jeudi 21 juillet 2011

Une ballerine de l’espace se pose devant nous, sans gêne, à l’heure de l’homme sur la Lune

Atlantis touche le sol à 5h57 (11h57 heure suisse)
- Photo : NASA
[ Cape Canaveral, July 21th 2011, © rke, english below ] –  Un cône fade pointe au loin, offrant à la navette un pinceau lumineux dans lequel elle pourra s’aiguiller. Le jour pointe tantôt, mais c’est toujours la nuit ocre. Le temps de passer sur Titusville après ses deux coups de tonnerre, les big-bangs annonçant son approche, Atlantis bifurque le centre spatial, cabre sur la piste, se confond dans le ciel à peine perceptible d’étoiles. C’est elle, ce point lumineux ? Soudain, une ombre fend la lumière des projecteurs, la navette file derrière un monticule qui nous gêne… la voilà ! A peine repérée, elle est déjà presque à l’autre bout de la piste. Son parachute amplement ouvert, elle passe devant nous, sans gêne, mais avec la grâce d’une ballerine de l’espace. Avec le déplacement de l’air, un sifflement sourd, rauque, ronronne dans nos tympans. Preuve que ses moteurs sont bien coupés. Six secondes après, Atlantis est déjà presque arrêtée. Cinq minutes plus tard, le jour s’est soudainement levé. Il annonce le retour d’Atlantis, exactement 42 ans après que l’homme ait posé le pied sur la Lune. Un petit tour pour Atlantis, un grand retour au bercail. A jamais. Adieu… shuttle.

Au bord de la piste, tout le monde
se prépare. - Photo : rke
A ballerina of space goes before us, without embarrassment, at the time of man on the moon
A cone tip fade away, giving the shuttle a light beam in which it can switch in. The peak days earlier, but it is always night ocher. The time to move on after two Titusville thunder, announcing the big bang approach, Atlantis bifurcates the Space center, rears up on the track merges into the sky of stars barely perceptible. It’s she, this light ? Suddenly a shadow splits the spotlights, the shuttle line behind a mound that bothers us ... Yeah, it’s shuttle ! Just spotted, it’s almost at the other end of the track. His parachute fully opened, Atlantis goes ahead, without embarrassment, but by the grace of a ballerina in space. With the movement of air, a whistle deaf, hoarse purr in our ears. Proof that the engines are cut. Six seconds later, Atlantis is almost stopped. Five minutes later, the day suddenly lifted. He announced the return of Atlantis, just 42 years after man has set foot on the moon. A short tour to Atlantis, a great homecoming. For ever. Adieu... shuttle.

Sandra Magnus arrive, ses trois collègues aussi

Sandra dans la coupole de l'ISS. Quelle vue !
- Photo : NASA
[ Cape Canaveral, July 21th 2011, © rke, english below ] – Heure H-5.   (1h du matin locale, 7h en Suisse. Voilà. Sandy Magnus (photo : NASA) peut rêver de son séjour sur orbite avec ses trois collègues astronautes et les autres six équipiers de la Station spatiale internationale ISS. Dans moins de trois heures elle sera sur notre bonne vieille planète. Avec beaucoup de chances, ici à Cap Canaveral. Quelques reporters sont restés réveillés. On sent la fin de la mission. Ça plaisante dans les coulisses. Néanmoins, on se tient les pouces pour que Atlantis touche le sol. Nuit calme, peu de nuages. Mais les moustiques attaquent !

Sandra Magnus is coming...
T minus 5 hours and counting (1am local, 7h Switzerland). So, Sandy Magnus (Photo: NASA) can dream of her stay in orbit with three fellow astronauts and six other crew members of the International Space Station (ISS). In less than three hours, she will be on our good old planet. With a lot of chances here at Cape Canaveral. Some reporters stayed awake. We feel the end of the mission. It's fun behind the scenes. Nevertheless, we held thumbs for Atlantis touches the ground. Night quiet little cloud. But the mosquitoes are attacking !

mercredi 20 juillet 2011

Atlantis nous dépasse, la patience nous enlace

La trajectoire de la navette sur
la Floride. Come Atlantis, come.
Photo : NASA
[ Cape Canaveral, July 20th 2011, © rke, english below ] – Heure H-7. L’attente n’est pas la même, lorsqu’on patiente pour voir atterrir un engin en provenance du cosmos, que pour voir le même outil s’envoler sur orbite. Au décollage, c’est l’excitation de la puissance. A l’atterrissage, c’est l’exaltation de la mission accomplie. L’apaisement. Les secondes ne s’égrainent pas la même chose. A mesure qu’on s’approche du lancement, elles compriment. Plus la navette s’approche de la terre, plus le temps s’étend. S’entend. Vous savez, c’est un peu comme lorsqu’on est sous les drapeaux militaires. Sauf que ce moment, on a envie de le prolonger. Pour que la mission dure, dure encore. Pour qu’il y ait toujours une navette en l’air. Allez, Atlantis, reviens-nous quand même.

