vendredi 25 novembre 2011

Un capuchon suisse protège le robot Curiosity au sommet d’Atlas V, lors du dĂ©collage


La cape suisse d'Atlas en deux parties. - Photo : NASA
[ Cape Canaveral, November 26th, 2011, © (rke), english below ] – Au fait, saviez-vos que la coquille qui protège le rover au sommet de la fusĂ©e est de fabrication suisse ? L’entreprise zurichoise RUAG (ex. Oerlikon Space) qui s’y connaĂ®t en la matière, puisqu’elle fabrique des capes de fusĂ©es depuis 1974, Ă©quipe non seulement les lanceurs europĂ©ens Ariane, mais aussi les fusĂ©es amĂ©ricaines Atlas V (541).  Depuis le 19 janvier 2006, le savoir-faire helvĂ©tique a donc pris place au bout d’une fusĂ©e amĂ©ricaine avec le lancement du satellite US New Horizons pour une mission vers Pluton oĂą il arrivera d’ailleurs en juillet 2015.
Le bout d'Atlas made
in Suisse.
- Photo : Julian Leek
Bref, c’est donc bel et bien un capuchon (en deux parties et en fibre de carbone, 5 m de diamètre et 20 m de haut) de RUAG qui protège le rover Curiosity lors du dĂ©collage. Un chapeau essentiel Ă  la rĂ©ussite du vol. Alors un peu de technique : les deux demi-coiffes suisses devront se sĂ©parer trois minutes et demie après le lancement Ă  une altitude de 146 km, alors que la fusĂ©e aura dĂ©jĂ  quittĂ© l’atmosphère terrestre.  La firme suisse a d’ailleurs mis au point un nouveau système de sĂ©paration de cette cape, en deux phases : l’une verticale (VSS), l’autre horizontale (HSS-3). Ceci afin de les sĂ©parer manière de façon plus prĂ©cise et plus sĂ»re en vol. Ce dispositif, basĂ© sur la pyrotechnie, a d’ailleurs fait ses preuves, notamment lors du lancement des satellites Herschel-Planck de l’Agence spatiale europĂ©enne (ESA) le 14 mai 2009. Pour qualifier et valider ce nouveau système d’Ă©jection, les ingĂ©nieurs lui ont d’ailleurs fait subir une batterie de tests, grandeur nature (photo), dans l’immense chambre Ă  vide du « Plum Brook Station Research Center » de la NASA, dans l’Ohio, aux Etats-Unis.
Jusqu’Ă  prĂ©sent, aucun incident n’a Ă©tĂ© signalĂ© en rapport avec le fonctionnement de ces coiffes. Chapeau la Suisse !

Test in a huge vacuum chamber, Ohio. - Photo : RUAG
A Swiss hood protects Curiosity on top of Atlas
Eh, did you know that the cap on top of Atlas V is made in Switzerland ? The RUAG Space (formerly Oerlikon Space/Contraves Space) knows the subject, because this firm produces payload fairing of rockets since 1974. So, the Helvetic group designs and adapts not only the European launcher Ariane, but also the American rocket Atlas V (541). And since January 19, 2006, the Helvetic expertise has taken place on top of an Atlas V launch embedded the U.S. spacecraft New Horizons. A mission to go to the planet Pluto who will arrive in July 2015.
So, it’s really a cap (in two parts and carbon fiber) of RUAG, which protects the rover Curiosity during the take-off. A hat essential to the success of the flight. A little technique: the two half-Swiss caps will separate three and half minutes after the launch at an altitude of 146 km, while the rocket has already left Earth's atmosphere. The Swiss firm has also developed a new system of separation in two phases: one vertical (VSS), and other horizontal (HSS-3) . This is to separate them as a more accurate and safer flight.
This device, based on the pyrotechnics, has also proven particularly at the launch of Herschel-Planck satellites of the European Space Agency (ESA), in May 14, 2009. To qualify and validate the new ejection system, the engineers have also inflicted a series of tests, size (photo), in the huge vacuum chamber of the « Plum Brook Station Research Center » of NASA, Ohio.
So far, no incidents have been reported in connection with the operation of these caps. A Swiss know-how on the rocket !

Atlas V se dévoile et rejoint son pas de tir


La pas de tir 41 avec sa fusée et ses quatre tours anti-foudre.
Photo : Julian Leek
[ Cape Canaveral, November 25th, 2011, © (rke), english below ] – Ah, la classe, Atlas ! La « V » autrement dit la version « 5 » est sortie de son gĂ®te ce vendredi matin Ă  7h (heure locale) sous les yeux « baba-oh-rhum » d’une trentaine de journalistes, enfin presque tous des photographes. Avec ses 58 mètres de haut, elle emporte en son bout de nez le rover Curiosity de 899 kg. La fusĂ©e pèse quant Ă  elle pèse 531 tonnes et devra dĂ©coller ce samedi Ă  10h02 (16h02 heure suisse). Quelle masse !
Nous attendons donc impatiemment cette mission qui doit booster le moral des troupes spatiales amĂ©ricaines en manque d’exploration. Sans vouloir les vanter, les AmĂ©ricains, il faut reconnaĂ®tre qu’ils ont mis le paquet du cĂ´tĂ© de lancements de sondes puisqu’en six mois, ils entament leur sixième dĂ©collage de sondes lointaines, dont le dernier avec le vĂ©hicule spatial Juno (Jupiter) qui a dĂ©collĂ© le 5 aoĂ»t dernier.
VoilĂ  pourquoi nous attendons impatiemment ce tir. Pour ce faire, nous sommes comme d’habitude installĂ©s en face du VAD, au centre de presse, et c’est de lĂ , aussi, qu’on peut assister au dĂ©collage de la fusĂ©e plantĂ©e sur le Pad 41 de la base militaire de Cape Canaveral. A environ 7 km, soit un peu plus loin que d’habitude.

