samedi 2 mars 2019

Falcon 9 Dragon Demo-1 : mes premières photos du décollage

Allumage ! - Photos : rke
[Cape Canaveral, March 2, 2019, 4 a.m. / 10 heures suisse] - Voici mes premières photos du décollage prises depuis le site de presse en face du bâtiment d'assemblage des véhicules (VAB). La fusée Falcon 9 / Dragon Demo-1 est partie à l'heure pile, soit ce samedi 2 mars 2019 à 2h49 (locale), 8h49 suisse.
On doit encore attendre 7 heures pour aller récupérer nos appareils sur le pas de tir (l'appareil fixe en face de Falcon). Évidemment, ça a chauffé sur place. Mes images seront-elles réussies ? J'ouvre les paris : un(e) fan du spatial m'offre une pizza si je les ai réussies, sinon c'est moi qui l'offre si elles sont loupées.

Falcon 9 Dragon Demo-1: my first pictures of the takeoff
Cape Canaveral, March 2, 2019, 4 a.m. Here are my first pictures of the takeoff taken from the press site in front of the vehicle assembly building (VAB). The Falcon 9 / Dragon Demo-1 rocket left on time, on Saturday, March 2, 2019 at 2:49 a.m. East.
We still have to wait 7 hours to get our equipment back on the launch pad (the fixed camera in front of Falcon). Of course, it heated up on the PAD. Will my images be successful? I open the betting: a space fan offers me a pizza if I have succeeded, otherwise I offer it if they are missed.
Les moteurs vus de dessous... au tĂ©lĂ©objectif. The engines seen from below.... at the telephoto lens.


