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mardi 23 juillet 2019

NASA/SpaceX CRS-18 : tango de cellules et impression 3D de tissus humains dans l’espace

Elles ne dansent pas le tango, mais ce sont les cellules qui "swing" dans l'espace. Danielle Rosales et Ester J. Putman. - They do not dance tango, but it is the cells that are swinging in space. Danielle Rosales and Esther J. Putman. Photo : rke
L'expérience Space Tango.
- Photo : rke
[Cape Canaveral, July 23, 2019, rke. English below] – Ainsi donc, la 18e mission SpaceX pourra enfin décoller (si tout va encore bien jusque-là) ce mercredi 24 juillet à 18h24 (0h24 en Suisse). Dans le cadre du contrat de services de ravitaillement commercial de la NASA, l’engin spatial Dragon livrera des fournitures pour les astronautes de la Station spatiale internationale (ISS), y compris une douzaine d’expériences qui pourront aboutir à 250 recherches scientifiques (expéditions 59/60). 
J'ai enfin reçu mes 2 badges.
Few people this day in the press room. - Photo : rke
Deux entreprises de haute technologie se sont associées pour développer la première imprimante 3D capable de fabriquer des tissus humains en microgravité dans l'espace. Techshot Inc. et nScrypt (Floride) fabricants de bioimprimantes et imprimantes électroniques 3D industrielles les plus avancées au monde, ont développé la 3D BFF (BioFabrication Facility ). Celle-ci utilisera des cellules humaines adultes (telles que des cellules souches ou pluripotentes) et des protéines dérivées de tissus adultes comme bioencres pour créer des tissus viables. Une petite jeune entreprise de bio-encreurs, Bioficial Organs, a également été consultée sur le projet.Une autre société, Space Tango, embarque une expérience qui vise à développer de nouveaux produits pour améliorer la vie sur Terre. Car en microgravité, les cellules dites « microgliales » se développent et se déplacent dans les cultures tridimensionnelles (3D). Ces microglies représentent un type de cellule de défense immunitaire que l'on trouve dans notre système nerveux central. Les résultats pourraient ainsi aider à trouver de nouvelles approches pour caractériser, comprendre et mettre au point des traitements contre la maladie de Parkinson et la sclérose en plaques. Mais pourquoi avoir baptisé votre société Space Tango ? «  Mais parce que les cellules dans l’espace ça swing ! » m’ont répondu Esther J. Putman et Danielle Rosales, deux étudiantes du projet de l’entreprise de Lexington (Kentucky).
Je suis au 1er rang, chemise bleue. - Photo : NASA
The space rack on CRS-18. - Photo : rke
NASA/SpaceX CRS-18 : cell tango and 3D printing of human tissues in space
[Cape Canaveral, July 23, 2019, rke] - So, the 18th SpaceX mission will finally take off (if all goes well so far) on Wednesday, July 24 at 6:24 p.m. (East). As part of NASA's commercial refueling services contract, the Dragon spacecraft will deliver supplies for International Space Station (ISS) astronauts, including a dozen experiments that could lead to 250 scientific investigations (59/60 expeditions). 
Two high-tech companies have teamed up to develop the first 3D printer capable of manufacturing human tissues in microgravity in space. Techshot Inc. and nScrypt (Florida), the world's most advanced manufacturers of industrial 3D bioprinters and electronic printers, have developed the 3D BFF (BioFabrication Facility). This will use adult human cells (such as stem cells or pluripotent cells) and proteins derived from adult tissues as bio-ink to create viable tissues. A small start-up bio-inker company, Bioficial Organs, was also consulted on the project.
Another company, Space Tango, is embarking on an experiment to develop new products to improve life on Earth. Because in microgravity, so-called microglial cells develop and move in three-dimensional (3D) cultures. This microglia represents a type of immune defense cell found in our central nervous system. The results could thus help to find new approaches to characterize, understand and develop treatments for Parkinson's disease and multiple sclerosis. But why did you name your company Space Tango?"  But because the cells in space swing! "Esther J. Putman and Danielle Rosales, two students from the Lexington, Kentucky company project, said to me.
During the briefing. - Photo : rke

