mercredi 4 avril 2018

NASA SpaceX CRS-14 – LE CSEM sur orbite ! Grâce Ă  une camĂ©ra laser 3D LIDAR, des « yeux neuchâtelois » vont aider Ă  capturer des dĂ©bris spatiaux

Dragon est arrimé à l'ISS. L'expérience RemoveDEBRIS va pouvoir commencer sous les yeux avisés du CSEM.
Dragon is stowed at the ISS. The RemoveDEBRIS experiment will begin under the eyes of the CSEM. Photo : NASA
Lancement de Falcon 9 le 2 avril
Ă  22h30 (suisse)
- Photo : Roland J. Keller
[Cape Canaveral, Florida, April 4, 2018, rke – English below] – Comme prĂ©vu, le module de service flanquĂ© sous la capsule Dragon est arrivĂ© Ă  la Station spatiale internationale (ISS) ce mercredi 4 avril Ă  12h40 (heure suisse), saisit par le bras robotique de la plateforme orbitale. Les astronautes ont donc pu commencer Ă  dĂ©placer les 2,6 tonnes de ravitaillement en nourriture et expĂ©riences, qui visent notamment Ă  Ă©tudier les orages, les traitements anti-cancer ou encore la fameuse rĂ©cupĂ©ration des dĂ©bris en orbite. Il s’agit donc du satellite d’un mètre cube, RemoveDEBRIS qui sera dĂ©ployĂ© ces prochains jours via le système NanoRacks Kaber, pour mener une sĂ©rie d'expĂ©riences de dĂ©monstration des technologies rentables utilisables pour observer et capturer les dĂ©bris spatiaux. Lire ma prĂ©cĂ©dente news : cliquez ici – ou encore : click here 

Capture avec un harpon ou un filet... sous des "yeux" suisses
Par l’entremise du CSEM (Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique), la Suisse prĂŞte cdonc ses yeux Ă  cette mission. Ce projet europĂ©en lancĂ© dans le cadre du programme FP7 rassemble dix partenaires, dont le CSEM. « Nous sommes convaincus que les solutions que nous allons tester pourront offrir une rĂ©ponse au problème des dĂ©bris spatiaux » explique le professeur Guglielmo Aglietti, directeur du Surrey Space Centre (UK) qui coordonne le projet. Parmi ces solutions : la capture de dĂ©bris grâce Ă  un filet ou par harpon. Pour visualiser la cible, le système de vision utilisĂ© est primordial. ComposĂ© principalement d’un LIDAR « Laser Detection and Ranging » permettant d’obtenir des images 3D et d’une camĂ©ra couleur, celui-ci a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par le CSEM, en partenariat avec Airbus et l’INRIA. « Grâce Ă  ce projet, nous avons acquis des compĂ©tences de pointe dans une technologie Ă  fort potentiel » se rĂ©jouit Alexandre Pollini, responsable du projet au CSEM. UtilisĂ© pour les vĂ©hicules autonomes terrestres ou spatiaux, ce type de LIDAR offre aussi des perspectives intĂ©ressantes pour l’atterrissage prĂ©cis de sondes d’exploration spatiale ou pour des rendez-vous orbitaux automatiques.

Aussi pour des véhicules aériens et terrestres
Mon collègue Gerard van de Haar surpris lors du rĂ©glage 
de mon appareil avant le lancement. Cet importante
personnalité de l'Agence spatiale hollandaise
a aussi vĂ©cu un moment poignant avec un requin 
Ă  Cap Canaveral.  Info dans une prochaine news.

My colleagueGerard surprised when I set my device
before launch. This important personality of the 
Dutch Space Agency had an intense moment lived
with a shark in Cape Canaveral, too
Info in a next news. - Photo : rke
Le projet europĂ©en RemoveDebris reprĂ©sente la première mission europĂ©enne concrète visant Ă  tester ce type de solution en orbite. « Outre cette stratĂ©gie de dĂ©veloppement, l’innovation majeure pour le CSEM est cristallisĂ©e dans le « flash imaging LiDAR » de l’unitĂ© VBNS (Vision- Based Navigation Sensor). Celui-ci gĂ©nère des images 3D sur la base de la mesure du temps de vol de photons Ă©mis par sa source laser. Le dĂ©phasage entre le signal modulant le laser et la modulation du signal reçu par rĂ©flexion depuis le faux dĂ©bris permet une mesure indirecte du temps » ont confiĂ© Alexandre Pollini et Christophe Pache Concepteurs de l’unitĂ© VBNS au CSEM dans le mensuel Swiss Engineering RTS (voir copies d’Ă©cran ci-contre en français et en allemand). Son utilitĂ© ne se limite pas au domaine du spatial, car ses caractĂ©ristiques sont aussi intĂ©ressantes pour le prometteur domaine des vĂ©hicules autonomes, qu’ils soient terrestres, aĂ©riens ou sous-marins.