NASA / SpaceX - Falcon 9 Dragon Demo-1 by night

Cape Canaveral, March 2, 2019, 1am. / 7 heures suisse. Photos : rke























vendredi 1 mars 2019

CamĂ©ras Ă  distances : clic-clac ! Dragon, sourit, l’oiseau va sortir…


Branle-bas le combat des quelque 150 photographes, prĂŞts Ă  "shooter" Falcon sur le pas de tir. - Photo : rke
Me voilà avec mon équipement.
- Photo taken by Chuck Field :
chuck@onlinecoffeebreak.com
[Cape Canaveral, February 27, 2019, rke] - Le mĂ©tier de chasseur de fusĂ©es requiert toujours autant de persĂ©vĂ©rance. Après avoir obtenu les 3 autorisations (Visa, Green Card spĂ©ciale, et badge de mission), il faut encore ĂŞtre dans les dĂ©lais pour s’inscrire Ă  la « Remote Camera », autrement dit, la pose des appareils Ă  photos ou de camĂ©ras Ă  distance. Une tradition de longue date Ă  la NASA oĂą les images peuvent ĂŞtre prises très près de la fusĂ©e, soit une centaine de mètres seulement. Bien entendu, on ne reste pas sur place. Une fois les appareils posĂ©s, retour au bercail c’est-Ă -dire au centre de presse, en face du cĂ©lèbre bâtiment d’assemblage des fusĂ©es (VAB). 
Se rendre sur un lieu de lancement si peu de temps avant le tir est un privilège de chaque photographe. Les objectifs Ă©tant aussi nos yeux, on devient presque des acteurs de l’Ă©vĂ©nement.
Quelle chaleur avant de partir.
- Photo : rke
Et c’est toute une organisation. Pour cette mission habitable, mais non habitĂ©e, nous avons pu poser nos appareils Ă  4 endroits en face de Falcon, mais 12 heures avant le dĂ©collage, au lieu des six habituelles lors de lancements de fusĂ©es... disons classiques. Cela n’a l’air de rien, mais tenant compte de l’installation de nos appareils, en plein jour, avec un lancement, de nuit, encore faut-il assurer les adĂ©quats rĂ©glages optiques de prises de vues. Photographier une fusĂ©e de nuit et de près est vraiment compliquĂ©, car, plus l’engin s’Ă©lève, plus la lumière devient intense. Et nous ne sommes plus lĂ  pour opĂ©rer des changements. 
Ma boîte avec les panneaux
dĂ©montĂ©s... Photo : rke
Contrairement aux idĂ©es reçues, une fusĂ©e qui dĂ©colle crache bien des flammes, certes, mais pas du feu. Nos appareils ne sont donc pas brĂ»lĂ©s, sauf si la fusĂ©e explose. Ce qu’il se dĂ©gage des moteurs (la fumĂ©e), n’est qu’une mixture de liquide. En gĂ©nĂ©ral, de l’eau, pour ce qui est de la combustion de l’hydrogène et de l’oxygène liquide. Nos appareils ne sont donc pas soufflĂ©s par ces Ă©jections de « gaz », mais mouillĂ©s par cette sorte de pluie. Le problème survient en cas de fort vent (c’est le cas souvent pour les pas de tir 40 et 41 en bord d’ocĂ©an, mais pas forcĂ©ment pour la base de lancement historique 39A). Ou encore lors de grosses averses.
... et montĂ©e de travers. - Photo : rke
En ce moment, quelques heures avant le dĂ©collage, mon souci n’est plus tellement de savoir si mon appareil va tomber (comme fut le cas lors du dernier lancement de Falcon 9 CRS-16, celui avec les souris), mais si la protection en Plexiglas, autour de mon appareil, va tenir. Hier, jeudi 28 fĂ©vrier 2019, j’ai fait une grosse gaffe. Au lieu de dĂ©monter doucement les panneaux de ma boĂ®te de protection (après un essai), voir ma prĂ©cĂ©dente News, j’ai tirĂ© si fort que le Velcro qui les tenaient, s’est dĂ©collĂ©. Du coup, j’ai remontĂ© la protection (voir photo) un peu de travers. J’espère que cela va tenir.
En outre, je me fais aussi du souci pour savoir si j’ai mis au point correctement la capture du bruit du boĂ®tier-senseur de mon Canon. La première fois, j’avais rĂ©glĂ© si finement ce capteur, que mon appareil a dĂ©clenchĂ© des photos aux moindres bruits, vidant quasiment toute la carte mĂ©moire. Un pĂ©lican est passĂ© par lĂ , mais pas devant l’objectif. Clic-clac ! Falcon sourit, l’oiseau va sortir.
On the PAD 39A. - Photo : rke
Remote cameras: Click and click! Dragon, smile, the bird will come out....
Photos : rke
[Cape Canaveral, February 27, 2019, rke] - The job of rocket hunter still requires as much perseverance as ever. After obtaining the 3 approvals (Visa, special Green Card, and mission badge), you must still be on time to register for the "Remote Camera", in this case, the installation of remote control cameras. A long-standing tradition at NASA where images can be taken very close to the rocket, only about a hundred metres away. Of course, we are not staying put. Once the units have been installed, we go back to the fold, i. e. to the press centre, in front of the famous Vehicle Assembly Building (VAB). Getting to a launch site so soon before the shooting is a privilege for every photographer. The objectives being also our eyes, we almost become actors of the event.

And it's a whole organization. For this habitable but uninhabited mission, we were able to land our devices at 4 locations in front of Falcon, but 12 hours before takeoff, instead of the usual six during rocket launches... let's say classic. It doesn't seem like much, but taking into account the installation of our cameras, in broad daylight, with a launch, at night, it is still necessary to ensure the adequate optical adjustments of the shots. Photographing a rocket at night and up close is really complicated, because the higher the vehicle rises, the more intense the light becomes. And we are no longer here to make changes. 

Contrary to popular belief, a rocket that takes off spits out flames, certainly, but not fire. So our devices are not burned, unless the rocket explodes. What comes out of the engines (smoke) is only a mixture of liquid. In general, water, in terms of the combustion of hydrogen and liquid oxygen. Our devices are therefore not blown by these "gas" ejections, but wet by this kind of rain. The problem occurs in the event of strong winds (this is often the case for launch pads 40 and 41 along the ocean, but not necessarily for the historic launch pad 39A). Or during heavy showers.

At the moment, a few hours before takeoff, my concern is no longer so much whether my unit will fall (as was the case during the last launch of Falcon 9 CRS-16, the one with the mice), but whether the Plexiglas protection around my unit will hold. Yesterday, Thursday, February 28, 2019, I made a big mistake. Instead of gently removing the panels from my protection box (after a test), see my previous News, I pulled so hard that the Velcro holding them came off. As a result, I raised the protection (see photo) a little sideways. I hope it will hold. In another matter, I am also concerned about whether I have properly tuned the noise capture of my Canon's sensor body. The first time, I had adjusted this sensor so finely that my camera triggered pictures at the slightest noise, emptying almost the entire memory card. A pelican passed through there, but not in front of the lens. Click and click! Falcon smiles, the bird will come out. 