mardi 9 avril 2019

L’histoire d’un « badge-man » suisse, tête en l’air

Ce dimanche 7 avril, avec le KSC Tour, on a eu la chance de voir le 1er étage de Falcon Heavy couché.
- Photo : rke
Après avoir assisté au décollage
et malheureusement la catastrophe de la
navette Challenger, le 28 janvier 1986 (lors
d'un trip pour le quotidien suisse
Le Démocrate), voilà un morceau récupéré.
Laura m'a fait remarquer que seul le
drapeau américain est entier !
- Photo : rke
[Cape Canaveral, April 8, 2019, rke. English below] – Lors de ma news précédente (lire ci-dessous), j’ai évoqué le trip que je vis en ce moment avec ma fille Laura qui m’accompagne dans mes aventures. Bien que cela semble bizarre à certain-e-s de mes lectrices ou lecteurs d’avoir une aide précieuse comme copilote de voiture, sereine (en Amérique, pas en Europe), je ne mélange pas du tout le domaine privé du professionnel. En fait, j’ai saisi l’occasion de mêler l’utile à l’agréable, ce qui me permet de travailler depuis les USA pour le magazine dont je dirige comme rédacteur en chef, c’est-à-dire Swiss Engineering STS (Revue Technique Suisse). C’est donc un privilège pour moi, non seulement d’être accrédité pour des missions de la NASA/SpaceX (d’ailleurs seul Suisse présent sur place depuis belle lurette), mais d’être en présence de ma fille. 
Voilà le badge qui m'a
causé tant de souci.
Encore cette fois.
Pour l’anecdote, c’est en quelque sorte l’ironie du sort ou plutôt un gag. Et en plus c’est vrai. Content d’avoir obtenu enfin mes deux badges officiels (celui de l’Etat américain en vert foncé et celui de la mission Falcon Heavy), l’affaire n’a pas été de tout repos. Ce petit parcours du combattant pour l’obtention de « pass » m’a tout d’abord conduit au traditionnel office des badges. Pour rompre la solitude, Laura m’a accompagné (comme co-pilote). À la suite de mes déboires de « badge-man » (pas barman) du mois dernier (cliquez ici), je craignais de devoir attendre. « Mais non, avec moi, cela devrait aller comme sur les chapeaux de roues », m’a rassuré Laura. Arrivé à ce fameux premier poste officiel de la NASA, j’ai évidemment dû sortir mon passeport (muni du VISA) de ma veste pour le présenter. Et là, surprise… le passeport était bien rouge, mais c’était celui de ma fille ! On l’avait inversé lors de notre dernier enregistrement à l’hôtel. Du coup, on a dû retourner à notre hôtel de Cocoa Beach (20 min de trajet + le retour) afin de récupérer le bon passeport, le mien. Tel père, telle fille ? Eh oui, on a les deux la tête en l’air… Enfin, pour ma part dans l’espace. Pour ma fille, dans l’hippisme.
Nous voilà donc parés pour assister au décollage. Pour ma part, sur site au KSC News Center, Laura sur la plage de Cocoa Beach. Le lancement de cette 2eFalcon Heavy de SpaceX est reporté à mercredi 10 avril à 6h36 (locale), 0h36 (heure suisse le jeudi) avec 80% de chance de décollage. 
Head in the space, a Story of a Swiss “badge-man”
On April 6, 2019, at the KSC signing ceremony with astronaut James F. Buchli (STS 48, STS 61-A, STS 51C, STS 29).
Ce 6 avril 2019, au KSC de dédicace avec l'astronaute James F. Buchli (STS 48, STS 61-A, STS 51C, STS 29).
Cliquez ici - Photo : rke
[Cape Canaveral, April 8, 2019, rke ] – During my previous news (read below), I mentioned the trip I am currently living with my daughter Laura who is accompanying me on my adventures. Although it seems strange to some of my readers to have a precious help as a car co-pilot, serene (in America, not in Europe), I do not mix at all the private domain of the professional. In realty, I took the opportunity to combine business with pleasure, which allows me to work from the USA for the magazine of which I am editor-in-chief, Swiss Engineering STS (Swiss Technical Review). It is therefore a privilege for me, not only to be accredited for NASA/SpaceX missions (the only Swiss national present for some time now), but also to be in the presence of my daughter. 
The CSM-119 (SL-R Skylab
Rescue Mission) on display at KSC
Apollo Saturn Building. - Photo : rke
One ship... - Photo : rke
Laura et moi. Selfie by Laura.
For the anecdote, it's kind of an irony of fate or rather a joke. And it's also true. Glad to have finally obtained my two official badges (that of the American State in dark green and that of the Falcon Heavy mission), the case was not easy. This short journey of the fighter to obtain a "pass" first of all led me to the traditional badge office. To break the loneliness, Laura accompanied me (as co-pilot). Following my bad experiences as a "badge-man" (not a barman) last month (click here), I was afraid I would have to wait. "But no, with me, it should go like clockwork," Laura reassured me. When I arrived at this famous first official NASA post, I obviously had to take my passport (with VISA) out of my jacket to present it. And then, surprise... the passport was red, but it was my daughter's! We reversed it when we last checked in at the hotel. As a result, we had to go back to our hotel in Cocoa Beach (20 min drive + return) to get the right passport, mine. Like father, like daughter? That's right, we're both up in the air... Well, for my part in space. For my daughter, in equestrianism.
... and an other one.
- Photo : Laura Keller
So we are now ready to witness the takeoff. For my part, on site at the KSC News Center, Laura on Cocoa Beach. The launch of this 2nd SpaceX Falcon Heavy is postponed to Wednesday, April 10 at 6:36 am (local), 0:36 am (Swiss time on Thursday) with an 80% chance of takeoff.

