samedi 12 juillet 2014

Arrivée au centre spatial de Wallops : les journalistes étrangers à la même enseigne que les Américains. Enfin !

L'effigie du Wallops Flight Facility à l'entrée. - Photo : rke
[Wallops Island, July 12th, 2014, (rke) ] – Quand on est un habituĂ© du centre spatial Kennedy (KSC) en Floride et qu’on dĂ©barque en journaliste Ă©tranger au centre spatial de Wallops, au NASA Wallops Flight Facility, c’est le vrai bonheur. Non pas qu’au KSC on soit mal accueilli, loin de lĂ , mais que dans le Nord des USA, plus prĂ©cisĂ©ment Ă  ce centre, les journalistes Ă©trangers sont Ă  la mĂŞme enseigne que les reporters amĂ©ricains. Pas de badge vert, mais un blanc, marquĂ© Media, le mĂŞme pour tous. Sans oublier le VISA. En plus, on y est bien choyĂ©. Le centre de presse proprement dit est confinĂ© dans un coin du petit musĂ©e avec ce qu’il faut pour y bosser : place tranquille et pas besoin d’ĂŞtre fouillĂ© !
L'annonce est faite.
- Départ d'Antares, ce dimanche
13 juillet 2014, 12h52.
- Photo : rke
Bon, pour arriver jusque -lĂ , j’ai dĂ» suivre, depuis Salisbury (Maryland) la nationale 13 sud, bifurquer quelques « petites routes » (tiens voilĂ  des bagnoles en sens inverse sur la mĂŞme piste ! PlutĂ´t rare aux USA, mais courant en Europe !) et, le long de grandes Ă©tendues verdâtre-jaunâtre oĂą on se croirait arriver sur un terrain de golf, voilĂ  qu’on aperçoit de grosses antennes paraboliques ainsi des bâtiments plats. Encore une route Ă  bifurquer et on arrive au centre des visiteurs sur une petite (enfin, petite, Ă©tendue, quoi) place de parc. On y est ! Le bâtiment, disons plutĂ´t une bicoque bien amĂ©nagĂ©e, est lĂ , tout près.
Antares, la fusĂ©e, est prĂŞte Ă  dĂ©coller demain dimanche après trois reports (et le reste) dus Ă  une mĂ©tĂ©o capricieuse. Il a fait très lourd humide et orageux ces derniers jours. Bah, on s’y fait, quand je pense au frisquet temps en Europe. Hi, hi, hi ! Prochaine news : visite de la fusĂ©e et de ses installations.

NASA Wallops Flight Facility : foreign reporters are in the same terms agreed than American journalists. Now !
The NASA Wallops Flight Facility saw alone the road. - Photo : rke
When we're a regular foreign reporter to cover the space program at the Kennedy Space Center (KSC) in Florida, undertake a trip at the NASA Wallops Flight Facility (Virginia) is true happiness. Not because we are unwelcome in KSC, but these foreign reporters are in the same terms agreed than American journalists. No green badges, but only a white card writed Media, the same one for all. Oh, for our accomodation we are very good pampered.
The media center itself is enclosed in a corner of the small museum with what it takes to work there : quiet places and and there is no need need to be searched like customs !
So, to get to the Center, I have followed, from Salisbury (Maryland), the National road 13 South, turned a few paths and, along large stretches greenish-yellow where it's like arriving at a golf course, we see large satellite dishes and some short buildings. Another route to fork and we arrive at the Visitor Center on a « small » but extend parking. And, we are arrived. The building is in front of us.

The rocket is now ready to fly tomorrow Sunday after three postponements (and the rest) due to unpredictable weather, very heavy, wet and stormy in recent days. Well, we made it, when I think the chilly weather in Europe. Hi, hi, hi ! Next news: a tour to visit rocket and its facilities.

