mercredi 13 juillet 2011

Quand un Jurassien rencontre des Valaisans Ă  Miami

A Miami, comme ici Ă  Fort Lauderdale
(en banlieue), la circulation est dense
mais fluide. - Photo : jh
[ Cape Canaveral, July 13th 2011, © rke, english below ] – DĂ©cidĂ©ment, le monde est petit. Après avoir amenĂ© mon filleul Ă  l’aĂ©roport hier mardi, j’ai rencontrĂ© Agnès, une employĂ©e de l’agence valaisanne de location d’appartements de Grimentz Location. Elle est venue de Suisse en vacances en Floride (après un passage Ă  New-York) avec sa « petite famille », son mari et ses trois grands enfants. Un Jurassien qui rencontre des Valaisans Ă  Miami, quel paradoxe, surtout que je suis un client rĂ©gulier de l’agence et que je profite de la montagne pour me ressourcer.
- Vous revenez en Valais pour couvrir le Grand Raid, me demande Agnès ?
- Ben oui, j’y compte bien, d’autant plus que je dois bientĂ´t reparler des montagnes, en vue de cette compĂ©tition.
J’en profite pour dire un petit bonjour aux RemontĂ©es mĂ©caniques (le patron et les employĂ©s), au Restaurant l’Arlequin (le patron, la patronne et les sommelières) ainsi que Karin son mari et les employĂ©s de l’agence.
Cela dit, pour celles et ceux qui en douteraient, je n’ai absolument pas le bourdon du pays. Mais au bout de deux mois, il va falloir que je rentre. La bourse fond vite sous le soleil de Floride.


It was the 17th May in Wallis in
Switzerland. The snow, always
the snow... - Photo : rke
When Swiss Jurassian meet Swiss Wallis in Miami
The world is small. After bringing my godson at the airport last Tuesday, I met Agnes, an employee of the agency Valais apartment rental « Grimentz Location ». She came to Switzerland on vacation in Florida (after a stint in New York) with his « little family », her husband and three children. A meeting of Valais Jura that in Miami, what a paradox, especially since I am a regular customer of this agency and that I take the mountain to « recharge my batteries » of my heart.
- You come back in Valais to cover the Grand Raid, Agnes wonder ?
- Yeah, I look forward to, especially as I must soon talk of the mountains, to the competition.
I also want to say hello to the lifts « RemontĂ©es mĂ©caniques » (the boss and his employees), the Restaurant l'Arlequin (the boss, his wife and his sommeliers) and Karin her husband and employees of the agency.
However, for those who doubt, I have absolutely no boredom  in the country. But after two months, I will have to go home. The carrier monaie melt quickly in sunny Florida.

mardi 12 juillet 2011

JĂ©rĂ´me rentre en Suisse et Roland reste sur la piste d’Atlantis

[ Cape Canaveral, July 12th 2011, © rke, english below ] – La nouvelle du jour, c’est le retour de JĂ©rĂ´me Hirth, mon filleul, en Suisse. Après quasiment trois semaines passĂ©es Ă  m’accompagner, le voilĂ  donc de retour au bercail. Avec un brin de nostalgie, je l’ai reconduit de Titusville Ă  Miami (218 miles, 350 km) ce mardi 12 juillet. Il a vĂ©cu le lancement de la navette ce 8 juillet, dĂ©couvert les pompiers de Fort Lauderdale et de Cap Canaveral, rencontrĂ© les alligators, mangĂ© Ă  l’amĂ©ricaine, mais n’a pas, faute de temps, pu faire tout ce qu’on avait envisagĂ©, notamment aller Ă  Houston rendre visite Ă  Christine et LĂ©onard Bachmann. Pendant ces vingt jours de prĂ©sence, il m’a Ă©tĂ© d’un prĂ©cieux soutien, moral et comme assistant de presse. Cela fait quand mĂŞme un petit vide de rentrer Ă  l’hĂ´tel et de ne plus pouvoir toquer Ă  la porte de sa chambre pour l’inviter Ă  aller manger au buffet du coin pour 7 dollars tout compris. JĂ©rĂ´me est un fan de nourriture amĂ©ricaine. Il en raffole tellement qu’il estime les frittes des MacDo amĂ©ricains meilleures qu’en Suisse. Sans parler des hotdogs ou des steaks, ou des desserts. Le comble, il n’a pas pris un gramme !
Pour ma part, j’ai dĂ©cidĂ© de rester Ă  Cap Canaveral pour suivre, depuis le centre de presse, la fin de la mission de la navette Atlantis, et surtout assister Ă  l’atterrissage prĂ©vu le 21 juillet Ă  6h du matin, heure locale. Ce sera la dernière fois que ce « fer Ă  repasser, camion de l’espace », planera et se posera sur notre bonne vieille planète. L’histoire me demande. Après trente ans de suivi, je me dois d’ĂŞtre lĂ . Je pourrai ainsi mieux vous narrer l’aventure de cet engin qui rentre au bercail et s’en ira au musĂ©e. Restez-moi donc fidèle sur ce blog.