dimanche 11 février 2018

SpaceX : discriminés, les journalistes étrangers doivent être escortés aussi aux WC / Lettre ouverte à Elon Musk

Le décollage de Falcon Heavy le mardi 6 février 2018 à 21h45 (suisse) – 3:45 PM Est – vu de Centre de presse du KSC.
- Photo : rke
[Cape Canaveral, Florida, February 11, 2018, rke – English below] – Cher Elon Musk. Tout d’abord bravo pour votre exploit avec Falcon Heavy (FH) et merci de nous avoir offert la possibilité de photographier le décollage sur le site "PAD 39A" grâce à nos appareils à distance (Remote Camera). Sans oublier l’autre opportunité que vous nous ayez offert de voir le lancement depuis le site de presse (proche du VAB, bâtiment d’assemblage des véhicules) ou de NASA Causeway (route la plus proche de la fusée).
Un jour avant le lancement, j'ai eu la chance d'être
le seul Suisse sur le Pas de tir 39B. Et aussi pour assister
au décollage.
Les autres journalistes sont-ils alors découragés de venir ?

One day before and during the launch, I was fortunate
 to be the only Swiss reporter on the PAD 39B.
Are other journalists then discouraged to come ?


C’est désormais une tradition. Depuis 2006, la NASA est dans l’obligation de séparer les journalistes étrangers des autres américains. Nous sommes donc, nous étrangers, obligés d’être escortés par un véhicule dédié du Centre spatial Kennedy (KSC) depuis l’un des deux offices des badges jusqu’au site de presse (News Center) qui jouxte le VAB. Nos autres collègues américains peuvent s’y rendre en voiture avec leur seul badge usuel. Pour nous reconnaître, nous étrangers, nous avons une marque supplémentaire, donc un autre badge. Bref, on s’est dès lors accoutumé à cette procédure classique au pays de l’Oncle Sam.
Mais cette fois-ci, pour être accrédités pour le lancement de FH, nous avons dû procéder auparavant à une demande directement chez SpaceX sans passer par le service de presse de la NASA. OK, tout s’est bien déroulé. La prise en charge de l’escorte à l’un des offices des badges a ainsi, cette fois, été opérée par vos services privés, ce qui, pour nous, n’a pas changé grand-chose, du fait que nous étions toujours séparés des journalistes américains.
Cependant, arrivé sur place, sur le site de presse, tout a changé. À la sortie du bus, nous avons de suite été à nouveau séparés de nos collègues US en deux lignes bien distinctes. Ensuite, vos gardes nous ont obligés à poser nos sacs et matériels à terre avec ordre de ne plus y toucher, non pas pour en vérifier le contenu, mais pour nous donner l’occasion d’aller aux toilettes en groupe, et ce, avec des surveillants, contrôlant nos entrées et sorties à la porte des W.C.

