dimanche 24 juillet 2011

Le directeur de la NASA salue la bravoure des astronautes et promet de s’engager Ă  poursuivre l’exploration des vols habitĂ©s

Le crépuscule arrive ce 21 juillet 2011 sur le
 Centre spatial Kennedy (KSC). - Photos : rke
[ Cape Canaveral, July 23th 2011, © rke, english below ] – Sur le tarmac du Kennedy Space Center, le directeur de la NASA prend la parole pour accueillir les astronautes avec honneur : « Cette mission STS 135 est emblĂ©matique du programme navette. Ce vol final marque la fin d’une Ă©poque mais aujourd'hui, nous renouvelons notre engagement Ă  poursuivre les vols habitĂ©s pour entreprendre les nĂ©cessaires et difficiles Ă©tapes afin d’assurer le leadership de l'AmĂ©rique pour les vols habitĂ©s dans les annĂ©es Ă  venir ». Et de poursuivre : les enfants qui rĂȘvent d’ĂȘtre astronautes aujourd’hui ne peuvent pas voler dans l’espace en navette, mais un jour ils pourront marcher sur Mars. (…) Nous avons l’obligation de dĂ©finir un parcours ambitieux pour avec une nation inspirĂ©e sur l’exploration. Je suis prĂȘt Ă  assumer ce prochain grand dĂ©fi ».

Charles Bolden, directeur
de la NASA au KSC
NASA’s director salutes bravery of the astronauts and promises to commit to continue the human spaceflight exploration
On the tarmac at the Kennedy Space Center, NASA's director took the floor to welcome the astronauts with honor : « At today's final landing of the space shuttle, we had the rare  opportunity to witness history. We turned the page on a remarkable era and began the next chapter in our nation's extraordinary story of exploration.  The brave astronauts of STS-135 are emblematic of the shuttle program.  Skilled professionals from diverse backgrounds who propelled America  to continued leadership in space with the shuttle's many successes.  It is my great honor today to welcome them home.
future, but only if we dream big and imagine endless  possibilities. That future begins today ».

samedi 23 juillet 2011

La grande fĂȘte pour Atlantis : toute la NASA cĂ©lĂšbre son retour

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[ Cape Canaveral, July 21th 2011, © rke, english below ] – Atlantis sourit. Oui. TractĂ©e de la piste d’atterrissage par le « Convoy Command Vehicle » jusqu’Ă  son bĂątiment d’assemblage (VAB), la navette aperçoit, devant elle, une foule d’admirateurs. Des touristes ? Non ! Tout le personnel du Kennedy Space Center (KSC). Deux mille personnes se sont donnĂ©es es rendez-vous sur le tarmac pour accueillir l’orbiteur. Nous, les reporters privilĂ©giĂ©es qui nous sommes quasiment battus pour ĂȘtre aux premiĂšres loges - on est deux cents – on la suit… Ă  la trace. Avec ses vitrĂ©es tentĂ©es et ses tuiles blanches encore en fumĂ©e (elle s’est posĂ©e voilĂ  une heure), Atlantis rentre au bercail comme un bon ouvrier qui a sali sa salopette, comblĂ©e d’un dur labeur. De Houston Ă  Washington, en passant par le Stennis Center (Mississippi), toute la NASA fĂȘte l’Ă©vĂ©nement. Sur le tarmac, le KSC a prĂ©parĂ© gratuitement des boissons (on en a besoin, le soleil tape, mais c’est supportable), des sandwichs, des drapeaux Ă  l’effigie de la NASA et d’autres petits gadgets.

Un ponton est dressĂ© devant tout ce monde. C’est l’heure des discours. Le moment solennel approche… (Ă  suivre)

The big party for Atlantis : NASA celebrates its entire back Atlantis smiles. Yes ! Towed from the runway by the Convoy Command Vehicle to its assembly building (VAB), Shuttle sees before its, a crowd of admirers. Tourists? No ! All staff of the Kennedy Space Center (KSC). Two thousand people visit the tarmac to see the orbiter. We, the reporters who we are privileged to be almost beaten in the front row - we're two hundred - we follow the trail .... With its glazed white tiles and tried again in smoke (she was raised an hour ago), Atlantis returns home as a good worker who has soiled his overalls, full of hard work. Houston to Washington, through the Center Stennis (Mississippi), all NASA celebrates the event. On the tarmac, the KSC has developed free drinks (we need it, the sun, but not too bad), sandwiches, flags bearing the image of NASA and other small gadgets. A pontoon is set up before all these people. It's time for speeches. The solemn moment approach ... (coming soon)

vendredi 22 juillet 2011

La lagune cache le gros nez d’un gigantesque escargot de l’espace : c’est Atlantis !