The Swiss research center CSEM on orbit ! Due to a LIDAR 3D laser camera, "Neuchâtelois eyes" will help to capture space debris
Les yeux suisse du satellite RemoveDEBRIS Ă  droite.
The Swiss eyes of RemoveDEBRIS on right. - Photo : Airbus/CSEM













[Cape Canaveral, Florida, April 4, 2018, rke– As expected, the cargo ship clipped on the Dragon capsule arrived at the International Space Station (ISS) this Wednesday, April 4 at 12:40 (Swiss time), grabbed by the robotic arm of the orbital platform. The astronauts were able to start moving the 2.6 tons of food and experimentation supplies, which include studying storms, anti-cancer treatments or the famous recovery of debris in orbit. It is therefore the one-cubic meter satellite, RemoveDEBRIS, which will be deployed in the coming days via the NanoRacks Kaber system, to conduct a series of experiments demonstrating cost-effective technologies for observing and capturing space debris. Read my last news : Click here – and more info : click here

Capture with a harpoon or net ... under Swiss "eyes"
LA "une" du Florida Today du
3 avril 2018.
"Le cargo Falcon 9 Dragon
remonte Ă  nouveau"
This European project, launched as part of the FP7 program, comprises ten partners, including CSEM (Nord West of Switzerland). This Swiss Center is lending its “eyes” to this mission. “We believe the technologies we will be demonstrating could provide feasible answers to the space junk problem - answers that could be used on future space missions in the very near future,” explains Professor Guglielmo Aglietti, Director of the Surrey Space Centre (UK), which is coordinating the project. Sample debris will be captured in a net or eliminated using a harpoon. To visualize this debris, the vision system is critically importantThis consists mainly of a LIDAR « Laser Detection and Ranging » capable of obtaining 3D images and a color camera, which were developed by CSEM in partnership with Airbus and INRIA“Thanks to this project, we have acquired cutting-edge competencies in a technology with high potential,” enthuses Alexandre Pollini, Project Manager at CSEM. Already used in driverless vehicles on Earth or in space, this type of LIDAR also offers interesting perspectives for the precision landing of space exploration probes or for automatic orbital docking. 

For autonomous air and land vehicles, too
This European project RemoveDebris represents the first concrete European mission to test this type of solution in orbit. "In addition to this development strategy, the major innovation for the CSEM is crystallized in the" Vision LiDAR flash imaging "of the Vision-Based Navigation Sensor (VBNS) unit. This generates 3D images based on the measurement of the flight time of photons emitted by its laser source. The phase shift between the signal modulating the laser and the modulation of the signal received by reflection from the false debris allows an indirect measurement of the time "have entrusted Alexandre Pollini and Christophe Pache Designers of the VBNS unit to the CSEM in the monthly Swiss Engineering RTS (see screenshots opposite in French and German). Its usefulness is not limited to the field of space, because its characteristics are also interesting for the promising field of autonomous vehicles, be they terrestrial, aerial or underwater.


Article sur RemoveDEBRIS paru dans Swiss Engineering-RTS de février 2018 (French)


Artikel veröffentlicht in Swiss Engineering-STZ vom März 2018 (German)

mardi 3 avril 2018

NASA SpaceX CRS-14 – MĂŞlĂ©e Ă  un peu de pĂ©trole raffinĂ©, une bouffĂ©e d’oxygène a soufflĂ© sur nos appareils. Falcon 9 a majestueusement dĂ©collĂ©