Look the men in links stage. Photo : rke

Le « wagon » Dragon dĂ©colle samedi sur les rails de l’ISS

Dragon de SpaceX (en bas) et CST-100 Starliner de Boeing. Deux capsules pour des vols commerciaux.
- Photo d'artiste : NASA
Mon accréditation.
Mon Canon dans une boîte
en Plexiglas réalisée par
Franz Meyer, ancien
professeur en logistique.
[Cape Canaveral, February 28, 2019, rke]­ – L’ère des capsules coniques est revenu. Après avoir exploitĂ© 135 navettes spatiales (1981-2011) en forme d’aile delta, la NASA a mandatĂ© deux sociĂ©tĂ©s privĂ©es, SpaceX (fusĂ©e Falcon, capsule Dragon v2) et Boeing (fusĂ©e Atlas 5, ULA, capsule CST-100) pour acheminer ses astronautes amĂ©ricains vers la station spatiale internationale ISS. Enfin. Enfin, quoi ? Depuis 2011, les astronautes US volent Ă  bord de fusĂ©es Soyouz russes au prix de 45 millions de dollars la place ! Par astronaute.  Bon, il paraĂ®t que le tarif a bien augmentĂ© ces derniers temps. Cela fait dĂ©jĂ  huit ans que cela dure et, croyez-moi, ce n’est pas seulement une histoire de sous, mais de rĂ©putation. En tant que petit-suisse, j’estime que c’est un comble pour un si grand pays que les States d’en arriver Ă  ce point. C’est le moment que cela change et c’est pourquoi cette mission Dragon Demo-1 est importante, car c’est la première fois qu’une capsule habitable - mais vide pour ce vol - prend le chemin de l’espace depuis le 8 juillet 2011. Cela dit, ce module n’a rien Ă  voir avec une autre capsule, Ă©galement conique (Orion made in NASA), destinĂ©e, elle, Ă  explorer l’espace lointain.

Choisir le bon rail
Certes, SpaceX a bien lancĂ© d’autres capsules Dragon plus maigrichonnes vers l’ISS, mais elles Ă©taient chargĂ©es de matĂ©riel et, surtout, elles ont Ă©tĂ© happĂ©es par le bras robotique de l’ISS. Avec Dragon Demo-1, c’est une tout autre technique, car la capsule doit se diriger et s’accrocher seule Ă  la station. C’est comme un wagon de chemin de fer qui, lancĂ© sur des rails, doit ĂŞtre placĂ© sur les bons aiguillages pour rejoindre le train en marche, la locomotive ISS.

Mon Canon sera-t-il bien protégé au pied de la fusée ?
Le lancement est prévu ce samedi 2 mars 2019 à 2h49 locale sur le PAD 39A historique des vols lunaires et des navettes habitables, soit 8h49 heure suisse. Côté météo, 80% de chances que cela décolle ce jour-là. Je prépare en ce moment mon équipement photo à distance à installer sur le pas de tir...

Before the launch... - Photo : rke
Dragon "wagon" takes off Saturday on the ISS tracks
Prelaunch Briefing at KSC Press site. A conference in high effervescence. Photos : rke

The era of conical capsules is back. After operating 135 delta-wing space shuttles (1981-2011), NASA contracted two private companies, SpaceX (Falcon rocket, Dragon v2 capsule) and Boeing (Atlas 5 rocket, ULA, CST-100 capsule) to transport its American astronauts to the ISS. Finally. I mean, what? Since 2011, US astronauts have been flying with Russian Soyuz rockets at a price of $45 million a seat! By astronaut. Well, I hear the rate has gone up a lot lately. It has been going on for eight years now and, believe me, it is not just about money, but about reputation. As a little Swiss, I believe that it is an achievement for a country so big that the States to get to this position. This is the time for this to change and that's why this Dragon Demo-1 mission is important, because it's the first time a manned capsule - but empty for this flight - has been heading into space since July 8, 2011. However, this module has nothing to do with another capsule, also conical (Orion made in NASA), designed to explore deep space.
Although SpaceX did launch other thinner Dragon capsules to the ISS, they were loaded with equipment and, most importantly, they were caught by the ISS robotic arm.
With Dragon Demo-1, it's a completely different way to do it, because the capsule has to move and hang on to the station on its own. It is like a railway car that, when thrown on rails, must be placed on the right switches to join the moving train, the ISS locomotive.
The launch is scheduled for Saturday, March 2, 2019, at 2:49 a.m. local time on the PAD 39A historical lunar flights and manned shuttles, which is 8:49 a.m. Swiss time. As for the weather, there is an 80% chance that it will take off that day. I am currently preparing my remote photo equipment to be installed on the launch pad....