Elle arrive...
- Photo : rke
[ Cape Canaveral, July 21th 2011, © rke, english below ] – La lagune qui longe la route est dĂ©serte, semble-t-il. « Restez sur le cĂŽtĂ©, prĂšs du bus », nous lance notre escorteur (comme la NASA aime les appeler). Attention aux alligators ! On entend leurs mini-beuglements funs. On ne risque rien. Ce sont les bĂ©bĂ©s alligators. Mouais. DerriĂšre les roseaux pointe le nez d’un drĂŽle de bus. Une trentaine de personnes suivent au pas devant un autre spĂ©cimen. Plus gros celui-lĂ . Mais c’est Atlantis ! Eh oui, la voilĂ . On l’aperçoit de l’autre cĂŽtĂ© de la berge s’avançant comme un gros escargot. Le camion de l’espace vient juste de rentrer au bercail. Certaines de ses tuiles, Ă  l’arriĂšre, sont encore sales d’avoir chauffĂ© Ă  plus de 2'000 degrĂ©s C. De 27'000 km/h, la navette roule devant nous Ă  1 km/h pour le plaisir de 200 photographes venus la piĂ©ger dans leur objectif. On est vraiment bĂ©at. On entend plus que les cliquetis des appareils Ă  photos. Ce silence quasi pathĂ©tique nous envahit de frissons. Cette fois, c’est bien fini. Mais de l’autre cĂŽtĂ© de la lagune, une grande surprise attend Atlantis… (Ă  suivre)


The lagoon cover the big nose of a giant snail space : it's Atlantis !
pathetic pass.
- Photo : rke
The lagoon along the road is deserted, it seems. « Stay on the side, near the bus », we launched our escort (like NASA likes to call them). Watch out for alligators ! We hear their bellowing mini-funs. We risk nothing. These are the baby alligators. Mhhh. Behind the reed tip the nose of a funny bus. About thirty people follow the steps in front of another specimen. Larger one. But, it’s Atlantis! It’s seen from the other side of the bank advancing like a big snail. The truck of space has just come home. Some of the tiles on the back, still dirty from having been heated to more than 2’000 degrees C. Of 27,000 km / h, the shuttle rolls before us at 1 km / h for the pleasure of 200 photographers from the trap in their goal. We are really smug. Means more than the clatter of machines photos. The silence that fills you with almost pathetic chills. This time it's finished. But on the other side of the lagoon, a surprise awaits Atlantis ... (following)

Ecoutez le bang-bang d’Atlantis !

[ Cape Canaveral, July 21th 2011, © rke, english below ] – InstallĂ© dans le gazon en face de la piste d’atterrissage du Kennedy Space Center Ă  quelques centaines de mĂštres Ă  vue de la navette, je rĂšgle ma camĂ©ra en vue de filmer et d’enregistrer le fameux double bag d’Atlantis Ă  son arrivĂ©e. Mais Ă  cĂŽtĂ© de moi se tient un spĂ©cialiste du son (photo) qui a ajustĂ© deux micros sur ses deux grandes oreilles en plastique… pour mieux entendre le bang-bang. Sur ma vidĂ©o, regardez avec quelle vitesse file la navette et… Ă©coutez en cliquant sur la vidĂ©o.

Listen the bang-bang !
[ Cape Canaveral, July 21th 2011, © rke ] – Located in the grass in front of the runway at the Kennedy Space Center a few hundred meters to the shuttle, I set my camera to film and record the famous double bag of Atlantis arrival. But next to me held a specialist's (photo) has adjusted its two microphones on two large plastic ears to hear better ... the bang-bang. On my video, look how quickly run shuttle and listen ! Click on video.

