mardi 13 février 2018

Guide suisse au Kennedy Space Center (KSC) : Laura et Pierre, fans d'Atlantis

Laura Kucman et Pierre Barthe devant la vrai navette Atlantis. Cliquez aussi ici - Photo : rke
 Laura et Pierre. - Photo : rke
Mario Kucman
directeur d'Orif.
[Cape Canaveral, Florida, February 13, 2018, rke English below] – Destin croisĂ© de lancements de fusĂ©es ou hasard dans le tard ? En vadrouille aux quatre coins du monde, notamment en Asie, deux Jurassiens, Laura Kucman et Pierre Barthe, ont fait escale aux USA et justement en Floride. Or, Laura, la fille de Mario Kucman porte le mĂŞme nom que ma fille et de surcroit est un copain d’apprentissage, mĂ©cano de prĂ©cision de la Tornos (Ă  la belle Ă©poque), devenu le directeur d’une grande entreprise d’intĂ©gration professionnelle Ă  DelĂ©mont, Orif, pour bien la nommer. De surcroĂ®t, nous ne nous serions pas rencontrĂ©s si je n’avais pris la dĂ©cision in extremis de venir ce 4 fĂ©vrier Ă  Cap Canaveral assister aux premières loges au lancement de Falcon Heavy. HĂ©las, Mario n’a pas pu nous rejoindre, mais ce sera chose faite dans un futur proche puisqu’il est aussi un globe-trotter dans l’âme, suite Ă  son tour du monde rĂ©alisĂ© en son temps il y a bien longtemps.

Suisses, venez-y, je vous y guide
Du coup, j’ai un peu oubliĂ© mes aventures SpaceX et me suis transformĂ© en guide suisse du Kennedy Space Center (KSC) dont la visite n’a pas pu se terminer, faute de temps. Je dois dire que j’ai une sacrĂ©e veine d’avoir cette jeune fille et son copain avec moi. L’une Ă©ducatrice sociale, l’autre banquier. Les deux ont pu m’obliger Ă  me laisser prendre en photo. Bigre, elle a le coup d’Ĺ“il la fille, puisqu’elle a mĂŞme rĂ©ussi Ă  prendre une image d’Atlantis sans âme qui vive dessus alors qu’il y a avait une foule considĂ©rable ce lundi 12 fĂ©vrier au KSC. Comme quoi, on a toujours besoin des plus petits que soi. Pas en taille (elle est très grande), mais en âge. Et ce, mĂŞme Ă  la NASA.
Rien que parce qu’ils Ă©taient lĂ  (Laura et Pierre), mon trip en valait la peine.
Roland, Pierre et Laure. Une idĂ©e de selfie de Laura. – Photo : Laura Kucman

  • A lire : Atlantis se prĂ©lasse en attendant Hubble : cliquez ici
  • More info : Atlantis basks pending Hubble : click here

Swiss Guide to Kennedy Space Center (KSC): Laura and Pierre, Atlantis Fans
The two young Swiss in front of Atlantis. - Photo : rke
[Cape Canaveral, Florida, February 13, 2018, rke] – Crossed destiny of rocket launches or chance in the late? Travelling all around the world, especially in Asia, Laura Kucman and Pierre Barthe stopped over in the USA and Florida. But Laura, the daughter of Mario Kucman has the same name as my daughter. Moreover he is a learning buddy, precision mechanics of the Tornos firm in Moutier (Nord of Switzerland, Jura bernois), at the beautiful era. Mario became the director of a large social integration professional company in DelĂ©mont (Jura, Swiss), Orif. Moreover, we would not have met if I had not made the « in extremis » decision to come this February 4 in Cape Canaveral attend to the front-row seats at the launch of Falcon Heavy (near the VAB).
You can take ticket directly on the spot.
Photo : rke
Unhappily!, Mario could not join us, but it will be done in the near future since he is also a globetrotter in the soul, following his world tour realized formerly.
Suddenly, I forgot my SpaceX adventures and became a Swiss guide to the Kennedy Space Center (KSC) whose visit could not be completed for lack of time. I must say that I have a hell of luck to have this girl and her boyfriend with me. Her social educator, him banker. Both of them may have forced me to take a picture. By Jove, she has the glance this girl, since she even managed to take a picture of Atlantis without people on it and so despite a considerable crowd this Monday, February 12 at KSC. Like what, we always need smaller ones than ourselves. Not in size (she is very tall), but in age. And this, even at NASA.
Just because they were there, my trip was worth it.