Atlantis is beyond us. Our patience is enlace us
T minus 7 hours and counting (11pm local, 5am Switzerland). The wait is not the same when patient to see a landing craft from the cosmos, that same tool to see a shuttle fly in orbit. Lift-off, it's the thrill of power. On landing, it’s the exaltation of the mission accomplished. The appeasement. The second doesn’t counting not the same. As we approach the launch, these second compress. More the shuttle approaches the Earth, more the time is longer. Means. You know, it's like when you are under the military flags. Except that this time, we want to extend it. For the mission continue, continue and continue, yet. For there is always a shuttle in the space. Go, Atlantis, come back anyway.

Raffaello retourne sur Terre avec Atlantis

Raffaello dans la soute d'Atlantis. - Photo : NASA
[ Cape Canaveral, July 20th 2011, © rke, english below ] – Mais non, je n’oublie pas de vous parler du module Raffaello de l’Agence spatiale italienne (ASI). Ce module pressurisé est en fait un conteneur gros comme un semi-remorque de camion de déménagement [21 pieds (6,38 m) de long pour 15 pieds (4,56m) de diamètre) qui sert de transport de fret, pièces de rechange (distribution électrique, ordinateurs) et fournitures. Cette unité logistique a donc amené 4,4 tonnes de matériel une fois accroché la Station spatiale internationale (ISS), puis en retourne sur terre (dans la soute d’Atlantis) 2,5 tonnes de trop, restés inutile à bord de la station. A noter que cette unité est issue de l’ex-module Columbus de l’Agence spatiale européenne (ESA).
Il existe d’ailleurs trois versions de ces conteneurs : Leonardo, Raffaello et Donatello. Le premier module (Leonardo) a été attaché à l’ISS en mars 2001.

21h00. Coucher de Soleil à Cap
Canaveral. Je vais passer une nuit
blanche en attedant Atlantis.
- Photo : rke
Raffaello come back to Earth with Atlantis
No, I don’t forget to talk you about Raffaello a module of the Agenzia Spaziale Italiana (ASI). This pressurized unit is a container wich size of a semi-trailer moving van [21 feet long and 15 feet in diameter) that serves freight, spare parts (power distribution, computers) and supplies to the astronauts. The logistics unit has brought 4.4 tons of equipment hanging once the International Space Station (ISS) and then returns to earth (in the hold of Atlantis) 2.5 tons of too much unnecessary remained aboard the station. Note : this unit comes from the former Columbus module of the European Space Agency (ESA).
There are also three versions of these modules : Leonardo, Raffaello and Donatello. The first unit (Leonardo) was attached to the ISS in March 2001.

Le dernier BOOM, BOOM !

The Florida Today:
July 20th, 2011
[ Cape Canaveral, July 20th 2011, © rke, english below ] – BOOM. BOOM ! C’est le titre de notre confrère Florida Today de ce jour qui décrit minutieusement la rentrée dans l’atmosphère de la navette Atlantis. Et croyez-moi, cela fait bien deux bangs supersoniques bien distincts qui se produisent à 18'000 m d’altitude après que la navette ait traversé les hautes couches de l’atmosphère à 27'000 km/h.
Cette fois-ci, il y a moins de monde pour assister à l’atterrissage, car les conditions de visibilité ne sont pas les mêmes que pour le décollage. Le spectacle est évidemment moins spectaculaire, mais tout aussi excitant. Atlantis devrait se poser à 5h56 (heure locale), 11h56 (heure suisse), mais il y a une seconde chance à 7h32 (13h32 CH). Nous sommes tous aux aguets !

The last BOOM, BOOM
BOOM. BOOM! This is the title of our colleague Florida Today that day describing in detail the reentry of the shuttle Atlantis. And believe me, that makes two very distinct sonic booms that occur at 18,000 m (60'000 feet) after the shuttle has passed through the upper layers of the atmosphere at 27,000 km / h.
This time, there are fewer people to witness the landing because visibility is not the same as for takeoff. The show is obviously less spectacularly but no less exciting. Atlantis is expected to land at 5:56 (local time), 11:56 (Swiss time), but there is a second chance to 7:32 (1:32 p.m. CH). We are all on the lookout !