La video avec le bang-bang par rue

jeudi 21 juillet 2011

Une ballerine de l’espace se pose devant nous, sans gĂȘne, Ă  l’heure de l’homme sur la Lune

Atlantis touche le sol Ă  5h57 (11h57 heure suisse)
- Photo : NASA
[ Cape Canaveral, July 21th 2011, © rke, english below ] –  Un cĂŽne fade pointe au loin, offrant Ă  la navette un pinceau lumineux dans lequel elle pourra s’aiguiller. Le jour pointe tantĂŽt, mais c’est toujours la nuit ocre. Le temps de passer sur Titusville aprĂšs ses deux coups de tonnerre, les big-bangs annonçant son approche, Atlantis bifurque le centre spatial, cabre sur la piste, se confond dans le ciel Ă  peine perceptible d’Ă©toiles. C’est elle, ce point lumineux ? Soudain, une ombre fend la lumiĂšre des projecteurs, la navette file derriĂšre un monticule qui nous gĂȘne… la voilĂ  ! A peine repĂ©rĂ©e, elle est dĂ©jĂ  presque Ă  l’autre bout de la piste. Son parachute amplement ouvert, elle passe devant nous, sans gĂȘne, mais avec la grĂące d’une ballerine de l’espace. Avec le dĂ©placement de l’air, un sifflement sourd, rauque, ronronne dans nos tympans. Preuve que ses moteurs sont bien coupĂ©s. Six secondes aprĂšs, Atlantis est dĂ©jĂ  presque arrĂȘtĂ©e. Cinq minutes plus tard, le jour s’est soudainement levĂ©. Il annonce le retour d’Atlantis, exactement 42 ans aprĂšs que l’homme ait posĂ© le pied sur la Lune. Un petit tour pour Atlantis, un grand retour au bercail. A jamais. Adieu… shuttle.

Au bord de la piste, tout le monde
se prépare. - Photo : rke
A ballerina of space goes before us, without embarrassment, at the time of man on the moon
A cone tip fade away, giving the shuttle a light beam in which it can switch in. The peak days earlier, but it is always night ocher. The time to move on after two Titusville thunder, announcing the big bang approach, Atlantis bifurcates the Space center, rears up on the track merges into the sky of stars barely perceptible. It’s she, this light ? Suddenly a shadow splits the spotlights, the shuttle line behind a mound that bothers us ... Yeah, it’s shuttle ! Just spotted, it’s almost at the other end of the track. His parachute fully opened, Atlantis goes ahead, without embarrassment, but by the grace of a ballerina in space. With the movement of air, a whistle deaf, hoarse purr in our ears. Proof that the engines are cut. Six seconds later, Atlantis is almost stopped. Five minutes later, the day suddenly lifted. He announced the return of Atlantis, just 42 years after man has set foot on the moon. A short tour to Atlantis, a great homecoming. For ever. Adieu... shuttle.

Sandra Magnus arrive, ses trois collĂšgues aussi

Sandra dans la coupole de l'ISS. Quelle vue !
- Photo : NASA
[ Cape Canaveral, July 21th 2011, © rke, english below ] – Heure H-5.   (1h du matin locale, 7h en Suisse. VoilĂ . Sandy Magnus (photo : NASA) peut rĂȘver de son sĂ©jour sur orbite avec ses trois collĂšgues astronautes et les autres six Ă©quipiers de la Station spatiale internationale ISS. Dans moins de trois heures elle sera sur notre bonne vieille planĂšte. Avec beaucoup de chances, ici Ă  Cap Canaveral. Quelques reporters sont restĂ©s rĂ©veillĂ©s. On sent la fin de la mission. Ça plaisante dans les coulisses. NĂ©anmoins, on se tient les pouces pour que Atlantis touche le sol. Nuit calme, peu de nuages. Mais les moustiques attaquent !

Sandra Magnus is coming...
T minus 5 hours and counting (1am local, 7h Switzerland). So, Sandy Magnus (Photo: NASA) can dream of her stay in orbit with three fellow astronauts and six other crew members of the International Space Station (ISS). In less than three hours, she will be on our good old planet. With a lot of chances here at Cape Canaveral. Some reporters stayed awake. We feel the end of the mission. It's fun behind the scenes. Nevertheless, we held thumbs for Atlantis touches the ground. Night quiet little cloud. But the mosquitoes are attacking !

mercredi 20 juillet 2011

Atlantis nous dépasse, la patience nous enlace

La trajectoire de la navette sur
la Floride. Come Atlantis, come.
Photo : NASA
[ Cape Canaveral, July 20th 2011, © rke, english below ] – Heure H-7. L’attente n’est pas la mĂȘme, lorsqu’on patiente pour voir atterrir un engin en provenance du cosmos, que pour voir le mĂȘme outil s’envoler sur orbite. Au dĂ©collage, c’est l’excitation de la puissance. A l’atterrissage, c’est l’exaltation de la mission accomplie. L’apaisement. Les secondes ne s’Ă©grainent pas la mĂȘme chose. A mesure qu’on s’approche du lancement, elles compriment. Plus la navette s’approche de la terre, plus le temps s’Ă©tend. S’entend. Vous savez, c’est un peu comme lorsqu’on est sous les drapeaux militaires. Sauf que ce moment, on a envie de le prolonger. Pour que la mission dure, dure encore. Pour qu’il y ait toujours une navette en l’air. Allez, Atlantis, reviens-nous quand mĂȘme.