vendredi 11 juillet 2014

Le chant du cygne m’attend, pas les sirènes

La Virginie est pour les lanceurs. Au Centre de Presse dans le Musée. - Photo : rke
[ Wallops Island, July 11th, 2014, (rke) ] – Avant d’entrer dans le vif du sujet avec ce fameux bout lanceur Antares et son cargo Cygnus (Cygne) d’Orbital Sciences, un petit mot au sujet d’une autre fusĂ©e, Soyouz ST-B, qui a rĂ©ussi son dĂ©collage de Kourou en Guyane française. Il s’agit de la mission O3b qui a pour but de fournir un accès Internet haut dĂ©bit, Ă  prix modĂ©rĂ©, sur les marchĂ©s Ă©mergents d’Asie, d’Afrique, d’AmĂ©rique latine, d’Australie et du Moyen-Orient, soit près
Mon badge
de 150 pays de part et d’autre de l’Ă©quateur dans lesquels l’Internet Ă  haut dĂ©bit n’est que rarement disponible. Ça fait quelque 3 milliards de personnes ? Ouah ! Imaginez ce qui se passerait s’il y avait une panne de satellites ? Fini internet ! Bref, cliquez ici pour voir la vidĂ©o et fĂ©licitations Ă  Arianespace, qui commercialise ces vols, ainsi qu’Ă  l’Agence spatiale europĂ©enne (ESA) qui chapeaute toute l’histoire.
Bon, alors je fais quoi du cĂ´tĂ© de Washington ? Ben, je vais assister au lancement de Ygnus (Cygne), un mini camion-satellite sans âme humaine qui va ravitailler la Station spatiale internationale (ISS). Je viens d’ailleurs d’arriver au Centre de Presse du Wallops Flight Facility. Le temps de m’installer, je vous en dirai plus ultĂ©rieurement sur ce site vachement accueillant. A+

I expect the Cygnus song, but not the sirens
The mascot of Cygnus. - Photo : rke
Before all, just a small thought about the successfully second launch of O3b Networks opered by the commercial contractor Arianespace and headed the European Space Agency (ESA). Arianespace lofted four more satellites in the O3b constellation (the "Other 3 billion") into an equatorial orbit. Built by Thales Alenia Space as prime contractor, these four satellites will enable O3b Networks to supply broadband Internet access at moderate prices to emerging markets in Asia, Africa, Latin America, Australia and the Middle East, totaling nearly 150 countries surrounding the equator where broadband access is rarely available. Following this launch, the O3b constellation will be deployed in its initial configuration and will be fully operational. Click here to see the Soyou video
Wow! Imagine what would happen if there was a breakdown of satellites?

Okay, what can I do on this area of Washington ? I expect the Cygnus song, a cargo developed by Orbital under NASA’s Commercial Orbital Transportation Services (COTS). A « pickup-truk » satellite without human that will supply the International Space Station (ISS). I also arrived at the press center of Wallops Flight Facility. Time to settle, I'll tell you more later on this really welcoming site.

jeudi 10 juillet 2014

Entre les lagunes et les terres cultivables du Maryland

Entre les lagunes du Maryland, un peu comme en Floride. - Photo : rke
[ Salisbury, Maryland (USA), July 9th, 2014, (rke) ] – Hello Ă  toutes et Ă  tous ! Me revoici du cĂ´tĂ© US pour un trip au sujet du lancement d’Antares Orbital-2 rĂ©alisĂ© pour le compte de la NASA. Cela se passe du cĂ´tĂ© Est de l’Atlantique, prĂ©cisĂ©ment Ă  Wallops Island, j’aurai donc l’occasion de vous en reparler longuement. Sachez juste que cela concerne le dĂ©collage d’un module de ravitaillement privĂ© Cygnus chargĂ© d'assurer une partie du ravitaillement de la Station spatiale internationale (ISS).
Bref, je dois d’abord vous conter ma sortie hyper rapide de l’aĂ©roport de Washington Dulles (eh oui, rapide) et ce malgrĂ© les vacances d’Ă©tĂ©. C’est fou ce que les douaniers sont devenus plus cools, ces temps-ci. Je n’ai plus eu besoin de remplir une seconde carte de dĂ©barquement (la blanche, pour les Visas), juste celle de la dĂ©claration de marchandises (la verte). Pour obtenir ma voiture de location, cela a Ă©tĂ© Ă©galement illico presto avec ma carte « Executive » (encore une verte) de l’opĂ©rateur National Car Rental. Dès hors de l’aĂ©roport, on arrive en bus jusqu’au parc ouvert tout près des voitures Ă  louer, sans passer par le bureau d’enregistrement ! Et lĂ , on choisit la bagnole en question et c’est seulement Ă  la sortie du parc que le rĂ©ceptionniste du poste de contrĂ´le remplit tous les papiers avec les demandes d’usage : carte d’identitĂ© (l’aiedie) et pas besoin du passeport, mon bon « voucher » et le permis de conduire. Bigre, c’est quand mĂŞme fou cette histoire : on me demande chaque fois quand est-ce qu’est la date d’expiration de mon permis. Ben voyons, comme si je le savais !
M’enfin, après une sortie d’aĂ©roport, me voilĂ  dans l’après-midi en route pour Salisbury (Ă  ne pas confondre avec le Salisbury anglais) dans le Maryland. En contournant le Nord puis l’Est de Washington dans sa longue pĂ©riphĂ©rie autoroutière entourĂ©e de forĂŞts et dense en circulation, je continue lentement mais sĂ»rement ma route sur la N50. Avec le temps lourd et orageux (quasi suffoquant par rapport Ă  un Genève frisquet lors de mon dĂ©part), j’ai presque l’impression d’ĂŞtre en Floride sans les palmiers. Les ponts, mĂ©talliques, ceux-lĂ  qui rejoignent les lagunes sont aussi longs, sauf que, une bonne cinquantaine de km plus loin, me voilĂ  sur de vastes Ă©tendues vertes sèches oĂą l’on cultive du blĂ© et du maĂŻs. Bizarre, ce contraste. Mais agrĂ©able. Le lancement d’Antares vient d’ĂŞtre reportĂ© d’un jour Ă  samedi 12 juillet. Dieu sait oĂą la fusĂ©e Antares est-elle plantĂ©e ?

