dimanche 17 novembre 2013

Savoir-faire français sur MAVEN : Toulouse à l’assaut des électrons martiens !

La maquette MAVEN au Centre de presse du KSC. - Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 16th, 2013 © rke, english below ] –  Bonne nouvelle. Je viens d’apprendre que MAVEN, qui compte huit instruments scientifiques, avec du savoir-faire de nos cousins français (entre autres). C’est-à-dire : un magnétomètre, un spectromètre de masse dédié à l'analyse des ions et du gaz neutre, une sonde de Langmuir, un spectromètre imageur dans l'ultraviolet, un analyseur d'électrons du vent solaire, un analyseur d'ions du vent solaire, un détecteur de particules solaires énergétiques, un analyseur de la composition d'ions thermiques et suprathermiques. Ces instruments ont été conçus par des équipes de l'Université de Berkeley en Californie, de l'Université de Boulder au Colorado, du NASA Goddard ainsi que de l'IRAP (OMP-CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier).
Après une sélection par le CNES en 2006, l'IRAP a eu la responsabilité de la réalisation de l'instrument SWEA (pour "Solar Wind Electron Analyser", spectromètre d'électrons du vent solaire) faisant partie de la charge utile dans l'ensemble instrumental PFP ("Particle and Fields Package") comportant 5 instruments parmi les 9 expériences de Maven (PI LASP, Université du Colorado, Boulder). Christian Mavelle, chercheur à l'IRAP, est le responsable scientifique (Lead Co-investigateur) de cet instrument. Les deux autres co-investigateurs scientifiques sont Jean-André Sauvaud et Dominique Toublanc, également chercheurs à l'IRAP.
L'équipe technique de l'IRAP a comporté jusqu'à 10 personnes. L'IRAP a défini le design de l'instrument et de ses sous-systèmes, assuré l'assemblage des pièces mécaniques réalisées par un sous-traitant, réalisé l'intégration et les tests de l'électronique de l'instrument et réalisé toutes les calibrations de celui-ci.

Internet :

French electron sensors to Mars attack !
MAVEN in integration room. - Photo : Julian Leek 
Great news. I just learned that MAVEN has eight scientific instruments and that they are from French expertise (among others). So : a magnetometer, a mass spectrometer dedicated to the analysis of ions and neutral gas, a Langmuir probe, an imaging spectrometer in the ultraviolet, an analyzer of the solar wind electrons, an analyzer of the solar wind ions, a detector of the solar energy particles, an analyzer of the composition of the thermal and suprathermal ions. These instruments were designed by teams from the University of California at Berkeley, the University of Colorado at Boulder, the NASA Goddard and the IRAP (OMP-CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier).
After being selected by the CNES in 2006, the IRAP has been responsible for the realization of the SWEA instrument (for "Solar Wind Electron Analyzer", spectrometer of the solar wind electrons) as part of the payload in the PFP ensemble ("Particle and Fields Package") with 5 instruments among the 9 Maven experiments (PI LASP, University of Colorado, Boulder). Christian Mavelle, researcher at IRAP, is the scientific leader (Lead Co-Investigator) of the instrument. The two other scientists co-investigators are Jean-André Sauvaud and Dominique Toublanc, also researchers at IRAP.
The Solar Wind Electron Analyzer (SWEA).
- Photo : IRAP
The IRAP technical team featured up to 10 people. IRAP has defined the design of the instrument and of its subsystems, provided the assembly of the mechanical parts made by a subcontractor, performed the integration and the tests of the electronics of the instrument and performed all calibrations thereof.