Ma première photo avec un appareil à distance. My first remote camera photo. - Photo : rke
[Cape Canaveral, Florida, April 3, 2018, rke – English below] – Ah, enfin ! Non pas que la fusĂ©e ait dĂ©collĂ© – elle est partie pile-poile Ă  l’heure (22h30, heure suisse) – mais que j’ai rĂ©ussi mon coup : prendre une photo Ă  distance avec mon Ă©quipement de fortune. Mon bon vieux boĂ®tier Canon 40D d’il y a dix ans a bien rĂ©sistĂ© au souffle provoquĂ© par l’Ă©chappement des moteurs de la fusĂ©e. De type « Merlin », ces propulseurs sont alimentĂ©s par ce qu’on appelle un propergol cryogĂ©nique (oxygène liquide Ă  -183 degrĂ©s C.) LOX et le RP-1 (Refined Propellant 1), du KĂ©rosène raffinĂ©. C’est ce qui fait la caractĂ©ristique (mais pas seulement) du succès de SpaceX qui associe les techniques Ă©prouvĂ©es de l’oxygène liquide Ă  celles de ce kĂ©rosène de souche russe. Comme l’explique dans la news de ce blog, mon confrère Bruno Stanek : « Leur technologie, qui dĂ©montre qu’un moteur de Methane-LOX sous-congelĂ© peut atteindre l'orbite terrestre en une seule Ă©tape, devient possible. » - Cliquez ici
La fusée Falcon est au loin entre les deux bâtiments.
- Photo : Andrea Conigli
Des rafales d'"eau"
Du coup, lors du dĂ©collage, une sorte de pluie ou des rafales d’"eau" balaie le site de lancement oĂą nos appareils doivent justement ĂŞtre protĂ©gĂ©s, d’oĂą les gouttes sur mon objectif. PosĂ© Ă  environ 100 m de la fusĂ©e, nos appareils doivent aussi tenir compte du souffle, mais moins qu’on s’imagine de fait que les « flammes » de la combustion s’Ă©chappent de cĂ´tĂ© et non en face des appareils.
Des collègues américains.
- Photo : rke
Par rapport au dĂ©collage de la mission prĂ©cĂ©dente CRS-13 du mois de dĂ©cembre (cliquez ici) oĂą je me suis rendu sur le toit du VAB, j’ai cette fois-ci eu l’occasion d’aller sur la route en face de la tour (Ă  5 km) Ă  vol d’oiseau, sur la fameuse NASA Causeway. Pourquoi ? Parce que dans le bus, qui mène du centre de presse au bâtiment en question (Ă  peine Ă  500 mètres), il n’y avait plus de place. Normal, j’Ă©tais le dernier Ă  monter Ă  bord. Du coup, le responsable du coin m’a dit : « Oh, Roland, dĂ©solĂ©, le bus est bourrĂ© ! » (Sous-entendu, plein, pas plein-plein). Mais, oh chance (!), on m’a escortĂ© seul avec un autre photographe jusque sur la fameuse Causeway. Un privilège, puisque les autres gars se sont coltinĂ© le gros bus. Hi, hi, hi.
Sur place, avec le soleil de dos, malgrĂ© un temps pas trop humide et une tempĂ©rature supportable (26 degrĂ©s C.) la vision Ă©tait davantage limpide au sol qu’en hauteur. Un dĂ©collage devenu de la routine pour SpaceX mais une dose concentrĂ©e d’adrĂ©naline Ă  chaque fois pour moi. C’Ă©tait mon 24elancement sur site et mon premier « photo-shoot » Ă  distance. Je reviendrai sur site avec deux appareils au pied de la tour ! 
More high. - Photo : rke
From the Remote Camera. - Photo : rke
Mixed with a fine refined oil, a breath of oxygen blew on our devices. Falcon 9 has majestically flew away
Yeah, utterly! No, I say completely, not only because the rocket liftoff – It was on time (4:30 pm ET) – but that I did well my shoot: take a remote photo with my makeshift equipment. My good old Canon 40D of ten years ago has withstood the blast caused by the escape of the rocket engines. Manufacturing of "Merlin" type, these engines are powered by what is called a cryogenic propellant (liquid oxygen at -298 F.) LOX and RP-1 (Refined Propellant 1), refined kerosene. This is the characteristic (but not only) of the success of SpaceX which combines the proven techniques of liquid oxygen with those of this kerosene of Russian stock. As explained in the news of this blog, my colleague Bruno Stanek: "Their technology of a sub-frozen methane-LOX-engine is progressed to the point, where reaching Earth orbit on a single stage becomes feasible. This makes further breakthroughs much easier: second stages are built like orbiters, make payload fairings obsolete, can be refueled in Earth orbit and can fly to either the Moon or Mars with just more or less fuel.” – Click here
So, during takeoff, a kind of rain or bursts of water sweeps the launch site where our devices must be protected, where the drops on my lens. Positioned about 100 m from the rocket, our devices must also take into account the breath, but less than we imagine in fact that the "flames" of combustion escape from the side and not in front of the aircraft.

Better view from Causeway than VAB
My colleague Andrea Conigli from ESTEC Erasmus Centre.
- Photo : rke
Compared to the takeoff of the previous CRS-13 mission in December (click here) where I went to the VAB roof, this time I had the opportunity to go on the road in front of the tower (3 miles), on the famous NASA Causeway. Why? Because in the bus, which leads from the press center to the VAB (300 feet), there was no more seat. Of course, I was the last reporter to board. So, the KSC manager told me, "Oh, Roland, sorry, the bus is bombed out! Not like a bomb obviously. So, I was escorted alone with another photographer to the famous Causeway. A privilege, because the other guys had to use a big bang bus. Hi, hi, hi.
On site, with the sun of back, despite weather not too wet and a temperature bearable, the vision was clearer on the ground than in height. A launch than has become routine for SpaceX. But it was a concentrated dose of adrenaline every time for me. It was my 24th launch on site and my first remote "photo-shoot". At the foot of the tower, I'll be back on site with two cameras!
Photo from Causeway : rke

lundi 2 avril 2018

NASA SpaceX CRS-14 – Lancement de Falcon 9 CRS-14, mes premières images

NASA SpaceX CRS-14 – Launch (April 2, 4:30 pm) of Falcon 9 CRS-14, my first pictures.