Between lagoons and cropland of Maryland
Antares soon? - Photo : rke
Hi Guys ! So, I am on the U.S. side for a space launch trip of Antares Orbital-2 carried for NASA. That mission is happens on the east side of the Atlantic, specifically in Wallops Island. I have the opportunity to get back to you at length.  Just know that it concerns a lift-off from a private supply module Cygnus responsible for some supplies to the International Space Station (ISS).
In short, I would like to share you my adventure about my airport exit of Washington Dulles. That was very fast, yes, very fast and so despite the summer holidays. It's crazy that customs officers have become more cool in our days. I no longer needed to fulfill a second landing card (the white for Visas), just that the goods declaration (the green crad). To obtain my rental car, it was also very fast with my card "Executive" (the green) of the National Car Rental. Once out of the airport, we arrive by bus to nearby open park cars for rent without going through the registration office! And then, we choose the appropriate car and it’s only out of the park the receptionist checkpoint completed the paperwork with applications for use : ID card (and not need passport), my « voucher bon » and the driving license. By Jove ! It's still a crazy story: every time someone asks me when is the expiration date of my drive license.  But, what yet ? As if I knew it ? In Switzerland, the end of the license is when we committed a blunder.
After my airport exit, I'm in the afternoon « en route » to Salisbury (do not confused with the English Salisbury) in Maryland. Bypassing the North and Eastern Washington in its long motorway periphery surrounded by forests and dense traffic, I continue my way slowly but surely on the N50. With a heavy and stormy weather (almost suffocating against a Geneva chilly when I left), I almost feel like to be in Florida without palm trees. Steel bridges, those who join the lagoons are as long, except that a good fifty miles further, I’am on the wide-green-dry where they grow wheat and corn. Bizarre, this contrast. But beautiful sight. The Antares launch is postponed by one day to Saturday, July 12.
God knows where the Antares rocket is located ?

vendredi 22 novembre 2013

Kennedy : notre petit pas sur le site de tir, son grand pas sous la fusée

Kennedy sur le pas de tir le 16 novembre 1963 sour les moteurs d'une Saturn 1 ou 1B sur l'aire de lacement 34 ou 37.  Nous Ă©tions pas loin. Photo : White House

Les prĂ©cisions de CapcomESPACE sur la visite de Kennedy
De gauche Ă  droite, le Dr. Robert C. Seamans, Jr,  le sĂ©nateur George Smathers, le prĂ©sident Kennedy, James E. Webb, administrateur de la NASA, Dr. Wernher Von Braun (cachĂ©), le Dr. Hugh L. Dryden, administrateur adjoint de la NASA et le gĂ©nĂ©ral Chester V. Clifton, l'aide militaire du prĂ©sident.
16 novembre 1963. Le président Kennedy est au centre spatial de Cap Canaveral. C' est sa troisième visite depuis son élection (février et septembre 1962). Le président arrive par avion à 10 heure du matin, locale. Il est accueillit par Webb, Dryden, Seamans, Debus de la NASA et le général Davis, directeur du Cape. C'est J Webb qui le guide durant sa tournée de près de 2 heures. Le Pt passe devant les pad du boulevard des missiles. La visite devait initialement durer plus de 2h 30, le président devant s'arrêter au LC19 pour une présentation avec Alan Shepard et visiter le bâtiment d'assemblage, le centre de contrôle et le silo de tir des missiles Minuteman. Des contraintes de temps ont annulé cette partie de la visite.
La visite se poursuit au LC37. Devant le blockhaus l'attendent les astronautes Cooper et Grisson pour un exposé sur le programme Gemini et dans le blockhaus Mueller et von Braun pour un discours de présentation du Saturn 1. A 11h, le Pt est sous le pad où se dresse le SA 5. Von Braun montre au président une maquette du Saturn 1 et le vrai lanceur. La visite se termine avec un survol en hélicoptère du LC 40-41 des Titan 3 et du LC 39 MILA en construction avec le Dr Debus. A 11h 30 le Pt assiste à un lancement d' un missile Polaris depuis le sous-marin USS Andrew Jackson au large de la Floride.
La "une" du Florida Today du
16 novembre 2013
50 ans après la visite de Kennedy,
Sylvain Bélair presque au même
endroit sur le pas de tir. - photo : rke
[ Cape Canaveral, November 22th, 2013 © rke, english below] –  Depuis plusieurs jours, la presse remĂ©more l’assassinat de John F.Kennedy survenu il y a cinquante ans exactement. Un Ă©vĂ©nement dont je ne me souviens pas puisque j’avais 7 ans Ă  l’Ă©poque. NĂ©anmoins, je reste admiratif de cette personnalitĂ© qui a dĂ©clenchĂ© l’assaut Ă  la conquĂŞte de la Lune. Et lorsque j’ai vu cette photo de la Maison-Blanche parue dans Florida Today de samedi dernier, j’ai un moment cru que le prĂ©sident amĂ©ricain Ă©tait ressuscitĂ©. Au premier coup d’Ĺ“il, on croirait presque la photo prise de nos jours, tellement elle reflète le neuf. Je veux dire par lĂ , le haut de l’image avec des installations toutes fraĂ®ches. On reconnaĂ®t bien Kennedy et les ingĂ©nieurs qui l’entourent n’ont guère changĂ© si ce n’est leur costume moins uniformisĂ© Ă  notre Ă©poque. Et les montures de lunettes 2013 sont revenues Ă  la mode des annĂ©es soixante.