Christian Mazelle adds: "In particular, our team has been a pioneer in what is called the "planetary protection" for this type of instrument as we had to provide a "clean" instrument devoid as possible not only of dust (detector and electronics) but also of any contamination by micro-organisms (spores, bacteria) in case the probe would crash on Mars. This important effort has greatly complicated the work of the technical team up to sometimes triple the time required for certain tasks. The technical implementation itself took place over a period of two years before the delivery to the U.S. partner (Space Sciences Laboratory, UC Berkeley) in January 2012."

samedi 16 novembre 2013

MAVEN va renifler l’air de Mars

Le logo de MAVEN publié sur les écrans géants de la NASA. - Photo : rke
La maquette de MAVEN
 - Roland Keller photographié
par Gerard van de Haar.
[ Cape Canaveral, November 16th, 2013 © rke, english below ] –  Perdu dans l’espace ? Non, les deux robots, Curiositiy posé le 6 août 2012 sur la planète rouge et Opportunity le 25 janvier 2004, ne sont pas seuls. Trois sondes interplanétaires gravitent en effet au-dessus d’eux, à savoir : Mars Odyssey (lancée en 2001), Mars Express (lancée en 2003) de l’Agence spatiale européenne (ESA) et Mars Reconnaissance Orbiter (MRO, lancée en 2005). L’une à 400 km, qui a confirmé l’existence d’eau, l’autre de l’ESA à 300/10'000 km pour voir en-dessus-dessous (son atterrisseur Beagle 2 semble s’être crashé) et la troisième (MRO) à 250 km au-dessus des pôles, qui a cartographié Mars. Il ne restait donc plus que MAVEN pour savoir ce qui se passe dans cet air-là. Il y a trois à quatre milliards d'années en effet, la planète Mars était dotée d'une atmosphère suffisamment dense pour permettre l'existence d'eau liquide à sa surface. Suite à un brusque changement climatique, la planète rouge a perdu la quasi-totalité de son atmosphère. MAVEN va donc en savoir plus au sujet de cet échappement et donc de retracer l’histoire climatique de Mars. Ça peut toujours servir pour notre bonne vieille planète… plus tard. Ben oui ! Pas dans trois ou quatre milliards d’années… Mais d’ici des dizaines d’années déjà… Notre atmosphère subira-t-elle le sort de Mars ? Et quand ? MAVEN, autrement dit « l’expert » ou si vous voulez le « virtuose », en français, c’est « Mars Atmosphere and Volatile EvolutioN ». Volatile aussi, la Terre ?

- The Press-Kit of MAVEN : click here
Photos of the MAVEN Prelaunch News Conference : click here
- Video : Mars il y a 4 milliards d'années, click here

MAVEN will sniff the Mars atmosphere
The MAVEN Prelaunch News Conference on Friday Nov.15. - Photo : rke
Lost in space? No, the two rovers Curiositiy landed on August 6, 2012 on the red planet and Opportunity (January 25, 2004), aren’t alone. These three interplanetary spacecraft orbiting aourd them, namely :
Mars Odyssey (launched in 2001), Mars Express (launched in 2003) of the European Space Agency (ESA) and Mars Reconnaissance Orbiter (MRO, launched in 2005 ). One to 400 km, which confirmed the existence of water , the other ESA 300/10'000 km to look on-and-in Mars surface (its lander Beagle 2 appears to have crashed) and third (MRO) at 250 km above the poles, which has mapped Mars. There remained more than Maven to know what happens  in that atmosphere. Three-Four billion years ago, the Martian atmosphere was dense enough to allow the existence of liquid water on its surface. But following abrupt climate change, the red planet has lost almost all of its atmosphere. MAVEN will be able to learn more about this topic  and thus to trace the climate history of Mars. It can still be used for our good old planet ... later. Yeah ! Not in three or four billion years ... But by dozens of years ... Our atmosphere it will suffer the fate of Mars? And when ?
MAVEN, like « expert » or « Vertuose » in French, that exactly « Mars Atmosphere and Volatile EvolutioN ».Volatile as the Earth ?