Atlas is ready !
- Photo : rke
Atlas V revealed its cap of noose and reached its launch pad
Ah, Atlas, the class ! The « V », it’s really the 5th version. The rocket went out of its cocoon on Friday morning at 7 am (local time) under the eyes «  baba-oh-rhum » of about thirty journalists or rather almost all photographers. With its 191 feet high. Atlas carries in its nose the rover Curiosity of 1'982 pound. The rocket weighs 1,17 million pounds and will take-off this Saturday at 10:02 (local). What a crowd !
We therefore look forward to this mission because it’s a good cure to boost the Americain space exploration moral. Without wishing to boast, we must recognize that Americans push the package launches. Because for six months they began their sixth launch of distant spacecraft. The last one is Juno (Jupiter) targeted on the last August 5.
That's why we look forward to this shot. To do this, we are as usual located in front of the VAB, in the press center. From this palce, you can attend the launch of the rocket erected on the pad 41 of the Cape Canaveral Air Force base. About at 7 km of us, slightly far away than usual.

J’ai grimpĂ© sur la tour de la future fusĂ©e de la NASA (SLS) jusqu’en haut, Ă  120 mètres !


Me voilĂ  au sommet avec au fond la tour de lancement A et le pas de tir 41 de l'US Air Force.
 - Photo : Chris Haber / www.chrishaber.com

Tout lĂ -haut, Ă  pied, puis en
ascenseur. Photo : rke
On y va ! - Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 25th, 2011, © (rke), english below ] – Quoi ? On ne va tout de mĂŞme pas gravir toute cette tour Ă  pied ? 120 mètres, ça devrait nous faire trente Ă©tages ! Des escaliers mĂ©talliques bien protĂ©gĂ©s sont fixĂ©s d’un cĂ´tĂ© du socle qui supporte la tour. Ce bâti carrĂ© est dĂ©jĂ  si Ă©levĂ© qu’il faut presque obliquer la tĂŞte au ciel sert de support de la grosse infrastructure Ă  escalader. Enfin, je ne dirais pas escalader, mais Ă  monter. Cela me fait une belle jambe. Cela me rassure, la tour est en tous cas bien boulonnĂ©e sur ce socle qui me fait penser, tiens, Ă  une plate-forme pĂ©trolière sans pĂ©trole. On y va ! En grimpant cette brave dame mĂ©tallique, nos pas rĂ©sonnent sur la structure entonnant quelques notes saccadĂ©es agrĂ©ables. Premier escalier, on bifurque, deuxième, troisième… quatrième. Je m’essouffle un peu… Ah, il faut que j’y aille en arrivant sans avoir l’air trop Ă©reintĂ©. J’y suis, sur la plate-forme, et en forme. Ouah quelle vue dĂ©jĂ . Tout le centre spatial s’offre Ă  nous avec un panorama enchanteur. L’Atlantique Ă  notre gauche et, au loin, les autres bâtiments et bases de lancement Ă  perte de vue. Après quelques minutes dĂ©jĂ , le chef de groupe nous remet Ă  l’ordre en nous appelant pour embarquer dans l’ascenseur. Ah, enfin. On s’y tasse Ă  une dizaine. En trente secondes, nous voilĂ  enfin au sommet, enfin, presque. Il reste Ă  escalader encore deux escaliers mĂ©talliques, soit un Ă©tage pour aboutir au sommet de cette imposante structure mĂ©tallique qui semble toute fraĂ®che avec ses poutres gris-pâle. Et, Ă©videmment, lĂ , le spectacle est d’autant plus captivant que nous sommes le plus haut. Un vent tiède me gifle la mine et dĂ©sorganise ma chevelure. On se croirait dans un film d’Hitchcock avec le suspense en prime, tellement les instants sont prĂ©cieux. Un regard vers le bas me plonge un peu dans l’ivresse du vertige et me laisse pantois sur cette tour lorsque je songe que, dans six ans, des astronautes la conquerront pour s’engoncer dans leur nouvelle capsule Orion. A ce moment-lĂ , j’aurai  une pensĂ©e Ă©mue pour eux.