Jérôme come back to Switzerland and Roland stay in runway of Atlantis
The news of the day is the come back of Jerome Hirth, my godson, to Switzerland. After almost three weeks with me, he's now back to the fold. With a little bit of nostalgia, I took him from Titusville to Miami (218 miles) on this Tuesday, July 12. He lived the shuttle launch this July 8, the firefighters discovered in the Fort Lauderdale and Cape Canaveral, met with alligators, eat in the U.S., but not for lack of time, have done all that envisaged, especially to go to Houston to visit Christine and Leonard Bachmann. During the twenty days of presence, I was a valuable support, moral and as assistant press. It's still a small gap back to the hotel and not be able to knock at the door of his room to invite him to eat at the buffet area for $ 7 all-inclusive. Jerome is a fan of American food. He absolutely loves it so much that he believes the U.S. McDonald's fries bester than Switzerland. And the hotdogs or steaks, and desserts, too. To top, it did not take a gram !
For my part, I decided to stay in Cape Canaveral to track, since the press center, the end of the Atlantis shuttle mission, and especially to attend the scheduled landing July 21 at 6am local time . This will be the last time this « iron, truck space », hover and land on our good old planet. History wonder. After thirty years of follow up, I must be there. I can tell you better the adventure of this machine that comes home and will go to the museum. Keep me faithful on this blog.

lundi 11 juillet 2011

STS 135 : un nouveau système simple pour recycler l’urine en eau

Monica R.Soler et Howard Levine avec un kit
baptisé Osmotic Bag. Simple et pratique, il permet
de sac-Ă -sac de convertir l'urine en eau. Euhhhh....
Le liquide bleu, c'est pour les besoins de l'expérience.
Photos : rke
[ Cape Canaveral, July 10th 2011, © rke, english below ] – A Cap Canaveral, la NASA nous a prĂ©sentĂ©, dans la salle TV, un kit manuel qui peut convertir de l’urine en eau potable. Les soldats amĂ©ricains utilisent dĂ©jĂ  cette technologie similaire pour filtrer les parasites, les bactĂ©ries, les virus et autres contaminants fluides sales, y compris l’urine. De plus, les astronautes de la Station spatiale internationale (ISS) peuvent dĂ©jĂ  boire de l’eau d’une machine de recyclage baptisĂ©e pee-recycling, mais son approvisionnement est limitĂ©. Le kit prĂ©sentĂ© est d’un fonctionnement beaucoup plus simple, car il n’a pas besoin d’alimentation externe. Le système a Ă©tĂ© mis au point par la sociĂ©tĂ© Bionetics Corporation (www.bionetics.com) et sera utilisĂ© ces prochains jours par les astronautes d’Atlantis.
A lire en détail dans un prochain numéro de Swiss Engineering-RTS.

The Osmotic Bag
The key to NASA's recycler
is a bag-within-bag.
The blue liquid is a
potassium-rich
solution made to test the
experiment's
filtration abilities.
STS 135: a new way to convert urine into drinkable
A textbook-sized kit that can convert urine into drinkable water accompagne NASA's the actually space shuttle mission Atlantis in the space.  Soldiers already use similar technology to filter out parasites, bacteria, viruses and other contaminants from dirty fluids, including urine, but NASA's adapted baggie system has yet to prove itself in space.
« This could be a first step toward recapturing the humidity from our sweat, from our breath, even from our urine, and recycling it and making it drinkable », said NASA project scientist and experiment leader Howard Levine, who made a reference to water-recycling "stillsuits" used on a desert world in the science fiction series Dune.
A Houston, j'ai découvert
les toilettes telles
qu'elles sont dans la
Station spatiale internationale
ISS. Mais je ne les
ai pas essayées. Photos : rke
Astronauts aboard the International Space Station already drink water from a pee-recycling machine delivered several years ago, but it saps power from the orbital laboratory's limited supply. The space-ready water conversion kit, however, won't need an external power source because it relies on a passive property of fluids called forward osmosis.
NASA's recycler will use a sugary solution injected into a semi-permeable inner bag, which is nested inside an outer bag. Dirty fluid that's pumped into the outer bag will slowly pass through the inner bag and into the sugary solution, leaving behind its contaminants. On Earth, the double-sack system makes about a liter of sports drink-like fluid in four to six hours.
One of the four astronauts aboard space shuttle Atlantis will test the recycler — with an experimental fluid, not their own urine.
Following in a next Swiss Engineering-RTS magazine.

dimanche 10 juillet 2011

STS 135 : le forum de la conquĂŞte spatiale aux aguets de ce blog

[ Cape Canaveral, July 10th 2011, © rke, english below ] – Enfin un site internet français qui s’intĂ©resse de près Ă  STS 135. Bon, ce n’est pas encore un mĂ©dia officiel et classique, mais je remercie la plate-forme www.forum-conquete-spatiale.fr oĂą ses initiateurs ont vu par hasard mon blog. Cela me gratifie, car d’ici, je mesure mal l’audience que peut avoir un tel Ă©vĂ©nement. Evidemment, le domaine spatial est un sujet peu Ă©voquĂ© cĂ´tĂ© français et Suisse romand. Surtout par la Radio TĂ©lĂ©vision Suisse (RTS) Ă©pinglĂ©e dans ce forum. Je tiens quand mĂŞme Ă  signaler que j’ai annoncĂ© Ă  tous les mĂ©dias romands ma prĂ©sence sur place et je n’ai eu aucune rĂ©ponse si ce n’est que de la radio jurassienne RFJ-RJB-RTN qui a pris la peine de me contacter. Merci Ă  eux.
Ma foi, que voulez-vous. On s’y fait, surtout que j’y viens totalement Ă  mes frais, Ă  la NASA.