The new building-home of Atantis in Merritt Island (Kennedy Space Center). - Photo : rke

jeudi 14 novembre 2013

MAVEN m’attend, Mars s’impatiente

Le centre des visiteurs du Kennedy Space Center (KSC) avec le nouveau bâtiment de la navette Atlantis. Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 14th, 2013 © rke, english below ] –  La conquête de la planète rouge repart de plus belle avec MAVEN (Mars Atmosphere and Volatile EvolutioN), une nouvelle sonde interplanétaire de la NASA. Me voilà donc bientôt au cÅ“ur de la NASA, au centre de presse pour réanimer ce blog qui en avait bien besoin depuis mon dernier press-trip USA de mars-avril avec le lancement de la capsule privée SpaceX et mon escapade dans le Nouveau-Mexique (cliquez ici).
Salut !
Un peu nuageux, chaud et
humide sur les Everglades.
- Photo :rke
Au fait, je viens d’apprendre que la compagnie aérienne Swiss opère deux vols quotidiens sur Miami. Un le matin vers 10h, l’autre l’après-midi vers 13h. Je me suis décidé cette fois-ci pour celui du matin. Mais il m’a fallu me lever plus vite pour être trois heures avant à l’aéroport. Bon, ce n’est pas obligatoire d’être là si vite, mais comme j’ai la carte Miles and More comme « Frequent Traveler », j’en profite pour me prélasser au Lounge. Bref, après un vol longuet et agréable (j’étais seul du côté fenêtre de l’Airbus A330-300), nous avons débarqué comme à l’accoutumée dans le vaste hall de douane qui compte exactement 40 portiques de contrôle, tous en service cette fois-ci. Autant vous dire que ça barde !
Et en cette fin d’année 2013, il me semble que les services d’immigration ont un peu assoupli leurs règles d’entrée. Il ne m’a en effet plus été besoin de remplir une deuxième carte complémentaire à mon VISA media (la blanche) à celle de déclaration de douane (la verte). Et le douanier (il devait être de bonne humeur) ne m’a même pas demandé pourquoi je viens. J’ai préféré lui dire : « Je vais à la NASA ! ». Gros sourire de sa part et soupire de moi. Ça y est, je suis à nouveau en Amérique ! Youppie…

Maven awaits me, Mars gets eager
From Zurich with Swiss Alps. - Photo : rke
The conquest of Mars goes again with MAVEN (March Atmosphere and Volatile EvolutioN ), a new interplanetary probe from NASA. So, I’ll be as sonn as possible at the middle of the NASA launch Pad, precisely at the News Center to continue to tell you stories about this blog…. Blog need it after my last trip to assist on the launch of the private SpaceX spacecraft. Without forgetting my coverage on Spaceport America in La Cruses (New Mexico) (click here).
By the by, I just learned that the Swiss airline compagny operates two daily flights from Zurich to Miami. One in the morning around 10am , the other in the afternoon around 13h. I choose now of the morning, but I had to get up faster to be three hours before at the airport. Well, it’s not required, but as I earne many miles with my several trips with « Miles and More », I became a Frequent Traveler and it’s was so better to be beforehand at the  So, after a quiet and enjoyable flight (I was one of the window side in the Airbus A330- 300), we landed as usual in the large immigration-hall which has exactly 40 customs control gates, all in service this time. As you say the controls are quickly dispatched.
Lounge.
And at the end of 2013, it seems to me that the immigration authorities relaxed their rules. I have indeed been obligated to write a second complementary white-card (needed usually with a VISA media, I), but only the greed card customs declaration. And the customs (he should be in a good mood ) did not even ask me why I come in USA. I preferred to say: "I’m going to NASA! ". Big smile from him and sighs of me. That’s done it ! I'm back in America! Youppie ...

dimanche 7 avril 2013

Jacques Tiziou, le discret héros spatial de Washington

La demeure discrète (et la vie) de Jacques Tiziou à Washington. - Photo : rke
Là derrière, sa maison.
- Photo : rke