Other photos:
Atlantis without people. - Photo : Laura Kucman




 



dimanche 11 février 2018

SpaceX : discriminés, les journalistes étrangers doivent être escortés aussi aux WC / Lettre ouverte à Elon Musk

Le dĂ©collage de Falcon Heavy le mardi 6 fĂ©vrier 2018 Ă  21h45 (suisse) – 3:45 PM Est – vu de Centre de presse du KSC.
- Photo : rke
[Cape Canaveral, Florida, February 11, 2018, rke – English below] – Cher Elon Musk. Tout d’abord bravo pour votre exploit avec Falcon Heavy (FH) et merci de nous avoir offert la possibilitĂ© de photographier le dĂ©collage sur le site "PAD 39A" grâce Ă  nos appareils Ă  distance (Remote Camera). Sans oublier l’autre opportunitĂ© que vous nous ayez offert de voir le lancement depuis le site de presse (proche du VAB, bâtiment d’assemblage des vĂ©hicules) ou de NASA Causeway (route la plus proche de la fusĂ©e).
Un jour avant le lancement, j'ai eu la chance d'ĂŞtre
le seul Suisse sur le Pas de tir 39B. Et aussi pour assister
au décollage.
Les autres journalistes sont-ils alors dĂ©couragĂ©s de venir ?

One day before and during the launch, I was fortunate
 to be the only Swiss reporter on the PAD 39B.
Are other journalists then discouraged to come ?


C’est dĂ©sormais une tradition. Depuis 2006, la NASA est dans l’obligation de sĂ©parer les journalistes Ă©trangers des autres amĂ©ricains. Nous sommes donc, nous Ă©trangers, obligĂ©s d’ĂŞtre escortĂ©s par un vĂ©hicule dĂ©diĂ© du Centre spatial Kennedy (KSC) depuis l’un des deux offices des badges jusqu’au site de presse (News Center) qui jouxte le VAB. Nos autres collègues amĂ©ricains peuvent s’y rendre en voiture avec leur seul badge usuel. Pour nous reconnaĂ®tre, nous Ă©trangers, nous avons une marque supplĂ©mentaire, donc un autre badge. Bref, on s’est dès lors accoutumĂ© Ă  cette procĂ©dure classique au pays de l’Oncle Sam.
Mais cette fois-ci, pour ĂŞtre accrĂ©ditĂ©s pour le lancement de FH, nous avons dĂ» procĂ©der auparavant Ă  une demande directement chez SpaceX sans passer par le service de presse de la NASA. OK, tout s’est bien dĂ©roulĂ©. La prise en charge de l’escorte Ă  l’un des offices des badges a ainsi, cette fois, Ă©tĂ© opĂ©rĂ©e par vos services privĂ©s, ce qui, pour nous, n’a pas changĂ© grand-chose, du fait que nous Ă©tions toujours sĂ©parĂ©s des journalistes amĂ©ricains.
Cependant, arrivĂ© sur place, sur le site de presse, tout a changĂ©. Ă€ la sortie du bus, nous avons de suite Ă©tĂ© Ă  nouveau sĂ©parĂ©s de nos collègues US en deux lignes bien distinctes. Ensuite, vos gardes nous ont obligĂ©s Ă  poser nos sacs et matĂ©riels Ă  terre avec ordre de ne plus y toucher, non pas pour en vĂ©rifier le contenu, mais pour nous donner l’occasion d’aller aux toilettes en groupe, et ce, avec des surveillants, contrĂ´lant nos entrĂ©es et sorties Ă  la porte des W.C.