jeudi 28 février 2019

2019, année de la Lune : ça chauffe les esprits

[Cape Canaveral, February 27, 2019, rke] — Cette annĂ©e, La conquĂŞte lunaire titille Ă  nouveau les esprits. Pour plusieurs raisons. Alors que les Chinois ont rĂ©ussi Ă  poser le 3 janvier 2019 - une première - le robot Chang'e 4 dans le cratère Von Kármán sur la face cachĂ©e de la Lune, les IsraĂ©liens se dirigent actuellement vers la Lune, Ă©galement avec un robot. BaptisĂ© Berechit « Genèse », l’engin a Ă©tĂ© fabriquĂ© par SpaceIL, une entreprise privĂ©e israĂ©lienne Ă  but non lucratif. Puis, Tory Bruno, le CEO de United Launch Alliance (ULA), la sociĂ©tĂ© concurrente Ă  SpaceX, a dĂ©clarĂ© que dans 30 ans, mille humains vivront et travailleront en permanence sur notre satellite naturel. Et ils pourront aussi ĂŞtre envoyĂ©s lĂ -haut grâce Ă  leur grosse fusĂ©e Vulcan, en construction.

Je suis lĂ  pour Dragon V2 et promouvoir LUFA19
En outre, cette annĂ©e marque le 50e anniversaire de l’atterrissage de l’homme sur la Lune. D’oĂą ma prĂ©sence en ce dĂ©but d’annĂ©e Ă  Cap Canaveral pour marquer le coup sur un lancement important avec la fusĂ©e Falcon SpaceX Demo-1, Dragon V2. Il s’agit d’une capsule considĂ©rablement amĂ©liorĂ©e pour accueillir des astronautes. Mais cette fois, elle sera vide. 

Ma Ford Eco Sport made in America. La baby Kuga ou
Baby Escape en Amérique. Cette fois-ci, cette série 2019
est plus maniable et mieux équipée que les premiers modèles
de 2015. Photo : rke 
Je profite aussi d’ĂŞtre sur place, accrĂ©ditĂ© au cĹ“ur de la NASA, pour faire la promotion de notre ouvrage : « Schweizer Luft- und Raumfahrt 2019 » (LUFA19) sortit le 14 fĂ©vrier dernier aux Ă©ditions KĂ–MEDIA AG. Le troisième volume de cet annuaire est en 4 langues et tirĂ© Ă  7’000 exemplaires. Avec une prĂ©face concernant « Air2030 » de la nouvelle cheffe de l'ArmĂ©e suisse, Viola Amherd, cette revue Ă©voque Ă©galement la participation de la Suisse Ă  la conquĂŞte lunaire, les rĂ©seaux aĂ©rospatiaux helvĂ©tiques, les pionniers de l’aviation et l’art de voler. Elle explique aussi le dĂ©crochage des avions, le pilotage des gros drones, le largage de carburant dans les airs, les lois aĂ©riennes, etc.
Me revoici donc Ă  Cap Canaveral pour vous faire revivre mes aventures... et vous faire rĂŞver. Enfin, j’espère...

2019, year of the moon: it warms minds 
February 27, 2019, FLORIDA TODAY.
[Cape Canaveral, February 27, 2019, rke] — This year, the lunar conquest is once again inspiring people's minds. For several different reasons. While the Chinese succeeded in landing the robot Chang'e 4 in the Von Kármán crater on the hidden side of the Moon on January 3, 2019 - a first - the Israelis are now heading towards the Moon, also with a robot. Called Berechit "Genesis", the device was manufactured by SpaceIL, a private Israeli non-profit company. Then, Tory Bruno, CEO of United Launch Alliance (ULA), the company competing with SpaceX, said that in 30 years, a thousand people will live and work permanently on our natural satellite. And they can also be sent up there with their big Vulcan rocket, under construction.
In addition, this year marks the 50th anniversary of man's landing on the Moon. Hence my presence at the beginning of this year in Cape Canaveral to mark the occasion of a major launch with the Falcon SpaceX Demo-1, Dragon V2 rocket. It is a considerably improved capsule for astronauts. But this time, it will be empty. 
I also take the opportunity to be on the site, accredited in the heart of NASA, to promote our book: "Schweizer Luft- und Raumfahrt 2019" (LUFA19) published on February 14 by KĂ–MEDIA AG. The third volume of this directory is in 4 languages and has a circulation of 7,000 copies. With a preface about "Air2030" by the new head of the Swiss Army, Viola Amherd, this review also evokes Switzerland's participation in the lunar conquest, Swiss aerospace networks, aviation pioneers and the art of flying. It also explains the stalling of aircraft, the piloting of large drones, fuel dumping in the air, air laws, etc. So here I am again in Cape Canaveral to make you relive my adventures... and make your dreams come true. I mean, I hope...

