vendredi 8 mars 2013

A la croisée du Spaceport America. On y est !


D'Albuquerque, sur la 25 Interstate, Cap sur Las Cruses  ! - Photo Mauricio Ranzi
Mauricio Ranzi.
- Photo by : rke
Roland Keller.
- Photo by : Mauricio ranzi

[ Las Cruses, New Mexico (USA), March 8th, 2013 © rke, english below ]  - Vous savez où est implanté le Spaceport America ?  - « Non, car c’est tout nouveau. Pourquoi, vous voulez faire un trip dans l’espace ? », nous répond courtoisement, la réceptionniste de notre hôtel. Mauricio Ranzi (de Delémont) et moi-même venons d’arriver à Las Cruses (la Croisée des lieux), dans l’Etat du Nouveau Mexique (centre sud des USA) à quelques kilomètres à vol d’oiseau de la frontière mexicaine. On vient de s’installer. Programme : inspection des lieux du nouveau port de l’espace, marche dans le sable blanc du désert et, dans une semaine, visite exclusive et détaillée du Spaceport America pour les médias.
Landing to Albuquerque.
Photo : rke
At the crossroads of Spaceport America : we are in Las Cruses !
Do  You know where is located the Spaceport America ? – « No, because it’s new and under way. But why ? Do you want to do a trip into space ? the receptionist of our hotel, said. Mauricio Ranzi (Delémont, Jura in Switzerland) and I just arrived in Las Cruses (« Crossroads places ») in the State of New Mexico a few miles the directly from the Mexican border. We just sit in the hotel. Program : site inspection of the new Spaceport America, walking in the white sand of the desert, and, in a week, an exclusive and detailled tour for medias on Spaceport America site ! 

mardi 5 mars 2013

Je ne suis pas inerte, ni la tour de sauvetage d’Orion


Un petit tour au centre d'intégration des fusées du KSC à Cap canaveral. - Photo by Julian Leek
Brian Duffy. - Photo : rke
Photo : rke
[ Cape Canaveral, FLA, March 5th, 2013 © rke, english below ]  - Non je ne suis pas inerte ! Ce bout de fusée est tout simplement une partie de la tour d’évacuation du système de lancement de la future capsule habitée Orion de la NASA (Launch Aboart System, LAS) qu’on a eu l’occasion de visiter au centre spatial Kennedy (KSC). Ce système d’éjection d’urgence est identique aux anciennes capsules Apollo, sauf qu’il est muni de rétrofusées sur sa partie extérieure et non plus en dessous.
Plus épaisse et plus longue (44 pieds ou 13,6 mètres), cette tour est intégrée sur une sorte de coque conique où la capsule Orion y est emboîtée. « Elle est surtout plus puissante », concède l’astronaute Brian Duffy (4 vols navette dans l’espace). Constituée de poudre, cette LAS permettra d’arracher la capsule habitée en cas de pépin au décollage.
Cette sorte « de fusée sur une fusée » est un véritable outil de sauvetage qui devrait être testé en septembre à Cap Canaveral lors du lancement (Exploration Flight Test 1, EFT-1) en septembre 2014 avec la fusée Orion fixée au bout de la fusée lourde Delta IV.
Bon, alors, c’est inerte parce qu’il n’y a pas de poudre à l’intérieur…

Photo : rke
I’m not inert, like the Orion aboart system !
No, sure, I’m not inert ! This top of rocket is simply a part of the NASA Launch System Aboart (LAS) for the new manned capsule Orion. That section has been unveiled recently at the Kennedy Space Center (KSC). The emergency eject system is identical to the old Apollo capsules, unless the retrorockets are fixed on the cylindricity part of LAS… and no below, like Apollo tower.
Thickest and longest (44 feet), the tower is built on a sort of conical shell where the Orion capsule is inserted. « It’s especially more powerful », concedes the astronaut Brian Duffy (4 flights in the space shuttle). Consists of powder, the LAS will pull the manned capsule in case something goes wrong during takeoff.
This kind of « rocket on a rocket » is a true rescue tool that should be tested in September from Cape Canaveral at launch (Exploration Flight Test 1, EFT-1) in September 2014 with the Orion rocket attached to the end of the heavy rocket Delta IV.
Okay, so it's inert because there was no powder inside ...

lundi 4 mars 2013

Alors que Dragon accoste dans l’espace, l’euphorie retombe à Cap Canaveral


[ Cape Canaveral, FLA, March 4, 2013 © rke, english below ]  - Comme de coutume, je vous envoie une petite revue de presse après le lancement et l’accostage réussi de Dragon à la Station spatiale internationale ISS. Voir aussi : des privés s’approprient l’espace. Evidemment, après ce décollage, l’euphorie est retombée au centre spatial. Le ciel est d’un bleu limpide, mais la température est « glaciale » pour les gens du coin. Il faisait + 6 degrés C. ce matin, ce qui pour moi est plutôt tiède… 

Dragon is docked to ISS but the zest slowed down in Cape Canaveral
As usual, I am sending you a small press review after the launch and docking successful Dragon to International Space Station (ISS). See also: private ownership finally the space. Obviously, after the liftoff, the euphoria has settled at the Kennedy Space Center (KSC). The sky is clear blue, but the temperature is « cold » to the locals. It was 20 degrees F. this morning, which for me is lukewarm ... Yeah ! hi, hi, hi…

samedi 2 mars 2013

Brrr… à +15 degrés C., c’est plutôt froid pour voir décoller la fusée sur le toit du VAB !