La NASA ne nous a jamais traitĂ©s de cette façon
D’habitude, une fois sur le site, nous avions toute libertĂ© de circuler Ă  l’intĂ©rieur et Ă  l’extĂ©rieur du centre, pour voir le dĂ©collage ou participer Ă  la confĂ©rence dans le bâtiment d’en face. Mais cette fois-ci, pas question de bouger sans qu’on soit contrĂ´lĂ©, Ă©piĂ© et suivi. Pour assister au lancement Ă  l’extĂ©rieur, nous avons dĂ» demander l’autorisation de nous positionner Ă  un endroit limitĂ©. En cas de besoin d’aller aux toilettes, nous devions aussi ĂŞtre escortĂ©s, de mĂŞme que pour retourner dans le centre. Nous autres avons besoin d’une certaine libertĂ© de mouvement, sans quoi nous nous sentons cadrĂ©s, oppressĂ©s, rĂ©primĂ©s, ce qui peut influencer la qualitĂ© de notre travail. 
En 37 ans que je couvre les lancements de fusĂ©es (cliquez ici), la NASA ne nous a jamais traitĂ©s de cette façon. Et je suis sĂ»r que cette autre discrimination Ă  l’extrĂŞme provient de SpaceX et non pas de l’administration amĂ©ricaine. Elon Musk, vous qui ĂŞtes d’origine sud-africaine, vous ĂŞtes un type formidable avec ce que vous entreprenez. Vous auriez davantage d’aura mĂ©diatique et populaire si vous nous accordiez, Ă  nous journalistes Ă©trangers, la mĂŞme confiance que vos compatriotes amĂ©ricains… 

Discriminated, foreign journalists must also be escorted to WC – Open letter to Elon Musk
Pour assister à la conférence d'Elon Musk, nous
avons dû téléphoner à SpaceX alors que le
bâtiment est juste en face. Les chanceux
(avec les Ă©trangers ?) ont donc eu tout loisir de
voir le patron de SpaceX en chair et en os.

To attend the Elon Musk's conference, we had to
phone at SpaceX while the building is right in front.
- Photo : rke





[Cape Canaveral, Florida, February 11, 2018, rke  - Dear Elon Musk. First of all congratulations for your great feat of Falcon Heavy (FH) and thank you for giving us the opportunity to photograph the liftoff on the PAD 39A site through our « Remote Camera.» And about the other opportunity offered to see the launch from the press site (near the VAB) or NASA Causeway.

It's now a tradition. Since 2006, NASA has been required to separate foreign journalists from other Americans. We, foreigners, forced to be escorted by a dedicated Kennedy Space Center (KSC) vehicle from one of the two badges offices to the News Center which adjoins the VAB. Our other American colleagues can get there by their car with their only badge. To recognize us, we strangers, have an extra mark, so another badge. In short, we have since become accustomed to this procedure, which has become classic in the country of Uncle Sam.
But this time, to be accredited for the FH's launch, we had to make a request directly to SpaceX without going through the press service of NASA. OK, everything went well. The support of the escort at one of the two badges offices was thus, now, operated by your private services, which, for us, did not change much, because we were always separated from American journalists.

NASA Has Never Us Badly Considered Like That
However, arrived on the press site, everything changed. On leaving the bus, we were again separated from our US colleagues in two distinct lines. Then your guards forced us to put our bags and materials on the ground with orders not to touch them, not to check the contents, but to give us the opportunity to go to the toilet in the group, and this, with supervisors, controlling our inputs and outputs at the door of the WC.
Usually, once on the site, we had full freedom to move inside and outside the center, to see the take-off or participate in the conference in the building opposite. But this time, no question of moving without being controlled, watched and followed. To attend the launch outside, we had to ask permission to position (photos) ourselves in a limited place. In case of need to go to the toilet, we also had to be escorted, as well as to return to the center. We journalists need a certain freedom of movement, otherwise we feel framed, oppressed, repressed, which can influence the quality of our work.
In 37 years of covering rocket launches (click here), NASA has never us badly considered like that. And I'm sure this discrimination comes from SpaceX and not from the US administration. Elon Musk, you are of South African descent, you are a great guy with what you do. You would have greater media and popular auras still if you grant us, foreign journalists, the same trust (and thrust, too) as your American compatriots ...


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vendredi 9 février 2018

SpaceX / Pas de tir 39A pas de tir 39A : après le décollage, au crépuscule des tours