NASA SpaceX CRS-14 – Ă€ cause d’une vis perdue, tout a bien failli capoter. Mes photos Ă  distance, Ă©videmment, pas la fusĂ©e

Bonjour. Finalement, après ma vis perdue,
j'ai quand même pu monter mon équipement.
- photo : Rob van Mackelenbergh
[Cape Canaveral, Florida, April 2, 2018, rke – English below] – Remote, cela veut dire Ă  distance, donc de la photographie Ă  distance. Pour arriver sur site au pied de la fusĂ©e et y poser son matĂ©riel, c’est dĂ©jĂ  toute une aventure. Mis Ă  part ĂŞtre bien prĂ©parĂ©, comme, me semble-t-il, je l’ai Ă©tĂ©, encore faut-il jongler avec les bons rĂ©glages et le tempo. Il a fallu que je perde une vis du trĂ©pied (un raccord qui permet d’accrocher l’appareil) de l’ancienne lunette astronomique de mon beau-frère, Patric Derivaz (qui me l’a offert) pour j’aie un peu Ă©tĂ© perturbĂ© par mes rĂ©glages. Je suis toujours un peu jaloux des Ă©quipements de mes collègues expĂ©rimentĂ©s, eux. Je ne devrais pas.

Cela va tenir ?
J’ai pris une bonne demi-heure pour rĂ©gler mon attirail avec le trĂ©pied de secours (un deuxième que je devais utiliser pour photographier le dĂ©collage au loin). Finalement, j’ai pu fixer le tout (appareil et capteur de sons) dans l’espoir qu’un oiseau ne va pas se poser sur ma boĂ®te qui protège l’Ă©quipement. Eh oui, cela ne semble pas tenir solidement. De plus, je viens de voir que mon Hub de cartes photo a subi un choc (voir image ci-contre). Heureusement, ce n’est que ça ! 

Les photographes sur site. – Photo : rke
NASA SpaceX CRS-14 – Because I lost a screw, everything nearly failed. My remote photo, obviously. Not the rocket
Houston, I had a problem.
A better equipment of a colleague.
[Cape Canaveral, Florida, April 2, 2018, rke– In remote photography, to arrive on site at the foot of the rocket and to put his hardware, it is already an adventure. Besides being well prepared, as I seem to have been, it is still necessary to juggle the right settings and the tempo. I had to lose a tripod screw (a fitting that hooks the camera) from my brother-in-law's old telescope, Patric Derivaz (who offered it to me) for a bit been disturbed by my settings. I am always a little jealous of the equipment of my experienced colleagues. I should not. I took a good half hour to adjust my equipment with the emergency tripod (a second one I had to use to photograph the takeoff of Falcon). Finally, I was able to fix everything (camera and sound sensor) in the hope that a bird will not land on my box that protects the equipment. Yes, that does not seem to hold fast. So, I have just seen that my hub of photo cards has suffered a shock (see image opposite). Fortunately, it's only that! 

NASA SpaceX CRS-14 – Dragon va Ă  la pĂŞche aux satellites !

A la pĂŞche, comme on jette un filet, voilĂ  une
manière de capturer un satellite. L'une des quatre expériences
qui seront tentées en réel dans l'espace.
- Photo : NASA
[Cape Canaveral, Florida, April 1, 2018, rkeEnglish below] – Quelle belle fĂŞte pascale. Assister « in situ » le jour de Pâques Ă  un briefing habituel avant un dĂ©collage sur les expĂ©riences scientifiques embarquĂ©es dans la capsule Dragon est très apprĂ©ciable. On a donc eu droit cet après-midi au traditionnel exposĂ© baptisĂ© « What’s on Board » au cours duquel les intervenants ont parlĂ© de biotechnologies, en vue de produire des mĂ©dicaments plus efficaces et moins chers sur Terre. Le climat a aussi Ă©tĂ© Ă©voquĂ© avec les orages violents dans la haute atmosphère. Une plateforme multi-usage Ă  capacitĂ© variable (MVP) vaservir de nouveau banc d'essai Ă  bord de la station spatiale, capable d'accueillir six modules d'expĂ©riences distinctes avec des Ă©chantillons tels que des plantes, des cellules, des protĂ©ines et des mouches et… des fruits ! Eh, oui… Il y aura mĂŞme une expĂ©rience sur la croissance des aliments dans l’espace.
Bref, il nous a fallu attendre jusqu’Ă  la confĂ©rence de presse suivante, celle de SpaceX, pour enfin connaĂ®tre (Ă  travers une courte vidĂ©o) comment fonctionne le satellite RemoveDEBRIS.

