĂ© par la NASA (au contraire, je dĂ©bourse de ma poche pour mes reportages) pour ainsi accrĂ©diter ses desseins. Mais je suis sĂ»r que je n’aurais aucune difficultĂ©, en tant que petit Suisse, Ă  dĂ©montrer que l’Ă©nergie investie en cet avion-spatial, ne l’a pas Ă©tĂ© Ă  nĂ©ant. Surtout Ă  ce grand ado qu’est l’AmĂ©ricain, toujours un peu naĂŻf pour croire aux rĂȘves les plus fous. Alors, quand est-ce que vous investissez pour le spatial ?
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ILS : a similar launch PAD like shuttle/Apollo reviewed
and corrected. But it's not tinkering !
- NASA Images
NASA is no snub so that
Through a relevant and competent writer-pen (which is rare on the web in this time) of my colleague Serge Brunier,  he dissects the new project of SLS,  explaining the current and perspectives deals. Here, however, my analysis, more optimistic and just as realistic. Familiar with the NASA and philosophy (by my experience « in situ »), I consider it does what it can with what it receives, do our best thinking. The agency is in the image the degradation of the U.S. and in this sense, we can't blame it.

Make space, not war
The billions spent on the project shuttle ? A trifle, compared to the huge annual military budget of Defense. Money invested for this winged spacecraft allowed engineers of the time (always in the seventies) to boost innovation in which the concept of the machine isstill revolutionary departure like a rocket and return as a aircraft engines off. On the contrary, if the budget had been larger, it wouldperhaps also helped to design civil aircraft (or military) than fuel. Or shuttle always safer. Not to mention also the extraordinaryversatility of the shuttle : carrying heavy loads and various, maneuverability in space, back on track « at home », development of new concepts aero-space, etc.. Certainly, there have been two shuttle disasters (Challenger in January 1986 and Columbia in 2003), but its fourteen astronauts did not die for nothing. In retrospect, the shuttle has been improved. It was at that time that the fiscal authorities (the United Statesgovernment) should have allocated even more money for security. And not just fill the rocket. In addition, if the shuttle would have continued to fly, I remain convinced that some astronauts (see no one) would have refused to board, despite the risks. 

Provider for innovation
In my opinion, the space should not be too overcome economic constraints, knowing that this sector is not profitable anyway, especially with a delta wing craft, although at the time (the seventies ), we believed this ... profitability. The space should be an provider for innovation, a promoter of R & D and a means to dream. This is why we must make clear to Americans. Therefore, the ILS project of NASA, is not so meaningless it seems. This new means of transport allows for proven technologies with the meansat hand, as they say. No destination? No purpose, really ? The day an asteroid will darken over our heads, we will be careful not tocriticize the project. Because if you also want to ask a man on an asteroid, it’s hypothetical to try to save humanity from a disaster, deflecting the object.
 
Big advices of a little Switzerland’s boy
I am not paid or sponsored by NASA (on the contrary, I pay out of my pocket for my trips) and to certify his designs. But I'm sure I would have no difficulty to show that the energy invested in this aircraft-space has not been a void. Especially for this great teen what the American is, still a bit naive to believe the crasy dreams. So, when do you invest for the space ?

lundi 22 août 2011

La laborieuse reconversion des vols habités

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SE/RTS - Page 20
Grimentz (VS), August 23th 2011, © rkeenglish below ]  – Le cocorico amĂ©ricain a fini de carillonner ses prouesses aprĂšs trente annĂ©es de service de ses navettes  spatiales. DĂ©sormais, une nouvelle course est lancĂ©e aux USA, commerciale celle-lĂ , pour dĂ©terminer qui  va transporter les futurs astronautes en orbite, ou, mĂȘme si le projet n’est qu’hypothĂšse, en des contrĂ©es  sidĂ©rales plus lointaines : sur un astĂ©roĂŻde, la Lune ou Mars. Premier nouveau vol habitĂ© autour de la Terre,  si tout va bien, vers... 2017.


