vendredi 5 décembre 2014

Orion s'arrache de sa tour pour deux tours de la Terre

[Cap Canaveral, December 5th, 2014, NASA VAB (rke) ] – La capsule Orion s'est arrachée vendredi à 7h05, à l'heure pile, de son pas de tir de Cap Canaveral. Mes premières images.
La suite dans une prochaine news.

Orion pulls of its tower for an impulse to Mars
My photos. Other news follow as soon as possible.

Je suis resté bloqué dans les toilettes du VAB de la NASA

Panorama au dessus du VAB. Evidemment, le bâtiment n'est pas incurvé. C'est l'effet du panorama. - Photo : rke
Les toilettes du VAB.
- Photo : rke
Dans le VAB, l'installation
technique de notre ascenseur.
- Photo : rke
[Cap Canaveral, December 4th, 2014, NASA VAB (rke), english below] – La douzaine de photographes triés sur le volet pour shooter le décollage de Delta-Orion sur le toit du VAB, le célèbre bâtiment d’assemblage des véhicules spatiaux de 160 mètres de haut, a eu droit à ses heures d’attente. D’ailleurs, en anglais américain, ne prononcez pas « vaieb », mais « vi, aie, bi ».
Evidemment, après trois heures passées debout sur ce toit et après une nuit blanche au centre de presse, une envie pressante naturelle s’est fait sentir. Sauf que, là-haut, il n’y a pas de toilettes ! Ce building de fusées est conçu avec un toit plat sur lequel dépassent des débouchées d'aération rectangulaires à hauteur d’homme, et une sorte de dôme sur lequel est implantée une grosse antenne : le phare de signalement du bâtiment. Sans oublier les signaux « Exit », des sorties de secours qui mènent sur une trappe d’ascenseur dans lequel à quatre, on y est déjà coincé. Nous sommes au 41ème étage qui nous conduit aux toilettes du 36ème. Effectivement, ce n’est pas du luxe, car les serruriers de construction du VAB sont habitués aux conditions austères dans cet antre spatial où la poussière colle aux poutres d’acier, avec une odeur de renfermé comme dans une usine.
Mon canon vise la fusée. Sur le VAB.
- Photo : rke
Ce jeudi 4 décembre, la fusée n'est
pas partie. Elle avait des besoins à
faire. - Photo : rke
Pour la petite histoire, nous avons laissé ces dames se rendre à ce petit coin, mais lorsque ce fut mon tour, j’ai machinalement actionné le cliquet de fermeture des toilettes. Et c’est là que je suis resté coincé : le loquet c’est bloqué. Je pouvais passer soit par dessous la porte en me faufilant comme un serpent, soit en l’escaladant. Après plusieurs essais infructueux, le bout de tige de fermeture s’est décoincé. Par hasard ou le fait du destin ? La morale de cette histoire, c’est que, pendant ce temps la fusée devait décoller. Mais je ne l’ai pas loupée, puisqu’elle n’est pas partie. Elle avait aussi un besoin urgent à faire. Certaines vannes ont mal contrôlé le remplissage et la vidange des réservoirs. 

I got stuck in the VAB toilets of NASA
The tower of rocket so far away between the two black buildings. - Photo : rke 
Into the Press Center. We are very busy.
- photo : rke
No more chairs. - Photo : rke
A dozen of paparazzis-space who had the privilege to shoot off the Delta-Orion on the VAB roof, the famous Vehicule Assembly Building of 524 feet high, they were entitled their hours of waiting.
Obviously, after three hours spent standing on the roof and after a sleepless night at the press center, a natural pressing desire was felt. Except that there, there are no toilets! This building rockets is designed with a flat roof on which exceed a few rectangular knockouts ventilation annexes at breast height, and a sort of dome which is located a large antenna: the building of the reporting lighthouse. And of the roof, the panel « Exit » shows the direction to follow up an elevator door that emerges from the roof in which four persons, we are already stuck there.
We are on the 41st floor that leads us to the 36th toilets. Indeed, it’s not luxury, because the VAB construction locksmiths are accustomed to austere conditions in this arae hall where the dust sticks to steel beams with a musty smell like a factory.

For my fun history, we let the ladies go to this toilet-corner, but when it was my turn, I mechanically operated the toilet shut button. And that is where I got trappud :  The pawl is blocked. I could go either by sneaking in under the door like a snake, either by climbing. After several attempts, the pawl is unlocked. By chance or matters of fate? The moral of that story is that during this time the rocket was to take off. But I have not missed it, because the rocket did not take off. Ms Delta iV was also an urgent need to do. Some valves have poorly controlled filling and emptying of tanks.

jeudi 4 décembre 2014

Orion décolle au petit-déj, rien dans le coffre, comme nous

A droite, Delta IV sort de sa tour. - photo : rke
Alors, pas belle, la fusée ?
- Photo : rke
Orion montre son nez. - Photo : rke
[Cap Canaveral, December 4th, 2014, USA Air Force Base, pas de tir 27 (rke)] –  Dans le noir profond avec quelques étoiles au firmament, la fusée Delta IV s’est rétractée de sa tour pour se dévoiler toute nue nous laissant bouche bée. Deux gros spots se sont tout à coup enclenchés dans mon dos projetant notre ombre au loin, éclairant la fusée ainsi quasi étincelante.
Impressionnante, vraiment, la Delta porte Orion en son sommet. Une capsule conique dont on peine à imaginer qu’il pourrait y avoir six hommes (et femmes) dedans. Mais elle est vide : c’est un vol test (EFT-1). Ce jeudi, il est 3 heures du matin, la nuit est blanche. Orion décolle à 7h, à l’heure du petit déjeuner qu’on n’aura pas.