Atlantis is beyond us. Our patience is enlace us
T minus 7 hours and counting (11pm local, 5am Switzerland). The wait is not the same when patient to see a landing craft from the cosmos, that same tool to see a shuttle fly in orbit. Lift-off, it's the thrill of power. On landing, it’s the exaltation of the mission accomplished. The appeasement. The second doesn’t counting not the same. As we approach the launch, these second compress. More the shuttle approaches the Earth, more the time is longer. Means. You know, it's like when you are under the military flags. Except that this time, we want to extend it. For the mission continue, continue and continue, yet. For there is always a shuttle in the space. Go, Atlantis, come back anyway.

Raffaello retourne sur Terre avec Atlantis

Raffaello dans la soute d'Atlantis. - Photo : NASA
[ Cape Canaveral, July 20th 2011, © rke, english below ] – Mais non, je n’oublie pas de vous parler du module Raffaello de l’Agence spatiale italienne (ASI). Ce module pressurisĂ© est en fait un conteneur gros comme un semi-remorque de camion de dĂ©mĂ©nagement [21 pieds (6,38 m) de long pour 15 pieds (4,56m) de diamĂštre) qui sert de transport de fret, piĂšces de rechange (distribution Ă©lectrique, ordinateurs) et fournitures. Cette unitĂ© logistique a donc amenĂ© 4,4 tonnes de matĂ©riel une fois accrochĂ© la Station spatiale internationale (ISS), puis en retourne sur terre (dans la soute d’Atlantis) 2,5 tonnes de trop, restĂ©s inutile Ă  bord de la station. A noter que cette unitĂ© est issue de l’ex-module Columbus de l’Agence spatiale europĂ©enne (ESA).
Il existe d’ailleurs trois versions de ces conteneurs : Leonardo, Raffaello et Donatello. Le premier module (Leonardo) a Ă©tĂ© attachĂ© Ă  l’ISS en mars 2001.

21h00. Coucher de Soleil Ă  Cap
Canaveral. Je vais passer une nuit
blanche en attedant Atlantis.
- Photo : rke
Raffaello come back to Earth with Atlantis
No, I don’t forget to talk you about Raffaello a module of the Agenzia Spaziale Italiana (ASI). This pressurized unit is a container wich size of a semi-trailer moving van [21 feet long and 15 feet in diameter) that serves freight, spare parts (power distribution, computers) and supplies to the astronauts. The logistics unit has brought 4.4 tons of equipment hanging once the International Space Station (ISS) and then returns to earth (in the hold of Atlantis) 2.5 tons of too much unnecessary remained aboard the station. Note : this unit comes from the former Columbus module of the European Space Agency (ESA).
There are also three versions of these modules : Leonardo, Raffaello and Donatello. The first unit (Leonardo) was attached to the ISS in March 2001.

Le dernier BOOM, BOOM !

The Florida Today:
July 20th, 2011
[ Cape Canaveral, July 20th 2011, © rke, english below ] – BOOM. BOOM ! C’est le titre de notre confrĂšre Florida Today de ce jour qui dĂ©crit minutieusement la rentrĂ©e dans l’atmosphĂšre de la navette Atlantis. Et croyez-moi, cela fait bien deux bangs supersoniques bien distincts qui se produisent Ă  18'000 m d’altitude aprĂšs que la navette ait traversĂ© les hautes couches de l’atmosphĂšre Ă  27'000 km/h.
Cette fois-ci, il y a moins de monde pour assister Ă  l’atterrissage, car les conditions de visibilitĂ© ne sont pas les mĂȘmes que pour le dĂ©collage. Le spectacle est Ă©videmment moins spectaculaire, mais tout aussi excitant. Atlantis devrait se poser Ă  5h56 (heure locale), 11h56 (heure suisse), mais il y a une seconde chance Ă  7h32 (13h32 CH). Nous sommes tous aux aguets !