mardi 18 décembre 2018

Cap sur 2019 : quand les étoiles se collent aux fusées

Happy New Year ! July 21, 2019, 50th Anniversary of Apollo 11. - Photo : rke
[Titusville (Florida), December 18, 2018, rke (English, below] – DĂ©cidĂ©ment, ces fusĂ©es m’en font voir du pays. Après les lancements de SpaceX Esh’ail le 15 novembre, de SpaceX CRS-16 le 5 dĂ©cembre, l’inauguration du module de service Orion le 16 novembre, l’atterrissage sur Mars d’InsSight le 26 novembre (vĂ©cu au Kennedy Space Center, mais pas Ă  Los Angeles), le lancement de SpaceX SSO le 3 dĂ©cembre aussi de Californie, mon trip aura Ă©tĂ© intense. Et voilĂ  qu’arrive le dĂ©collage de SpaceX GPS prĂ©vu ce 18 dĂ©cembre 2018, jour de mon dĂ©part pour la Suisse. Mais il vient d'ĂŞtre reportĂ©.
My last image of SpaceX / Falcon GPS III taken
from Titusville at telephoto
1 hour before my departure for Switzerland.
Après des mois de retard, l’armĂ©e de l’air amĂ©ricaine lance une nouvelle gĂ©nĂ©ration de satellites GPS, conçus pour ĂŞtre plus prĂ©cis, sĂ©curisĂ©s et polyvalents. Mais certaines de leurs fonctionnalitĂ©s les plus vantĂ©es ne seront pleinement disponibles qu'en 2022 ou plus tard en raison des problèmes rencontrĂ©s dans le cadre d'un programme complĂ©mentaire visant Ă  dĂ©velopper un nouveau système de contrĂ´le au sol pour les satellites. Il s’agit du premier des 32 satellites GPS III prĂ©vus pour remplacer les anciens satellites actuellement en orbite. Lockheed Martin construit les nouveaux satellites Ă  l'extĂ©rieur de Denver. Je n’ai pas le temps de vous en dire plus, je me prĂ©pare Ă  rentrer au pays. J’ai juste pu placer ces quelques images d’ambiance et le dĂ©collage pris au zoom « 600 » depuis Titusville.
CommencĂ© le 13 novembre, mon trip se boucle avec cette News ce 18 dĂ©cembre 2018 après 35 jours. Trop occupĂ© pour mon job helvĂ©tique (magazines Swiss Engineering RTS-STZ + LUFA19), j’aurais bien aimĂ© vous raconter plus d’histoires. Mais je reviendrai bientĂ´t.

Focus on 2019:
when stars get stuck on rockets
Atlantis building. - Photos : rke
[Titusville (Florida), December 18, 2018, rke] – Really, these rockets make me see a lot of things hectic. After the SpaceX Esh'ail launch on November 15th, SpaceX CRS-16 on December 5th, the inauguration of the Orion service module on November 16th, InsSight's Mars landing on November 26th (lived at the Kennedy Space Center , but not in Los Angeles), the launch of SpaceX SSO on December 3 also from California, my trip was intense. And now comes the launch of SpaceX GPS scheduled this December 18, 2018, day of my departure for Switzerland. But it has just been postponed.
After months of delays, the U.S. Air Force launches the first of a new generation of GPS satellites, designed to be more accurate, secure and versatile. But some of their most highly touted features will not be fully available until 2022 or later because of problems in a companion program to develop a new ground control system for the satellites, government auditors said. It's the first of 32 planned GPS III satellites that will replace older ones now in orbit. Lockheed Martin is building the new satellites outside Denver.
I cannot tell you more, I'm getting ready to go home to Switzerland. Just been able to place these few ambient images and the takeoff taken at the "600" zoom from Titusville.
Started November 13, my journey is complete with this news this December 18 after 35 days. Too busy for my Swiss work (Swiss Engineering magazines RTS-STZ + LUFA19), I would have liked to tell you more stories. But I’ll come back soon.
A show outside not very attractive. - Photos : rke