J'étais presque dessous Atlantis.
Photo : rke
The forum of the space conquest on the look of my blog
Finally, a french website is very interested by STS 135. Well, it's not yet an official and classical media, but I thank the platform www.forum-conquest-spatiale.fr when its founders saw my blog by chance. It gratifies me because from here, I measure the wrong audience can have such an event. Obviously, the space a little mention about the French side and Switzerland. Especially by the Swiss Radio Television (RTS) pinned in this forum. I still want to point out that I announced to all media Romand my presence there and I had no answer except the Swiss radio RFJ-RJB-RTN has bothered me contact. Thank you to them.
My goodness, what do you want. Used to it, especially since I am totally at my expense to NASA.

De Claude Nicollier Ă  Hermann DĂĽr : un rĂŞve rĂ©alisĂ© et l’espace Ă  apprĂ©hender

Hermann DĂĽr Ă  Berthoud  : il aime tellement l'espace...
Photo : rke
[ Cape Canaveral, July 10th 2011, © rke, english below ] – Alors qu’un gros coup de tonnerre s’abat sur la tour de lancement du pas de tir B (PAD B) vidĂ©e de sa navette, les quatre astronautes d’Atlantis ont depuis belle lurette (deux jours) regagnĂ© la Station spatiale internationale (ISS) et s’y sont accrochĂ©s. Pendant ce temps, JĂ©rĂ´me et moi, sommes restĂ©s au Centre spatial de Cape Canaveral. Et cela ne peut m’empĂŞcher de vous ressasser la mĂŞme chose au sujet de ce lancement. Pour tirer un parallèle avec les quatre missions vĂ©cues par notre astronaute suisse Claude Nicollier, astronaute de l’ESA, qui lui a aussi volĂ© pour la première fois avec Atlantis : STS 46 (12ème vol d’Atlantis, 31 juillet au 8 aoĂ»t 1992), STS 61 (Endeavour, 2 dĂ©cembre au 13 dĂ©cembre 1993), STS 75 (Columbia, 22 fĂ©vrier au 9 mars 1996) et STS 103 (Discovery, 20 dĂ©cembre au 28 dĂ©cembre 1999).
Claude Nicollier lors de sa sortie
dans l'espace en 1999 pour
réparer le télescope orbital
Hubble. Photo : NASA
J’Ă©tais d’ailleurs Ă  ce mĂŞme endroit lors de cette dernière mission pour voir Nicollier s’envoler dans l’espace Ă  une Ă©poque ou l’ouragan Lothar ravageait l’Europe. Tout cela pour remercier tous ceux qui me suivent via ce blog, dont notamment, Hermann DĂĽr, un passionnĂ© d’espace, habitant Berthoud (Burgdorf) en Suisse allemande. Il possède d’ailleurs le plus important musĂ©e privĂ© de Suisse sur l’astronautique. Je vous en reparlerai prochainement. Il m’a ailleurs demandĂ© de lui ramener un morceau de chenille du fameux tracteur de fusĂ©es, le crawler, ou un boulon de navette qui se serait dĂ©tachĂ© de la tour de lancement lors du dĂ©collage. HĂ©las, Hermann, je ne puis le faire (question de garder ces pièces pours les prochains et hypothĂ©tiques vols habitĂ©s), mais je te ramènerai une pièce en bronze frappĂ©e Ă  l’effigie de STS 135 et d’Atlantis (en sĂ©rie limitĂ©e) ainsi que d’un document-assemblage (en carton) en provenance du possible nouveau vĂ©hicule de la NASA, Orion. J’espère que ça te convient. Pour le moment.

A little piece of bronze
for Hermann.
Photos : rke
From Claude Nicollier to Hermann DĂĽr : a dream achieved and space to grasp
While a big clap of thunder fell on the launch tower from the launch pad B (PAD B) stripped of his shuttle, the four Atlantis astronauts long ago (two days) have docked to the International Space Station (ISS). Meanwhile, Jerome and I stayed at the Space Center at Cape Canaveral. And this can not help but rehash the same thing about this launch. To draw a parallel with the four missions experienced by our Swiss astronaut Claude Nicollier, ESA astronaut, who has also stolen for his first time with Atlantis: STS 46 (July 31 to August 8, 1992), STS 61 (Endeavour, December 2 to December 13, 1993), STS 75 (Columbia, February 22 to March 9, 1996) and STS 103 (Discovery, December 20 to December 28, 1999).
Un modèle d'Orion à
construire pour Hermann
dès mon retour en Suisse
I was also at this same press-site during this last mission to see Nicollier fly in space at a time when the hurricane Lothar was ravaging Europe. I’d like to thank all those who follow me via this blog, including Hermann DĂĽr, a very big fan for space, living Berthoud (Burgdorf) in Switzerland. It has also the largest private museum in Switzerland about astronautics. I get back to you shortly and he also asked me to bring him a piece of the famous tractor rocket, the crawler, or a bolt that would shuttle separated from the launch tower during take-off. But, Hermann, I can not do (question retain the documentation for future and hypothetical human spaceflight), but I will bring you back a piece of bronze bearing the likeness of STS 135 and Atlantis (limited edition) and as a document-assembly (cardboard) from the possible new vehicle NASA's Orion. I hope it suits you. For the time being.