Article complet sur Swiss Engineering RTS (AoĂ»t 2011) - PDF : cliquez ici



The laborious conversion of spaceflight

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SE/RTS - Page 21
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SE/RTS - Page 22
The American crow has finished ringing prowess after thirty years of service of its space shuttles. Now a new race is on the United States, commercial this one, to determine who will carry future astronauts in orbit, or even if the project is a hypothesis, in the sidereal regions more distant: on an asteroid, the Moon or Mars. First new manned flight around the Earth, hopefully, to ... 2017.



Editorial : la navette et le savoir-faire helvétique


[ Grimentz (VS), August 22th 2011, © rke, english below ]  – AprĂšs trente ans de bons et loyaux ser­vices, la navette spatiale amĂ©ricaine est mise au rancart. Avant de retrouver un moyen de transport national, les spatio­nautes US vont embarquer pendant cinq ans dans des fusĂ©es russes Soyouz. Frustrant. C’est comme si notre pays confiait la fabrication de ses montres haut de gamme aux Japonais, avant d’in­venter une meilleure montre high­tech. Difficile d’imaginer Ă©voluer sainement, car il n’y a pas de repĂšres prĂ©cis et d’objectifs clairs Ă  atteindre. Ce manque d’ambition n’est pas de la nature des AmĂ©ricains. Certes, des projets sont en cours pour remplacer la dĂ©funte navette, puis pour explorer l’espace lointain. Mais ce ne sont que d’anciens concepts issus d’une technologie Ă©prouvĂ©e remise au goĂ»t du jour. Pas de rĂ©volution technologique en vue.
MĂȘme si rien n’est encore vĂ©ritablement dĂ©cidĂ© quant Ă  l’avenir des vols habitĂ©s, la Suisse peut ĂȘtre donneuse de leçons : c’est avec nos montres d’antan et notre savoir ­faire que la Suisse a retrouvĂ© un Ă©lan en horlogerie. Nos amis d’Outre­ Atlantique n’ont qu’Ă  en prendre de la graine. On a toujours besoin d’un plus petit que soi. Pas vrai ?


Editorial : the shuttle and the know-how Helvetic
After thirty years of loyal services, the U.S. space shuttle is mothballed. Before returning to a national transportation, the astronauts US will board for five years in the Russian Soyuz rockets. Frustrating. It is as if our country entrusted the manufacture of its high-end watches to the Japanese prior to invent a better show in high-tech. Hard to imagine a healthy move, because there are no clear benchmarks and clear objectives to achieve. This lack of ambition is not the nature of Americans. Of course, plans are underway to replace the defunct Shuttle, and to explore deep space . But these are old concepts that come from a proven technology back into fashion
the day. No technological revolution in sight.
While nothing is really decided about the future of human spaceflight, Switzerland can be a donor of lessons : it is with watches of yesteryear and our know-how that Switzerland has regained momentum in watchmaking. Our friends across the Atlantic have to take our know-how. We always need a smaller than itself. Right ?

dimanche 14 août 2011

Vol Swiss : éclairs hors du cockpit

[ Bermudes, July 26th, 2011, © (rke), english below ] – Triangle des Bermudes, un beau soir d’Ă©tĂ©, 21h30, heure locale. L’Airbus A340 de Swiss (LX65) vole depuis une heure environ au-dessus de l’Atlantique. Soudain, un gros tas de cumulus s’amoncelle au loin. Loin… de mon hublot, Ă©videmment. Le commandant de bord a pris soin de contourner le gigantesque amas de nuages. Et, de lĂ , un spectacle inoubliable, plutĂŽt rare : les Ă©clairs dans les nuages… Ă  la hauteur des nuages. On y reviendrait. Voici la vidĂ©o.

Photos : rke
Flashes through the cockpit
Bermuda Triangle, a beautiful summer evening, 9:30 p.m. local time. The Airbus A340 (LX65) of Swiss International Airlines flies for about an hour over the Atlantic. Suddenly, a big pile of cumulus piles up in the distance. ... Far from my window, of course. The captain was careful to avoid the giant as clouds. And from there, an unforgettable sight, rather rare : the lightning in the clouds ... the height of clouds. We would come see. Here's the video.