The last BOOM, BOOM
BOOM. BOOM! This is the title of our colleague Florida Today that day describing in detail the reentry of the shuttle Atlantis. And believe me, that makes two very distinct sonic booms that occur at 18,000 m (60'000 feet) after the shuttle has passed through the upper layers of the atmosphere at 27,000 km / h.
This time, there are fewer people to witness the landing because visibility is not the same as for takeoff. The show is obviously less spectacularly but no less exciting. Atlantis is expected to land at 5:56 (local time), 11:56 (Swiss time), but there is a second chance to 7:32 (1:32 p.m. CH). We are all on the lookout !

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mardi 19 juillet 2011

STS 135 : retour jeudi avec un climat supportable

Plus que deux jours...
Photo : rke
[ Cape Canaveral, July 18th 2011, © rke, english below ] – A deux jours du retour d’Atlantis sur Terre, en principe prĂ©vu Ă  5h56 (locale), 11h56 (heure suisse), tout semble se dĂ©rouler dans de bonnes conditions pour qu’on aperçoive Atlantis rentrer au bercail Ă  cap Canaveral. En tous cas, tous les indicateurs sont au vert du cĂŽtĂ© de la mĂ©tĂ©o. Les gros orages de ces derniers jours ont fait place Ă  de gros cumulus. MalgrĂ© une humiditĂ© relative de 93%, le climat est supportable en ce mois de juillet. Du moins, je m’y suis habituĂ©, car il n’y a que trĂšs peu de variations. On a une visibilitĂ© Ă  7 miles et les vents ne sont pas trĂšs forts. Mais tout cela peut encore changer. On se mĂ©fie, car de gros nuages sont annoncĂ©s pour jeudi matin. En cas de mauvaises conditions, la navette peut atterrir de l’autre cĂŽtĂ© des USA, Ă  l’Ouest, sur la base militaire californienne d'Edwards. LĂ  bas, rien Ă  l’horizon durant les prochains jours.

STS 135 : come back Thursday with a tolerable climate
At two days of Atlantis back to Earth, normally provided for 5:56 (local), 11:56 (swiss time), everything seems in good conditions for noticing that Atlantis return home to Cape Canaveral. In any case, all indicators are green on the side of the weather. The big storms of recent days have given way to do place to a large cumulus. Despite a relative humidity of 93%, the climate is bearable in July. At least I got used to it because there is very little variation. Visibility was 7 miles and winds are not very strong. But all this can still change. It is suspicious, because clouds are predicted for Thursday morning.
In case of bad weather, the shuttle can land on the other side of the USA, to the west, to the Edwards base. There, nothing on the horizon in the coming days.

lundi 18 juillet 2011

STS 135 / STS 133 : Dénudée, démontée et avachie, Discovery vit ses derniÚres heures à Cap Canaveral

Discovery démontée de ses moteurs. - Photo : rke
[ Cape Canaveral, July 18th 2011, © rke, english below ] – Emotions, Ă©motions. Je ne voudrais pas ĂȘtre rabat-joie, mais lorsque vous pĂ©nĂ©trez dans le cĂ©lĂšbre VAB (Vehicle Assembly Building) et que vous voyez la navette Discovery en dĂ©montage, cela vous noue un peu les tripes. Oh, je sais bien que tout a une fin. M’enfin, quand mĂȘme. A voir le fleuron de la technologie spatiale dĂ©nudĂ© de ses moteurs et d’une partie de son avionique, laisse songeur. « Ne vous en faites pas, on va remettre les moteurs. On les a juste enlevĂ©s pour les envoyer Ă  nettoyer au Nouveau-Mexique (au centre de la NASA) », nous rassure un employĂ© du Kennedy Space Center (KSC). La navette Discovery (dernier vol, STS 133, du 24 fĂ©vrier au 9 mars 2011) est plantĂ©e lĂ , dans une annexe du grand hall oĂč rĂšgne une atmosphĂšre de quasi-musĂ©e. Des effigies et des banderoles rappellent aux souvenirs des anciens vols. Les installations brunĂątres (escaliers, pont roulant, Ă©tagĂšres gĂ©antes et bĂ©antes) ont elles aussi pris de la bouteille. Ce building construit dĂšs 1965 a Ă©tĂ© rafraĂźchi Ă  l’extĂ©rieur, mais pas tellement Ă  l’intĂ©rieur. NĂ©anmoins, son imposante silhouette nous laisse toujours rĂȘveurs. Dans trois jours, Atlantis devrait si tout va bien atterrir tout prĂšs, sur la piste du KSC et subir le mĂȘme sort de dĂ©montage pour finir ses jours au musĂ©e du coin. Discovery, quant Ă  elle sera envoyĂ©e au musĂ©e de Washington. Ça accroĂźt mon spleen.