STS 135 : chasseurs de fusées aux premières loges

Parmi 2'000 reporters sur le site de presse, nous étions au moins
1'200 photographes. Photos : rke
[ Cape Canaveral, July 10th 2011, © rke, english below ] – Beaucoup d’entre vous me demandent oĂą j’Ă©tais postĂ© exactement pour voir le lancement. Eh bien, aux premières loges, c’est-Ă -dire Ă  5 km (3 miles) Ă  vol d’oiseau) du pas de tir, sur le site de presse tout près du VAB (Vehicle Assembly Building), le gros bâtiment blanc oĂą sont (Ă©taient) assemblĂ©es les navettes.
Voilà une image tirée de ma
" petite " caméra HD.
Malheureusement, je n’avais pas pu prendre mon gros matĂ©riel photo que j’ai d’habitude (Canon EOS 1D mark 4 + objectif 28-300 3.5), car j’ai eu une rĂ©paration avant de partir aux USA. Je me suis donc Ă©quipĂ© sur place d’un trĂ©pied et d’une mini camĂ©ra HD Sony Carl Zeiss 1,8/2.5 25X pour filmer Atlantis. Voir ma vidĂ©o dans une prĂ©cĂ©dente news.
-  « Elle est bien petite, ta camĂ©ra », me fait remarquer un pro des pros de l’image Ă  ma droite, fier de son gros bijou d’appareil Ă  photo.
- Ben oui. Elle est loin d’ĂŞtre bien, mais elle bien loin de mal faire. Elle filme en plein HD Ă  1080 pixels en rendant les images sur 1900 pixels de large
- Ah, autant ? T’en fais pas, me rĂ©pond le gars, chasseur de fusĂ©es. Il faut filmer au moins huit dĂ©collages avant d’avoir la bonne sĂ©quence.
- Ouais, c’est vrai. J’en suis Ă  mon onzième, de dĂ©collage. Mais seulement au niveau photos.
Patience donc Ă  tous, je reviendrai bientĂ´t vous filmer d’autres fusĂ©es.

The better equipment. Two
cameras with a wifi system to
send pictures... to you.
STS 135 : hunters rockets at the forefront
Many of you ask me exactly where I was posted to see the launch. Well, at the front row, 3 miles (as the crow flies) from the launch pad, the press-site near the VAB (Vehicle Assembly Building), the large building white where are (were) assemblies shuttles.
Unfortunately, I could not take my big camera equipment that I usually (Canon EOS 1D Mark 4 lens 28-300 3.5), because I had a repair before leaving the U.S. So I fitted in place of a tripod and a mini HD camera Sony Carl Zeiss 1.8 / 2.5 25X to film Atlantis. See my video in an earlier news.
- « She is very small, your camera », noted to me a professionnal of the pros to my right, proud of his big jewel camera photo.
- Yeah. It’s far from good, but far from doing wrong. File it in full HD at 1080 pixels by making the images 1900 pixels wide
- Ah, so much? Do not worry, the guy replied hunter rockets. We must shoot at least eight take-offs before a good sequence.
- Yeah, right. This is my eleventh take-off. But only for take pictures.
So patience at all, I will return soon you shoot more rockets.

STS 135 : flash-back du dĂ©collage ou l’histoire du capuchon

Source : www.enjoyspace.com
[ Cape Canaveral, July 10th 2011, © rke, english below ] – Beaucoup d’entre vous qui ont suivi le lancement via internet ou Ă  la TV se sont sĂ»rement demandĂ©s ce qui s’est passĂ© lorsque le compte Ă  rebours s’est soudainement arrĂŞtĂ©. Eh, bien, l’explication est aussi simple que surprenante. En fait, le bras au bout duquel est fixĂ© le dispositif « beanie cap» qui Ă©vacue l’excès d’oxygène du rĂ©servoir externe devait ĂŞtre totalement rĂ©tractĂ©. Or, il y avait un doute sur sa position de « parking ». Fort heureusement, la vĂ©rification a pu ĂŞtre faite avant la fin de la fenĂŞtre de lancement fixĂ©e Ă  11h31, permettant Ă  Atlantis de partir le jour prĂ©vu. Et ce fut fait ! Ouf.

Pendant ce temps, nous, les reporters,
on a pris notre mal en patience
STS 135 : flash-back on a lift-off or an history of a cap
Many people, who have followed the launch via the Internet or on TV, have probably wondered what happened when the countdown has suddenly stopped. Well, the explanation is as simple as surprising. In fact, the arm at which the device is attached « beanie cap » that removes excess oxygen from the external tank had to be fully retracted. However, there was a doubt about its position of « parking ». Fortunately, the audit could be made before the end of the launch window set at 11:31, allowing Atlantis to leave on the day. And it was done! Ouah !

samedi 9 juillet 2011

STS 135 : Godspeed Atlantis, que Dieu te bénisse

Haut lĂ  haut Ella !
[Cape Canaveral, July 9th 2011, © rke, english below] – Un jour après ce dĂ©collage saisissant, palpitant, enivrant et surtout Ă©mouvant, ce qui me touche le plus dans la presse quotidienne de ce samedi, c’est la photo de la foule sur ce pont parue dans le Florida Today. Un public massĂ© comme un troupeau de moutons, tassĂ© comme un paquet de journaux, mais surtout pas oppressĂ© comme on pourrait le croire. C’est aussi l’image de cette petite fille de 4 ans, Ella Harris qui tient sa navette en plastique et qui tente de la faire dĂ©coller comme celle qu’elle vient de voir s’envoler. Touchant. Un air innocent, un regard fugace au ciel, qui sait, elle deviendra un jour une astronaute. J’espère alors que le pays du tonton Sam saura lui assouvir son dĂ©sir.