La NASA ne nous a jamais traités de cette façon
D’habitude, une fois sur le site, nous avions toute liberté de circuler à l’intérieur et à l’extérieur du centre, pour voir le décollage ou participer à la conférence dans le bâtiment d’en face. Mais cette fois-ci, pas question de bouger sans qu’on soit contrôlé, épié et suivi. Pour assister au lancement à l’extérieur, nous avons dû demander l’autorisation de nous positionner à un endroit limité. En cas de besoin d’aller aux toilettes, nous devions aussi être escortés, de même que pour retourner dans le centre. Nous autres avons besoin d’une certaine liberté de mouvement, sans quoi nous nous sentons cadrés, oppressés, réprimés, ce qui peut influencer la qualité de notre travail. 
En 37 ans que je couvre les lancements de fusées (cliquez ici), la NASA ne nous a jamais traités de cette façon. Et je suis sûr que cette autre discrimination à l’extrême provient de SpaceX et non pas de l’administration américaine. Elon Musk, vous qui êtes d’origine sud-africaine, vous êtes un type formidable avec ce que vous entreprenez. Vous auriez davantage d’aura médiatique et populaire si vous nous accordiez, à nous journalistes étrangers, la même confiance que vos compatriotes américains… 

Discriminated, foreign journalists must also be escorted to WC – Open letter to Elon Musk
Pour assister à la conférence d'Elon Musk, nous
avons dû téléphoner à SpaceX alors que le
bâtiment est juste en face. Les chanceux
(avec les étrangers ?) ont donc eu tout loisir de
voir le patron de SpaceX en chair et en os.

To attend the Elon Musk's conference, we had to
phone at SpaceX while the building is right in front.
- Photo : rke





[Cape Canaveral, Florida, February 11, 2018, rke  - Dear Elon Musk. First of all congratulations for your great feat of Falcon Heavy (FH) and thank you for giving us the opportunity to photograph the liftoff on the PAD 39A site through our « Remote Camera.» And about the other opportunity offered to see the launch from the press site (near the VAB) or NASA Causeway.

It's now a tradition. Since 2006, NASA has been required to separate foreign journalists from other Americans. We, foreigners, forced to be escorted by a dedicated Kennedy Space Center (KSC) vehicle from one of the two badges offices to the News Center which adjoins the VAB. Our other American colleagues can get there by their car with their only badge. To recognize us, we strangers, have an extra mark, so another badge. In short, we have since become accustomed to this procedure, which has become classic in the country of Uncle Sam.
But this time, to be accredited for the FH's launch, we had to make a request directly to SpaceX without going through the press service of NASA. OK, everything went well. The support of the escort at one of the two badges offices was thus, now, operated by your private services, which, for us, did not change much, because we were always separated from American journalists.

NASA Has Never Us Badly Considered Like That
However, arrived on the press site, everything changed. On leaving the bus, we were again separated from our US colleagues in two distinct lines. Then your guards forced us to put our bags and materials on the ground with orders not to touch them, not to check the contents, but to give us the opportunity to go to the toilet in the group, and this, with supervisors, controlling our inputs and outputs at the door of the WC.
Usually, once on the site, we had full freedom to move inside and outside the center, to see the take-off or participate in the conference in the building opposite. But this time, no question of moving without being controlled, watched and followed. To attend the launch outside, we had to ask permission to position (photos) ourselves in a limited place. In case of need to go to the toilet, we also had to be escorted, as well as to return to the center. We journalists need a certain freedom of movement, otherwise we feel framed, oppressed, repressed, which can influence the quality of our work.
In 37 years of covering rocket launches (click here), NASA has never us badly considered like that. And I'm sure this discrimination comes from SpaceX and not from the US administration. Elon Musk, you are of South African descent, you are a great guy with what you do. You would have greater media and popular auras still if you grant us, foreign journalists, the same trust (and thrust, too) as your American compatriots ...