The video

samedi 13 août 2011

Christophe Keckeis et la navette spatiale : « mes poumons ont vibrĂ© comme jamais auparavant »

Christophe Keckeis : " Je n'ai jamais ressenti un effet
aussi poignant que le décollage d'une navette ".
- Photos : rke
[ Payerne, August 10th, 2011, © (rke), english below ] – La navette dĂ©coller ? Christophe Keckeis l’a aussi observĂ©e et… ressentie. Le premier chef de l’ArmĂ©e suisse en temps de paix Ă©lu en 2002 par le Conseil fĂ©dĂ©ral (auparavant ce choix s’opĂ©rait par le chef du DĂ©partement militaire, DMF) avait assistĂ© aux premiĂšres loges, parmi les invitĂ©s VIP, au lancement de notre astronaute Claude Nicollier. « J’avais les poumons qui vibraient comme jamais de ma vie je n’avais vĂ©cu dans ma vie », se souvient-il encore. Pour moi, c’est un honneur, puisque  Christophe Keckeis est aussi un fidĂšle lecteur de ce blog et, surtout, qu’il a exercĂ©, de 2003 Ă  2007 la fonction de Commandant de corps de l’ArmĂ©e suisse.
Aussi président
d'Espace Passion
LicenciĂ© en sciences politiques de l’UNIL, pilote puis chef de l’escadre de surveillance, instructeur, capitaine d’escadrille de Mirage IIIS et mĂȘme pilote d’Ă©valuation pour un nouvel avion de combat, ce NeuchĂątelois d’origine a fait avancer l’ArmĂ©e suisse vers le futur de maniĂšre radicale, notamment dans le cadre du dĂ©veloppement du plan ArmĂ©e 2008/2011. De part sa personnalitĂ© communicative, objective, son sens de l’humour et sa loyautĂ© de fer, Christophe Keckeis a aussi redorĂ© le blason de l’aviation militaire. Aujourd’hui en retraite militaire, mais pas avionique, il laisse derriĂšre lui une armĂ©e qui est en mesure d’accomplir ce qui est attendu d’elle : la sĂ©curitĂ© et la libertĂ© pour notre pays.
- Interview complĂšte dans une prochaine Ă©dition de :

Christophe Keckeis, 66 ans, préside aussi
le Centre pour le contrÎle démocratique des forces
armées à GenÚve.
Christophe Keckeis and the space shuttle : « I have lungs rattled like never before »
The shuttle take off ? Christophe Keckeishas also been observed and… felt The first head of the Swiss army in peacetime elected in 2002 by the Federal Council (formerly the election was taking place by the head of the Military Department, DMF) was present in the front row, among the VIP guests at the launch of our Astronaut Claude Nicollier. « I had the lungs, which vibrated like never in my life I had lived my life », he says again. For me it's an honor, since Christophe Keckeis is also a faithful reader of this blog and most importantly, he served from 2003 to 2007 according to the corps commander of the Swiss Army.
Degree in political science from the University of Lausanne, then chief pilot of the fleet monitoring, instructor, Captain Squadron Mirage IIIS and even evaluation pilot for a new fighter plane, this young man was born in April 18th, 1945 in NeuchĂątel city has advanced the Swiss Army into the future, especially in the development plan 2008/2011 Army. Due to its communicative personality, objective, sense of humor and loyalty of iron, Christophe Keckeis also boost the image of military aviation. Now retired military, but not in avionics, he leaves behind an army which is able to accomplish what is expected of them : security and freedom for the country of Switzerland.