Nose control. - photo : rke
STS 135 / STS 133 : denuded, dismantled and shapeless, Discovery living its last hours in Cape Canaveral
Emotions, emotions. I don’t want to be killjoys, but when you enter in the famous VAB (Vehicle Assembly Building) and you see the shuttle Discovery in disassembly, it will tie a little guts. Oh, I know that everything at the end. Bahhhh, yet ! To see so this brooch of space technology stripped of its engines and some of its avionics, is puzzling. « Don’t worry, we will provide the engines. They were removed just send them to clean up in NASA Center New Mexico », reassures us an employee of the Kennedy Space Center (KSC). The shuttle Discovery (last flight, STS 133, February 24 to March 9 2011) is standing there in an annex of the main hall where the atmosphere is already in a quasi-museum : effigies and banners recall the memories of the old flights. Brownish facilities (stairs, crane, giant gaping shelves) remind the last missions . This building built in 1965 has been refreshed on the outside, but not so much inside. However, his imposing figure still leaves us dreamers. In three days, Atlantis should hopefully land nearby on the track the KSC and the same fate dismantling to end his days at the museum on KSC Visitor Center. Discovery will be sent to the museum in Washington. It increases my spleen.


By : rke

dimanche 17 juillet 2011

STS 135 : Atlantis motive les commerçants pour faire des rabais substantiels sur les voitures neuves

[ Cape Canaveral, July 17th 2011, © rke, english below ] – Le lancement et la mission STS 135 d’Atlantis offrent l’occasion aux commerçants du coin de profiter de l’Ă©vĂ©nement pour offrir des opportunitĂ©s d’affaires. Surtout pour vendre leurs voitures neuves, avec des rabais qui atteignent plusieurs milliers de francs. Petit tour d’horizon des prix. Voir aussi ces images. Les prix sont en dollars. Pour avoir le prix en francs suisses, prenez le montant en dollars Ă  multiplier par 0,8.

Ford :
New 2011 Ford Fiesta : 10'995 $
New 2011 Ford Fusion (Ă©quivalent Mondeo) : 15'670 $
New 2011 Ford Explorer : 25'985 $

Toyota :
2011 Toyota Camry : 16'990 $

Pneus / Tire :
TK’s Doral 205 70/R15 : 52.99 $ piĂšce
Good Year 205 55/HR16 : 96.99 $ piĂšce
Pirelli toutes saisons 225/55R18 : 143.99 $ piĂšce

STS 135 : Atlantis motivates traders to do substantial discounts on new cars
The launch of STS 135 Atlantis provide an opportunity for local shop owners to take advantage of the event to provide business opportunities. Especially to sell their new cars, with discounts reaching several thousand francs. A brief overview of prices. Also see these images. Prices are in dollars. 

SpaceX nous dévoile sa fusée Falcon 9 et sa capsule Dragon

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[ Cape Canaveral, July 17th 2011, © rke, english below ] – Les sociĂ©tĂ©s privĂ©es essaient au mieux de « draguer » (Dragon !) la NASA ici Ă  Cap Canaveral pour convaincre l’agence spatiale amĂ©ricaine de les choisir. C’est le cas pour SpaceX, qui avec sa fusĂ©e Falcon 9 et sa capsule Dragon, n’a pas manquĂ© de nous sĂ©duire, nous aussi les reporters, pour nous dĂ©voiler (enfin), les antres de leurs installations. Ci-joint les photos.
Pour mĂ©moire, rappelons que quatre firmes sont toujours en compĂ©tition pour la fourniture d’un systĂšme de transport spatial pour le transport astronautes dans le cadre de son projet CCDev, soit : SpaceX, Boeing (avec sa capsule conique CST-100 dans le cadre du MPCV (Multi-Purpose Crew Vehicle)), SpaceDev de Sierra Nevada Corporation (SNC) (avec Dream Chaser, sorte de mini navette) et Orbital (avec sa fusĂ©e Taurus).
DĂ©veloppement complet Ă  lire dans notre prochain magazine d’aoĂ»t : www.swissengineering-rts.ch