- Les photos : cliquez ici
- La vidéo en préparation

E X C L U S I F  !  les articles après le lancement d'Atlas V
- L'odeur de graisse du crawler (tracteur de fusĂ©es)
- Le VAB va retrouver un seconde jeunesse
- Le centre de contrôle de lancement revu et corrigé

One of the four tower
lightning. - Photo : rke
From above : the corridor
fuel ejection. - Photo : rke
I climbed on the new tower NASA SLS rocket at 395 feet !
Eh, we don’t climb this high tower to walk ? 395 feet, it should give us… thirty floors ! Metal stairways well protected are set on one side of the base that supports the tower. That square structure is already so high that you almost oblique head to the sky. It’s used to support the high tower. Mhhh, I’d like climb it, no, not climb, ascend quietly. It makes me a good leg. That reassures me, the tower is, in any, case well bolted to the foundation and that makes me think, well, an oil-plateform, without petroleum. Here we go ! This brave lady climbing metal, our footsteps echo on the structure jerky pleasant singing a few notes. First step, it bifurcates, second, third, fourth .... I get out of breath little... Ah, I must go on arrival without seeming too tired. I'm on it, and fit ! Wow what a view, already. All the space center available to us with an enchanting panorama with Atlantic on our left and, far away, other buildings and launch bases… out of sight. A few minutes later, the group leader gives us the order by calling us to board the elevator. Ah, ouf ! We pile up there inside as a herd of oxen. In thirty seconds later, we're finally at the summit… well, almost. It remains still to climb two metal staircases, one to reach the top floor of this imposing metal structure that seems fresh with pale gray beams. And obviously there, the show is especially exciting that we are the highest. A tepid wind blow my mine and disrupts my scalps. It's like a Hitchcock movie with suspense as a bonus, so the moments are precious. Looking to immerse myself down a bit in the drunkenness of dizziness.
That left me speechless on this tour when I think that in six years, a new astronauts will guzzle in their Orion capsule conquer the new space horizon. At that time, I shall have a thought moved for them.

- Photos : click here
- Video following

jeudi 24 novembre 2011

La doublure de Curiosity enfin exposée au centre des visiteurs du KSC

Bientôt sur la planète rouge. - Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 24th, 2011, © (rke), english below ] – Chose promise, chose due. Le voilĂ  ! Le robot Curiosity vient d’arriver hier mercredi 2 novembre au centre des visiteurs du Kennedy Space Center. Cette doublure grandeur nature a Ă©tĂ© installĂ©e dans le pavillon « exploration » (Ă  gauche en entrant dans le musĂ©e) avec ses deux autres « frères » Pathfinder (1996) de la grandeur d’une grosse boĂ®te de chaussures et Opportunity (2004) grand comme une table de nuit. Curiosity, lui, est de la taille d’un meuble de salon. Les trois engins sont exposĂ©s dans un recoin du pavillon dans une ambiance tamisĂ©e, un peu trop rouge tout de mĂŞme, histoire de se mettre dans l’ambiance. Les premiers visiteurs n’avaient pas l’air de se rendre compte de la nouveautĂ©. En tous cas, le rover vous attend pour susciter votre curiositĂ©. Ouvert tous les jours de 9h Ă  18h. Prix du billet : 43 dollars. Plus les taxes, Ă©videmment. Vous venez ?

The first visitors.
- Photo : rke
The lining of Curiosity is now visible to KSC
Promises are made to be kept ! The robot Curiosity has just arrived last Wednesday, November 2 at the visitor center of the KSC. That liner size has been installed in the « exploration » pavillon (left as you enter into the museum) with its two « brothers » Pathfinder (1996) about the size of a big box of shoes and Opportunity (2004) as large as a bedside table. Curiosity, it’s size like a living room furniture. All these three rovers are exposed in a corner flag in a subdued atmosphere, a little too red anyway, just to set the disco-atmosphere. The first visitors did not seem to appreciate the novelty. In any case, the rover is waiting for you to raise your curiosity. KSC is open daily from 9am to 18pm. Ticket price : $ 43. Plus taxes, of course. Are you coming ?

La NASA célèbre aussi sa Thanksgiving : le pas de tir est désert


Le Pas de tir 41 de l'armée de l'air américaine. A droite, Atlas dans sa tour. A gauche, la tour de lancement
avec ses quatre paratonnerres. - Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 24th, 2011, © (rke), english below ] – La Thanksgiving (action de grâce) ? Cette sorte de FĂŞte Dieu (en plus ça tombe un jeudi cette annĂ©e), est vraiment un arrĂŞt quasi total des activitĂ©s. MĂŞme la NASA la cĂ©lèbre de long en large. Tout est fermĂ©, y compris le centre de presse, la base militaire et l’administration de l’agence spatiale amĂ©ricaine. ExceptĂ© le centre des visiteurs qui ne connaĂ®t pas beaucoup d’affluence en ce jour de congĂ©…. Les restaurants sont bien remplis avec des menus judicieusement adaptĂ©s, chacun ne veut en effet pas louper son festin du jour. Et quelques grands magasins sont quand mĂŞme ouverts. Bref, c’est presque NoĂ«l, mais en plus commercial. Que reprĂ©sente pour vous cette fĂŞte ? « C’est simple, manger, manger, manger », considère un opticien diplĂ´mĂ© de Tampa, visiblement heureux d’ĂŞtre bientĂ´t en congĂ©.
Cela dit, la fusĂ©e Atlas fĂŞte aussi son Tanksgiving. Toujours cloĂ®trĂ©e dans son hangar, je l’attends ce vendredi matin poindre le bout de son nez pour aller Ă  son pas de tir (photo) et la voir dĂ©coller aux premières loges.