[ Washington, April 6th, 2013 © rke, english below ] – Il a tout fait. Piloté (en simulateur s’entend) une cabine Apollo, le module lunaire LEM et la jeep, la navette spatiale, touché une fusée du doigt peu avant le décollage, mangé et festoyé avec les astronautes américains les plus célèbres (Shepard, Aldrin, Stafford et j’en passe), interviewé Werner Von Braun et Youri Gagarine, conseillé les journalistes spatiaux, engoncé une vraie combinaison d’astronaute…. Bref, Jacques Tiziou est un surhomme, presque un héros : « Je croyais que les astronautes étaient des surhommes, mais en les côtoyant régulièrement, je me suis aperçu que ce sont des personnes comme nous ». Oui, mais lui, Jacques Tiziou, est le seul Européen - si ce n’est le seul journaliste non-Américain - à s’être établi aux USA pour couvrir toute les missions depuis les début de la conquête spatiale.
Les potes de Jacques Tiziou ? Des astronautes ! Comme
ici avec Alan Shepard. - Photo : rke
Journaliste et ingénieur (dans le domaine de la motorisation des fusées) à la fois, ce Français a réussi à gagner la confiance de la NASA et du milieu spatial américain comme nul autre pareil. Il s’est d’abord établi à Cocoa Beach, pas loin de Cap Canaveral, pour alimenter en textes et images plusieurs médias européens dont Le Matin (à l’époque La Tribune de Lausanne), puis la RTS (en son temps la RSR) ainsi que les TV françaises.
Aujourd’hui, je l’ai rencontré dans sa discrète maison bien implantée dans la banlieue tranquille (enfin, presque-banlieue) de Washington. Sur le toit, il y a encore la vieille antenne télé qui capte les ondes hertziennes. Les jonquilles sont déjà bien dressées, les arbres encore dénudés semblent avoir souffert du passage de l’Ouragan Sandy en automne dernier. Celui de sa voisine, l’arbre, penche tellement qu’il risque de tomber sur la demeure de Jacques.
Salut ! On est dans le bistrot des années cinquante.
- Photo : rke
Une demeure bien journalistique avec de la paperasse jusque vers la porte d’entrée. J’ai trouvé un coin où m’asseoir sur le sofa. « C’est la que je reçois les astronautes », me confie l’homme de l’espace. Oh, mais qu’est-ce que je peux en être fier.
Après 3 heures de causerie passionnées et captivantes, je le conduis au bistrot manger une « morce » à l’Américaine. Dans le « Diner » des années cinquante, histoire de se rappeler des bons moments des débuts de la conquête spatiale.
« Eh, attends-moi, je suis de la génération d’avant guerre », me rappelle Jacques qui a quelques difficultés à marcher. Mérite à lui, car il a combattu et est sur le point de guérir un cancer. Et il est toujours d’attaque pour suivre le programme spatial, souvent sur Internet. Avec le verbe bien affûté, l’Å“il intelligent, la voix rassurante, le style convaincant et la finesse de la technique, Jacques Tiziou n’a rien perdu de sa superbe journalistique.
Cela confirme ce que je pensais à l’époque où je lisais ses articles lorsque j’étais tout gosse. Bigre, pensais-je, qu’est-ce que j’aimerais bien le rencontrer. C’est fait, le voilà ! D’avoir autant côtoyé et parlé des astronautes ainsi que du secteur spatial, je suis sûr d’une chose : le héros, c’est aussi lui, Jacques Tiziou !