samedi 6 août 2011

Sur Atlas, Juno s’envole de Cap Canaveral sonder la gazeuse Jupiter

Un lancement suivi sur NASA TV HD - Photos : NASA/ULA
[ english below ] - Salut Ă  toutes et Ă  tous. Je reprends la plume et l’objectif (j’ai retrouvĂ© mon Canon EOS 1D Mark IV + objectif 28-300 3.5), pour vous parler, de Suisse, d’une mission qui vous paraĂźtra peut-ĂȘtre banale : Juno (contraction du nom de la reine des dieux romains). Une sonde qui vient d’ĂȘtre lancĂ©e vers Jupiter. Mission : mieux comprendre (Ă  travers son champ magnĂ©tique) comment s'est formĂ©e cette Ă©norme planĂšte gazeuse. DurĂ©e du voyage : 5 ans avec un petit dĂ©tour vers la Terre en 2013 (l'occasion de tester ses instruments). Jupiter, avec sa flamboyante tache rouge et une masse dĂ©passant celle de l'ensemble des autres planĂštes, intrigue les astronomes, car elle pourrait bien ĂȘtre la premiĂšre Ă  s'ĂȘtre formĂ©e dans le systĂšme solaire.
Rendez-vous le
5 juillet 2016 
Bref, ce n’est pas pour vous conter son histoire que je vous parle (voir plus d’infos ici), mais pour causer de ce lancement parfait (vendredi 5 aoĂ»t Ă  12h25, Cape Canaveral Air Force Base. 18h25, Suisse). Non plus pour Ă©voquer les moments forts d’un tel dĂ©collage, mais pour causer de cette fameuse Atlas V, la fusĂ©e qui a lancĂ© Juno. Grosso modo de la taille de la fusĂ©e europĂ©enne Ariane V (quoique cette derniĂšre est plus cossue), le lanceur US peut  aussi placer diffĂ©rents satellites sur orbite basse (LEO, jusqu’Ă  2'000 km d’altitude) ou gĂ©ostationnaire GTO. Les deux lanceurs peuvent injecter jusqu’Ă  21 tonnes en LEO et 9,6 tonnes en GTO. Ariane est quand mĂȘme un peu plus cossue -pour envoyer davantage de masse en orbite gĂ©ostationnaire que la fusĂ©e amĂ©ricaine (+ 1,4 tonne).
Un peu jaloux d’Ariane, les AmĂ©ricains ont remis les bouchĂ©es doubles vers 1993 pour retrouver leur place sur le marchĂ© du lancement de satellites. Cette bonne vieille fusĂ©e, qui leur avait servi notamment Ă  lancer l’astronaute John Glenn avec le programme Mercury, a Ă©tĂ© retapĂ©e au goĂ»t du jour… de nos jours. Avec, entre autres, des propulseurs d’appoints plus vigoureux et durĂ©e rallongĂ©e pour la propulsion du 2Ăšme Ă©tage. L’affaire semble juteuse, cette fois-ci, car l’United Lauch alliance (ULA), qui exploite ces missions, a rĂ©ussi 28 tirs, mais loupĂ© partiellement un lancement avec la mise sur orbite trop basse d’un satellite, en 2007.
Bref, l’important n’est pas tellement de savoir qui a lancĂ© la sonde (EuropĂ©ens ou AmĂ©ricains), mais qu’elle soit bien en route pour suivre son petit bonhomme de chemin. - [ August 6, 2011 ] © (rke)

Juno : with solar panels to move it !
- Photos : NASA
On Atlas, Juno flew from Cape Canaveral Jupiter probe
Hello to you all. I take my plume and my lens (I got my Canon EOS 1D Mark IV + 28-300 lens 3.5), to talk, from Switzerland this time, about a mission that you may seem trivial : Juno (a contraction name of the queen of Roman gods). That probe has been launched to Jupiter. Mission : to better understand (through its magnetic field) was formed how the huge gaseous planet. Travel time: 5 years with a side trip to Earth in 2013 (the opportunity to test its instruments). Jupiter, with its flaming red spot and a mass exceeding that of all other planets, astronomers plot, as it could be the first to have formed in the solar system. In short, this does not tell you his story as we speak (see more info here), but you raise this perfect launch (at 12:25 p.m.on Friday, August 5, Cape Canaveral Air Force Base. 6:25 p.m., Switzerland). Not to mention you the highlights of such a departure, but to cause the famous Atlas V rocket that launched Juno. Roughly the size of the European rocket Ariane V (although the latter is more affluent), the launcher can also place various U.S. low-orbit satellites (LEO, up to 2,000 km above sea level) or geostationary GTO. Both launchers can inject up to 21 tons in LEO and 9.6 tons in GTO. Ariane is still a little more upscale, to send more mass into geostationary orbit the rocket U.S. (+ 1.4 tonne).
Juno before the flight
A little jealous of Ariane, the Americans have handed out all the stops around 1993 to find their place in the market launch of satellites. This good old rocket, which had served to launch including astronaut John Glenn with the Mercury program, has been retyped up to date ... today. With, among other things, the boosters more vigorous and extended duration for propulsion of the second floor. The case seems juicy, this time because the United Lauch Alliance (ULA), which operates these missions, managed 28 shots, but missed a part with the launch into orbit too low of a satellite in 2007.
In brief, what matters is not so much about who launched the probe (Europeans or Americans), but it is well on his way to follow his merry way. Not true ? - [ August 6, 2011 ] © (rke)