Deux heures après le lancement de traces de dégâts après le décollage de la fusée.
Tout est clean. - Photo : rke
[Cape Canaveral, Florida, February 9, 2018, rke English below] – Contrairement aux idĂ©es reçues, une tour de lancement ne subit pas de dĂ©gâts après un dĂ©collage, sauf en cas de pĂ©pins, Ă©videmment. Deux heures après le dĂ©collage de Falcon Heavy (FH), mardi 6 fĂ©vrier, nous nous sommes rendus sur le pas de tir reprendre notre matĂ©riel photo. Et lĂ , pas de traces de fumĂ©e au sol ni de pièces endommagĂ©es. La plateforme est restĂ©e très propre. On n’aurait pas dit qu’une fusĂ©e venait de dĂ©coller. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que SpaceX a pris le risque de loger son bâtiment d’assemblage de sa fusĂ©e Ă  une centaine de mètres. Si la fusĂ©e avait explosĂ© sur place, tout aurait Ă©tĂ© dĂ©truit. Mais ce n’est pas le cas, heureusement.
J’en profite pour vous donner dans cette news une petite revue de presse des journaux rĂ©gionaux qui n’ont pas manquĂ© de faire leur une du dĂ©collage et, surtout, de montrer l’image de la Tesla de Musk (grâce Ă  trois camĂ©ras high-tech miniatures fixĂ©es autour de l’auto) avec un fond de Terre. Ă€ part le lancement et surtout l’atterrissage des deux propulseurs, le fait d’envoyer une auto dans l’espace n’est pas exploit. Cela aurait très bien pu ĂŞtre un satellite tout aussi volumineux dont on aurait pu voir les panneaux solaires. Mais ça, cela n’aurait pas eu autant d’impact mĂ©diatique.
Photo : rke 
SpaceX, PAD 39A: after liftoff at dusk towers
The articulated arm is released.
Photo : rke 
[Cape Canaveral, Florida, February 9, 2018, rke] - Unlike to popular belief, a launch tower does not take damage after a takeoff, except in case of big external technical problems, of course. Two hours after the launch of Falcon Heavy, Tuesday, February 6, we went to the PAD site to take our photo equipment of Remote Camera. And there, no traces of smolder on the ground or damaged parts. The platform remained very clean. It would not have been told that a rocket had just liftoff. Moreover, it is not for nothing that SpaceX took the risk of housing its building assembly of its rocket about 300 feet. If the rocket exploded on the site, everything would have been destroyed. But that was not the case, thankfully.

From the ground the view of the two
landing stages with the engines on
to stop the descent. Photo : rke 
A car in space is not a feat

I take this opportunity to give you in this news a small press review of regional newspapers that have not failed to make their cover and mainly to show the image of the Tesla’s Musk (an Earth background) taken by three high-tech micro-cameras set around the car. Except the launch and especially the landing of the two thrusters, the fact of sending a car in the space is not a feat. FH could very well have been a satellite as large as we could see the solar panels. But that would not have had so much media impact.


Photo : Don Aladiuk
New York Post. - February 7, 2018
New York Post. - February 7, 2018

Florida Today.
February 7, 2018
Orlando Sentinel
February 7, 2018
Wall Street Journal
February 7, 2018



jeudi 8 février 2018

SpaceX / Pas de tir 39A : la Tesla reste cachée mais la fusée se dévoile sous toutes ses coutures

Photo © : Don Hladiuk
Me voilĂ ... Photo © : Don Hladiuk
... à côté du bâtiment d'assemblage de la fusée SpaceX.
Photo © : Don Hladiuk


[Cape Canaveral, Florida, February 8, 2018, rke English below] – Ah, enfin ! Il nous l’a montrĂ©e de près cette fameuse fusĂ©e Falcon Heavy (FH). Il ? Elon Musk. Après avoir essayĂ© durant 45 jours de la photographier (de très loin) – car c’Ă©tait impossible d’aller sur le site de lancement, le PAD 39A – nous avons pu nous rendre sur place Ă  l’intĂ©rieur de la zone du pas de tir. Donc Ă  une centaine de mètres de la fusĂ©e. Ces « Remote Camera » (cameras Ă  distance) reprĂ©sentent le privilège des reporters-photographes amĂ©ricains et (rarement) Ă©trangers parce que ceux-ci peuvent ensuite diffuser des images on peut dire exceptionnelles !
Pour ma part, comme je suis arrivĂ© en « catastrophe » en Floride, juste quelques heures avant cette rencontre, je dois prĂ©ciser que j’ai oubliĂ© quelques Ă©lĂ©ments de mon appareil Ă  photo restant sur site, trois petites pièces indispensables : un clip de fixation du trĂ©pied, la boĂ®te de protection et le dĂ©clencheur. Le dĂ©clencheur, c’est la pièce « maĂ®tresse » de tout l’attirail. Sans lui, rien n’est possible. Cet Ă©lĂ©ment se grippe sur l’appareil Ă  photo Ă  la place du flash et dĂ©clenche les images aux sons de la fusĂ©e. Pour autant, Ă©videmment que tout est bien installĂ©.
Or, ce lundi 5 fĂ©vrier 2018, j’ai quand mĂŞme pu aller avec mes collègues et j’en ai profitĂ© pour photographier FH et les collègues pour parler d’eux, aussi. Du coup, une centaine de « fous » d’images de fusĂ©es ont Ă©tĂ© emmenĂ©s en bus jusque sur ce fameux pas de tir historique des vols Apollo et des navettes spatiales Shuttle. 