Le « DĂ©fi Kennedy » de l’espace
Cela fait donc une sacrĂ©e impression d’avoir foulĂ© le mĂŞme pas de tir que Kennedy il y a cinquante ans jour pour jour ce samedi 16 novembre. Et je ne suis pas le seul Ă  ĂŞtre ainsi bĂ©at devant cet Ă©vĂ©nement, puisque mon collègue, le directeur gĂ©nĂ©ral du CosmodĂ´me de Laval (QuĂ©bec), Sylvain BĂ©lair foulait ce sol tout comme son accompagnatrice Marie-Michèle Limoges.
Idem pour moi, 50 ans après.
- Photo : Marie-Michèle Limoges
D’ailleurs, Syvain BĂ©lair donne une confĂ©rence ce vendredi 22 novembre Ă  19h30 au MusĂ©e Nature-sciences de l’UniversitĂ© de Sherbrook (Est de MontrĂ©al) sur le thème : « Le dĂ©fi Kennedy ». Quelles sont les vĂ©ritables raisons pour lesquelles le prĂ©sident amĂ©ricain Kennedy a dĂ©cidĂ© d’envoyer des hommes sur la Lune ? Est-ce en rĂ©ponse au vol dans l’espace de Youri Gagarine ou Ă  l’Ă©chec militaire amĂ©ricain dans la Baie des Cochons Ă  Cuba ? RĂ©ponse ce soir…
De toute façon, tout est histoire de politique, mĂŞme la technique, pas vrai ? - (Clin d'oeil Ă  Hermann Duer)

Kennedy:  our small step on the launch site, his big step under the rocket
Je suis devant la nouvelle entrée du KSC Visitor Center. - Photo by Jérôme Hirth (July 2013)
Sylvain Bélair and Marie-Michèle Limoges
dans le hall d'assemblage de la capsule Orion
le 16 novembre 2013.
- Photo : rke
Past several days, the press remembering the assassination of the President John F. Kennedy there exactly fifty years . An event which I don’t remember because I was 7 years old at that time. Nevertheless, I still admire by this personality which set off the technology assault to conquer the Moon. And when I saw this picture of the White House appeared in Florida Today last Saturday, I have believed that the U.S. President brought back to life. At first glance, you'd almost photo taken today, so it reflects the new age. I mean by that, the top of the image with all fresh installations. We well recognized Kennedy and engineers surrounding have changed little except their dress uniform least in our age. And eyeglass frames 2013 are back in fashion sixties.

The «  Kennedy Challenge »  of space
So it's a mighty feeling of having walked the same roocket-pad than Kennedy there fifty years to the day on Saturday, November 16. And I 'm not the only reporter to be so blissful of this event, as my colleague, the General Director of CosmodĂ´me (Quebec ), Sylvain BĂ©lair as his collegue Marie-Michele Limoges. Moreover, Syvain BĂ©lair gives a meeting on this Friday, November 22 at 19:30 at the Natural Science Museum of the University of Sherbrook (Montreal East) on the theme : « The Kennedy challenge ». What are the real reasons why the U.S. President Kennedy decided to send a man ont the Moon before at the end of sixties years ? Is this in response to space flight of Yuri Gagarin or U.S. military failure in the Bay of Pigs in Cuba?

Anyway, everything is political, same with technology. Right ?- (Glance to Hermann Duer)