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mardi 19 juillet 2011

STS 135 : retour jeudi avec un climat supportable

Plus que deux jours...
Photo : rke
[ Cape Canaveral, July 18th 2011, © rke, english below ] – A deux jours du retour d’Atlantis sur Terre, en principe prévu à 5h56 (locale), 11h56 (heure suisse), tout semble se dérouler dans de bonnes conditions pour qu’on aperçoive Atlantis rentrer au bercail à cap Canaveral. En tous cas, tous les indicateurs sont au vert du côté de la météo. Les gros orages de ces derniers jours ont fait place à de gros cumulus. Malgré une humidité relative de 93%, le climat est supportable en ce mois de juillet. Du moins, je m’y suis habitué, car il n’y a que très peu de variations. On a une visibilité à 7 miles et les vents ne sont pas très forts. Mais tout cela peut encore changer. On se méfie, car de gros nuages sont annoncés pour jeudi matin. En cas de mauvaises conditions, la navette peut atterrir de l’autre côté des USA, à l’Ouest, sur la base militaire californienne d'Edwards. Là bas, rien à l’horizon durant les prochains jours.

STS 135 : come back Thursday with a tolerable climate
At two days of Atlantis back to Earth, normally provided for 5:56 (local), 11:56 (swiss time), everything seems in good conditions for noticing that Atlantis return home to Cape Canaveral. In any case, all indicators are green on the side of the weather. The big storms of recent days have given way to do place to a large cumulus. Despite a relative humidity of 93%, the climate is bearable in July. At least I got used to it because there is very little variation. Visibility was 7 miles and winds are not very strong. But all this can still change. It is suspicious, because clouds are predicted for Thursday morning.
In case of bad weather, the shuttle can land on the other side of the USA, to the west, to the Edwards base. There, nothing on the horizon in the coming days.

lundi 18 juillet 2011

STS 135 / STS 133 : Dénudée, démontée et avachie, Discovery vit ses dernières heures à Cap Canaveral

Discovery démontée de ses moteurs. - Photo : rke
[ Cape Canaveral, July 18th 2011, © rke, english below ] – Emotions, émotions. Je ne voudrais pas être rabat-joie, mais lorsque vous pénétrez dans le célèbre VAB (Vehicle Assembly Building) et que vous voyez la navette Discovery en démontage, cela vous noue un peu les tripes. Oh, je sais bien que tout a une fin. M’enfin, quand même. A voir le fleuron de la technologie spatiale dénudé de ses moteurs et d’une partie de son avionique, laisse songeur. « Ne vous en faites pas, on va remettre les moteurs. On les a juste enlevés pour les envoyer à nettoyer au Nouveau-Mexique (au centre de la NASA) », nous rassure un employé du Kennedy Space Center (KSC). La navette Discovery (dernier vol, STS 133, du 24 février au 9 mars 2011) est plantée là, dans une annexe du grand hall où règne une atmosphère de quasi-musée. Des effigies et des banderoles rappellent aux souvenirs des anciens vols. Les installations brunâtres (escaliers, pont roulant, étagères géantes et béantes) ont elles aussi pris de la bouteille. Ce building construit dès 1965 a été rafraîchi à l’extérieur, mais pas tellement à l’intérieur. Néanmoins, son imposante silhouette nous laisse toujours rêveurs. Dans trois jours, Atlantis devrait si tout va bien atterrir tout près, sur la piste du KSC et subir le même sort de démontage pour finir ses jours au musée du coin. Discovery, quant à elle sera envoyée au musée de Washington. Ça accroît mon spleen.

Nose control. - photo : rke
STS 135 / STS 133 : denuded, dismantled and shapeless, Discovery living its last hours in Cape Canaveral
Emotions, emotions. I don’t want to be killjoys, but when you enter in the famous VAB (Vehicle Assembly Building) and you see the shuttle Discovery in disassembly, it will tie a little guts. Oh, I know that everything at the end. Bahhhh, yet ! To see so this brooch of space technology stripped of its engines and some of its avionics, is puzzling. « Don’t worry, we will provide the engines. They were removed just send them to clean up in NASA Center New Mexico », reassures us an employee of the Kennedy Space Center (KSC). The shuttle Discovery (last flight, STS 133, February 24 to March 9 2011) is standing there in an annex of the main hall where the atmosphere is already in a quasi-museum : effigies and banners recall the memories of the old flights. Brownish facilities (stairs, crane, giant gaping shelves) remind the last missions . This building built in 1965 has been refreshed on the outside, but not so much inside. However, his imposing figure still leaves us dreamers. In three days, Atlantis should hopefully land nearby on the track the KSC and the same fate dismantling to end his days at the museum on KSC Visitor Center. Discovery will be sent to the museum in Washington. It increases my spleen.