RemoveDEBRIS : le plus grand satellite déployé depuis l'ISS
Il s’agit donc une mission d'enlèvement des dĂ©bris actifs (ADR) dirigĂ©e par le Centre spatial de Surrey Ă  l'UniversitĂ© de Surrey et cofinancĂ©e par la Commission europĂ©enne et ses partenaires.  Cette plate-forme satellitaire a Ă©tĂ© conçue et fabriquĂ©e par le Surrey Satellite Technology (SSTL) Ă  Guildford (Royaume-Uni). Elle dĂ©ploiera quatre technologies d'Ă©limination des dĂ©bris spatiaux et deux CubeSats cibles. RemoveDEBRIS, qui mesure environ un mètre cube, a une masse de vol infĂ©rieure Ă  100 kg et devrait ĂŞtre le plus grand satellite dĂ©ployĂ© depuis l'ISS Ă  ce jour. Il sera livrĂ© dans une boĂ®te Ă  l'ISS oĂą il sera dĂ©ballĂ© par les astronautes et attachĂ© Ă  un socle pour le dĂ©ploiement en utilisant le système de manipulateur robotique du module d'expĂ©rimentation japonais, qui a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par JAXA.
Salutations du centre de presse.
- Photo : Rob van Mackelenbergh
Une fois en orbite, les expĂ©riences ADR Ă  bord du vaisseau spatial pourront ĂŞtre entreprises. Dans la première des deux expĂ©riences de capture, un filet sera dĂ©chargĂ© sur l'un des cubesats cibles dĂ©ployĂ© pour dĂ©montrer la capture nette dans l'espace. La deuxième expĂ©rience de capture verra un harpon lancĂ© sur une plaque-cible dĂ©ployable, faite de matĂ©riaux de panneaux satellites reprĂ©sentatifs – ce sera la première capture de harpon en orbite.
La troisième expérience implique une navigation basée sur la vision en déployant le second cubesat et en démontrant la navigation par rendez-vous en utilisant des caméras et un LiDaR. Enfin, le vaisseau spatial RemoveDEBRIS déploiera une grande dragsail (sorte de grosse couverture) pour accélérer la désorbitation, où elle brûlera à mesure qu'elle pénètre dans l'atmosphère terrestre.

Financé par l'UE, mais pas l'ESA
RemoveDebris est une mission à bas coût financée conjointement par la Commission européenne (UE) et 10 partenaires. Le Centre spatial de Surrey (Université de Surrey) dirige le consortium. Le consortium se compose de : Airbus, la deuxième plus grande entreprise spatiale au monde ; le Groupe Ariane (France); Surrey Satellite Technology Ltd, leader mondial des petits satellites (Royaume-Uni); Innovative Solutions In Space (Pays-Bas); CSEM (Suisse); Inria (France); Université de Stellenbosch (Afrique du Sud). Neuchâtel est donc impliqué dans ce projet et je vous en expliquerai les tenants et aboutissants dans une prochaine news.

More info about RemoveDEBRIS : click here
Sur la Station spatiale internationale ISS, la plate-forme satellitaire RemoveDEBRIS (Ă  droite),
va catapulter deux nano-satellites. Le but : essayer de les rattraper ! - La Suisse veille au grain.
On ISS, the RemoveDEBRIS satellite platform (right) will catapult 2 nano-satellites.
Mission : try to catch up !  Photo : NASA TV
Dragon has loaded experiments to harp satellites. Like fishing!
[Cape Canaveral, Florida, April 1, 2018, rke] –What a beautiful Easter holiday. Attend "in situ" on Easter day at a usual briefing before taking off on the scientific experiments embedded in the Dragon capsule is very appreciable. So, this afternoon, we had the traditional "What's on Board" presentation, where speakers talked about biotechnology, with a view to producing more effective and less expensive drugs on Earth. The climate has also been evoked with violent storms in the upper atmosphere. A multi-purpose variable capacity (MVP) platform will serve as a new test bed aboard the space station, capable of accommodating six distinct experiment modules with samples such as plants, cells, proteins and flies and ... fruits! Yeah... There will even be an experiment on the growth of food in space.
My Dutch colleague, Gerard van de Haar is there... Photo : rke
So, we had to wait until the next press conference, briefing of SpaceX, to finally know (through a short video) how the satellite RemoveDEBRIS. It’s is an Active Debris Removal (ADR) mission which is led by the Surrey Space Centre at the University of Surrey and co-funded by the European Commission and partners.
The RemoveDEBRIS satellite platform was designed and manufactured by SSTL in Guildford UK, and it will fly four space debris removal technologies and two target CubeSats. The platform, which is approximately one meter cubed, has a flight mass of less than 100 kg and is due to be the largest satellite deployed from the ISS to date. It will be delivered in a box to the ISS where it will be unpacked by the astronauts and attached to a slide table for deployment using the Japanese Experiment Module Robotic Manipulator System, which has been developed by JAXA.
... and the other one, Rob van Mackelenbergh, too. - Photo : rke
Once in orbit, the ADR experiments on board the spacecraft will be performed.  In the first of two capture experiments, a net will be discharged at one of the deployed target CubeSats to demonstrate net capture in space.  The second capture experiment will see a harpoon launched at a deployable target plate made of representative satellite panel materials – the first harpoon capture in orbit.  The third experiment involves vision-based navigation by deploying the second CubeSat and demonstrating rendezvous navigation using cameras and a LiDaR.  Finally, the RemoveDEBRIS spacecraft will deploy a large drag sail to speed de-orbit, where it will burn up as it enters Earth’s atmosphere.
Et voilĂ  mon 2e badge.
RemoveDebris is a low-cost mission funded jointly by the European Commission (EU) and 10 partners. Surrey Space Centre (University of Surrey) leads the consortium. The consortium consists of: Airbus, the world’s second-largest space company; Ariane Group (France); Surrey Satellite Technology Ltd, the world leader in small satellites (UK); Innovative Solutions In Space (Netherlands); CSEM (Switzerland); Inria (France); Stellenbosch University (South Africa).
Neuchâtel is involved in this project and I will explain the ins and outs in a next news.