Atlas and the rover
Curiosity (left) showed in
KSC Press Center.
- Photo : rke
NASA celebrates its Thanksgiving, too : the launch pad is empty
The Thanksgiving ? This celebration of Corpus Christi (« FĂŞte Dieu » in Switzerland) is really an almost total shutdown of activities. Even NASA's famous widely. Everything is closed, including the press center, the US Air Force base and the NASA administration. Except the KSC Visitor Center that does not know a lot of crowds on that day off.... The restaurants are well filled with carefully tailored menus, in fact everyone does not miss his feast day. And some superstores are still open. In short, it's almost Christmas, but more commercial. What means this holiday for you? « It's simple : eat, eat and eat », consider a professionnal optician from Tampa, obviously happy to be soon leave.
However, the Atlas rocket celebrates its Tanksgiving, too. Always confined in his hangar, I expect it Friday morning point his nose to go to its launch pad (photo) and see its take-off to the front row, naturally !

mercredi 23 novembre 2011

PrĂ©paratifs : curiositĂ© autour d’un rover au 1/3

Promis jurĂ© ! Prochainement, je vous montre le vrai rover !
Photo : Chris Haber : www.chrishaber.com 
[ Cape Canaveral, November 22th, 2011, © (rke), english below ] – Les prĂ©paratifs vont bon train Ă  la base militaire de l’US Air Force de Cap Canaveral. La fusĂ©e Atlas sommeille encore dans sa tour et sera rĂ©veillĂ©e ce vendredi 25 novembre pour « rouler » jusqu’Ă  son pas de tir, le numĂ©ro 41 (juste Ă  droite de celui de la navette, le 39A). DurĂ©e du trajet : 30  minutes. Pendant ce temps, ça bouge du cĂ´tĂ© du centre de presse oĂą le rover est bientĂ´t prĂŞt Ă  ĂŞtre prĂ©sentĂ© aux curieux. Enfin…, la maquette au 1/3, laquelle provient directement du Jet Propulsion Laboratory de Los Angeles :
-        Vous me la prĂŞtez pour prĂ©senter en Suisse ? 
-        Oh que non ! Tiens dur comme fer une collaboratrice de la NASA
Bon j’irai voir le vrai robot martien grandeur nature….Le vrai ? Oui, le deuxième (soit la doublure) qui n’est pas dans la fusĂ©e, Ă©videmment. Je vous le dĂ©voilerai tantĂ´t.

- ATTENTION : en plus du rover, prochainement une grande et haute nouvelle !

Curiosity around a 1/3 scale model
A little glue and it's ready
- Photo : rke
The preparations are well underway to the US Air Force Station at  Cape Canaveral. The Atlas rocket still sleeps in her lap and be awake this Friday, November 25 to roll to its launch Pad, number 41 (just to the right of the shuttle aAd, 39A). This traveling will run for 30 minutes. Meanwhile, it moves toward the Press Center where the rover is soon ready to be presented to the curious. Finally, the model in scale 1/3, which comes directly from the Jet Propulsion Laboratory of Los Angeles :
-        Do you lend me it ? To show in an exhibition inSwitzerland…
-        Oh no ! Said extremely strong an assistant of NASA
Well, I'll see the real size Mars rover .... The real? Yes, the second robot, naturally, the lining of the one in the rocket. Revelations coming soon.

- ATTENTION : besides the rover, coming soon a big and high news !

lundi 21 novembre 2011

Une tour mammouth ressuscite un tracteur et un pas de tir démantelé


Le pas de tir B démantelé revit ! Cette tour attend la future
fusĂ©e habitĂ©e de la NASA, SLS, avec, en son sommet, la capsule Orion !
Photo : rke
[ Cape Canaveral, November 20th, 2011, © (rke), english below ] –  « C’est quoi lĂ -bas cette drĂ´le de tour Ă  la place de l’ancienne  installation de lancement de la navette ? ». Je pointe du doigt la fun structure pour ĂŞtre sĂ»r de montrer le bon endroit. « C’est la nouvelle plate-forme de la future fusĂ©e habitĂ©e », me raconte un employĂ© du centre spatial Kennedy (KSC) occupĂ© par son job d’accueillir les visiteurs.
  • Ah bon, et c’est pour quand le dĂ©collage ?
  • Oh, pas pour maintenant, dans bien longtemps, me rĂ©pond-il
  • Mais quand ?
  • En tous cas pas avant 2017
  • Quoi ? Autant… de temps
Tout compte fait, c’est juste. Après vĂ©rification, c’est bien LA nouvelle fusĂ©e SLS (destinĂ©e Ă  remplacer la dĂ©funte navette) qui sera Ă©rigĂ©e lĂ -bas. Un lanceur mammouth de la grandeur d’une ancienne Saturne. Mais non, plus haute : 121 mètres ! La nouvelle tour, elle, a donc Ă©tĂ© treuillĂ©e mercredi 16 novembre du VAB au Pas de tir B  Ă  la vitesse d’un escargot (1,8 km/h), sur le cĂ©lèbre tracteur « crawler ». Les tests sont menĂ©s pour voir comment rĂ©agi la tour aux charges brusques lors de son transport, et ce, Ă  des vitesses diffĂ©rentes. Eh, tiens ! Il a fallu manĹ“uvrer sec (Ă  reculons) pour rĂ©ussir Ă  passer le plus gros contour.
Des camĂ©ras 3D ont Ă©tĂ© installĂ©es pour mesurer l’amplitude des mouvements de la tour et pour voir comment elle se tortille. Un montage d’acier qui  va rester nichĂ© lĂ  jusqu’Ă  mi-dĂ©cembre. Puis, la tour sera remisĂ©e dans le VAB.  La NASA va ensuite mandater une sociĂ©tĂ© d’ingĂ©nierie pour adapter le crawler Ă  son nouvel amour de fusĂ©e. Une chenille qui retrouve ainsi une seconde jeunesse !
Quant Ă  moi, je vais guetter un prochain passage de la nouvelle fusĂ©e sur son tracteur-escargot. J’ai le temps… jusqu’en 2017 !