samedi 15 décembre 2018

Retour sur terre de SpaceX/Falcon 9 CRS-16. Ça file comme l’Ă©pĂ©e de Damoclès

Une descente rapide mais très bien observable à l'oeil nu. - Photos : rke
[Cape Canaveral, December 14, 2018, rke (English, below] – Alors qu’on attend imperturbablement (les potes reporters et moi) le lancement d’une autre fusĂ©e SpaceX sur son aire de lancement SLC40, on s’occupe comme on peut. Falcon 9 lancera le premier satellite de navigation de troisième gĂ©nĂ©ration de l’armĂ©e de l’air amĂ©ricaine pour le système de positionnement global. Le lancement a d’ailleurs plusieurs fois Ă©tĂ© reportĂ©. C’est fou ce qu’il faut s’adapter. M’enfin, bref.

Trop oblique ? Non ! 
Champ de vison trop proche
Pour ma part je bosse comme un dingue sur un bouquin « L’aviation et l’espace suisses 2019 » qui doit sortir le 14 fĂ©vrier 2019, jour de la Saint-Valentin. Dans le fond, cela tombe bien. Je reste la tĂŞte en l’air, des USA et de Suisse. Je vous avais promis que je reparlerais du lancement SpaceX CRS-16 du 5 dĂ©cembre 2018 (cliquez ici pour ma prĂ©cĂ©dente News), nous y voilĂ . De coutume, quelques minutes après le dĂ©collage de la fusĂ©e, on replie nos affaires rapidement pour reprendre le bus et rejoindre nos quartiers journalistiques (News Center). Mais cette fois-lĂ , il nous a fallu encore patienter dans l’attente du retour du bout de fusĂ©e, le 1er Ă©tage de propulsion ou le booster, comme on dit aussi. Pas facile de repĂ©rer l’Ă©tage. Il faut vraiment scruter le ciel de fond en comble la tĂŞte bien penchĂ©e en arrière pour y apercevoir enfin, après 8 minutes, un point noir sortir de ses gonds. Cela demande une grande concentration visuelle, mais après le premier allumage de rĂ©tro freinage de l’Ă©tage, celui-ci apparaĂ®t plus nettement, devenant toujours plus gros. De la grandeur d’un oiseau, au loin, l’Ă©tage descend toujours plus vite et donne carrĂ©ment l’impression de nous tomber dessus, selon notre position en effet. Ă€ 6,5 km au plus proche du lieu de lancement sur la NASA Causeway, l’emplacement est idĂ©al pour, Ă  la fois voir le dĂ©collage, puis l’atterrissage. L’approche de l’Ă©tage semble si proche que l’on aurait presque peur de voir tomber un immeuble sur nos tĂŞtes. Une illusion d’optique qui dure 5 secondes, mais un temps suffisant pour nous poser plein de questions. L’engin va-t-il s’Ă©craser ? Peut-il dĂ©vier de trajectoire et vraiment nous tomber dessus ? Et lorsque très loin, Ă  notre droite, l’Ă©tage s’Ă©loigne, sa façon très inclinĂ©e de se poser nous intrigue. LĂ  encore, ce n’est qu’une impression (l’inclinaison prononcĂ©e) selon notre position. Mais après l’avoir vu stabilisĂ©, on est rassurĂ©. Quoique, puisque le double bang (comme si un avion passait deux fois le mur du son) qu’on entend dès qu’il est posĂ©, nous surprend encore. DĂ©cidĂ©ment, un retour de fusĂ©e, c’est un peu comme si le ciel nous tombait sur la tĂŞte. Enfin, presque.

Return to Earth from SpaceX / Falcon 9 CRS-16. It's like the sword of Damocles 

Design by : zlsadesign.com
[Cape Canaveral, December 14, 2018, rke] – As we wait imperturbably (the reporter and me) for the launch of another SpaceX rocket on its SLC40 launch pad, we take our time as we can. A Falcon 9 rocket will launch the U.S. Air Force’s first third-generation navigation satellite for the Global Positioning System. Delayed from May 3 and late 2017. Switched from a United Launch Alliance Delta 4 rocket. The second GPS 3-series satellite will now launch on a Delta 4. Delayed from September and October. Delayed from Dec. 15. Pffff…. Always delayed.