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mardi 6 février 2018

SpaceX – FH : seul Suisse accrédité (VAB), j’obtiens enfin mon badge officiel

Mon départ précipité de Zurich le 4 février 2018. - Photo : rke
En Business Class !
- Photo : rke
Comme d'habitude en passant sur Cap Canaveral.
- Photo : rke
[Cape Canaveral, Florida, February 5, 2018, rke – English below] – Non, vous ne rêvez pas ! Je suis bien retourné aux USA après mon séjour de 45 jours (28.11.2017 au 10janvier 2018). Je n’ai donc pas pris les habitudes du bon vieux Suisse de rester au pays, mais celles d’un fan d’espace et d’Amérique en prenant tous les risques. Risque que le vol soit à nouveau reporté pour la 6e fois. Et croyez-moi, j’ai rudement bien fait. D’abord, parce que j’ai eu un billet gratuit de Kuoni voyages, à Bienne (super agence non virtuelle) car j’avais cumulé abondamment de miles précédemment. Et en business classe, svp !
A mon premier hôtel bas
- Photo : rke
Avec ma compagnie (aérienne) chérie Edelweiss, je suis donc arrivé en trombe et en stress en Floride. Ensuite, j’ai enfin obtenu mes 2 accréditations, enfin, 3, plus précisément. Le VISA média (type I) que j’ai eu du consulat de l’Ambassade de Berne depuis 2014 et pour 5 ans, le badge vert foncé officiel du centre spatial et celui de SpaceX qui vous voyez ci-contre. Du coup, je suis le seul journaliste Suisse (et même peut-être européen) sur place officiellement accrédité. Les démarches sont en effet si laborieuses que cela dissuade les autres et je suis assez accro pour avoir attendu. SpaceX a demandé une inscription le 15 décembre déjà, en ayant le VISA, évidemment !
J’ai très très peu de temps pour vous écrire (je me suis levé à 3h ce mardi matin 6 février), mais sachez que l’ambiance est euphorique. Tous les hôtels loin à la ronde sont archi bourrés. J’ai failli presque accepter une chambre à 220 francs suisses dans un hôtel bas de gamme. Mais je me suis débrouillé autrement.
Ma jeep de location. - Photo : rke
Cela me rappelle la belle époque du 1er lancement de la navette en 1981 et du dernier en 2011. Je vous laisse, je suis convoqué au lancement, sur le site principal de la NASA, le News Center proche du bâtiment d’assemblage des véhicules (VAB).
Ah, autre petite anecdote. Mon notebook a chopé un vilain virus le jour de mon départ. J’ai dû employer celui de secours que j’avais stocké et qui sommeillait dans mes cageots !

Prochain article : sur le PAD 39A, Falcon Heavy photographié sous TOUTES les coutures !

Mais qu'est-ce qui se cache derrière ce camion ? - Photo : rke
Under a positive stress trip, I get my official SpaceX accreditation. Hey, I am the only Swiss on the Press site !
The Press site is working hard. Panorama image. - Photo : rke
The long wait for SpaceX accreditation.
[Cape Canaveral, Florida, February 5, 2018, rke] – No, you're not dreaming! I returned to the USA after my 45-day stay (come back on January 10th). I did not take the conventions of good old Switzerland guys to stay in my country, but those of a fan of space and America taking all the risks. Risk that the flight is again postponed for the 6th time. And believe me, I took the right stuff. First, because I got a free ticket from Kuoni Voyages in Bienne (Switzerland) – super non-virtual agency – because I had accumulated plenty of miles previously. And in business class, please!
With my (airline) sweetheart Edelweiss company, I arrived in Florida with a lot of stress. Then, I finally got my 2 accreditation. Oh, finally, 3, more precisely. The VISA media (type I) I had from the consulate of the Embassy of Bern since 2014 and for 5 years, the official dark green badge of the space center and that of SpaceX which you see here. As a result, I am the only officially accredited Swiss (and even possibly European) journalist. The steps are so laborious that it deters other reporters and I’ve been pretty addicted to waiting. SpaceX has applied for registration on December 15th already, having the VISA, of course!
One of my 3 badges
 (with VISA)
I have very little time to write something for you by this News (I got up at 3am this Tuesday morning February 6), but now that the atmosphere is euphoric here in Cap Canaveral. All hotels far and wide are drunk. I nearly accepted a room at 220 Swiss francs in a low-end hotel. But I managed otherwise.
It reminds me of the beautiful era of the first launch of the shuttle in 1981 – and the last one in 2011. I must leave you, I’m invited to the launch, on the NASA main site, the News Center close to the vehicle Assembly Building (VAB).
Ah, another little anecdote. My notebook got a nasty virus the day I left. I had to use the rescue that I had stored and was sleeping in my wooden bookcase!