samedi 31 mars 2018

NASA SpaceX CRS-14 – alors Tiangong-1 fonce la Terre, Falcon 9 s’attaque aux dĂ©bris spatiaux

Tiangong-1 a aussi une chance de tomber sur la tête des Américains. Mais c'est minime. C'est plutôt un
déferlement comme l'indique le Florida Today de ce 31 mars 2018.
Rrrrrr. Après une longue heure d'attente dans ma voiture,
j'ai enfin pu obtenir mon accréditation. Ici au 1er badge office
devant la fusée Mercury Redstone.
After a long wait in my car, I finally got my accreditation like
here in front on the 1st badge office on the parking near
the Mercury Redstone rocket.
Cape Canaveral, Florida, March 31, 2018, rke– English below] – Après un petit couac administratif, j’ai enfin pu obtenir mon 1er badge essentiel pour ĂŞtre accrĂ©ditĂ©. Le 2e me sera remis demain, jour de Pâques pour assister Ă  la confĂ©rence de prĂ©sentation des missions scientifiques Ă  propos du 14e cargo, truck de l’espace en route pour la Station spatiale internationale (ISS). Ce lancement revĂŞt une importance particulière en marge de la chute de la station chinoise Tiangong-1, dont on ne l’attend pas forcĂ©ment du cĂ´tĂ© amĂ©ricain. Mais quand mĂŞme. Voir Floriday Today ci-contre.
La fusĂ©e SpaceX Falcon 9 livrera en effet ce lundi de Pâques 2 avril le satellite RemoveDEBRIS Ă  la Station spatiale internationale, oĂą il sera dĂ©ployĂ©, via le système NanoRacks Kaber, pour mener une sĂ©rie d'expĂ©riences de dĂ©monstration des technologies rentables utilisables pour observer et capturer les dĂ©bris spatiaux. En fait, c’est la raison pour laquelle je me suis rendu Ă  nouveau Ă  Cap Canaveral – je ne pouvais en effet pas laisser passer l’occasion en tant que Suisse de voir un lancement un petit peu made in Switzerland. 
As I wrote on March 16, 1979 (I was 22), the American
laboratory Skylab (a space station, too and 10 times larger
than Tiangong-1) was also unlikely to fall on our heads.
And it fell into the water.
Article by the Newspaper Le Démocrate became
Le Quotidien Jurassien (North of Switzerland, French
side)

Comme je l'avais écrit le 16 mars 1979 (j'avais 22 ans),
le laboratoire américain Skylab (10 fois plus grand que
Tiangong-1) avait aussi peu de chance de nous tomber
sur la tĂŞte. Et il est tombĂ© dans l'eau...
Article du DĂ©mocrate, devenu Le Quotidien Jurassien en 1998. 

Au pied de la fusée, lundi
Deuxième raison pour laquelle je suis lĂ , c’est pour pouvoir enfin poser mon trĂ©pied et mon vieux boĂ®tier Canon 40D (d’il y a dix ans), au pied de la fusĂ©e. Comme j’ai oubliĂ© mon vieil objectif qui s’adapte avec, je dois utiliser mon EF 16-35 grand-angle presque neuf. Puis j’ai dĂ» trouver une boĂ®te de protection de mon appareil – normal, avec la fusĂ©e qui dĂ©colle tout près, ça chauffe ! J’ai bidouillĂ© (et Ă©reintĂ©) une boĂ®te en sagex de cuisine achetĂ©e chez Publix et je l’ai capitonnĂ©e de papier d’aluminium. Oh, ça va, mes collègues photographes amĂ©ricains ! On ne se moque pas. Après tout, je viens de loin, de Suisse, et je n’ai pas la possibilitĂ© de m’Ă©quiper aussi bien que les rĂ©sidents. En plus, sur les conseils avisĂ©s de mon collègue photographe Daniel Michon de Cornaux, j’ai dĂ» me faire envoyer Ă  mon hĂ´tel floridien un capteur de sons pour le dĂ©clenchement des photos (MIOPS). Encore faudra-t-il rĂ©gler la sensibilitĂ© acoustique pour Ă©viter qu’un moustique fasse clic-clac et passant devant l’objectif. Je compte sur un autre collègue (Canadien) Don Hladiuk, pour m’aider. Si je loupe les images, j’aurais de toute façon l’occasion d’en prendre, soit du haut du building VAB, soit le long de la lagune de la NASA Causeway, chemin le plus proche Ă  vue d’Ĺ“il du dĂ©collage de Falcon. C’est dĂ©jĂ  ça !
You can follow the trajectory of the Chinese space station Tiangong-1 on: www.aerospace.org
Vous pouvez suivre la trajectoire de la station spatiale chinoise Tiangong-1 sur : www.aerospace.org
NASA SpaceX CRS-14 – As Tiangong-1 falls on Earth, Falcon 9 attacks space debris
L'Ă©vĂ©nement est passĂ© presque inaperçu en AmĂ©rique. Pourtant, SpaceX a lancĂ© avec succès le 30 mars une fusĂ©e Falcon avec un satellite Iridium, rĂ©seau mondial de communication pour suivre des navires et des avions en temps rĂ©el.
C'Ă©tait le 5e satellite de cette constellation, mais lancĂ© de Vandenberg, en Californie. - Photo : SpaceX 
I'm waiting for my badge... with a bird. Below.
[Cape Canaveral, Florida, March 31, 2018, rke] - After a little administrative quack, I finally have my first badge essential to be accredited. The 2nd will be given to me tomorrow, Easter day to attend the « What’s on Board science briefing » conference of scientific missions about the 14th freighter space truck « en route » to the International Space Station (ISS). This launch is of particular importance in the margin of the fall of the Chinese station Tiangong-1, which one does not necessarily expect on the American side. But even. See Florida Today below cons.
The SpaceX Falcon 9 rocket will propel and deliver the RemoveDEBRIS satellite to the International Space Station, where it will be deployed, via the NanoRacks Kaber system, to conduct a series of experiments that will demonstrate cost effective technologies that can be used to observe and capture space debris. So, that's why I went to Cape Canaveral again - I could not miss the opportunity as a Swiss to see a launch a little bit made in Switzerland.