Too inclined? No! Mink field too close
Personally, I work like a crazy man (not a superman) on the book "Swiss Aerospace Year Book 2019" to be released February 14, 2019, Valentine's Day. In the end, this is good. I remain head in the sky (and space), from the USA and across Switzerland. I promised you that I will talk about the SpaceX CRS-16 launch on December 5, 2018 (click here for my previous news. So, here we go!  As usual, a few minutes after the launch of the rocket, we fold our packages quickly to catch the bus and join our journalistic quarters (News Center). But during this time, we had to wait patiently for the return of the rocket, the first stage of propulsion (booster). It’s not easy to spot that rocket stage. You really have to scrutinize the sky from top to bottom, the head bent backwards to finally see, after 8 minutes, a black dot coming out of its environment. This requires a great visual concentration, but after the first ignition of the rear braking stage, it appears more clearly, becoming bigger. From the size of a bird, in the distance, the stage always descends faster and gives us the impression of falling on us, according to our position indeed. At 4 miles closest to the launch site on NASA Causeway, the location is ideal for, both seeing takeoff and then landing. The approach of the floor seems so close that one would be almost afraid to see a building fall on our heads. An optical illusion that lasts 5 seconds but enough time to ask us a lot of questions. Will the 1ststage crash? Can it deviate from the trajectory and really fall on us? And when very far, on our right, the stage goes away, its very inclined way of asking intrigues us. Again, this is just an impression (pronounced inclination) according to our position. But after seeing it stabilized, we are reassured. Although, since the double bang (like if a plane passed the wall of sound twice) that we hear as soon as it is placed, we are still surprised. Decidedly, a rocket return, it's a little as if the sky fell on our heads. Well… almost.
Inclined on PAD ? - No, optical illusion. Photos : rke