mercredi 27 juillet 2011

Restez fidĂšles sur ce blog, je repars pour 30 ans de press-trip aux USA !

Une aurore boréale vue de l'espace. - Photo : NASA
Pour vous dire au revoir des USA, j’ai choisi cette image prise par les astronautes d’Atlantis. On y voit, Ă  gauche, un bout du panneau solaire de la Station spatiale internationale (ISS), Ă  droite, la navette et au centre un bout du bras-robot canadien. Mais en bas Ă  droite (en vert) une aurore borĂ©ale. Pour moi, cette image exprime l’espoir que les vols habitĂ©s continueront comme promis pour que les lointaines gĂ©nĂ©rations qui nous suivent puissent exprimer leur gratitude de les avoir emmenĂ©s au-delĂ  de la Terre, lĂ  oĂč l’aventure et l’exploration ont leur place. Et lĂ  oĂč toute l’humanitĂ© trouvera son Nouveau monde.
Allez, je laisse de cĂŽtĂ© mon cĂŽtĂ© nostalgique, pour vous annoncer que je repars pour trente ans ! L’aventure continue donc pour moi pour vous ressentir toutes mes Ă©motions de ces press-trip. Je vous donne donc rendez-vous sur ce blog prochainement depuis la Suisse oĂč je pourrai alimenter mes news, loin des USA mais prĂšs de vous. Mon prochain voyage est programmĂ© pour bientĂŽt. A l’heure oĂč vous lirez ces je serai en vol sur l’Atlantique (j’ai programmĂ© la news en consĂ©quence). J’aurai une pensĂ©e Ă  vous tous qui m’ĂȘtes fidĂšles. A bientĂŽt.

J'espÚre avoir visé juste
pour vous faire
partager mes émotions.

- Photo : 
Brian, Danny Steyn Studios
Stay faithful on this blog, I start for 30 years of press-trip to the USA !
To say goodbye to the USA, I chose this image taken by the Atlantis astronauts. It shows on the left side of a solar panel of the International Space Station (ISS), on right the shuttle, and on center the Canadian robot arm. But, see again in the lower right (green) an aurora borealis. For me, this image expresses the hope that human spaceflight will continue as promised for the distant generations to come to express their gratitude for having taken beyond the Earth, where adventure and exploration have their place. And where all humanity will find its New World.
Come on, I leave aside my nostalgic side to you that I start for thirty years ! The adventure continues for me so you feel all my emotions of the press-trip. I will give you an appointment on this blog soon from Switzerland where I can feed my news, but far from the USA near you. My next trip is planned soon. At the time you read this I will be flying over the Atlantic (I programmed the news accordingly). I thought all of you faithful to me. See you soon.

mardi 26 juillet 2011

Le Ministre des Transports jurassien, Philippe Receveur, en visite au Centre spatial Kennedy