By : rke

dimanche 17 juillet 2011

STS 135 : Atlantis motive les commerçants pour faire des rabais substantiels sur les voitures neuves

[ Cape Canaveral, July 17th 2011, © rke, english below ] – Le lancement et la mission STS 135 d’Atlantis offrent l’occasion aux commerçants du coin de profiter de l’événement pour offrir des opportunités d’affaires. Surtout pour vendre leurs voitures neuves, avec des rabais qui atteignent plusieurs milliers de francs. Petit tour d’horizon des prix. Voir aussi ces images. Les prix sont en dollars. Pour avoir le prix en francs suisses, prenez le montant en dollars à multiplier par 0,8.

Ford :
New 2011 Ford Fiesta : 10'995 $
New 2011 Ford Fusion (équivalent Mondeo) : 15'670 $
New 2011 Ford Explorer : 25'985 $

Toyota :
2011 Toyota Camry : 16'990 $

Pneus / Tire :
TK’s Doral 205 70/R15 : 52.99 $ pièce
Good Year 205 55/HR16 : 96.99 $ pièce
Pirelli toutes saisons 225/55R18 : 143.99 $ pièce

STS 135 : Atlantis motivates traders to do substantial discounts on new cars
The launch of STS 135 Atlantis provide an opportunity for local shop owners to take advantage of the event to provide business opportunities. Especially to sell their new cars, with discounts reaching several thousand francs. A brief overview of prices. Also see these images. Prices are in dollars. 

SpaceX nous dévoile sa fusée Falcon 9 et sa capsule Dragon

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[ Cape Canaveral, July 17th 2011, © rke, english below ] – Les sociétés privées essaient au mieux de « draguer » (Dragon !) la NASA ici à Cap Canaveral pour convaincre l’agence spatiale américaine de les choisir. C’est le cas pour SpaceX, qui avec sa fusée Falcon 9 et sa capsule Dragon, n’a pas manqué de nous séduire, nous aussi les reporters, pour nous dévoiler (enfin), les antres de leurs installations. Ci-joint les photos.
Pour mémoire, rappelons que quatre firmes sont toujours en compétition pour la fourniture d’un système de transport spatial pour le transport astronautes dans le cadre de son projet CCDev, soit : SpaceX, Boeing (avec sa capsule conique CST-100 dans le cadre du MPCV (Multi-Purpose Crew Vehicle)), SpaceDev de Sierra Nevada Corporation (SNC) (avec Dream Chaser, sorte de mini navette) et Orbital (avec sa fusée Taurus).
Développement complet à lire dans notre prochain magazine d’août : www.swissengineering-rts.ch

SpaceX reveals its Falcon 9 rocket and Dragon capsule
Private companies are trying to the best of flirting (Dragon!) by NASA at Cape Canaveral to convince the U.S. space agency to choose. SpaceX is the case, which with its Falcon 9 rocket and Dragon capsule, did not fail to seduce us, we also reporters, to show us (finally), the dens of their facilities. Attached these photos. For the record, that four firms are still competing for the provision of a space transportation system for transporting astronauts as part of its project CCDev either: SpaceX, Boeing (with its conical capsule CST-100 in the MPCV (Multi-Purpose Vehicle Crew)), Sierra Nevada Corporation (CNS) (with Dream Chaser, a sort of mini bus) and Orbital (with its Taurus rocket).
Complete development to read in our next magazine August : www.swissengineering-rts.ch

samedi 16 juillet 2011

Une star file sur ma tête pour placer le satellite GPS IIF-2 sur orbite

Delta IV se soulève, seule dans une nuit-cirage. Etincelante,
elle irradie quelques secondes les alentours et les alligators.
Photo : rke
[ Cape Canaveral, July 16th 2011, © rke, english below ] – Samedi, 2h30 du matin. Perché sur le bâtiment de la chaîne TV CBS News, en face du bâtiment d’assemblage des véhicules (VAB), je pointe ma caméra en face d’un objet lumineux, au loin. Pas loin, 5 miles (9 km à vol d’oiseau). Je distingue la tour de lancement à l’Å“il nu et sa fusée. Une Delta IV. Après deux reports dus à la météo, le ciel se dégage enfin (on dirait presque que cela était programmé) et laisse entrevoir la lune pleine, comme si elle guignait, ou narrait ce décollage, qui s’annonce sous de bons auspices. Puis, le ciel noir cirage s’éclaire à l’image d’une allumette soudainement grattée. L’horizon s'illumine, mais ne s’embrase pas. La fusée se soulève (il est 2h41), dégage son panache de fumée blanche, monte allègrement. Lentement, toujours plus vite. Si vite, que les alentours retrouvent leur nuit. L’engin vole, se confond au cirage céleste. Ce n’est déjà plus qu’une étoile… comme les autres. Mais elle bouge cette star-là. C’est la fusée qui a expédié un satellite GPS, l’un de ceux que vous utilisez en voiture pour vos déplacements. Voilà à quoi sert l’espace ! Entre autres…