The Pad A no more
shuttle but always
unique.
Photo : rke
A mammoth tower revives a tractor and a launch pad (B) dismantled
« What is there this strange tower in place of the old lauch pad of the shuttle ? ». I target at the fun structure to be sure to show the right site. « That’s the new platform of the future manned rocket », an employee of the Kennedy Space Center (KSC), tells me busy by his job to welcome visitors.
-        Oh, and when id the next takeoff ?
-        Not now, it’s in a long time, he replies
-        But when exactly ?
-        At least not before 2017
-        What ? Much time ...Pffff…
All in all like in the space, it's correct. After verification, it’s the new rocket SLS  (to replace the defunct Shuttle) to be erected there. A launcher mammoth size of an old Saturn. But no, highest: 121 meters ! The new tower has been winched from VAB  Wednesday, November 16 at the shooting range B to a snail's pace (1mile/h) on the famous « crawler ». The tests are conducted to see how the tower response to sudden loads during transport, and at different speeds. Well, well ! We had to maneuver sec (backwards) to successfully pass the largest outline « contour ».
A 3D cameras were installed to measure range of motion of the tower and to see how she squirms. This « montage of steel » will stay tucked there until mid-December. Then the tower will be put away in the VAB. NASA will then appoint an engineering company to adapt the crawler to its lover-rocket. A caterpillar that it found a second life !
As for me, I'll watch the next passage of the new rocket on his tractor-snail. I have time ... up to 2017 !


Pour vous divertir, un petit travelig ou un
tour de tours






Transport de luxe pour p’tit suisse


J'ai le badge vert. Ce n'est
pas une green-card, main une couleur
de journaliste étranger:
Les AmĂ©ricains ne seraient-ils pas
verts ? Ah, non, bleu !
[ Cape Canaveral, November 21th, 2011, © (rke), english below ] –  DĂ©cidĂ©ment, ce n’est Ă  plus rien y comprendre. Alors que pour la prĂ©cĂ©dente mission la plus importante (STS 135), un vol habitĂ©, j’ai obtenu deux passes partout (badges) oĂą je pouvais me rendre seul en voiture au centre de presse, voici que pour MRL-Curiosity (une mission moins prestigieuse), je dois me faire escorter. C’est-Ă -dire transporter !  Chouette, on vient me chercher spĂ©cialement en 4x4 pour m’amener au centre de presse, et ce, tous les jours. C’est comme ça pour les Ă©trangers ! Ben oui, on n’a pas le droit de rouler aux abords du VAB. Mais comme (pour le moment) je suis le seul journaliste hors USA accrĂ©ditĂ©, je me suis vite fait repĂ©rer comme p’tit suisse. Si bien que je commence Ă  connaĂ®tre tout le staff et vice-versa. Quelle chance ! D’autant plus qu’une fois sur place, on me considère au mĂŞme titre qu’un AmĂ©ricain, avec les mĂŞmes avantages. Que demander de mieux ? Bref, me voilĂ  officiellement en piste. Restez en ligne ces prochains jours, j’ai des nouvelles exclusives dans ma sacoche et ma camĂ©ra vidĂ©o.

Little-Swiss luxury carry
Really, it's nothing to be understood. As for the previous most important mission (STS 135), a manned flight, I got two passes everywhere (badges) where I could go alone in the car at the press center, here for Curiosity (a less prestigious Mission ), I must be escorted. That’s to say carry on ! Nice, it picks me up especially in 4x4 to take me to the press center and this… every day. It's like that for foreigners! Yeah, it was not allowed to ride the edge of the VAB. But since (at this time) I'm the only accredited journalist outside the United States, I quickly identified as the little-Swiss. So I begin to know all the staff and vice versa. What luck ! Especially once there, I’m considered just as an American, with the same advantages. What could be better ? In short, I am officially on the trip. Stay online in the coming days, I have exclusive news in my bag and my camera.