A Vero Beach, aprĂšs sa visite Ă 
Cap Canaveral.
Fan de Solar Impulse, mais aussi un
peu d'espace intersidéral et d'espace
vert tout court.
- Photo : rke
[ Vero Beach, July 26th 2011, © rke, english below ] – DĂ©cidĂ©ment, lorsque que je disais que le monde est vraiment petit (voir ma news en cliquant ici), je confirme. A Vero Beach, je viens en effet de rencontrer une personnalitĂ© suisse, de surcroĂźt du Jura, en la personne de Philippe Receveur, Ministre jurassien de l'Environnement et de l'Equipement. Certes, c’est un politicien, mais c’est aussi un motard dans l’Ăąme (voir mon reportage dans MSS en cliquant ici). En vacances avec sa famille, il a profitĂ© de faire un passage au Centre spatial Kennedy de Cap Canaveral. Philippe Receveur en a Ă©videmment profitĂ© pour m’envoyer un petit message Ă©lectronique. « Cela vaut le dĂ©tour », m’a-t-il confiĂ©, mĂȘme aprĂšs la fin de la derniĂšre mission de la navette le 21 juillet dernier. N’empĂȘche que, sur la photo ci-jointe qu’il a croquĂ©e du bus, Atlantis sommeille Ă  l’intĂ©rieur en vue de se prĂ©parer Ă  rentrer au musĂ©e.En tant que Ministre des transports, que pensez-vous du transport spatial, justement, aprĂšs l'arrĂȘt des navettes ? : "Je suis un peu nostalgique tout de mĂȘme par rapport Ă  ce que l'AmĂ©rique a su faire et je suis impatient de savoir la suite de ce qui va se passer pour les vols habitĂ©s".


- Moto Sport Suisse : " La moto contribue à mon équilibre "

The Transport Minister of Jura in Switzerland, Philippe Receveur, discovers the KSC
Philippe Receveur : a biker at heart
Read here (French) - Photo : rke
In the VAB : Atlantis !
- Photo : Philippe Receveur
Really, when I said that the world is really small (see my news here), I confirm. A Vero Beach, I have indeed met an important personnality of Jura State (canton) : Philippe Receveur, Jura Minister of the Environment and Transportation. Of course, it's a politician, but a biker at heart (see my story here in MSS), too. On vacancy with his family, he discovered the Kennedy Space Center (KSC) of Cape Canaveral. Philippe Receveur has obviously benefited to send me a email. « It’s worth seeing », he told me, even after the end of the last shuttle mission last July 21. Nevertheless, the attached picture he sketched of the bus, sleeping in Atlantis to prepare to go to the museum. As Minister Transportation, what do you think about space …. Transportation, after the end of shuttle flights ? : "I am a little nostalgic anyway compared to what America has done and Iam looking forward to to know more about what will happen worm human spaceflight."

Orion se révÚle dans un ancien hall des cabines Apollo

Regard vers le futur.
- Photo : rke
[ Cape Canaveral, July 25th 2011, © rke, english below ] – Ah, dĂ©cidĂ©ment, quelle belle aventure ! AprĂšs l’atterrissage d’Atlantis, Lockheed Martin, la firme qui met au point la capsule Orion (vols habitĂ©s) pour le compte dans la NASA, nous a invitĂ© Ă  visiter ses installations. Dans un ancien bĂątiment (construit en 1964 et rĂ©novĂ© tout rĂ©cemment) qui a servi Ă  l’assemblage des cabines Apollo, Lockheed Martin dĂ©voile la cabine conique utilisĂ©e et testĂ©e le 6 mai 2010. Puis une piĂšce interne (le chĂąssis) de la future capsule oĂč devrait prendre places six astronautes. D’ailleurs, nous avons eu droit Ă  une dĂ©monstration ergonomique de l’utilisation de cette capsule. Plus d’infos dans note prochaine Ă©dition de Swiss Engineering-RTS. Voici dĂ©jĂ  les photos : cliquez ici

This big hall wait...
 work for Orion. - Photo : rke
Orion appears in a former hall cabins Apollo
Oh, really, what a great adventure ! After the beautiful Atlantis landing, Lockheed Martin, the firm that is developing the Orion capsule (human flight) on behalf of the NASA, invited us to visit its facilities. In an old building (built in 1964 and renovated recently) used to assemble the cabin Apollo, Lockheed Martin unveiled the car used and tested the conical spacecraft on May 6, 2010. Then, but an internal part (the main frame) of that future capsule which should take place six astronauts. Moreover, we were treated to a demonstration of the ergonomic use of the capsule. More infos in our next edition of Swiss Engineering-RTS. See photos : click here.