Near Falcon, Monday
The second reason I'm here is to be able to finally put my tripod and my old Canon 40D (from ten years ago), at the foot of the rocket. As I forgot my old lens that fits with, I have to use my almost new EF 16-35 wide-angle lens. Then I had to find a box of protection for my device - normal, with the rocket which takes off nearby, it heats! So, I tinkered a kitchen sagex box bought from Publix and I wrapped it with foil. Oh, don’t laugh at me my American colleagues! After all, I come from far away, from Switzerland, and I do not have the opportunity to equip myself as well as the residents. Moreover, on the advice of my Swiss colleague photographer Daniel Michon, I had to order to my hotel in Florida a sound sensor for triggering photos (MIOPS). It will still be necessary to adjust the acoustic sensitivity to prevent a mosquito “click-clack Kodak” photo and passing in front of the lens. I expect another colleague (Canadian) Don Hladiuk to help me. If I miss my images, I would have the opportunity to take any of them, either on the top of the VAB building, or along the NASA Causeway lagoon, the nearest road at eyesight of Falcon liftoff. It's already that! 

mercredi 28 mars 2018

NASA/SpaceX CRS-14 : pour Pâques, une fusĂ©e de Musk part Ă  l’assaut d’objets qui nous tombent sur la tĂŞte. Composants suisses Ă  bord

Petits lapins en peluche vu du magasin : Publix
- Photo : rke (Photo volontairement retournée)
Mon dĂ©part de Zurich. - Photo : rke
[Cape Canaveral, Florida, March 28, 2018, rke English below] – Mes chers lectrices et lecteurs, surtout lectrices. Après avoir passĂ© NoĂ«l, puis le dĂ©but de l’annĂ©e (CRS-13, Iridium, Zuma), puis fĂ©vrier (Falcon Heavy) au pays des fusĂ©es, me revoilĂ  pour Pâques, Ă  nouveau en Floride. C’est la première fois que je passe deux fĂŞtes de suite aux USA. J’ai donc Ă  nouveau pris ma compagnie prĂ©fĂ©rĂ©e Edelweiss Air de Zurich et pour la première jusqu’Ă  Orlando. 10 heures de vol non-stop. Mais qu’est-ce que c’est pratique !
Pourquoi je suis lĂ  ? Parce que le petit lapin de Pâques va nous tomber sur la tĂŞte et que la fusĂ©e de Musk va aller Ă  son secours. Non, je plaisante ! En fait, la station cĂ©leste chinoise Tiangong-1 doit rentrer dans l’atmosphère, Ă  peu près au moment oĂą la fusĂ©e de Musk – lancement lundi de Pâques – envoie un cargo Ă  la station spatiale internationale (ISS) dans lequel il y a d’importants composants suisses. Deux Ă©vĂ©nements de circonstance dont on va beaucoup reparler ! Donc, suivez-moi et merci de votre fidĂ©litĂ©.
C'est cette station chinoise, Tiangong-1, un peu plus grande qu'un qui va nous tomber dessus. -
 Photo : Business Insider  (Photo volontairement retournĂ©e)
NASA / SpaceX CRS-14: For Easter, a Musk’s rocket goes to storm of objects that fall on our heads. Swiss components on board
First static fire test seen from Titusville. Premier test ce jour du premier étage de Falcon 9. - Photo : rke
Mon arrivée à Orlando.
- Photo : rke
Le Florida Today annonce
le retard d'une année du télescope
James Webb.
Encore !
[Cape Canaveral, Florida, March 28, 2018, rke] - My dear readers, especially female readers. After spending Christmas, then the beginning of the year (CRS-13, Iridium, Zuma), then February (Falcon Heavy) in Cape Canaveral, I'm back for Easter, again in Florida. I spend for the first two Catholic consecutive holidays in the USA. So I took my favorite Edelweiss Air company from Zurich again and for the first time to Orlando. 10 hours non-stop flight. That's something very practical!
Ma Ford Edge pour ce trip.
 Photo : rke
Why am I here? Because the little Easter bunny is going to fall on our heads and Musk's rocket is going to help him. No, I am just kidding! In fact, the Chinese celestial station Tiangong-1 must enter in the atmosphere nearly at the moment when the Falcon 9 rocket - launch Monday Easter - sends a cargo to the International Space Station (ISS) in which there are important Swiss components. Two special events that we will talk about a lot again! So follow me and thank you for your fidelity.