Tout sur les Delta IV (United Lauch Alliance) : cliquez ici

Le satellite GPS IIF-2.
Photo : ULA
A star goes over my head to place the GPS IIR-2 satellite around the earth
Saturday, 2:30 am. Hillitop on the building of CBS News TV, in front of the Vehicle Assembly Building (VAB), I point my camera in front of a bright object in the distance. Nearby, 5 miles. I can see the launch pad to the naked eye and its rocket. A Delta IV. After two postponements due to weather, the sky cleared at last (it's almost like it was programmed) and suggests the full moon, as if winking, or narrated this off, which looks auspicious. Then the black sky lights shine to the image of a match suddenly scratched. The horizon lights up, but do not ablaze. The rocket is rising (it’s 2:41), emits a plume of white smoke rising briskly. Slowly, ever faster. So fast, that they found around overnight. The craft flies, wax blends in heaven. This is no longer a star ... like the others. But it moves the star there. This is the rocket that sent a GPS satellite, one of the ones you use to get around by car. That's what is space ! Among other ...


The video : by rke

vendredi 15 juillet 2011

L’un des cinq ordinateurs d’Atlantis cède : pas de soucis, les astronautes peuvent rentrer sur terre avec un seul qui tourne

From Cape Canaveral, a reporter talks to Houston
about that famous computer GPC-4. Foto : rke
[ Cape Canaveral, July 15th 2011, © rke, english below ] –  Là haut, les ordinateurs tombent aussi en panne et pas seulement les nôtres, sur notre bonne vielle planète. Pourtant, dans l’espace, les composants (hardware) auraient de quoi dysfonctionner davantage, vu les conditions extrêmes où ils sont exposés (décollage) et, parfois, le froid ou l’état d’apesanteur. C’est ce qui s’est passé sur Atlantis ce jeudi et c’est le thème principal de la discussion entre l’équipage et la Terre, un quadruplex réalisé pour nous les journalistes entre Houston, Cap Canaveral et Washington.
Le quatrième ordinateur (sur cinq), le GPC-4 (General Purpose Computer), utilisé pour gérer les systèmes de bord a déclenché une alarme et réveillé les astronautes. Ce qui ne les a pas outre mesure fait paniquer, sachant que ces outils informatiques sont redondants. Le commandant de bord, Chris Ferguson, a programmé un autre des ordinateurs de bord avec succès avant d'aller se recoucher quarante-cinq minutes plus tard. Kwatsi Alibaruho, le directeur de vol de la navette a expliqué durant la conférence de presse qui a suivi celle des astronautes que l'analyse des données de l'ordinateur défaillant se poursuivait « sans avoir encore permis de déterminer l'origine de la panne en soulignant que la mission pouvait se dérouler normalement même dans le cas où un seul des cinq ordinateurs principaux fonctionnait ». Mais qu’il préfère quand même que tous fonctionnent ! Par souci de sécurité optimale pour la rentrée sur terre ferme.

One of the five computers Atlantis malfunction : no worries, the astronauts can return to the Earth with a single one running
In the space, the computers also fall down and not only ours home. However, in space, the components (hardware) would have something to malfunction more, given the extreme conditions where they are exposed (lift-off) and sometimes the cold in weightlessness. This is what happened on Atlantis on Thursday and is the main theme of the discussion between the crew and Earth, a quadruplex made for us reporters from Houston, Cape Canaveral and Washington.
The fourth computer (on five of all), the GPC-4 (General Purpose Computer), used to manage aircraft systems triggered an alarm and woke the astronauts. This did not unduly panicked, knowing that these tools are redundant. The captain, Chris Ferguson, has scheduled another on-board computers successfully before going to bed forty-five minutes later. Kwatsi Alibaruho, director of shuttle flight said during the press conference that followed the astronauts that the analysis of data from the failed computer continued, « but have not yet determined the cause of the failure in stressing that the mission could proceed normally even if one of the five main computers worked. Then, he still prefers that all work ! For the sake of maximum security for the return at home.