STS 135: Godspeed Atlantis, God bless starless
A day after the take-off, thrilling, exhilarating and above all emotional, what touches me the most in the daily press of this Saturday is the picture of the crowd on the bridge appeared in the Florida Today. A public mass as a flock of sheep, huddled like a bundle of newspapers, but certainly not oppressed as we might think. It ‘s also an image of this little, Ella Harris, 4, holding his plastic shuttle and tries to take-off like she just fly away. Touching. An innocent, a fleeting glance at the sky, who knows, one day it will become an astronaut. I hope as this country of his uncle Sam will gratify his desire.


vendredi 8 juillet 2011

STS 135 : à 20 km d'Atlantis, Jérôme Hirth palpite d'émotion au coeur d'une foule en liesse

La foule dans l'attente du décollage.
Photos : jh
[ Cape Canaveral, July 8th 2011, © rke, english below ] – Heure H+3, 14h29 (20h29, heure suisse) – JĂ©rĂ´me Hirth, mon filleul attend impatiemment mon retour du Centre spatial. Toutes les routes sont bloquĂ©es. Pas moyen de le rejoindre avant la soirĂ©e. Le jeune homme vit aussi des heures intenses depuis le centre orthodoxe de St Stefen Christian Retreat Center de Titusville. JĂ©rĂ´me : « Il y a des gens partout, entre les voies des routes, sur les coins de verdure ou sur les pontons. Bref, sur tous les moindres endroits accessibles. Je me tiens en face du centre orthodoxe avec plein de monde autour de moi. Des plus jeunes aux plus vieux, des plus fans aux plus profanes et aux moins mordus. Des familles installent leurs barbecues. Je ne suis pas assez bien Ă©quipĂ© quand Ă  une  camĂ©ra ou un appareil photo pour avoir une image nette de la navette, si loin, Ă  20 km Ă  vol d’oiseau. Mais on la repère très bien Ă  l’Ĺ“il nu, mĂŞme Ă  une telle distance. Je l’aperçois mieux aux jumelles. Elle s’envole ! C’est impressionnant. Tout le monde applaudi, petits, grands, jeunes, moins jeunes, chauves, Ă  casquettes ou Ă  baskets. C’est quand mĂŞme extraordinaire d’apercevoir le panache de nuages laissĂ© derrière Atlantis après son dĂ©collage. Je n’aurais jamais imaginĂ© que ça aille si vite. La fusĂ©e s’est arrachĂ©e puis a filĂ© entre les nuages. La tension redescend. Tout le monde paquète ses affaires, tente de partir, mais tout est bouchonnĂ©, mĂŞme dans les moindres recoins. Inoubliable.

Bouchonné de partout
STS 135 : at 12 miles from Atlantis, Jerome Hirth palpitates with emotion at the heart of a crowd in jubilation
Time T+3, 14:29 (8:29 p.m., Swiss time). Jerome Hirth, my godson is anxiously awaiting my return from the Space Center. All roads are blocked. No way to join the evening before. The young man also saw intense hour from downtown St. Stefen Orthodox Christian Retreat Center in Titusville. Jerome: "There are people everywhere, between the railway routes, the corners of green or on the pontoons. In short, all the less accessible areas. I stand in front of the Orthodox center with lots of people around me. The youngest to the oldest, most fans to the most profane and old fans. Families set up their barbecues. I am not so well equipped when a camera or a camera to get a clear picture of the shuttle, so far, 12 miles as the crow flies. But it is very good benchmark to the naked eye, even at such a distance. I see him better with binoculars. It flies! It's impressive. Everyone applauded, small, large, young, old, bald, with caps or sneakers. It's still amazing to see the plume of clouds left behind Atlantis after takeoff. I never imagined that it goes so fast. The rocket was torn and then slipped through the clouds. The tension goes down. Everyone package business, trying to leave, but everything is corked, even in corners. Unforgettable.

Elle tourne déjà comme une toupille autour de nous et je pivote d'émoi

Nostalgie. Ce qu'il reste. Des nuages, comme
les vrais (oxygène+hydrogène).
Photos : rke
[ Cape Canaveral, July 8th 2011, © rke, english following ] – Heure H+1, 12h29 (18h29, heure suisse). Je n’arrive pas Ă  me ressaisir. L’Ă©motion me gagne, mais je dois lutter pour vous Ă©crire, pour vous faire partager ce moment historique. Je n’ai jamais vu autant d’enthousiasme que pour ce vol, mĂŞme lors du premier lancement d’une navette, Columbia, le 12 avril 1981. Une minute, je m’Ă©tais envolĂ© avec eux, ces astronautes. Je retombe sur terre, sur pied ferme. Je reprends mes esprits. Je pense Ă  vous, en Suisse qui ne pouvez ĂŞtre lĂ . Ça y est, Ă  peine d’aplomb, je fonce au centre de presse chevillĂ© de journalistes. Plus de places pour vous Ă©crire, plus d’internet qui fonctionne. J’ai soif. Les moustiques m’aiment trop, ma peau rougit. Je me gratte de partout. Mais c’est gratifiant.

Atlantis running as a routa round us, around the Earth, and I rotate a stir
Time T+1, 12:29 (6:29 p.m., Swiss time). I can not pull myself together. Emotion me win, but I struggle to write to you, for you to share this historic moment. I have never seen such enthusiasm for this flight, but when you first launch of a shuttle, Columbia, April 12, 1981. One minute, I had flown with them, these astronauts. I fall back to earth, up close. I return to my senses. I think of you, in Switzerland who can be there. That's it, just straight, I rush to the press center of journalists pegged. More places to write to you, more internet works. I thirst. Mosquitoes love me too, my skin turns red. I scratch all over. But it is rewarding.