SpaceX reveals its Falcon 9 rocket and Dragon capsule
Private companies are trying to the best of flirting (Dragon!) by NASA at Cape Canaveral to convince the U.S. space agency to choose. SpaceX is the case, which with its Falcon 9 rocket and Dragon capsule, did not fail to seduce us, we also reporters, to show us (finally), the dens of their facilities. Attached these photos. For the record, that four firms are still competing for the provision of a space transportation system for transporting astronauts as part of its project CCDev either: SpaceX, Boeing (with its conical capsule CST-100 in the MPCV (Multi-Purpose Vehicle Crew)), Sierra Nevada Corporation (CNS) (with Dream Chaser, a sort of mini bus) and Orbital (with its Taurus rocket).
Complete development to read in our next magazine August : www.swissengineering-rts.ch

samedi 16 juillet 2011

Une star file sur ma tĂȘte pour placer le satellite GPS IIF-2 sur orbite

Delta IV se soulĂšve, seule dans une nuit-cirage. Etincelante,
elle irradie quelques secondes les alentours et les alligators.
Photo : rke
[ Cape Canaveral, July 16th 2011, © rke, english below ] – Samedi, 2h30 du matin. PerchĂ© sur le bĂątiment de la chaĂźne TV CBS News, en face du bĂątiment d’assemblage des vĂ©hicules (VAB), je pointe ma camĂ©ra en face d’un objet lumineux, au loin. Pas loin, 5 miles (9 km Ă  vol d’oiseau). Je distingue la tour de lancement Ă  l’Ɠil nu et sa fusĂ©e. Une Delta IV. AprĂšs deux reports dus Ă  la mĂ©tĂ©o, le ciel se dĂ©gage enfin (on dirait presque que cela Ă©tait programmĂ©) et laisse entrevoir la lune pleine, comme si elle guignait, ou narrait ce dĂ©collage, qui s’annonce sous de bons auspices. Puis, le ciel noir cirage s’Ă©claire Ă  l’image d’une allumette soudainement grattĂ©e. L’horizon s'illumine, mais ne s’embrase pas. La fusĂ©e se soulĂšve (il est 2h41), dĂ©gage son panache de fumĂ©e blanche, monte allĂšgrement. Lentement, toujours plus vite. Si vite, que les alentours retrouvent leur nuit. L’engin vole, se confond au cirage cĂ©leste. Ce n’est dĂ©jĂ  plus qu’une Ă©toile… comme les autres. Mais elle bouge cette star-lĂ . C’est la fusĂ©e qui a expĂ©diĂ© un satellite GPS, l’un de ceux que vous utilisez en voiture pour vos dĂ©placements. VoilĂ  Ă  quoi sert l’espace ! Entre autres…

Tout sur les Delta IV (United Lauch Alliance) : cliquez ici

Le satellite GPS IIF-2.
Photo : ULA
A star goes over my head to place the GPS IIR-2 satellite around the earth
Saturday, 2:30 am. Hillitop on the building of CBS News TV, in front of the Vehicle Assembly Building (VAB), I point my camera in front of a bright object in the distance. Nearby, 5 miles. I can see the launch pad to the naked eye and its rocket. A Delta IV. After two postponements due to weather, the sky cleared at last (it's almost like it was programmed) and suggests the full moon, as if winking, or narrated this off, which looks auspicious. Then the black sky lights shine to the image of a match suddenly scratched. The horizon lights up, but do not ablaze. The rocket is rising (it’s 2:41), emits a plume of white smoke rising briskly. Slowly, ever faster. So fast, that they found around overnight. The craft flies, wax blends in heaven. This is no longer a star ... like the others. But it moves the star there. This is the rocket that sent a GPS satellite, one of the ones you use to get around by car. That's what is space ! Among other ...


The video : by rke

vendredi 15 juillet 2011

L’un des cinq ordinateurs d’Atlantis cĂšde : pas de soucis, les astronautes peuvent rentrer sur terre avec un seul qui tourne