SpaceX nous a offert 5 positions
C’Ă©tait prĂ©vu de poser nos appareils Ă  trois endroits, on nous en a offert 5 ! « C’est plutĂ´t rare, autant, et c’est très bien », confirme Don Hladiuk, photographe canadien expĂ©rimentĂ© des lancements de fusĂ©es. En effet, j’ai pu le suivre Ă  la trace et vous prĂ©sente ici ses photos exclusives et les miennes. Avec en prime, les images au dĂ©collage. Mais après ce dĂ©collage, il nous a fallu retourner sur place pour rĂ©cupĂ©rer le matĂ©riel.
On est un peu tous fous de fusĂ©es. Photo © : rke

Elon, dévoilez-vous mieux !
Pour la petite histoire, sachez que ni les photographes amĂ©ricains ni les Ă©trangers n’ont pu voir la Tesla de Musk auparavant dans le hall d’assemblage (juste Ă  cĂ´tĂ©). Après le lancement, le public s’est demandĂ© si les images de la voiture dans l’espace Ă©taient bien rĂ©elles. Ce n’est pas Ă©tonnant. Si au moins nous avions pu en ĂŞtre tĂ©moins, on aurait pu dĂ©mentir. Alors, Elon, au prochain coup, pensez-y. DĂ©voilez-vous mieux !
Me voilĂ  dans la zone du pas de tir. Photo © : Don Hladiuk
SpaceX, PAD 39A: the Tesla remains hidden but the rocket is unveiled in all its glory
[Cape Canaveral, Florida, February 8, 2018, rke] -  Ah, finally, he showed us this famous Falcon Heavy (FH) rocket ! He ? Elon Musk. After trying for 45 days to photograph FH (from very far away) - because it was impossible to go to the launch PAD 39A - we were able to go to the inside zone of the shoot. So a hundred meters from the rocket. These "Remote Cameras" are the privilege of the American and (rarely) foreign reporters photographers because they can then broadcast their exceptional images!
Photos © : Left rke.  - Right : Don Hladiuk
Don Hladiuk. Photo © : rke
Personally, as I arrived like an express man in Florida, just a few hours before this meeting, I must specify that I forgot some elements of my camera remaining on site, three small essential parts: a clip fixing of the tripod, the protection box and the trigger. The trigger is the "masterpiece" of all equipment. Without that, nothing is possible. This element is caught on the camera instead of the flash and triggers the images to the sounds of the rocket. However, obviously all is well installed.
But this Monday, February 5, 2018, I still went with my colleagues and I took the opportunity to photograph FH… and colleagues to write something about them, too. And so, a hundred "crazy" rocket photographers were taken by bus on this famous historic launch of Apollo flights and Space Shuttle. It was planned to put our devices in three positions, but SpaceX were offered 5! "It's rare and it's very good," confirms Don Hladiuk, an experienced Canadian rocket photograph. Indeed, I was able to track him and present you here his exclusive photos and mine. With a bonus, images take off. But after this take-off, we had to go back to pick up our equipment by another Remote Camera trip.
Anecdotally, be aware that neither American photographer and foreigners could see the Tesla Musk before in the assembly building (near the tower). After the launch, the audience wondered if the images of the car in space were real. This is not surprising. If at least we could have witnessed it, we could have denied it. So, Elon, next time, think about it. Unveil yourself better!