DĂ©collage d’Atlantis : des frissons jusqu’aux mĂ©ninges. On explose… de joie

Avec trois minutes de retard, elle décolle. Sous nos yeux,
 elle brille. On tremble d'Ă©merveillement. Photos : rke
[ Cape Canaveral, July 8th 2011, © rke, english below ] – Heure H0, dĂ©collage, 11h29 (17h29, heure suisse). Soudain, Ă  31 secondes, le compte Ă  rebours s’arrĂŞte. Net comme un couperet. On n’ose y croire. Nos nerfs, dĂ©jĂ  en boule, s’emmĂŞlent. Puis, comme un dĂ©tonateur, les secondes percutent notre Ă©motion. Ça repart ! Des frissons s’emparent de notre Ă©moi, montent aux mĂ©ninges, stagnent au cĹ“ur et… ça dĂ©colle. Lentement, imperturbablement, Atlantis s’arrache du sol, crie et craches ses flammes au loin. Elle trace sa gerbe blanche, illumine un ciel grisâtre. Elle se confond dĂ©jĂ  aux nuages. On ne la distingue plus, son tonnerre de feu parvient Ă  nos oreilles, font un peu trembler nos tympans, nous font vibrer aussi. On explose. De joie… Comme les AmĂ©ricains, nous en sommes, un peu.

Atlantis liftoff : chills up meninges. It explodes, of joy...
Time H0, take-off, 11:29 (5:29 p.m., Swiss time). Suddenly, at 31 seconds, the countdown stops. Net as a cleaver. We dare not believe it. Our nerves, already in a ball, tangle. Then, as a detonator, the second crash into our emotions. It's off again! Chills captured our emotion, rise to the meninges, and stagnated in the heart ... it takes off. Slowly, unperturbed, Atlantis tears himself the ground, his screams and spit flames in the distance. It traces its white puff, illuminates a gray sky. It merges with the clouds already. We do the most distinguished, his thunder fire reaches our ears, are just shaking our eardrums, we vibrate as well. It explodes. For joy ... As Americans, we are, a little.

- The video : by rke

STS 135 : c’est beau, c’est authentique, c’est intense

[Cape Canaveral, July 8th 2011, © rke, english below] – Heure H – 2. Alors que les quatre astronautes sont installĂ©s et sanglĂ©s dans leur cockpit, toute la rĂ©gion vit aux heures de gloire de cette dernière mission spatiale. A 3 heures ce matin, lorsque je suis arrivĂ© sur le site de presse, j’Ă©tais dĂ©jĂ  pris dans des bouchons. D’autres touristes ont dĂ©jĂ  affluĂ© sur les cĂ´tes le jour d’avant pour ĂŞtre sĂ»r d’avoir un coin pour observer au mieux le dĂ©collage. JĂ©rĂ´me est en tout cas l’un des mieux placĂ©s après notre longue quĂŞte de recherches de sites. Autour de moi, les reporters fourmillent, affĂ»tent leurs objectifs, les journalistes pondent et les rĂ©ceptionnistes rĂ©pondent. Les nuages se dissipent gentiment laissant entrevoir de temps Ă  autres quelques rayons de soleil. Chacun est conscient qu’il vit un moment historique. La fièvre monte, la chaleur redevient un peu Ă©touffante Ă  mesure que le soleil pointe son nez et la navette reste toujours aussi paisible, lĂ  bas au loin, non loin. On la distingue Ă  la mĂŞme grandeur que le pouce, le bras tendu. C’est beau, c’est authentique, c’est intense. C’est ça… l’espace !  T minus 2 hours and counting.

STS 135 : it's great, it's true, it's intense
T minus 2 hours and counting - While the four astronauts installed and strapped in their cockpit, the region lives in the glory days of the last space mission. At 3 o'clock this morning when I arrived at the press-site, I was caught in traffic jams. Other tourists have flocked to the coast the day before to be sure to have a corner to watch the best take-off. Jerome is at least one of the best placed after our long quest for research sites. Around me, reporters swarm, sharpen their goals, journalists and lay receptionists answer. The clouds dissipated nicely glimpse from time to time a few rays of sun. Everyone is aware that he saw a historic moment. The fever rises, the heat becomes a bit overwhelming as the sun shows its face and the shuttle is still as quiet out there in the distance, not far. It is distinguished in the same size as the thumb, arm outstretched. It's beautiful, genuine, is intense. That's ... space ! 

Et si la navette explosait au sol ?

Le compte Ă  rebours vient de reprendre.
Photos : rke
[Cape Canaveral, July 8th 2011, © rke, english below] – Heure H – 3. Et si la navette venait Ă  exploser au sol, serions-nous en danger ? Oui, affirme le Florida Today dans son Ă©dition de mercredi dernier. Selon un expert interrogĂ© par ce quotidien, des morceaux du gros rĂ©servoir (mousse isolante ou pièces) pourraient nous atteindre. Nous sommes Ă  3 miles (5 km), l’endroit le plus rapprochĂ© autorisĂ©. Certes, il s’agit lĂ  d’une probabilitĂ© qu’on ne peut nĂ©gliger. Mais Ă  y regarder de plus près, les chances que cela se produise sont tout de mĂŞme infimes. D’abord, parce que au moindre pĂ©pin avant que l’engin ne s’Ă©lève, tout le système se bloque. Et une fois lancĂ©e, la navette file comme une fusĂ©e du premier aoĂ»t, sauf que sa trajectoire est lĂ  parfaitement contrĂ´lĂ©e. L’explosion, proche du sol, pourrait se produire sur l’eau, donc très très loin d’oĂą je suis installĂ©. Et puis, il faut tenir compte de l’expĂ©rience de la NASA quant Ă  la maĂ®trise de ses fusĂ©es. Certes, au dĂ©but des annĂ©es cinquante, il y a eu quelques Ă©checs de lancements au dĂ©collage et les fusĂ©es ont malgrĂ© tout Ă©tĂ© autodĂ©truites avant qu’elles ne filent n’importe oĂą. Pour mĂ©moire, l’explosion de la navette Challenger le 28 janvier 1986, a eu lieu 73 secondes après son dĂ©collage. Plus tard, on a mĂŞme trouvĂ© des dĂ©bris en bord de plage. Je me souviens que, sur place, on nous avait demandĂ© si nous en avions trouvĂ©.