jeudi 14 juillet 2011

Les grosses mitaines des astronautes d’Atlantis

Bien au chaud et bien
emmitouflé.
- Photos : rke
[ Cape Canaveral, July 14th 2011, © rke, english below ] – Depuis ce mardi 12 juillet, les deux astronautes Ronald Garan et mike Fossum ont eu le temps de remiser leurs affaires. C’est-à-dire leurs combinaisons et… leurs gants.
Quelques jours avant de s’embarquer dans Atlantis, le KSC nous ont donnés l’occasion d’enfiler ces « moufles », les vrais ! C’est-à-dire une paire pour la sortie dans l’espace (EVA). Elle s’enfile sans peine. Le mouvement des doigts est grossier mais quand même assez souple. On manque évidemment de précision. Mais bon, il faut dire que j’ai de petites mains. En revanche, ces gants sont moulés, d’où une sensation de bonne tenue. J’ai même réussi cliquer sur mon appareil numérique (le grand). J’aime quand même bien ces grosses moufles, car j’ai l’impression de générer plus de forces dans les doigts. On se sent bien habillé, quoi. On fait un bras de fer ?

I'm not in, but out, on
the visor
The mittens for Atlantis astronauts
Since Tuesday, July 12, the two astronauts Ron Garan and Mike Fossum have had time to put away their business. That is to say, their combinations and their gloves ....
A few days before embarking on Atlantis, the KSC gave us the opportunity to put these « blocks », true ! That is to say a pair for the spacewalk (EVA). It slips on easily. Finger movement is coarse, but still flexible enough. Obviously there is a lack of precision. Anyway, I must say that I have small hands. However, these gloves are molded, resulting in a feeling of good behavior. I even managed to click on my digital camera (the big one). I still like those big mitts though, because I seem to generate more forces in the fingers. You feel well dressed, what. Would you a arm-wrestle ?

La NASA mandate un laboratoire des sciences de la vie pour gérer et manager une portion de l’ISS

[ Cape Canaveral, July 13th 2011, © rke, english below ] – Alors que les astronautes vaquent à leurs occupations, ce jeudi 14 juillet, à transférer du matériel depuis le module Raffaello dans la Station spatiale internationale (ISS), la Floride a reçu une bonne « petite » nouvelle de la part de la NASA. L’agence spatiale américaine vient en effet de choisir le Space Life Sciences Lab (SLSL) du centre spatial Kennedy (créé en 2003) comme gestionnaire principal pour le développement et le management d’une portion de  l’ISS. C’est en fait le Centre pour l’avancement des sciences de l’espace (CASIS), intégré dorénavant au SLSL, qui va s’occuper de cette démarche. Ce qui va évidemment aussi générer des emplois. 15 millions de dollars par an sont accordés jusqu’en 2020. C’est toujours ça de gagné.


NASA Selects Nonprofit to Manage Space Station National Lab Research
NASA has selected the Center for the Advancement of Science in Space Inc. (CASIS) to develop and manage the U.S. portion of the International Space Station that will be operated as a national laboratory. At the conclusion of successful negotiations, the independent, nonprofit research management organization will help ensure the station’s unique capabilities are available to the broadest possible cross-section of the U.S. scientific, technological and industrial communities. 
"The space station is the centerpiece of NASA's human spaceflight activities, and it is truly a national asset," NASA Administrator Charles Bolden said. "This agreement helps us ensure the station will be available for broad, meaningful and sustained use." 
CASIS will be located at the Space Life Sciences Laboratory near NASA’s Kennedy Space Center in Florida. The organization will increase station use to maximize the public’s return on its investment by managing its diversified research and development portfolio based on needs for basic and applied research in a variety of fields. CASIS will identify opportunities for non-NASA uses linking scientific review and economic value, and will match potential research and development opportunities with funding sources. The organization also will increase awareness among schools and students about using the station as a learning platform. 
NASA issued a cooperative agreement notice on Feb. 14 to seek a management partner for the portion of the station designated a national laboratory in 2005. The NASA Authorization Act of 2010, which extended station operations until at least 2020, also directed NASA to establish this organization. The cooperative agreement initially will have a value of up to $15 million per year.

mercredi 13 juillet 2011

STS 135 : de blog à blog, des maquettes comme de vrai

[ Cape Canaveral, July 13th 2011, © rke, english below ] – L’espace a ses navettes et… ses maquettes. Comme sur le blog de L’actualité et des maquettes spatiales, tenu par François Perségol. François serait sûrement content de découvrir (si ce n’est pas déjà fait) le centre officiel des visiteurs (45 dollars l’entrée pour deux fois) du Kennedy Space Center. Depuis deux ans, il y a une nouveauté importante : un simulateur d’un décollage, à la verticale, de la navette. Et surtout, une centrifugeuse (Hall of Fame, direction KSC) qui peut vous faire tournoyer à 3,5 G ! J’ai testé… Mhhh, un peu la nausée, mais léger, léger. Sans oublier une visite au pas de tir des anciennes navettes… en démontage.