dimanche 20 novembre 2011

En avant Mars ! Enfin des sous pour le KSC


Les "une" du Floriday Today :
L'argent va booster le KSC
[ Cape Canaveral, November 20th, 2011, © (rke), english below ] –  En avant Mars ! Et ça repart. Certes, cela n’est pas « encore » l’euphorie des grands jours comme le lancement de la navette habitĂ©e Atlantis en juillet dernier, mais ce tir-lĂ  ne laisse personne indiffĂ©rent… dans le coin. « Tu vas voir la « rocket », ouah, elle est haute ! », s’exclame une vendeuse de Titusville. Ah, Atlas ! C’est la fusĂ©e amĂ©ricaine (concurrente de l’EuropĂ©enne Ariane 5, aussi avec des coiffes suisses en son sommet) qui doit lancer le Mars Rover Laboratory (MRL - Curiosity) ce samedi matin Ă  10h02 locale (16h02, heure suisse). DĂ©collage qui a d’ailleurs Ă©tĂ© dĂ©calĂ© d’un jour pour remplacer une batterie Ă©lectrique du système de vol de la fusĂ©e.
Cela dit, l’envol de Curiosity est très attendu en Floride car il s’agit du plus important tir après la navette. Un lancement prestigieux eu Ă©gard aux prĂ©cĂ©dentes missions historiques telles les sondes Mariner (1971), Viking (1976) ou les cĂ©lèbres robots Spirit ou Opportunity (2004). La presse fait d’ailleurs sa « une » depuis plusieurs jours (voir images ci-contre) sur le sujet et ne manque pas de ressasser les problèmes budgĂ©taires, sans cesse Ă  la baisse. Cependant, une bonne nouvelle est venue du cĂ´tĂ© des politiciens qui ont entĂ©rinĂ© un budget de 484 millions de dollars pour moderniser les installations du Centre spatial Kennedy (Kennedy Space Center, KSC) en vue d’accueillir notamment le prochain gros lanceur de vols habitĂ©s. Dans ce dessein, les travaux ont dĂ©jĂ  bien commencĂ© (quelle avance !) avec la mise en place d’une nouvelle tour sur le pas de tir B dĂ©mantelĂ© rĂ©cemment. Je vous en reparle tantĂ´t. Ça va booster !

Florida Today :
already have pages about
MRL - Curiosity
Mars attack ! Go to money for KSC
March attack begins. Well, almost. Of course, this is not « yet » the euphoria of the big day as the launch of the shuttle Atlantis in the last July, but this shoot to space there leaves no one indifferent ... in the Space cost of Florida. « You'll see the «  rocket », wow, it’s a high engine ! » exclaims a saleswoman of Titusville. Ah, Atlas! It's the American rocket (competitor of the European Ariane 5, also with a cap Swiss on the top).  Atlas must launch the Mars Rover Laboratory (MRL - Curiosity) on this Saturday morning (Nov. 26) at 10:02 local (4:02 p.m. Swiss time). A lift-off also been shifted by one day to replace an electric battery system of the rocket.
However, the flight of Curiosity is expected in Florida because it’s the most important shot after the shuttle. It’s a prestigious launch missions with regard to previous history such probes Mariner (1971), Viking (1976) or the famous robots Spirit and Opportunity (2004). The press makes also many « first page » (see below) about MRL and does not fail to dwell on the budget problems, constantly decreasing. However, a good news came from politicians front who have approved a budget of $ 484 million to upgrade facilities at Kennedy Space Center (KSC) to host the next big such launcher manned flights. For this purpose, work has already begun (what feed ! ) with the introduction of a new tower on the launch Pad B dismantled recently. I get back to that subject earlier. It will boost!

samedi 19 novembre 2011

Voler en Rolls-Royce avec Swiss : bof !


En vol avec l'A330-300 de Swiss

[ Miami, November 18th, 2011, © (rke), english below ] –   La compagnie aĂ©rienne Swiss a mis en service rĂ©cemment de nouveaux Airbus sur sa liaison sans escale Zurich-Miami. Le mĂŞme avion en longueur et envergure, mais avec une motorisation qui se voit au premier coup d’Ĺ“il. La version d’avant, l’A340-300,  possède quatre moteurs double flux (CFM56-5C4/P, de General Electric-SNECMA). L’avion actuel sur la ligne, l’A330-300, dispose de « seulement » deux moteurs de type Rolls-Royce Trent 772B EP. Ouah, la classe, on vole en Rolls ! Bof, pas tant que ça. A proportion Ă©quivalente, le cĂ©lèbre fabricant britannique de luxe de moteurs autos vend davantage de « propulseurs des airs » que ne construit d’autos. Donc, il n’est pas rare de planer en Rolls au 7ème ciel que sur la route. Beaucoup d’avionneurs choisissent la marque anglaise par forcĂ©ment au niveau de la fiabilitĂ© mais aussi de sa construction, moteurs plus poussifs et moins gourmands en kĂ©rosène.
L'A330-300 : 236 sièges


Bref, cela ne veut pas forcĂ©ment dire qu’on y est mieux en Rolls-Swiss (A330-300), qu’en Airbus A340(CFM). D’abord, parce que a grandeur Ă©gale les deux jets commerciaux transportent davantage de passagers. Paradoxe, la gamme plus petite A330 comprend 236 sièges (en 3 classes), tandis que l’A340, 219 « fauteuils » ! ForcĂ©ment, on y est donc plus serrĂ©s ! Sans compter la vitesse en vol. La nouvelle version de Swiss atteint 20km/h de moins (880 km/h) en croisière que l’ « ancien » avion en service. Ce qui Ă©videmment peut rallonger le vol. Est-ce pour cela que je me suis senti plus Ă  l’Ă©troit dans ce nouveau jet bourrĂ© Ă  craquer, mĂŞme en basse saison, ce mi-novembre ?