And other photos of rke

mercredi 7 février 2018

PAD 39A, dĂ©collage de Falcon Heavy : un grondement de multiples « pets » moins perçants que la navette spatiale

Elle file si Ă©lĂ©gamment... - Photo : rke
[Cape Canaveral, Florida, February 6, 2018, rke English below] – Vibrante ascension (mardi 6 fĂ©vrier Ă  21h45, Suisse), mais pas aussi stridente qu’un dĂ©collage de navette spatiale, comme ce fut le cas autrefois avec les 135 missions (1981 Ă  2011) du Shuttle, cliquez ici. Un peu plus lourde que ces anciennes navetes, Falcon Heavy dĂ©colle nĂ©anmoins avec plus d’aisance, disons de grâce. Depuis le site de presse du centre spatial Kennedy – nous sommes le plus près Ă  5 km de distance Ă  vol d’oiseau – on distingue nettement sa forme Ă  l’Ĺ“il nu juste derrière une rangĂ©e de palmers, qui bouche Ă  peine le bas du pas de tir.
Après 5 secondes, la fusĂ©e d’Elon Musk est dĂ©jĂ  bien Ă©levĂ©e. Sa forme très allongĂ©e donne l’impression qu’elle file dans le ciel aussi gracieusement que le dĂ©collage d’un hĂ©licoptère jusqu’au moment oĂą, assez haute, elle se propulse franchement dans les cieux, très directe et insistante. Dans un ciel bleu Ă  peine voilĂ©, Falcon se dĂ©gage de son site avec 27 moteurs visibles Ă  une hauteur de levĂ©e de tĂŞte. Et c’est Ă  ce moment-lĂ  que le son nous revient en retour gĂŞnant un peu les tympans, sorte de grondement de « pets » (ou pĂ©tards si vous prĂ©fĂ©rez) supportables. Le sol n’a pas tremblĂ© autant qu’auparavant avec les navettes spatiales, quand bien mĂŞme c’est impressionnant.
Eh oui, quoique l’Ă©vĂ©nement Ă©tait historique et risquĂ©, le lancement se banalise dans ma tĂŞte. L’attention Ă©tant d’autant plus grande après le dĂ©collage pour savoir oĂą regarder dans le ciel afin de repĂ©rer les deux Ă©tages en retour. Le problème Ă©tait d’avoir l’Ĺ“il Ă  un endroit et Ă  un autre ne sachant pas forcĂ©ment qu’ils allaient descendre quasi cĂ´te Ă  cĂ´te. Après avoir repĂ©rĂ© l’allumage des moteurs (et photographiĂ© par chance), c’Ă©tait encore plus difficile de les distinguer au loin. Quel formidable technique tout de mĂŞme de les voir se poser quasiment Ă  la seconde près en tandem sur terre ferme.
Comme vous le voyez, une seconde après le décollage. - Photo : rke
PAD 39A, Falcon Heavy launch: a roar of multiple firecrackers, but less sharp than the Space Shuttle

J'ai dû attendre longtemps en plein air sous très, très, très haute surveillance. Je vous raconterai plus tard.
Derrière moi, à droite sur la photo, on distingue la fusée.
I had to wait a long time outside under a very, very, very high surveillance. I will tell you later.
A travers les nuages. - Photo : rke
Below we could see the 27 engines.
- Photo : rke
[Cape Canaveral, Florida, February 6, 2018, rke] – Vibrant ascent (Tuesday, February 6, 3:45 pm Est), but not as shrill as a Space Shuttle takeoff in its past 135 missions (1981 to 2011) : click here. A little heavier than these old shuttles, Falcon Heavy takes off nevertheless with more ease and grace. From the Kennedy Space Center Press Site - we are the nearest 3 miles away at sight - we can clearly see its shape just behind a row of palm trees, which barely stops the bottom of PAD 39A.
De passage dans le coin à côté du fabricant
français Air Liquide, la famille québécoise
Tremblay a pu assister au dĂ©collage.
Un peu loin, mais pas
tant que ça. - Photo : rke
After 5 seconds, the Elon Musk’s rocket is already well in height. Its elongated shape gives the impression that it files into the sky as gracefully as the takeoff of a helicopter until the moment, high enough, it is propelled frankly in the sky, very direct and insistent. In a hazy blue sky, Falcon emerges from its site with 27 engines looking up. And, at this time, that's when the sound comes back annoying a little eardrum, kind of roar of multiple firecrackers. The ground has not trembled as much as before with Space Shuttles, even it was impressive.
So although the event was historic and risky, the launch is commonplace in my head. The attention is even greater after takeoff to know where to look in the sky to identify the two Falcon stages in return. The problem was to have an eye in one place and another in a second – not knowing that these first 2 stages would go down almost side by side. After spotting the ignition of the engines (and photographed by chance), it was even more difficult to distinguish them in the distance. What a great technique (!) to see them land almost to the second in tandem on land.


Dans les chapeaux de roues, vous me reconnaissez ? De la Tesla ? Allez savoir...