Next news: on the PAD 39A, Falcon Heavy photographed under EVERY angle!

vendredi 15 décembre 2017

Les tribulations du PAD 40 ou comment les photographes & reporters rentrent bredouilles au bercail


The SLC 40 SpaceX Falcon. - Photo : NASA/KSC

[Cape Canaveral, Florida, December 15, 2017, rke – English below ] – L’objet de convoitise, ici, vous savez ce que c’est ? Le PAD 40. Comme vous pouvez le voir sur la carte ci-jointe, il s’agit d’un pas de tir (SLC 40) dédié à SpaceX-Falcon. Jusqu’à l’explosion de la fusée Falcon du 1er septembre 2016, tous les lancements de SpaceX se sont déroulés là ! Il y a donc un plus d’un an, ce fut un rude coup pour l’entreprise d’Elon Musk. L'explosion du lanceur avait été provoquée par l'explosion initiale d'un des trois réservoirs d'hélium logés à l'intérieur du réservoir d'oxygène liquide de l'étage supérieur. Les ondes de choc ont vaporisé l'oxygène liquide. De fines gouttelettes de vapeur qui se sont alors formées ont enflammé le kérosène qui a fait voler en éclat le lanceur et le satellite à son bord. Donc, depuis cette date, les autres décollages de SpaceX ont eu lieu du PAD 39A, celui que SpaceX a racheté à la NASA.
Or, le lancement de SpaceX Dragon CRS-13 prévu demain vendredi à 10h35 locale, 16h35 (heure suisse), a justement lieu depuis ce fameux PAD 40. La NASA, qui s’occupe des médias en tant que prestataire pour SpaceX, nous a concocté une visite exclusive sur le lieu, de nuit à 1h du matin, pour faire plus fun. Je me réjouissais donc de voir la rénovation de cet endroit.

Du coup, me voilà seul reporter étranger accrédité sur place
Une quinzaine de photographes et reporters – dont moi-même resté le seul étranger du contingent – ont eu rendez-vous sur le parking de l’un des deux bâtiments des badges (PIDS). Après une bonne heure d’attente dans le bus qui devait nous amener sur le site  de lancement, SpaceX nous annoncé qu’il était préférable d’abandonner la partie, comme ce fut le cas trois jours avant la première tentative de lancement. On est rentrés bredouilles ne le prenant pas trop mal, pour certains d’entre nous. SpaceX semble ayant eu encore besoin de temps de peaufiner le site et sa fusée. Ce PAD 40 génère pour nous passa pas mal de tribulations.


PAD 40 tribulations : when reporters & photographers go home empty-shooted
No shoot this time. Maybe later. -Photo : rke
[Cape Canaveral, Florida, December 15, 2017, rke ] - The subject of predilection, do you know what is it ? PAD 40 ! As you can see on the map opposite, this is a SpaceX-Falcon (SLC 40) launch pad. Since the Falcon rocket explosion on September 1, 2016, all SpaceX launches took place there! So it's been over a year, it was a big blow for Elon Musk's company. The explosion of the launcher was caused by an initial explosion of one of the three helium tanks inserted inside the upper-stage liquid oxygen tank. The shock waves vaporized the liquid oxygen. Fine droplets of vapor that formed then ignited the kerosene that shattered the launcher and the satellite on board. Since that date, SpaceX's other take-offs have been from PAD 39A, which SpaceX has bought from NASA.

So, I am the only foreign reporter accredited
However, the launch of SpaceX Dragon CRS-13 expected tomorrow Friday at 10:35 am local time, 16:35 pm (Swiss time), is taking place precisely on the famous PAD 40. NASA, which deals with the media as a provider for SpaceX, we concocted an exclusive visit to the place, night at 1am, to make more fun. I was therefore looking forward to seeing the renovation of this place.
Fifteen photographers and reporters - including myself, the only foreigner in the contingent - had a meet at the parking of one of the two badge buildings (PIDS). After a good hour of waiting in the bus that was to bring us to the launch site, SpaceX announced that it was better to abandon the trip to PAD 40, as was the case three days before the first launch attempt. We came home empty-handed not taking it too bad for some of us. SpaceX seems to have needed more time to refine the site and its rocket. This PAD 40 causes us a lot of tribulations.