Plus de navettes, mais il reste les maquettes !
STS 135 : blog to blog, models like reality
The space shuttle and its... models, as the blog of news and spatial models, hold by François Perségol. Francois would certainly be happy to discover (if not already) the Official Visitor Center ($ 45 entry for two times) from the Kennedy Space Center. For two years, there is an important novelty : a simulator of a vertical takeoff in the shuttle. And above all, a centrifuge (Hall of Fame) that can make you spin to 3.5 G ! I tested Mhhh ... a little nausea, but light, light. Not forgetting a visit to the firing of former shuttle ... in disassembly.

Quand un Jurassien rencontre des Valaisans à Miami

A Miami, comme ici à Fort Lauderdale
(en banlieue), la circulation est dense
mais fluide. - Photo : jh
[ Cape Canaveral, July 13th 2011, © rke, english below ] – Décidément, le monde est petit. Après avoir amené mon filleul à l’aéroport hier mardi, j’ai rencontré Agnès, une employée de l’agence valaisanne de location d’appartements de Grimentz Location. Elle est venue de Suisse en vacances en Floride (après un passage à New-York) avec sa « petite famille », son mari et ses trois grands enfants. Un Jurassien qui rencontre des Valaisans à Miami, quel paradoxe, surtout que je suis un client régulier de l’agence et que je profite de la montagne pour me ressourcer.
- Vous revenez en Valais pour couvrir le Grand Raid, me demande Agnès ?
- Ben oui, j’y compte bien, d’autant plus que je dois bientôt reparler des montagnes, en vue de cette compétition.
J’en profite pour dire un petit bonjour aux Remontées mécaniques (le patron et les employés), au Restaurant l’Arlequin (le patron, la patronne et les sommelières) ainsi que Karin son mari et les employés de l’agence.
Cela dit, pour celles et ceux qui en douteraient, je n’ai absolument pas le bourdon du pays. Mais au bout de deux mois, il va falloir que je rentre. La bourse fond vite sous le soleil de Floride.


It was the 17th May in Wallis in
Switzerland. The snow, always
the snow... - Photo : rke
When Swiss Jurassian meet Swiss Wallis in Miami
The world is small. After bringing my godson at the airport last Tuesday, I met Agnes, an employee of the agency Valais apartment rental « Grimentz Location ». She came to Switzerland on vacation in Florida (after a stint in New York) with his « little family », her husband and three children. A meeting of Valais Jura that in Miami, what a paradox, especially since I am a regular customer of this agency and that I take the mountain to « recharge my batteries » of my heart.
- You come back in Valais to cover the Grand Raid, Agnes wonder ?
- Yeah, I look forward to, especially as I must soon talk of the mountains, to the competition.
I also want to say hello to the lifts « Remontées mécaniques » (the boss and his employees), the Restaurant l'Arlequin (the boss, his wife and his sommeliers) and Karin her husband and employees of the agency.
However, for those who doubt, I have absolutely no boredom  in the country. But after two months, I will have to go home. The carrier monaie melt quickly in sunny Florida.

mardi 12 juillet 2011

Jérôme rentre en Suisse et Roland reste sur la piste d’Atlantis

[ Cape Canaveral, July 12th 2011, © rke, english below ] – La nouvelle du jour, c’est le retour de Jérôme Hirth, mon filleul, en Suisse. Après quasiment trois semaines passées à m’accompagner, le voilà donc de retour au bercail. Avec un brin de nostalgie, je l’ai reconduit de Titusville à Miami (218 miles, 350 km) ce mardi 12 juillet. Il a vécu le lancement de la navette ce 8 juillet, découvert les pompiers de Fort Lauderdale et de Cap Canaveral, rencontré les alligators, mangé à l’américaine, mais n’a pas, faute de temps, pu faire tout ce qu’on avait envisagé, notamment aller à Houston rendre visite à Christine et Léonard Bachmann. Pendant ces vingt jours de présence, il m’a été d’un précieux soutien, moral et comme assistant de presse. Cela fait quand même un petit vide de rentrer à l’hôtel et de ne plus pouvoir toquer à la porte de sa chambre pour l’inviter à aller manger au buffet du coin pour 7 dollars tout compris. Jérôme est un fan de nourriture américaine. Il en raffole tellement qu’il estime les frittes des MacDo américains meilleures qu’en Suisse. Sans parler des hotdogs ou des steaks, ou des desserts. Le comble, il n’a pas pris un gramme !
Pour ma part, j’ai décidé de rester à Cap Canaveral pour suivre, depuis le centre de presse, la fin de la mission de la navette Atlantis, et surtout assister à l’atterrissage prévu le 21 juillet à 6h du matin, heure locale. Ce sera la dernière fois que ce « fer à repasser, camion de l’espace », planera et se posera sur notre bonne vieille planète. L’histoire me demande. Après trente ans de suivi, je me dois d’être là. Je pourrai ainsi mieux vous narrer l’aventure de cet engin qui rentre au bercail et s’en ira au musée. Restez-moi donc fidèle sur ce blog.