Rolls-Royce flying with Swiss International Airlines : bof !
The A340-300 : 219 sets
The Swiss International Airlines (short : Swiss) has recently operated a new Airbus on its non-stop airline Zurich-Miami. It’s the same aircraft (length/wingspan), but with a different engine which can be seen at first look. The prior version of the A340-300 includes four turbofan engines (CFM56-5C4/P, General Electric and SNECMA). The current plane on this airline ZH-Miami, the A330-300, has « only » two type engines Rolls-Royce Trent 772B EP. Wow, what a class flying ! Bof, well, not so much. A similar proportion, the renowned British manufacturer of luxury motor cars sells more « propellants tunes » that does not build cars. So it’s not uncommon to plane in the 7th sky-Rolls than the road. Many plane-manufacturers choose the English brand, not necessarily by the level of reliability, but also for its construction : engines more sluggish and less greedy in kerosene.
In short, this does not necessarily mean that it’s better with Swiss-Rolls (A330-300), that Airbus A340 (CFM). First, because an equal-size commercial jet embark more passengers. Paradox, the range smaller A330 includes 236 seats (in 3 classes), while the A340, 219 seats ! Inevitably, there is « crowded » ! Besides the speed in flight. The new version airplane of Swiss reached 20km/h less (880 km / h) cruising the « old » aircraft to service. Which of course can extend the flight. Is the reason that why I felt more cramped in the new jet stuffed crack (even in low season), this mid-November ?

Video : the new GPS computer graphics 
in the Airbus A330-300, for each passenger



dimanche 2 octobre 2011

La NASA pas si nase que ça !

SLS, le nouveau lanceur de la NASA :
un bout de navette, un bout de Sature
et un bout d'Apollo. Mais pas du rafistolage.
- Photos : NASA
[ Paris Nord-Villepinte, October 2th, 2011, © (rke), english below] – Ă€ travers la plume pertinente et compĂ©tente (ce qui est plutĂ´t rare sur le web dans ce domaine) de mon confrère Serge Brunier, celui-ci dĂ©cortique le nouveau projet SLS, en y expliquant les tenants et aboutissants. Surtout, les non-aboutissants, puisque : pas de but ! Voici, en revanche, mon analyse, davantage optimiste et tout aussi rĂ©aliste.
Connaissant bien la NASA et sa philosophie (par mon vĂ©cu « in situ "), je pense qu’elle fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle reçoit, croyant faire au mieux. Disons que l’agence est Ă  l’image de la dĂ©gradation du pays et que, dans ce sens, on ne peut la blâmer. 

Faites de l’espace, pas la guerre 
Les milliards consacrĂ©s au projet navette ? Une peccadille, par rapport au colossal budget militaire annuel de la dĂ©fense US. L’argent investi en cet engin spatial ailĂ© a permis aux ingĂ©nieurs de l’Ă©poque (toujours dans les annĂ©es septante) de doper l’innovation dont le concept de l’engin est tout de mĂŞme rĂ©volutionnaire : dĂ©part comme une fusĂ©e et retour comme un avion, moteurs coupĂ©s. Au contraire, si les budgets avaient Ă©tĂ© plus importants, cela aurait aussi peut-ĂŞtre aidĂ© Ă  concevoir des avions civils (ou militaires) plus efficients en Ă©nergie. Ou une navette toujours plus sĂ»re. C’est sans compter aussi l’extraordinaire polyvalence de la navette : emport de lourdes et diverses charges, maniabilitĂ© dans l’espace, rentrĂ©e sur une piste « at home », dĂ©veloppement de nouveaux concepts aĂ©ro-spatiaux, etc. Certes, il y a eu deux catastrophes shuttle (Challenger en janvier 1986 et Columbia en 2003), mais ses quatorze astronautes ne sont pas morts pour rien. Après coup, la navette a Ă©tĂ© amĂ©liorĂ©e. C’est Ă  ce moment-lĂ  que les instances budgĂ©taires (le gouvernement US) auraient dĂ» allouer encore plus de deniers pour la sĂ©curitĂ©. Et pas seulement colmater la fusĂ©e. En outre, si la navette avait continuĂ© de voler, je reste persuadĂ© que peu d’astronautes (voire pas un) n’auraient refusĂ© d’embarquer, malgrĂ© les risques encourus.