Orion takes off at breakfast with empty stomach, like us
The rocket and its shadow
on the white tower.
- Photo : rke
Photo : rke
In a deep-dark-night with a few-stars-sky, the Delta IV rocket has retracted of its tower to reveal naked leaving us speechless. Two large spots have suddenly switched on in my back projecting our shadow far away, illuminating the rocket and almost sparkling.
Impressive, really, Delta carries Orion on its top, a conical capsule which is hard to imagine that there could be six men (and women) in it. But Orion empty : it's a test flight (EFT-1). It's 3 am, the night is white. Orion will take off at 7 am this Thursday at the breakfast that we don’t have.

mercredi 3 décembre 2014

L’esprit de l’ESA au pied de la Delta lourde

On est pas loin d'Orion. - Photo : rke
Vous m'avez reconnu.
- Photo : Gerard van de Haar.
J'ai retrouvé mon pote
spatial, Sylvain Belair.
- Photo : rke
[Cap Canaveral, December 3th, 2014, USA Air Force Base (rke)] – Le grand moment de la journée de ce mercredi est la visite de la fusée Delta IV Heavy, la grosse «rocket», plus grande encore que la défunte navette. Impressionnante dans un fond de ciel bleu à donner envie de plonger dedans. Charles Bolden, directeur de la NASA, n’a pas manqué, devant nous, au pied de la fusée, de féliciter encore une fois l’extraordinaire exploit de l’Agence spatiale européenne (ESA) avec Rosetta-Philae. J’ai eu l’impression que nous, Européens, petits Suisses compris, avons marqué les esprits. Ouah ! Je suis fière de mon pays, la Suisse, de l’Europe spatiale et de la NASA.


Many journalists on the Delta PAD.
- Photo : rke
Charles Bolden, NASA
director. - Photo : rke
The ESA spirit tread the PAD of Delta IV Heavy

The highlight of the day on this Wednesday is our visit of the Delta IV Heavy rocket, the big one even greater than the defunct shuttle. Impressive in a blue sky to want to dive in. Charles Bolden, the NASA director, did not fail in front of us, at the foot of the rocket, to congratulate again the extraordinary event of the European Space Agency (ESA) Rosetta-Philae. I feel that us, European and little Swiss, have marked the spirits. Wow! I’m proud of my country, Switzerland, the ESA and NASA.

mardi 2 décembre 2014

Bouts de fusées à poudre dans le VAB en attendant SLS, la sœur de Saturne 5

Poudre de booster durcie en main. Agréable au toucher, un peu rugueux, granuleux, mais dur comme du roc.
On aurait presque envie de croquer dedans. Photos : rke
Bon, d'accord, c'est une maquette en
plastique, mais je suis dans le VAB.
 Juste derrière, un bout de booster.
La tour SLS, ça prend forme.
[Cap Canaveral, December 2th, 2014 (rke)] – L’obtention des badges d’accréditation (deux cartes vertes) est encore un parcours du combattant, lassant, mais coutumier de l’esprit américain. On s’y fait, parce que, finalement, la NASA nous aime quand même, nous, journalistes suisses et européens.
Du coup, me revoilà au centre de presse du KSC (Kennedy Space Center) pour une matinée fort intéressante. Tout d’abord, visite au bâtiment de fabrication des boosters du fameux nouveau lanceur lourd de la NASA, SLS (Space launch System), celui qui va transporter les futurs astronautes d’ici six ans. Cela ne plaît pas à mon collègue Jacques Tiziou, ces boosters. Ils seraient trop dangereux, car incontrôlables, d’après son avis d’expert très avisé.
La partie supérieure d'une fusée
à poudre. 
A la NASA, il y a aussi des scies.
Une pensée pour mon frère
Dominique Keller
 serrurier de construction.
Puis le célèbre VAB où l’on n’a pas vu de fusée, mais le gros crawler, le tracteur de fusée qui va recevoir un nouveau moteur diesel extrêmement moins polluant. Et des nouveaux roulements. Il en a besoin, de nouveau roulements, cet engin. Depuis 1964 en effet, ces pièces n’ont pas été changées. Sans oublier la tour de lancement de ce SLS en construction à côté du VAB, dont nous avons pu nous approcher, tout près. Sans la toucher. Cela me rappelle mon escapade sur cette même tour, en novembre 2011. C’était la première phase de construction. Cliquez ici
In the Booster Fabrication Facility.


Nubs of solid rocket boosters in the VAB pending SLS, the sister of Saturn V
It’s well known, have an accreditation is not easy. To get the badges (two green cards) is still an obstacle course, boring but customary of the American spirit. We made it, because, ultimately, NASA loves us still… Swiss and Europeans journalists.
So, I'm back at the press center of the KSC (Kennedy Space Center) for an interesting morning. First, we have visited the Booster Fabrication Facility, were are building the famous new heavy launchers NASA SLS, one that will carry future astronauts in six years. That does not suit to my colleague Jacques Tiziou, the construction of new boosters. Because they would be too dangerous und uncontrollable, according to his expert opinion… very wise.
Then the VAB (Vehicule Assembly Building) where we did not see rockets, but the big crawler, rocket tractor that will receive a new diesel engine extremely less polluting. And new bearings. That truck needs again, bearings. Because since 1964these pieces have not been changed.
And we have again visit the launch tower of SLS under construction near the VAB, which we have been able to approach us close. Without touching it ! This reminds me of my trip on the same towr in November 2011. It was the first construction phase. Click here
Au boulot !