What would happen if the shuttle exploded on the ground ?
T minus 3 hours and counting. The VIP and us, would we be in danger ? Yes, Florida Today says in its edition of Wednesday. According to one expert interviewed by the paper, pieces of the big tank (foam insulation or parts) could reach us. We are 3 miles to the place nearest authorized. Of course, there is a probability that can not be overlooked. But looking closer, the chances of this happening are still small. First, because the slightest glitch before the machine does not rise, the whole system crashes. And once started, the shuttle flies like a rocket on « August 1 in Switzerland when is the National Fest », except that its trajectory is here perfectly controlled. The explosion, near the ground, could occur on the water, very far from where I installed. And then, one must take into account the NASA experiment on the control of its rockets. Certainly in the early fifties, there were some failures on takeoff and launch rockets and these were self-destructed before they spin anywhere. For the record, the explosion of the shuttle Challenger Jan. 28, 1986, occurred 73 seconds after takeoff. Later, we even found debris on the beach. I remember that place, we were asked if we had found.

Jérôme chez les Orthodoxes, Roland sur le site de presse : on attend, sages comme des images le décollage

[Cape Canaveral, July 8th 2011, © rke, english below] – Heure H – 7. Le dĂ©collage, toujours prĂ©vu pour 11h26 (17h26, heure suisse), continue paisiblement. Tout est OK, les rĂ©servoirs se remplissent de leur oxygène et hydrogène. On craint la mĂ©tĂ©o. Les experts donnent 30% de chance qu’Atlantis s’envole. JĂ©rĂ´me et maintenant stationnĂ© Ă  12 miles de la navette (20 km) au centre orthodoxe St Stefen Christian Retreat Center de Titusville, un centre de retraite catholique orthodoxe qui l’a acceptĂ© sur son terrain (je reviendrai prochainement sur ce sujet). Pour ma part, je suis installĂ© le plus près possible d’Atlantis, soit 3 miles (5 km), voir plan. Il fait nuit noire, les nuages semblent se dĂ©gager. La navette est illuminĂ©e au loin par les projecteurs. On la distingue nettement. Quel beau spectacle. Il est 4 heures du matin. On attend patiemment comme le compte Ă  rebours qui s’Ă©graine.

Voilà où nous sommes installés
en ce moment -
Plan : Florida Today
Jerome among the Orthodox, Roland on the press-site, we wait, expected, as good as gold the launch
Take-off, still scheduled for 11:26 (5:26 p.m., Swiss time), is running. Everything is OK, the tanks filling of oxygen and hydrogen. It’s feared the weather. Experts suggest 30% chance Atlantis flies. Jerome is now stationed at 12 miles from the Shuttle (20 km) at the St Stefen Christian Retreat Center in Titusville, a retreat center orthodox Catholic who accepted it on his site (I'll be back soon on this subject). For my part, I am installed as close as possible to Atlantis, which is 3 miles (5 km), see plan. It’s pitch black, the clouds seem to emerge. The shuttle is illuminated by floodlights in the distance. It is clearly distinguishable. What a great show. It’s 4 o'clock in the morning. We wait patiently the countdown.

jeudi 7 juillet 2011

STS 135 : les contrĂ´les communs et les chiens de policiers


[ Cape Canaveral, July 7th 2011, © rke, english below ] – Heure H – 13. Il pleut des ficelles comme jamais je n’en avais vu en Floride. Une trombe d’eau nous prend par surprise. AlignĂ©s le long des six bus qui nous attendent pour nous amener au pas de tir, vers Atlantis, nous attendons impatiemment de partir, lorsqu’un chef d’escorte nous crie tout fort : « Tous de l’autre cĂ´tĂ© des bus. Nous nous exĂ©cutons sans rechigner. Une heure après (une !), alors que la pluie ne cesse de tomber, nous demandons de nous rĂ©fugier dans les bus. Normal, avec tout notre attirail. Nous sommes trempĂ©s jusqu’aux os. « Pas question, restez dehors ». Rrrrr…. Mais qu’est-ce qu’ils ont Ă  la NASA. On me lèche la main. Tiens ! C’est le chien du garde du contrĂ´le militaire qui vient me faire un câlin, moi qui n’aime pas les dogs. Ah la, la… rur, dur le reportage.