  • Jacques Tiziou écrit un livre (en français) sur son vécu avec les astronautes américains : soutenez-le via ce blog !
Jacques Tiziou the quiet space heroes of Washington
Jacques Tiziou dans son jardin secret. - Photo : rke
He did everything. Piloted (in a simulator, of course) an Apollo cabin, a Lunar Module LEM and the jeep, the space shuttle, touch a rocket with his finger shortly before takeoff, ate and feasted with the most famous American astronauts (Shepard, Aldrin, Stafford and so on), interviewed Werner Von Braun and Yuri Gagarin, advised space-writers, put a real astronaut suit… In brief, Jacques Tiziou is like a superman, almost a hero : « I thought the astronauts were supermen, but alongside them regularly, I noticed that they are people like us ». Yes, but Jacques Tiziou is the only European - may be only non-American journalist - to have been established in the U.S. to cover all missions since the beginning of the conquest of space.
Journalist and engineer (in the field of rocket engine) at a time, Tiziou was able to win the trust of NASA and the U.S. space environment like no other. He was first established in Cocoa Beach (not far
Coquin montage. Les astronautes
d'Apollo étaient admirateurs de la
gente féminine. - Photo : rke
from Cape Canaveral) to cover the European medias of text and images, specially the French TV and the Swiss french radio (RSR) and newspapers (La Tribune de Lausanne, now Le matin).
Today, I met him in his house located in the quiet suburb of Washington. On the roof, there is still the old TV antenna that captures radio waves. Daffodils are already erect, still bare trees seem to have suffered the passage of Hurricane Sandy last fall. The tree of his neighboring leans so much that it may fall on the house of Jacques. A really journalistic residence with paperwork until towards the door. I found a corner where I sit on the sofa. « That place is usually for astronauts ", tell me my spaceman. Oh, waht an honor ! After 3 hours of talk passionate and exciting, I drive to a restaurant corner eating an american dish…. in that Diner of the fifties, just to remember the good times of the beginnings of the conquest of space.
Je suis sur le sofa des célébrités. - Photo : Jacques Tiziou
« Hey, wait for me, I am a pre-war generation man », reminds me Jacques because he has some difficulty walking. Merit to him because he has fought and is about to cure cancer. And he is always of attack to follow the space program, often on the Internet. With the verb sharp, intelligent eye, the reassuring voice, convincing style and finesse technique, Jacques Tiziou has lost nothing of his superb journalism.
This confirms what I thought when I read his articles when I was a kid. Well, I thought what I'd like to meet. So, it’s done ! Having meet regularly and much talked about astronauts and space programm, I am sure of one thing : the hero, he is also, Jacques Tiziou !

samedi 6 avril 2013

Cap sur Washington : le tir fait jaser et les bouchons se résorbent


Une place de camions en Virginie. - Photo : rke
En arrivant dans la banlieue de
Washington. - Photo : rke

[ Washington, April 5th, 2013 © rke, english below ] – Ainsi donc, me voilà enfin arrivé à Washington après mon départ de Miami le mardi 2 avril. Suite une nuit passée à Port Sainte-Lucie (en dessus de Palm Beach), je me suis rendu à Titusvile où j’ai enfin réussit à me faire couper les cheveux, soit encore une nuit supplémentaire, puis départ sur Jacksonville, la Géorgie et la Caroline du Sud où j’ai fait une brève halte dans un hôtel miteux de Howard Johnson. Je viens donc de regagner mon super hôtel, le BolgerCenter de Potomac.
En route, j’ai remarqué des pancartes annonçant un show de tir ce week-end, à Titusville, justement. Je ne pourrai donc pas m’y rendre. Le tir est un sport qui semble passionner pas mal de monde en dépit des récents événements tragiques au sujet des fusillades dans les écoles. Le « Las Cruces Sun-News » du 12 mars fait état d’un manque de munitions pour les sociétés de tir sportif.
Bref, en route, j’ai connu quelques bouchons, d’ailleurs vite résorbés, surtout en banlieue de Washington. Bon, de Miami à Washington, ça ma fait 1'051 miles (1'691 km). Cool, en quatre jours !
Le BolgerCenter. - Photo : rke
From the gun-show to Washington flowing traffic
So, I am finally got threre in Washington after leaving Miami Tuesday, April 2. Following a night in Port St. Lucie (above Palm Beach), I went to Titusvile and I finally got me a haircut, or even an extra night, then leaving Jacksonville, Georgia and South Carolina where I made a brief stop in a seedy hotel of Howard Johnson. So, I just go back to my super hotel, BolgerCenter in Potomac.
« En route », I noticed signs announcing a gun-show this weekend in Titusville, precisely. I can’t go there. Shooting is a sport that seems to fascinate a lot of people despite the recent tragic events about school shootings. The "Las Cruces Sun-News" of March 12 reported « Gun owners face ammo shortage ».
In… short, by the way, I had some traffic stoppers, also quickly resolved, especially in suburban Washington. Well, from Miami to Washington, that makes ​​ 1'051 miles. Cool in four days, no ?
Panachage d'articles durant mon trip de six semaines