La troisième fusée privée (Falcon 9 / Dragon CRS2) s'envole de l'US Air Force Base le 1er mars 2013 à 10h10 (locale),
16h10 (heure suisse). - Photo : rke

[ Cape Canaveral, FLA, March 1St, 2013 © rke, english below ]  - Vu de nuit, sur le VAB, ce fut déjà saisissant le 22 mai 2012 (cliquez ici). Mais, un lancement de jour, c’est encore plus impressionnant parce que tout l’horizon est visible. Comme d’habitude, j’ai donc eu l’occasion d’assister à ce somptueux décollage le plus haut possible. D’emblée, ce qui étonne, c’est la petitesse de la fusée par rapport à ses grosses tours anti foudre. De si loin, on a la distingue à peine. Sur ce toit tout plat du bâtiment d’assemble, on a eu un coup de froid de 60 degrés, F. 15 degrés C., brrr…. Mais j’étais évidemment plutôt gêné par la brise que par la température. Je suis, heu..reux (!), car, je n’ai enfin pas eu à faire avec ces damnés moustiques qui m’aiment.
Photo : rke
Je ne me laisserai donc jamais assez de vous raconter ces péripéties de décollage. Avec l’habitude, on connaît les petits trucs à avoir. Il faut dire que j’ai plus de mal à photographier une fusée qui démarre lentement qu’un cheval qui galope. C’est une question de réglage de l’appareil à photo. Je n’ai encore pas trouvé la combine. De toute façon, il faut un trépied. Mais je ne vous révèlerai pas la recette. Juste un truc, il faut quelque part régler le boîtier en mode automatique, surtout la nuit, car il y a de très fortes variations de luminosité.
Mais en ce 1er mars, le ciel, avec son plafond de nuages clairsemés, reste quelque peu voilé, ce qui ne devrait guère faciliter les réglages. Le temps de peaufiner notre matériel, nous voilà enfin à quelques secondes avant le départ. Nous n’avons pas d’infos sur ce qui peut se passer. Sauf via le haut-parleur du téléphone de notre accompagnatrice qui nous renvoie les derniers mots du compte à rebours.
Silence total… seuls les cliquetis de nos appareils photo crépitent dans les airs alors que Falcon 9 s’envoie en l’air. Et ce n’est qu’à partir d’une dizaine de secondes que le bruit du décolletage nous revient aux oreilles avec un très léger tremblement – dû aux vibrassions – ressenti sur le toit du VAB à 160 m de hauteur.
A la voir filer comme ça, on croirait voir un missile décoller tellement la fusée est effilée. Avec, à son bout, une capsule bien arrondie, habitable, mais vide pour la circonstance. Un deuxième vol privé parfaitement maîtrisé.

- Vidéo : à suivre (following)

Photo : rke
The chills of a small Swiss on the VAB
Seen at night, on the VAB, it was already seizing on May 22, 2012 (click here). But it’s still more spectacular at a launch during the day because the whole horizon emerges. As usual, I had the opportunity to attend the magnificent launch as high as possible.
First of all, this is surprising is the smallness of the rocket relative to its anti lightning towers. So far, there has hardly distinguishable. Any dish on the roof of the VAB, it was a cold 60 degrees F. Brrr… for a Floridian but natural for a small Swiss. I was obviously rather embarrassed by the wind than by temperature. And I’m happy because I didn’t have to do with these damned mosquitoes, that mosquitoes like me.
So I will not be enough to tell you the vicissitudes of takeoff. With practice, we know the tricks to have. I must say that I have more trouble shoot a rocket that starts slowly a jumping horse. It’s a matter of right combination. I still not have found the trick. But I don’t reveal it. Anyway, you need a tripod. Just one thing, we must solve the « body » somewhere in automatic mode, especially at night, because there are great variations in brightness.
So, on March 1, the sky, with its sparse cloud cover, remains somewhat veiled, which is unlikely to facilitate adjustment. Time to refine our equipment, we are finally a few seconds before the start. We had no information on what may happen. Except via the speaker phone our attendant who reminds us the last words of the countdown.
Silence ... only the rattling of our cameras crackle in the air while Falcon 9 is sent into the sky. And it was only a dozen seconds of turning the noise is back ears with a very slight tremor - due to vibrassions - felt on the roof of the VAB.
To see running Falcon like that, you'd see a missile off so the rocket is tapered. With, on the top, a well living capsule, empty of astronauts for the circumstance. A second private flight perfectly controlled.