The common Controls and police dogs
T, minus 13 hours.  It's raining ropes like I had never seen Florida. A waterspout takes us by surprise. Aligned along the six bus ahead to bring us to the shooting, to Atlantis, we look forward to starting, when a chief escort us shout out loud : « All the other side of the bus. We execute without complaint. An hour later (one !), While the rain continues to fall, we ask to take refuge in the bus. Normal, with all our gear. We are soaked to the skin. « No way, stay out ». Rrrrr .... But what they have at NASA. I was licking the hand. Hey! It's dog keeps military control just give me a hug, I who does not like dogs. Oh la, la ... it’s hard to be reporter.

STS 135 : on a fait la moue devant Atlantis, la mouette mĂ©tallique de l’espace

[Cape Canaveral, July 7th 2011, © rke, english following] – Heure H – 18. La navette. Mais qu’est-ce qu’elle a donc cette fusĂ©e qu’elle soit si admirĂ©e ? La voir si proche, Ă  une centaine de mètres, allez peut-ĂŞtre deux cents, vous donne des sacrĂ©s frissons. « C’est parce qu’il est fanatique de l’espace ce Roland », me diriez-vous. Eh bien non ! A voir la mine ardente de celles et ceux venus ce jour tout près du pas de tir photographier cet oiseau posĂ© Ă  la verticale, je puis vous affirmer que cette fusĂ©e, aussi mĂ©tallique qu’elle soit, dĂ©gage un sentiment de frĂ©nĂ©sie. Pensez Ă  tous ceux qui ont mis cet engin au point et ont rĂ©ussi Ă  le faire voler. On se bousculerait presque hors du bus pour ne pas louper l’unique instant.
Imposante, majestueuse, mĂŞme trente ans après, la navette fait encore rĂŞver. Il n’y a pas que moi qui Ă©tais pantois d’Ă©merveillement. Sinon, nous ne serions pas 280 journalistes venus tout exprès avec six bus faire la moue devant cette mouette de l’espace. « Vous pouvez me prendre en photo ? », me demande un reporter photographe professionnel, pour une fois tout content d’ĂŞtre de l’autre cĂ´tĂ© de son objectif.

STS 135 : Atlantis, a metallic bird smiles for us
T, minus 18 hours. The shuttle. But what she has this rocket that is so admired? To see so close to a hundred meters (will perhaps two hundred), gives you chills sacred. « It's because he is a fan of space, Roland », you say about me. Well, no ! To see the ardent face those who came that day near the firing photograph the bird sitting upright, I can assure you that this rocket, as it’s metal, emits a sense of frenzy. Think of all those who put this thing developed and managed to make it fly. We elbow each other almost out of the bus not to miss the only moment.
Stately, majestic, even thirty years later, the shuttle is still dreaming. It's not just me who was speechless with wonder. Otherwise, we would not be 280 journalists from six buses with on purpose to pout before this gull space. « Could you please take my a picture ? », asked me a professionnal photographer, just for once happy to be on the other side of his goal.

FLASH - De la pluie bénie tombe sur Atlantis : nous sommes submergés de reporters

Proche du pas de tir :
arrosé, mais heu..reux !
[ Cape Canaveral, July 7th 2011, © rke, english below ] – Jour J-1. C’est de la folie, vraiment. Alors qu’un amoncellement de nuages bien noirâtres dĂ©ferle sur le centre spatial, avec une pluie fine et chaude pas dĂ©sagrĂ©able pour un petit Suisse comme moi, le centre de presse du site est quasi obstruĂ© de reporters. En trente ans, je n’ai jamais vu ça ! On se marche presque dessus. Je viens de trouver un coin entre une armoire en verre et un panneau d’affichage pour vous Ă©crire, assis par terre, ces quelques lignes. C’est vous dire l’ambiance hyper fĂ©brile qui règne en ce haut lieu de la NASA. Tiens, le tonnerre s’amène, on croirait la navette partir. Je n’ai mĂŞme pas le temps de vous prĂ©parer les images glanĂ©es hier en exclusivitĂ© sut le site de SpaceX sur la base militaire de Cap Canaveral. Patience… Les experts parlent de l’avenir du programme spatial habitĂ© dans la salle d’en face que je dois dĂ©jĂ  me prĂ©parer Ă  une tournĂ©e photos vers Atlantis. La NASA semble dĂ©passĂ©e aussi par ces Ă©vĂ©nements. Pas moyen d’avoir une connexion internet rapide pour vous joindre.
Et bien, vous savez quoi ? Je vous jure que, en ce moment, exactement un jour avant le dĂ©collage prĂ©vu, la navette va partir pile Ă  l’heure. J’ai un bon pressentiment. J’ouvre les paris… A demain, mĂŞme heure 11h30, avec Atlantis qui s’envole ! 


FLASH - The blessed rain falling on Atlantis : we are flooded with reporters
D-Day-1. It's madness, really. While a pile of black clouds sweeping across much Space Center, with light rain, warm not bad for a small Swiss like me, the press center of the site is blocked of reporters. In thirty years, I've never seen that ! We almost walk on it. I just found a corner between a glass cupboard and a display panel to write to you, sitting on the ground, these few lines. That is to say hyper febrile atmosphere prevailing in this center of NASA. Well, the thunder comes along, you'd think from the shuttle. I did not even have time to prepare the images gleaned yesterday exclusively SpaceX site knew of the military base at Cape Canaveral. Patience ... The experts talk about the future of the manned space program in the room opposite that I have already prepared me for a tour photos to Atlantis. NASA also seems outdated by events. No way to have a fast internet connection to join. Well, guess what ? I swear, right now, just one day before the scheduled takeoff, the shuttle will leave right on time. I have a good feeling. I opening the paris I At tomorrow, same time 11:30, with Atlantis takes off !