vendredi 7 décembre 2018

Un dĂ©collage ? C’est un condensĂ© d’efforts humains qui Ă©clĂ´t

Décollage de SpaceX Falcon 9 / Dragon CRS-16 le 5 décembre 2018, 13h16, locale. - Photo : rke
Un peu plus haut.  - Photo : rke
Beaucoup plus haut.
 - Photo : rke
[Cape Canaveral, December 5, 2018, rke (English, below] – Ĺ’il de lynx ou regard virtuel ? Observer un match du foot, une descente Ă  ski, un concours hippique, une course automobile ou tout autre Ă©vĂ©nement « in situ » ne remplacera jamais la vision sur un Ă©cran quelconque. Que ce soit transmis en haute qualitĂ© ou en direct. Cela n’a jamais Ă©tĂ© aussi vrai qu’un lancement ou, depuis peu, qu’un atterrissage de fusĂ©e. Bon, vous me direz que c’est Ă©vident et qu’il s’agit presque d’un plĂ©onasme. Je dirais mĂŞme que c’est criant de vĂ©ritĂ©. Admirer un coucher de soleil en bord de mer offre aux pupilles toute l’Ă©tendue de l’horizon de long en large et de haut en bas. Nos oreilles captent les sons insoupçonnĂ©s des alentours, nos mĂ©ninges cogitent des merveilles et nos narines humectent les senteurs marines. 
Non, ce n'est pas moi, mais un collègue. C'est qu'ils ont
très très froid Ă  +10 degrĂ©s C. Pas moi, hihi.  - Photo : rke
Rien ne peut remplacer cette sensation terrienne d’absorber la rĂ©alitĂ©, de s’imbiber du vivant et de vivre l’instantanĂ©itĂ©. Ni les smartphones, ni les ordinateurs, encore moins la rĂ©alitĂ© augmentĂ©e. Certes, ces dernières technologies approchent du monde sensuel, mais le corps et l’esprit humain ne peuvent ĂŞtre un copier-coller de la rĂ©alitĂ©. Il y aura toujours un espace-temps-esprit que la cybernĂ©tique ne pourra atteindre. VoilĂ  pour le dĂ©cor.
Falcon 9, 6h avant le
dĂ©collage.  - Photo : rke
Mon Canon D60 (un vieux), juste en face. Je l'ai portant
protĂ©gĂ©, mais le vent l'a fait tomber. - Photo : rke
L'appareil plus perfectionnĂ© de l'un de mes nombreux 
collègues. Il me fait envie celui-là. Il a évidemment été
aussi protĂ©gĂ©. – Photo : rke
Pour l’ambiance, revenons au coucher de soleil en bord de mer. Les lancements de fusĂ©es ayant lieu la plupart du temps proches des cĂ´tes, regarder partir un engin spatial se situe dans la mĂŞme perspective, sans les couchers de soleil (parfois, si). Lorsque notre regard pointe la fusĂ©e au loin elle apparaĂ®t la grandeur d’un demi-pouce ou du pouce entier le bras tendu. Que l’on soit postĂ© sur le toit du VAB ou en bord de lagune et Ă  quelque 5 km, selon les emplacements d’observation les plus proches, l’attention se focalise dans un environneurs de lancement. Il faut avoir l’Ĺ“il, quoi. Quelques secondes avant le dĂ©collage, la tension est la mĂŞme que devant un Ă©cran, ailleurs, sauf que, sur place, on a l’impression de dominer l’instant prĂ©sent un peu comme des acteurs de l’Ă©vĂ©nement sans en ĂŞtre partie prenante. On se rend ainsi mieux compte des efforts que des humains (ingĂ©nieurs, mĂ©canos, planificateurs, administrateurs, partenaires) ont dĂ» fournir pour ĂŞtre prĂŞt Ă  l’heure « H ». Car quand la fusĂ©e s’Ă©lève Ă  peine, c’est non seulement la vision d’un engin qui dĂ©colle, mais un condensĂ© d’efforts qui Ă©clĂ´t. VoilĂ  pourquoi je souhaite Ă  vous tous de vivre pareil Ă©vĂ©nement, de près ou de loin d’une fusĂ©e. Pas besoin de coucher de soleil, mais ce serait l’apothĂ©ose, en plus.
Une news de mon blog sur le site web La Méduse. Il me publie au moins, lui.
www.lameduse.ch
  • Prochaine news : quand le ciel nous tombe sur la tĂŞte
Lift off? It is a digest of human efforts that hatches
La photo de mon collègue canadien Don Hladiuk. Son appareil n'est pas tombé, lui.
4 hours before launch. – Photo : rke
[Cape Canaveral, December 5, 2018, rke] – Lynx eye or virtual glance? Watching a football match, a ski run, a horse show, a car race or any other event "in situ" will never replace the vision on any screen. Whether transmitted in high quality or “in live”. This has never been as true as a launch or, more recently, a rocket landing. Well, you'll tell me it's obvious and it's almost a pleonasm. I would even say that it is screaming true. Admiring a sunset at the seaside offers the pupils the entire expanse of the horizon from back and forth, from top to bottom. Our ears capture the unsuspected sounds of the surroundings, our brains cogitate wonders and our nostrils moisten the marine scents.
A furrow in the sky. Photo : rke
Nothing can replace this earthly feeling of absorbing reality, imbibing life and living instantaneously. Neither smartphone, computer and augmented reality. Surely, these latest technologies approach the sensual world, but the body and the human spirit cannot be a copy-paste of reality. There will always be a space-time-mind that cybernetics cannot reach.
My American colleague Ken Kremer
(right) from Space Up Close.
He is as fanatic as me. He puts shirts
 not withrockets, but with galaxies.
Normal, he is close to space.
http://spaceupclose.com
So, now, let's go back to the sunset by the sea. Rocket launches taking place mostly close to the coast. Watching a spacecraft from the same perspective, without the sunsets (sometimes if) is rewarding for the eyes. Our front view of the rocket in this distance appears like the size of a half-inch (or one thumb) with the arm extended. Whether you are on the roof of the VAB or at the edge of the lagoon (about 3 miles), depending on the closest observation locations, attention is focused in a very large panoramic environment. To the infinity. The rocket is sometimes confused with other launches. “You must have the eye” (Swiss expression). A few seconds before takeoff, the tension is the same as in front of a screen, elsewhere, except that, “in situ,” it seems to dominate the present moment a little like actors of the event without being part of it. This gives us a better understanding of the efforts that humans (engineers, mechanics, planners, administrators, partners) had to provide to be ready at the "H" hour. Because when a spacecraft takes off, it is not only the vision of a vehicle in uphill, but a condensed effort that hatches. Therefore I wish all live such an event, from near and far the rocket. No need for sunset, but it would be the apotheosis. For more.
The Post-launch Press Conference. Joel Montalbano, deputy ISS Programm manager, NASA's JSC (center)
Hans Koenigsmann, Vice President of Build and Flight Reliability at SpaceX (right). – Photo : rke
  • Next news : sky falls on us