ILS, c'est un peu le programme Constellation revu
et corrigĂ©. Il va bien falloir retourner la Lune
avant d'atteindre Mars ou un astéroïde.
Incitateur d'innovation 
A mon avis, le domaine spatial ne devrait pas trop s’affranchir de contraintes Ă©conomiques, sachant bien que ce secteur n’est de toute façon pas rentable, surtout avec un engin en aile delta, mĂŞme si, Ă  l’Ă©poque (annĂ©es septante), on y croyait… Ă  cette rentabilitĂ©. Le spatial doit ĂŞtre un incitateur d’innovation, un promoteur de R&D et un moyen de rĂŞver. C’est cela qu’il faut faire comprendre aux AmĂ©ricains. C’est pourquoi, le projet ILS de la NASA, n’est pas si dĂ©nuĂ© de sens qu’il n’y paraĂ®t. Ce nouveau moyen de transport tient compte de technologies Ă©prouvĂ©es (donc plus sĂ»res) avec les moyens du bord, comme on dit. Pas de destination ? Pas de but, vraiment ? Le jour oĂą un astĂ©roĂŻde foncera sur nos tĂŞtes, on se sera bien gardĂ© de critiquer le projet. Parce que si l’on veut aussi poser un homme sur un astĂ©roĂŻde, c’est bien pour essayer hypothĂ©tiquement de sauver l’humanitĂ© d’une catastrophe, en dĂ©viant l’objet.
Conseils de p’tit Suisse Je ne suis pas payĂ© ni sponsorisĂ© par la NASA (au contraire, je dĂ©bourse de ma poche pour mes reportages) pour ainsi accrĂ©diter ses desseins. Mais je suis sĂ»r que je n’aurais aucune difficultĂ©, en tant que petit Suisse, Ă  dĂ©montrer que l’Ă©nergie investie en cet avion-spatial, ne l’a pas Ă©tĂ© Ă  nĂ©ant. Surtout Ă  ce grand ado qu’est l’AmĂ©ricain, toujours un peu naĂŻf pour croire aux rĂŞves les plus fous. Alors, quand est-ce que vous investissez pour le spatial ?
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ILS : a similar launch PAD like shuttle/Apollo reviewed
and corrected. But it's not tinkering !
- NASA Images
NASA is no snub so that
Through a relevant and competent writer-pen (which is rare on the web in this time) of my colleague Serge Brunier,  he dissects the new project of SLS,  explaining the current and perspectives deals. Here, however, my analysis, more optimistic and just as realistic. Familiar with the NASA and philosophy (by my experience « in situ »), I consider it does what it can with what it receives, do our best thinking. The agency is in the image the degradation of the U.S. and in this sense, we can't blame it.

Make space, not war
The billions spent on the project shuttle ? A trifle, compared to the huge annual military budget of Defense. Money invested for this winged spacecraft allowed engineers of the time (always in the seventies) to boost innovation in which the concept of the machine isstill revolutionary departure like a rocket and return as a aircraft engines off. On the contrary, if the budget had been larger, it wouldperhaps also helped to design civil aircraft (or military) than fuel. Or shuttle always safer. Not to mention also the extraordinaryversatility of the shuttle : carrying heavy loads and various, maneuverability in space, back on track « at home », development of new concepts aero-space, etc.. Certainly, there have been two shuttle disasters (Challenger in January 1986 and Columbia in 2003), but its fourteen astronauts did not die for nothing. In retrospect, the shuttle has been improved. It was at that time that the fiscal authorities (the United Statesgovernment) should have allocated even more money for security. And not just fill the rocket. In addition, if the shuttle would have continued to fly, I remain convinced that some astronauts (see no one) would have refused to board, despite the risks. 

Provider for innovation
In my opinion, the space should not be too overcome economic constraints, knowing that this sector is not profitable anyway, especially with a delta wing craft, although at the time (the seventies ), we believed this ... profitability. The space should be an provider for innovation, a promoter of R & D and a means to dream. This is why we must make clear to Americans. Therefore, the ILS project of NASA, is not so meaningless it seems. This new means of transport allows for proven technologies with the meansat hand, as they say. No destination? No purpose, really ? The day an asteroid will darken over our heads, we will be careful not tocriticize the project. Because if you also want to ask a man on an asteroid, it’s hypothetical to try to save humanity from a disaster, deflecting the object.
 
Big advices of a little Switzerland’s boy
I am not paid or sponsored by NASA (on the contrary, I pay out of my pocket for my trips) and to certify his designs. But I'm sure I would have no difficulty to show that the energy invested in this aircraft-space has not been a void. Especially for this great teen what the American is, still a bit naive to believe the crasy dreams. So, when do you invest for the space ?

lundi 22 août 2011

La laborieuse reconversion des vols habités

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SE/RTS - Page 20
Grimentz (VS), August 23th 2011, © rkeenglish below ]  – Le cocorico amĂ©ricain a fini de carillonner ses prouesses après trente annĂ©es de service de ses navettes  spatiales. DĂ©sormais, une nouvelle course est lancĂ©e aux USA, commerciale celle-lĂ , pour dĂ©terminer qui  va transporter les futurs astronautes en orbite, ou, mĂŞme si le projet n’est qu’hypothèse, en des contrĂ©es  sidĂ©rales plus lointaines : sur un astĂ©roĂŻde, la Lune ou Mars. Premier nouveau vol habitĂ© autour de la Terre,  si tout va bien, vers... 2017.


Article complet sur Swiss Engineering RTS (AoĂ»t 2011) - PDF : cliquez ici



The laborious conversion of spaceflight

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SE/RTS - Page 21
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SE/RTS - Page 22
The American crow has finished ringing prowess after thirty years of service of its space shuttles. Now a new race is on the United States, commercial this one, to determine who will carry future astronauts in orbit, or even if the project is a hypothesis, in the sidereal regions more distant: on an asteroid, the Moon or Mars. First new manned flight around the Earth, hopefully, to ... 2017.