mardi 13 février 2018

Guide suisse au Kennedy Space Center (KSC) : Laura et Pierre, fans d'Atlantis

Laura Kucman et Pierre Barthe devant la vrai navette Atlantis. Cliquez aussi ici - Photo : rke
 Laura et Pierre. - Photo : rke
Mario Kucman
directeur d'Orif.
[Cape Canaveral, Florida, February 13, 2018, rke English below] – Destin croisĂ© de lancements de fusĂ©es ou hasard dans le tard ? En vadrouille aux quatre coins du monde, notamment en Asie, deux Jurassiens, Laura Kucman et Pierre Barthe, ont fait escale aux USA et justement en Floride. Or, Laura, la fille de Mario Kucman porte le mĂŞme nom que ma fille et de surcroit est un copain d’apprentissage, mĂ©cano de prĂ©cision de la Tornos (Ă  la belle Ă©poque), devenu le directeur d’une grande entreprise d’intĂ©gration professionnelle Ă  DelĂ©mont, Orif, pour bien la nommer. De surcroĂ®t, nous ne nous serions pas rencontrĂ©s si je n’avais pris la dĂ©cision in extremis de venir ce 4 fĂ©vrier Ă  Cap Canaveral assister aux premières loges au lancement de Falcon Heavy. HĂ©las, Mario n’a pas pu nous rejoindre, mais ce sera chose faite dans un futur proche puisqu’il est aussi un globe-trotter dans l’âme, suite Ă  son tour du monde rĂ©alisĂ© en son temps il y a bien longtemps.

Suisses, venez-y, je vous y guide
Du coup, j’ai un peu oubliĂ© mes aventures SpaceX et me suis transformĂ© en guide suisse du Kennedy Space Center (KSC) dont la visite n’a pas pu se terminer, faute de temps. Je dois dire que j’ai une sacrĂ©e veine d’avoir cette jeune fille et son copain avec moi. L’une Ă©ducatrice sociale, l’autre banquier. Les deux ont pu m’obliger Ă  me laisser prendre en photo. Bigre, elle a le coup d’Ĺ“il la fille, puisqu’elle a mĂŞme rĂ©ussi Ă  prendre une image d’Atlantis sans âme qui vive dessus alors qu’il y a avait une foule considĂ©rable ce lundi 12 fĂ©vrier au KSC. Comme quoi, on a toujours besoin des plus petits que soi. Pas en taille (elle est très grande), mais en âge. Et ce, mĂŞme Ă  la NASA.
Rien que parce qu’ils Ă©taient lĂ  (Laura et Pierre), mon trip en valait la peine.
Roland, Pierre et Laure. Une idĂ©e de selfie de Laura. – Photo : Laura Kucman

  • A lire : Atlantis se prĂ©lasse en attendant Hubble : cliquez ici
  • More info : Atlantis basks pending Hubble : click here

Swiss Guide to Kennedy Space Center (KSC): Laura and Pierre, Atlantis Fans
The two young Swiss in front of Atlantis. - Photo : rke
[Cape Canaveral, Florida, February 13, 2018, rke] – Crossed destiny of rocket launches or chance in the late? Travelling all around the world, especially in Asia, Laura Kucman and Pierre Barthe stopped over in the USA and Florida. But Laura, the daughter of Mario Kucman has the same name as my daughter. Moreover he is a learning buddy, precision mechanics of the Tornos firm in Moutier (Nord of Switzerland, Jura bernois), at the beautiful era. Mario became the director of a large social integration professional company in DelĂ©mont (Jura, Swiss), Orif. Moreover, we would not have met if I had not made the « in extremis » decision to come this February 4 in Cape Canaveral attend to the front-row seats at the launch of Falcon Heavy (near the VAB).
You can take ticket directly on the spot.
Photo : rke
Unhappily!, Mario could not join us, but it will be done in the near future since he is also a globetrotter in the soul, following his world tour realized formerly.
Suddenly, I forgot my SpaceX adventures and became a Swiss guide to the Kennedy Space Center (KSC) whose visit could not be completed for lack of time. I must say that I have a hell of luck to have this girl and her boyfriend with me. Her social educator, him banker. Both of them may have forced me to take a picture. By Jove, she has the glance this girl, since she even managed to take a picture of Atlantis without people on it and so despite a considerable crowd this Monday, February 12 at KSC. Like what, we always need smaller ones than ourselves. Not in size (she is very tall), but in age. And this, even at NASA.
Just because they were there, my trip was worth it.

Other photos:
Atlantis without people. - Photo : Laura Kucman