From Cape Canaveral, a reporter talks to Houston
about that famous computer GPC-4. Foto : rke
[ Cape Canaveral, July 15th 2011, © rke, english below ] –  LĂ  haut, les ordinateurs tombent aussi en panne et pas seulement les nĂŽtres, sur notre bonne vielle planĂšte. Pourtant, dans l’espace, les composants (hardware) auraient de quoi dysfonctionner davantage, vu les conditions extrĂȘmes oĂč ils sont exposĂ©s (dĂ©collage) et, parfois, le froid ou l’Ă©tat d’apesanteur. C’est ce qui s’est passĂ© sur Atlantis ce jeudi et c’est le thĂšme principal de la discussion entre l’Ă©quipage et la Terre, un quadruplex rĂ©alisĂ© pour nous les journalistes entre Houston, Cap Canaveral et Washington.
Le quatriĂšme ordinateur (sur cinq), le GPC-4 (General Purpose Computer), utilisĂ© pour gĂ©rer les systĂšmes de bord a dĂ©clenchĂ© une alarme et rĂ©veillĂ© les astronautes. Ce qui ne les a pas outre mesure fait paniquer, sachant que ces outils informatiques sont redondants. Le commandant de bord, Chris Ferguson, a programmĂ© un autre des ordinateurs de bord avec succĂšs avant d'aller se recoucher quarante-cinq minutes plus tard. Kwatsi Alibaruho, le directeur de vol de la navette a expliquĂ© durant la confĂ©rence de presse qui a suivi celle des astronautes que l'analyse des donnĂ©es de l'ordinateur dĂ©faillant se poursuivait « sans avoir encore permis de dĂ©terminer l'origine de la panne en soulignant que la mission pouvait se dĂ©rouler normalement mĂȘme dans le cas oĂč un seul des cinq ordinateurs principaux fonctionnait ». Mais qu’il prĂ©fĂšre quand mĂȘme que tous fonctionnent ! Par souci de sĂ©curitĂ© optimale pour la rentrĂ©e sur terre ferme.

One of the five computers Atlantis malfunction : no worries, the astronauts can return to the Earth with a single one running
In the space, the computers also fall down and not only ours home. However, in space, the components (hardware) would have something to malfunction more, given the extreme conditions where they are exposed (lift-off) and sometimes the cold in weightlessness. This is what happened on Atlantis on Thursday and is the main theme of the discussion between the crew and Earth, a quadruplex made for us reporters from Houston, Cape Canaveral and Washington.
The fourth computer (on five of all), the GPC-4 (General Purpose Computer), used to manage aircraft systems triggered an alarm and woke the astronauts. This did not unduly panicked, knowing that these tools are redundant. The captain, Chris Ferguson, has scheduled another on-board computers successfully before going to bed forty-five minutes later. Kwatsi Alibaruho, director of shuttle flight said during the press conference that followed the astronauts that the analysis of data from the failed computer continued, « but have not yet determined the cause of the failure in stressing that the mission could proceed normally even if one of the five main computers worked. Then, he still prefers that all work ! For the sake of maximum security for the return at home.

jeudi 14 juillet 2011

Les grosses mitaines des astronautes d’Atlantis

Bien au chaud et bien
emmitouflé.
- Photos : rke
[ Cape Canaveral, July 14th 2011, © rke, english below ] – Depuis ce mardi 12 juillet, les deux astronautes Ronald Garan et mike Fossum ont eu le temps de remiser leurs affaires. C’est-Ă -dire leurs combinaisons et… leurs gants.
Quelques jours avant de s’embarquer dans Atlantis, le KSC nous ont donnĂ©s l’occasion d’enfiler ces « moufles », les vrais ! C’est-Ă -dire une paire pour la sortie dans l’espace (EVA). Elle s’enfile sans peine. Le mouvement des doigts est grossier mais quand mĂȘme assez souple. On manque Ă©videmment de prĂ©cision. Mais bon, il faut dire que j’ai de petites mains. En revanche, ces gants sont moulĂ©s, d’oĂč une sensation de bonne tenue. J’ai mĂȘme rĂ©ussi cliquer sur mon appareil numĂ©rique (le grand). J’aime quand mĂȘme bien ces grosses moufles, car j’ai l’impression de gĂ©nĂ©rer plus de forces dans les doigts. On se sent bien habillĂ©, quoi. On fait un bras de fer ?

I'm not in, but out, on
the visor
The mittens for Atlantis astronauts
Since Tuesday, July 12, the two astronauts Ron Garan and Mike Fossum have had time to put away their business. That is to say, their combinations and their gloves ....
A few days before embarking on Atlantis, the KSC gave us the opportunity to put these « blocks », true ! That is to say a pair for the spacewalk (EVA). It slips on easily. Finger movement is coarse, but still flexible enough. Obviously there is a lack of precision. Anyway, I must say that I have small hands. However, these gloves are molded, resulting in a feeling of good behavior. I even managed to click on my digital camera (the big one). I still like those big mitts though, because I seem to generate more forces in the fingers. You feel well dressed, what. Would you a arm-wrestle ?