Jérôme come back to Switzerland and Roland stay in runway of Atlantis
The news of the day is the come back of Jerome Hirth, my godson, to Switzerland. After almost three weeks with me, he's now back to the fold. With a little bit of nostalgia, I took him from Titusville to Miami (218 miles) on this Tuesday, July 12. He lived the shuttle launch this July 8, the firefighters discovered in the Fort Lauderdale and Cape Canaveral, met with alligators, eat in the U.S., but not for lack of time, have done all that envisaged, especially to go to Houston to visit Christine and Leonard Bachmann. During the twenty days of presence, I was a valuable support, moral and as assistant press. It's still a small gap back to the hotel and not be able to knock at the door of his room to invite him to eat at the buffet area for $ 7 all-inclusive. Jerome is a fan of American food. He absolutely loves it so much that he believes the U.S. McDonald's fries bester than Switzerland. And the hotdogs or steaks, and desserts, too. To top, it did not take a gram !
For my part, I decided to stay in Cape Canaveral to track, since the press center, the end of the Atlantis shuttle mission, and especially to attend the scheduled landing July 21 at 6am local time . This will be the last time this « iron, truck space », hover and land on our good old planet. History wonder. After thirty years of follow up, I must be there. I can tell you better the adventure of this machine that comes home and will go to the museum. Keep me faithful on this blog.

lundi 11 juillet 2011

STS 135 : un nouveau système simple pour recycler l’urine en eau

Monica R.Soler et Howard Levine avec un kit
baptisé Osmotic Bag. Simple et pratique, il permet
de sac-à-sac de convertir l'urine en eau. Euhhhh....
Le liquide bleu, c'est pour les besoins de l'expérience.
Photos : rke
[ Cape Canaveral, July 10th 2011, © rke, english below ] – A Cap Canaveral, la NASA nous a présenté, dans la salle TV, un kit manuel qui peut convertir de l’urine en eau potable. Les soldats américains utilisent déjà cette technologie similaire pour filtrer les parasites, les bactéries, les virus et autres contaminants fluides sales, y compris l’urine. De plus, les astronautes de la Station spatiale internationale (ISS) peuvent déjà boire de l’eau d’une machine de recyclage baptisée pee-recycling, mais son approvisionnement est limité. Le kit présenté est d’un fonctionnement beaucoup plus simple, car il n’a pas besoin d’alimentation externe. Le système a été mis au point par la société Bionetics Corporation (www.bionetics.com) et sera utilisé ces prochains jours par les astronautes d’Atlantis.
A lire en détail dans un prochain numéro de Swiss Engineering-RTS.

The Osmotic Bag
The key to NASA's recycler
is a bag-within-bag.
The blue liquid is a
potassium-rich
solution made to test the
experiment's
filtration abilities.
STS 135: a new way to convert urine into drinkable
A textbook-sized kit that can convert urine into drinkable water accompagne NASA's the actually space shuttle mission Atlantis in the space.  Soldiers already use similar technology to filter out parasites, bacteria, viruses and other contaminants from dirty fluids, including urine, but NASA's adapted baggie system has yet to prove itself in space.
« This could be a first step toward recapturing the humidity from our sweat, from our breath, even from our urine, and recycling it and making it drinkable », said NASA project scientist and experiment leader Howard Levine, who made a reference to water-recycling "stillsuits" used on a desert world in the science fiction series Dune.
A Houston, j'ai découvert
les toilettes telles
qu'elles sont dans la
Station spatiale internationale
ISS. Mais je ne les
ai pas essayées. Photos : rke
Astronauts aboard the International Space Station already drink water from a pee-recycling machine delivered several years ago, but it saps power from the orbital laboratory's limited supply. The space-ready water conversion kit, however, won't need an external power source because it relies on a passive property of fluids called forward osmosis.
NASA's recycler will use a sugary solution injected into a semi-permeable inner bag, which is nested inside an outer bag. Dirty fluid that's pumped into the outer bag will slowly pass through the inner bag and into the sugary solution, leaving behind its contaminants. On Earth, the double-sack system makes about a liter of sports drink-like fluid in four to six hours.
One of the four astronauts aboard space shuttle Atlantis will test the recycler — with an experimental fluid, not their own urine.
Following in a next Swiss Engineering-RTS magazine.